‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 52 sur 146 · AC A · texte numérisé non relu

AC A

près de la même grosseur que le tarin, chante comme lui, et se nourrit de même. Fernandes dit qu'il se frotte contre les roseaux , sans donner d'autres détails sur cette habitude.

(Ch. D.) ACATSJA->VALLI, nom malabare du cassyta^ L. (J.) ACAULE, AcAULis, tiré du Gr^si, On emploie ce terme pour signifier une plante sans tige, et cette dénomination caractérise alors une différence spécifique , qui la distingue 4es espèces du même genre dans lesquelles on remarque une tige. £x« le chardon acauUj la carline acaule. Quel* quefois cependant Tun et l'autre paroissent n'être pas immédiatement sessiles sur le collet de la racine; mais alors, dans la rigueur du terme , on ne doit considérer cette i espèce de tige que comme un pédoncule, en suivan^l'ana*

\ logie que cette espèce doit conserver avec ses congénères,

dans lesquelles on rencontre , et la tige sur laquelle le pédoncule est inséré , et le pédoncule qui s'attache à la fleur. ( P. R. )

ACAWERYA, de l'île'de Ceylan. Voyex Ophyoxylon. (J.) ACCAVIAC ou AccAViAS, oiseau de la Nigritie, qui s'ap- ^ . f pelle aussi Vàke , et qui , suivant plusieurs voyageurs , est

t( . de la grosseur du paon, et porte sur la tête une huppe ,: . rouge , avec deux rangs de plumes blanches de chaque côté. Papper dit que l'accaviac peut étendre cette huppe en rond, et la faire flotter sur sa tête. ( Ch. D. )

ACCIOCA, plante que l'on substitue à l'herbe du Paraguay

dans le Paraguay et dans le Chili, au rapport de divers

X voyageurs, qui ne la décrivent point. (J.)

^ ACCIPITRES , dénomination francisée des oiseaux de

proie ou rapaees. On trouvera sous ce dernier mot un ta-

i>leau synoptique des accipitres. (Ch. D.)

ACCOLA. Ce nom est donné, à Malte, à une espèce de scombre, plus petit que le thon ordinaire. Sonnini croit que c'est le même que le thon blanc des François, seomber ulalunga. L. Voyez Scombre et Thon. (F. M. D.)

ACCORTE. Goëdart a donné ce nom à une chenille qu'il *"^ - a trouvée sur le rosier. C'est une espèce de Bombyce. (C. D.)

ACCOUCHEUR. Ce nom appartient à une petite espèce K de crapaud qui se trouve communément aux environs de

Paris , ftoùs les pierres. Cette espèce est remarquable en ce > * que le mâle accouche sa femelle , et porte ensuite sur se$ cuisses un paquet de petits œufs semblables à du chenevis j et attachés ensemble par un petit filet Voyez Caapaud. (F. M. D.)

: ACCOUPLEMENT {Fhysiol.), l'union des scxe«. Il n'y a point d'accouplement dans les espèces qui n'ont point de sexe , telles que les polypes ; il n'y en a point non plus dans les espèces qui ont les Sexes réunis dans le même individu, qui peut se féconder lui-même, comme les huîtres et le plus grand nombre des plantes. U n'y en a point encore dans les espèces qui ont les sexes séparés , mais oh le mâle répand sa liqueur fécondante, qui est reçue par la femelle , comme dans les plantes diclines , ou par les œufs *

déjà pondus, comme dans les poissons. Cependant cette dernière sorte de fécondation est quelquefois au moins «v précédée par des embrassemens souvent très -longs, comme a-

dans les grenouilles. .

^ ^accouplement est simple <, lorsqu'il ne consiste que

dans l'union d'un mâle et d'une femelle, comme dans la plupart des animaux ; ou réciproque , lorsque deux animaux hermaphrodites donnent et reçoivent à la fois , comme dans les limaçons ; ou cQmposéj lorsqu'un individu hermaphrodite reçoit d'un premier, donne à un second, et ainsi '^ de suite.

