‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 49 sur 146 · II. AcANTHiE'du charion. {Aeanthia earduiyljnn · texte numérisé non relu

II. AcANTHiE'du charion. {Aeanthia earduiyljnn

Dégéer, Insect tom. 3, pag. 309, pi. 16, fig. 1—6.

Caract. Grise : oùtsekt et éeusson à trois crêtes éUrées; ilytres

embrassant l'abdomen , à ligne élevée en sautoir.

Cet insecte, quoique fort petit, est très-curieux avoir

à la loupe. Le corselet, quise partage en forme d'écusson , est

comme rhomboïde ; ses bords sont un peu relevés ; il est

orné de trois crûtes longitudinales membraneuses : les élylres

sont réticulées, repliées sous l'abdomen, trcs-régutièrc-

ment pointillëes, l'abdomen et les cuisses sont noirs, les

jambes blanchâtres : la ligne sternale est comme cernée de

blanc.

LMfisecte parfait et sa larve se rencontrent aases com« viunément sur les fleurs de chardon.

12, AcANTHiB du poirier, {Acanthia pyri, Fabr.)

Geofif, Insect. i , 461 » N.^ 67. La punai^ à fraise antique,

Caract. Grise ; à corselet^ écussan et élytres k trois crêtes^

Cette jolie petite esp^èce se trouve sous les feuilles de poirier y où on la découvre au milieu des taches jaunes ^u'on y remarque quelquefois. Geoffroi la nomme .a fraise antique , parce qu*en effet , , lorsqu^on l'observe à la loupe 9 8on corselet ressemble assez bien aux collets de mousseline plissée qu'on portoit sous Henri IV, et qu'on nommoit iraise.

Les antennes sont très - épineuses , courtes, noirâtres,

» ainsi que la téfe. Le corselet se prolonge en arriére, et

• tient lieu d'écusson ; ses bords sont membraneux, à réseaux

bruns, formant des mailles presque carrées. 11 y a en

^ outre trois lignes élevées, dont celle du milieu est la

T*^ seule qui se prolonge en arrière : les élytrès soçt beau<«

^ ' ^ coup plus larges que l*abdomen ; elles portent aussi trois

jr crêtes, dont les deux internes se réunissent parleurs deux

i extrémités, et forment un enfoncement ovale allongé : le

dessous du corps et les pattes sont rousses. On la trouva

en Juillet et Septembre,

l3. AcANTHiE de la germandrée, (Acanthia teuerii.)

fanz. FauB. Germ, N.* a 3 — 24. Aeanthia davicornis, GeoflT, Ins. I, pag. 461 ; 56, /a punaise tigre, Fourcr. £ntQ|n< Paris, tom. i, page 212, C. clavicomis,

*7 Caract, Grise : à tête et antennes noires ; élytres réticulées dû

,^ hrun; dernier article des antennes o^als,

4 Cette espèce diffère un peu des précédentes par la forme

4 de ses antennes , dont les deux premiers articles sont tci$*

courts et tr^ - mince* ; le troisième pliu long , conique , k base tournée vers le quatrième, qui est encore plus targe et de figure oralaire. Tous sont noirs et couverts de poils : Je corselet et les ëlytres sont gris, l^èrement rebordës; le corps est noîritre , et les pattes testacëes.

Celte petite espèce se rencontre ordinairement dans 1«> fleurs de la germandrée ou petit chêne, leucrium ehamœdiyt, L-, qu'elle rend monstrueuse et toute bossaC) en empêchant la lèvre supérieure de se développer. C'est dans les fleur* sèches de cette nature qu'on 1^ trouve le plus souvent ( elle est commune au bois de Boulogne près Paris.

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