L'accouplement peu) se faire avec introduction de la partie mâle, comme dans la plupart des animaux ; ou sans cette introduction, lorsque le mâle lance simplement sa liqueur dans la partie de la femelle qui doit la recevoir , comme dans les salamandres, les raies » et. tous les poissons vivipares.

L'accouplement est instantané dans beaucoup d'oiseaux» les coqs, les moineaux, etc. Il dure plus ou moins long-temps dans la plupart des animaux , excessivement dans les limaçons et dans beaucoup d'insectes* Dans quelques espèces, comme lès chiens, l'union subsiste même après l'éjaculatjon.

La position des deux sexes varie selon leurs formes. Dans le plus grand nombre , la femelle reçoit le mâle sur son dos, et debout, ou accroupie} comme les chameaux ^ les /^

mS ACC

poulet» etc. Dans quelques insectes, c^est la femelle qui se tient sur le mâle. Les espèces qui ont le dos anné» comme les hérissons ) s'accouplent ventre contre ventre.

On a cru long -temps que les animaux dont les inàles urinent en arrière, comme le lion, le chameau, s'accou-» ploient de même ; mais, dans l'érection, leur vei^e revient en avant

Une raison semblable avoit fait croire que la femelle de réléphant se couchoit sur le dos. Il est vrai que dans les temps ordinaires, sa vulve est dirigée en avant, mais elle se porte en arrière lorsqu'elle est en chaleur.

Dans beaucoup d'espèces de quadrupèdes et d'oiseaux , le mâle est obligé de se tenir avec les dents au chignon de la ( femelle. Dans les grenouilles il a reçu une disposition par-

ticulière des pouces , qui le met à même de serrer sa femelle I avec force dans ce moment-là. Un grand nombre d'insectes,

comme les dytiques, les hydrophiles, quelques crabrons, ont les pattes de devant élargies, et faites en forme de ventouses, dans le même but. Les femelles des insectes ont aussi, auprès de l'anus , des crochets propres à retenir le mâle.

L'accouplement parolt destiné à produire l'irritation nécessaire à l'émission de la semence. Le plaisir qui en résulte est le ressort qui détermine le plus puissamment les animaux k la propagation. Cet acte parolt cependant devoir être au moins aussi douloureux qu'agréable dans les espèces qui ont le gland revêtu d'épines, telles que les chats, les gerboises , les agoutb etc. ; et l'on remarque en effet que leurs femelles jettent alors des cris qui semblent l'expression d'une douleur Cuisante. Elles n'en sont pas moins ardentes ; c'est précisément dans ces espèces même qu'elles pressent le mâle, plutôt qu'elles ne s*en laissent presser.

Certains animaux ne s'accouplent jamais avec des femelles fécondées, tels sont les taureaux, etc. $ d'autres s'accouplent tant que la chaleur dure, tels sont les chiens: la plupart des animaux .sauvages n'entrent en chaleur .qu'une fois l'an, k une époque fixe ; les domestiques prennent cet état dans foutes sortes de saisons ; il en est , comme l'homme , qui n'ont point de temps ni d'état déterminé pour cet acte : il y etf

A ce

« enfin 9 les infectes, qui ne s*accouplent qix'ane fbis$ Vae^ couplement donne la mort aux mâles 9 et la ponte la donnf aux femelles.

Dans les quadrupèdes Taccouplement n*a d'influenee que pour une seule portée : dans les oiseaux un seul actfe féconde un très «grand nombre d*œufs, qui sont pondus successivement : dans .les pucerons et dans quelques mo« nocles , Taecouplement de deux individus féconde plu« sieurs générations successives , qui alors ne sont plus composées que de femelleâ, lesquelles pondent toutes sans 9'accoupler. ' '

Il est des animaux qui font un choix, el où un rnàle et une femelle ne se quittent point pendant la durée de la chaleur, et même dans quelques espèces, comme les che- ■vreuils et beaucoup d* oiseaux, pendant toute la vie; dans d^autres espèces , comme les chiens, les femelles reçoivent Indistinctei^ent tous Itjs mâles qui se présentent pendant la durée de leur chaleur. (C)

Accouplement. {Ornith.) Ce terme peut être considéré sous deux acceptions différentes. Comme synonyme de pariade, il désigne l'époque à laquelle les mâles des espèces monogames recherchent une compagne et se Tassocient pour une duréçf plus ou moins longue, mais qui, en général, subsiste au moins pendant autant de temps que leurs soins respectifs sont nécessaires à l'éducation des petits. L'accou* plement, pris dans un sens plus restreint, est Facte par lequel le mâle et la femelle s'unissent pour la génération. Cet acte n'exige point chez les oiseaux des positions variées , comme elles ont lieu à l'égard de. plusieurs quadrupèdes et d'un grand nombre d*insectes, Le mâle monte toujours sur les femelles, qu'il saisit ordinairement avec le bec sur le sommet de la tête , en appuyant ses pieds sur son dos : mais parmi les femelles , les unes reçoivent le mâle debout et sans plier les jambes, comme la grue, le moineau ; les autres fléchissent les pattes et posent même le. corps contre la terre , ainsi qu'on le remarque chez les gallinaeés et l^s canards. Dans les deux cas l'accouplement est fort court; fOais îirest bien davantage dans le premier, oh, il s'opère

^li ACC

par juii simple atfouèliement , que dans le seeoJidy oft il paroftjr aroir intromission réelle.

Pour se former une idée exacte des effets que peut produire ce contact momentané, il faut faire attention à la manière dont. sont conformées les parties destinées à la réproduction. Elles ne sont pas aussi visibles que chez les mammifères. Néanmoins, dans la saison des amours les testicules des mâles, situés intérieurement, s'accroissent de façon à les faire aisément distinguer, même ds^ns les petits individus, et .leur grosseur augmente en raison de la fréquence des acoouplemens et du caractère plus ou moins lascif des différentes espèces. Les ovaires sont aussi pour les femelles un signe sexuel non équivoque : à Fextérieur, la vulve, 4 dont rorifice est au-dessus de Tanus , n'offre pas , à la simple

^ inspection, des traces bien apparentes ; et dans la plupart

, des oiseaux mâles on ne découvre point de verge propre-

[> jf^ ment dite, quoiqu'il sorte de l'anus de quelques-uns une

languette que divers auteurs prétendent! être double, et d'autres, fourchue.

l}^ * Cest de l'examen des espèces où cette partie est . d'une

'* \it'*^ . grandeur plus remarquable, qu'on peut tirer des inductions fondées sur celles dans lesquelles elle est trop courte pour faire saillie au dehors. . L'autruche peut à cet égard servir d'exemple. Le membre du mâle, d'une substance ligamenteuse, est attaché au bas du sphincter de Tanus; il sort chaque fois que l'animal urine , et Harvey assure que dans l'érection il ressemble à une langue de boeuf. Ce membre n'a pojnt de canal, mais un simple sillon, creusé à la face supérieure, par lequel s'écoule la semence.

Cette construction peut servir à expliquer l'effet produit parle simple contact, puisqu'il suffit, pour l'introduction du sperme , qu'il soit versé à l'orifice du conduit destiné k le recevoir; et l'on conçoit en même temps pourquoi la conjonction est si courte, puisque, le défaut de canal privant l'oiseau des moyens de retenir la semence, l'instant d'érection qui la pousse dans la gouttière ou le .sillon , est celui qu'il doit saisir pour en appliquer l'e^nrénité sur les bords de la vulve , où un plus long séjour seroit inutile à 's; la propagation. ^

A ce 11»

Mais si. une organisa tîph de ce genre ne semble pas devoir procurer aux oiseaux de longues jouissances, ils en •ont dédommagés par les caresses qui servent de préludes à leurs ébats amoureux. Qui n'a pas été témoin des soins affectueux que le pigeon mâle prodigue à sa femelle pour Texciter an plaisir, des grâces qu'il cherche à se donner en piaffant autour d'elle , des baisers dont leurs becs croisés expriment si vivement les charmes P L'instant qui cou«> ronne une ardeur devenue réciproque, est précédé de plus d'avances encore dans le mâle de la tourterelle. Celui-ci commence par saluer dix -huit ou vingt fois de suite san^emelley en s'inclinantavec vivacité si basque son bec touche Ift* terre ou la branche sur laquelle il est posé. La femelle ne reste pas long-temps insensible aux tendres gémissemens qui *

accompagnent ces salutations ; elle partage bientôt l'émotion du mâle , et le presse elle-même de renouveler leurs plaisirs, jusqu'au moment de la ponte. 4^ 0

Ces démonstrations amoureuses ne sont pas le partage des seuls oiseaux monogames. Le coq, à la tête d'un nombreux sérail, où ses désirs pourroient être satisfaits sans «voir besoin de solliciter les faveurs des poules , privées de communication avec d'autres mâles, a pour elles, eu toutes les occasions, des prévenances remarquables : il né ^ ^

les perd pas de vue; il les conduit, les défend; et quand ii a découvert en quelque endroit des grains, il les avertit, et ne prend sa part de cette nourriture que lorsqu'il les voit î

toutes occupées à becqueter.

Au commencement du printemps, époque k laquelle les tétras ou coqs-de-bruyére sont dana toute la force de leur chaleur , chaque mâle se tient constamment dans }e même canton, où le soir et le matin il se promine sur un tronc d arbre ^ ayant, comme le dindon, la queue étalée en rond, lés ailes traînantes, le cou porté en avant, et la iète gonflée. Le besoin de calmer l'ardeur qui le tourmente , fait prendre à cet oiseau des postures extraordinaires , et il appelle * par un cri aigre et perçant, les femelles, qui lui répondent et accourent sous l'arbre, d'où il descend pour les féconder. Quoique le tétras soit naturellement farouche, il est tellement enivré d'amour pendant cette sorte d'extase, que la '^

vue éei éiia^Meurs ni même les ooups de fusil ne sauroiént le déterminer à prendre sa volée.

Parmi les oiseaux polygames, il y a des espèces ^ comme les faisans , pour lesquelles l'accouplement est un acte plus violent que voluptueux; nussi les femelles craignent-» elles l'approche du mâle , qui les poursuit avec fureur, les saisit avec emportement, en jouit avec impétuosité, et les abandonne avec indifférence : mais, à Texception de ces espèces Assez rares, les oiseaux peuvent passer en général pour lé modèle de l'union et de la fidélité conjugales.

Ils neMiont en état de s'accoupler dans notre climat qui» l'année qui suit celle de leur naissance; et peut-être la ]>uberté n'est-elle complète qu'après un plus long délai ékez K les espèces dont la vie se prolonge a'u-^elà du terme ordi-

V aiaîre : mais en Egypte les jeunes pigeons peuvent faire des

petits avant l'année révolue, et ils s'accouplent aussitôt qu'ils ont atteint six mois; quelques-uns même prétendent que les pigeons ramiers et les tourterelles sont propres à la propagation avant l'âge de trois mois.

Aristote , qui expose ( liv. 5 , chap. S de son histoire * des animaux) que les perdrix tiennent le bec ouvert et Ht langue hors du bec pendant leur accouplement, rapporte i ce sujet une opinion fort étrange. Il suffit, dit-il, pour 9 rendre une perdrix féconde, dans un temps où elle est disposée à concevoir, qu'elle se trouve sous le vent plus l ))as que le mâle, ou que le mâle ait passé en voLint au-

dessus d'elle, et qu'elle ait respiré l'odeur qu'il exhaloit.

Si Johnson avoit eu connoissance de ce passage lorsqu'il . B composé son plaisant opuscule ayant pour titre Lucina sine conouhitUy il en auroit sans doute étayé son ingénieux système, e4 la citation lui auroit fourni un argument plus direct, et qui n'auroit pas été d'un moindre poids que l'autorité du docteur Wollaston.

Quoiqu'il ne soit pas possible de s'arrêter sérieusement sur ces émanations prolifiques, c'est peut-être ici le cas d'observer, avec Buffbn, que la nourriture qu'on fournit abondamment dans nos basses-cours aux gallinacés, semble se convertir en liqueur séminale , et tourner toute entière au profit de la propagation. En effet) tandis que la poule

ACC *"

«Airvai^cf ne produft, dans Tétat naturel, en nne ieule Baison> ^ue 18 ou 20 œufs, elle en pond dans la domesticité )u»* *qu*à cent, du printemps à l'automne; et la vigueur du coq est telle qu*il suffit aisément à douze ou quinze poules , let que, fécondant par un seul acte tous les œufs que chacune pond en vingt jours, il peut devenir chaque jour père de trois cents enfaùs. ( Ck. D.)

AccouPLEMBNT. (Entomol,) £n remontant A Torigine de Thaque espèce d'êtres vivans, on arrive à un individu 'Unique dans son, sexe : en descendant dans les générations , on ne retrouve qu'une filiation progressive des mêmes espèces. Ainsi, la reproduction des corps organisés n'est ique le développement successif d'une suite d'individus dont les principes- semblent .avoir existé avec le premier ;

être de la même espèce. Alors disparoissent les idées de ^

générations spontanées, de germes répandus dans l'espace 9 et toutes ces opinions ridicules, accréditées pendant une longue suite de siècles. U ne reste que cette * vérité cons»tante>, donnée par l'expérience et l'observation : chaque être reproduit son semblable.

Le physiologiste , en cherchant les causes premières de la génération , n'y a reconnu qu'une sécrétion produite par l'excès de la vie, par l'exubérance de l'accroissement; l'anatomiste, en développant l'organisation des parties destinées k cette fonction , n'a vu que les vases propres à séparer de l'inflivldu et à contenir pendant un certain temps les fluides qui doivent être un jour animés et jouir d'une vie propre et isolée; le naturaliste a observé les différences qui existent entre les mâles et les femelles , il a remarqué ce qui se passe dans l'acte même de la fécondation* Puissent toutes ces recherches jeter quelques lumières sur cette importante fonction , sur cette origine de la vie !

L'acte génératif doit être considéré comme nn stimulant nécessaire" à la- séparation des germes. Nous avons cherché 'k rapprocher tout ce qui se passe à l^xtérieur, dans le temps de la propagation , entre les individus de sexes divers, non-seuleraent dans tout ce qui précède la réunion des aexes , mais même dans l'acte de Taccoupleinent

JA classe des insectes est sans contredit celle qui , en rar-

»" 'A ce

soA de la quantiië et de la variëté des individus qui la composent, présente^dans le règne animal le plus grand Borabre de particularités. Qu'y a-t-il en effet de plus éton* nant, de plus admirable , que cette fonte d'un animal dans un autre, que ce changement indicible dans la forme et dans la structure d'un être qui devient tout à coup aussi différent de lui-même, sans cesser d'être lui! il semble qu'il y ait là une métamorphose pour chaque ordre; une manière de vivre , des goûts , des habitudes propres à chaque genre et sous chaque état ; un instinct particulier dans les amours et dans le mode d'accouplement de chaque espèce.

Tous les insectes, sans exception, naissent d'oeufs, qui sont fécondés dans l'intérieur du corps de- leur mère par » un accouplement immédiat entre les deux sexes. En général , le nombre des mâles est proportionné à celui des femelles. Cependant il est rare que les individus d'une même espèce forment une paire. La polygamie est un droit dont usent également les deux sexes. Le seul besoin de l'amour les Tapproiihe pour un temps très-court. Le mâle inconstant quitte souvent sa femelle après un seul accouplement, qui quelquefois ne suffit pas pour vivifier les germes innombrables qu'elle renfermoit dans son sein.

Dans quelques genres cependant, des femelles condamnées dès l'enfance à une stérilité absolue, par la disposition des organes extérieurs qui constituent leur sexe, paroissent uniquement destinées à l'éducation de l'espèce. 'Elles s'attachent à une ou à plusieurs femelles fécondes, se chargent des soins jnaternels , de la conservation et de la nourriture du petit. Tels sont les exemples singuliers que nous offrent les abeilles, les guêpes, les fourmis, les termites. Tous ces insectes vivent en société, et nous donnent à observer, comme dans les plantes, des mariages singuliers, que nous pourrions rapporter à la polygamie frustranée^ à la polyan4rie monogynie et polygynie, à la mohoëcie. D'autres genres nous présentent des particularités non moins étonnantes. Les individus qu'ils renferment conservent leuvs œufs dans l'intérieur du corps jusqu'à ce que les petits éclos soient en état de subvenir à leurs propres besoins.: tels sont les mouches vivips^res, les cloportes. D'autres çi^me

ÀCC "5

Be.tiiettent ai> jonï* leur progéniture que lorsque déjà elle a subi une première métamorphose, comme les hippobosques , les pucerons.

Le plus grand nombre des insectes ne parvient à l'état parfait que pour vaquer au grand œuvre de la génération. Le ^àle épuisé périt après quelques accouplemens : il pré* eipite le moment de sa mof t par le nombre de ses jouissances. La femelle fécondée continue de vivre jusqu'après la ponte. Quelquefois son corps desséché sert d'enveloppe aux œufs, et de nourriture aux petits, lorsqu'ils sont éclos. C'est ce qu'on observe dans les cochenilles.

Il semble qu'il n'y ait que les sucs élaborés pendant le jeune âge ou l'enfance de l'animal, pendant qu'il étoit encore sous la forme de larve , qui puissent servir à l'œuvre de la génération ; car aussitôt que l'insecte est parvenu à U

l'état de perfection , il est conformé de telle manière que , ^

sans prendre de nourriture, il peut donner ou recevoir le , , '

fluide qui transmet la vie dans les germes. Naître , s'accoupler, pondre et mourir, voilà souvent pour l'hémérobe, la frigane, la tipule, le cousin et l'éphémère, les actions d'une journée , de quelques heures.

Les parties sexuelles des insectes ne se manifestent que sous leur dernière mue. Le plus ordinairement elles sont situées à l'extrémité de l'abdomen. Chez les mâles, elles font saillie au dehoirs , le plus souvent , car quelques femelles présentent la même disposition. Leur forme. varie selon les espèces. Presque toujours elles sont accompagnées de crochets qui servent à rapprocher davantage les sexes , et à les retenir dans cet état. Les organes extérieurs de la génération dans les femelles, smut toujours configurés de manière à recevoir ceux des mâles ou à s'y introduire , comme on peut l'observer dans quelques coléoptères et chez beaucoup de diptères.

Lorsque la voix impérieuse de la nature, qui ordonne la réproduction et la conservation de l'espèce, se fait entendra, les insectes manifestent la volonté du rapprochement des se^es } ils cherchent à se communiquer réciproquement leurs désirs, à étendre et à faire reconnoltre leur existence . sur un plus grand espace. Les uns, à l'aide d'instrumens dont la nature semble les avoir tout exprès faits porteurs, ,

et musiciens , font entendre et retentir au loin Idun ekftnl» d*aniour. D'autres, en étalant pendant le jour les couleura les plus vives, ou en faisant à volonté briller dans rol)sci»r rite certaines parties de leur corps d'une lumière pkosphorique, paroissent chercher à se faire remarquer du sexe dont ils ont besoin. Plusieurs exhalent dans les airs des émanations odorantes plus ou moins remarquables. Tous ont leurs signaux, leur langage.

Cest ainsi que dans ia famille des photophjges ou luci-« fuges, dont les espèces ont la démarche lente, les éljrtres dures, soudées, et sont privées par conséquent des facultés qui permettent à un si grand nombre d*animaux de se transporter subitement vers le lieu où leurs désirs peuvent être satisfaits, presque toutes les femelles présentent un

^ instrument d'amour très-remarquable par sa situation et

le son qu'il produit. Cest un pinceau, un faisceau « une brosse de poils roides, situé entre le premier et le second anneau du ventre. Ces soies sont attachées à une lame de eorne élastique , qui recouvre , comme une pean de tambour, une cavité très^onore. Lorsque l'insecte, en appuyant cette partie sur un corps solide, lui imprime un mouvement de friction, il se produit un son très-sensible. A cet appel, on voit sortir de leurs sombres retraites, et arriver de toutes parts les snàles, qui ne sont point sourds aux besoins de l'amour.

Parmi les térédjles ou perce* bois, presque toutes les espèces font entendre , dans l'intérieur de$ boiseries qu'elles rongent, un mouvement très-singulier, dans des cireonstances

^ semblables et dans le même but. L'insecte, cramponné so^

Jidement par les pattes dans l'intérieur de la mine qu'il e'est pratiquée , communique k son corps un' mouvement de •wi^ et ^ vient très-rapide. Il fait frapper sa tête ou la partie

^^ inférieure de son corselet contre le bois. 21 reste ensuite

quelques secondes en repos. Si aucun individu ne sort des trous voisins, il se porte à quelque distance pour recommencer le puéme trémoussement osciUatoirei Cest peut^tre «ncore à cette expression du désir qu'on peut rapporter ees pulsations que produisent dans llntérieur de nos meubler ees petits psoques , appelés vulgairement poux de èoû.

Nous ne citons que ces exemples de sons produits par la vibration des corps extérieurs inis en mouvement par celui des insectes; mais' d'autres espèces sont porteurs de véritables instrumens à cordes i» qui peuvent fournir, par eux seub un bruit, une mélodie particulière. Tels sont les criquets ^t les gryllons mâles, qui dans la saison des amours expriment le besoin de la femelle par un frémissement particulier qu'ils communiquent à Tair. Ils indiquent son approche ou son éloignement par les divers degrés de vitesse avec laquelle ils font vibrer leurs élytres membraneuses et élastiques 9 dont les nervures longues et saillantes frottent et résonnent sur les épines qui garnissent leurs longues pattes de derrière. Les sauterelles mâles ont itn organe à peu près semblable , mais beaucoup plus sonore , placé dans l'épaisseur, même des élytres. Celle du c6té gauche est plus convexe, et située au«dessus de la droite. Sa partie moy^ine présente une sorte de disque lisse , membraneux , très-tendu i sur lequel on voit seulement deux ou trois lignes saillantes ^ qui , frottant sur celles d'en bas , font résonner la membrane f et produisent un son qui se fait entendre à des distances fort éloignées. Dans les cigales mâles on voit à la base du ventre une petite écaille membraneuse, recouvrant une cavité qui est le siège de l'organe sonore. £n effet, il y a '^

AU dedans une sorte de vésicule dont les parois cornées sont marquées d'arêtes ou plis saillans, transversaux, distribués à distances à peu près égales; cette vessie est sus« ceptible d'un mouvement d« demi -rotation, et $es rides, venant à toucher l'écaillé cornée qui la recouvre, produisent ce înouvement qu'on nomme improprement la voix de la* ^

cigale.

L'impatient désir de se reproduire se manifeste dans l'un et l'autre sexe ; il s'adresse h tous les sens. Nous venons de voir comment il parl^ à l'ouie : d'autres insectes affecteront l'or-» *

gane de la vue. Ils font briller au loin les flambeaux de l'amCur dans le silence et l'obscurité des nuits. Ce sont des fanaux phosphoriques , des télégraphes nocturnes , à Taide desquels ils signalent au loin leur existence, et font connoltre leurs .>

besoins aux individus du sexe qui est appelé à les soulager. Quelques insectes des contrées brûlantes du ^^di

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jouissent, à un très-haut degré, de cette propriété' lumi* neuse. Tantôt, comme dahs quelques taupins, cette clarté s^échappe de deux points ou taches situés sur le corselet ; tantôt, comme dans la fulgore porte-lanterne, la lumière I se produit au dehors en s'échappant au travers des parois

j pellucides d'un front considérablement boursoufflé. Quelques

scolopendres paroissent même entièrement lumineuses f pendant les nuits obscures d'un certain temps de Tannée. C'est seulement à l'époque où ces insectes sont devenus propres à l'acte de la génération , et dans la seule saison des amours , qu'ils illuminent ainsi le théâtre de la nature. Mais les lampyres semblent prouver évidemment le but de la nature dans cette faculté phosphorescente. N'étoit^il pas en effet digne de sa prévoyance infinie d'accorder A un genre d'insectes dont les femelles, dans quelques espèces, sont lourdes au vol ou privées d'ailes, un moyen particulier qui pût favoriser le rapprochement des sexes P Aussi la lumière de la femelle devient-elle plus forte et plus vive à l'approche du mÀle, qui lui-même se déclare dans les aits en jetant un foible éclat. Tandis que la femelle, privée d'ailes, munie de six pattes courtes qui traînent péniblement un corps allongé , rempli d'oeufs , signale au loin sa présence ; les mâles agiles ^ et légers , jouissant de la faculté de se transporter à vo-

lonté au travers des airs partout où 1& besoin et le plaisir les appellent , accourent de toutes parts pour la féconder : mais aussitôt que l'accouplement a eu lieu, ces petits insectes perdent leur brillant ; il leur est alors inutile, le but de la nature est rempli.

^ * Nous ne pouvons pas bien apprécier la iiature des odeurs

que les insectes exhalent dans le temps de l'accouplement^ nous les connoissons seulement dans quelques espèces ; mais il est certain qu'il s'en dégage de beaucoup plus subtiles du

^ . corps des femelles, et que les mâles y soyt très-sensibles.

C'est ainsi que , des bombyces , tels que le grand paon , le disparate, celui du chêne, étant enfermés dans des boîtes , on a vu les mâles arriver cependant de fort loin, et venir

'^^' voltiger autour de ces prisons, dont le sens seul de l'odorat

a voit pu pénétrer les parois.

Tout, est calculé, prévu y «Uns la conformation des liai-^

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maux. Les insectes, comme tous les autres êtres du même règne, sont construits de manière que l'acte de la réproduction s'opère avec le moins de difficulté possible. Les organes du mâle sont enveloppés dans un étui de corne, de figure plus ou moins conique ; mais les pièces qui les composent sont mobiles et peuvent s'écarter lorsque l^introduction est faite. Souvent quelques-unes se renversent et font ainsi l'office de crochets qui rendent le contact intime entre les deux individus, et la séparation devient impossible sans la mutilation de l'un d'eux. Ordinairement le mâle est placé au - dessus de la femelle , à quelques exceptions près, comme dans la puce, dans la crevette des ruisseaux et quelques autres. Quand le corps des femelles est trop lisse, conune le mâle ne pourroit alors s'y accrocher, la nature a dilaté considérablement les tarses ; c'est ce qu'on observe dans les dytiques, les hydrophiles, les crabrons et quelques autres. Quelquefois encore le dos des femelles s'est trouvé sillonné dans la longueur des élytres » |

ou bien les pattes de devant ont été considérablement allongées ; c'est ce qu'on peut observer dans les mâles de certains ' scarabées, priones, clytres, etc. |

Mais ce que l'accouplement des insectes présente de plus ^

singulier, c'est le mode même du rapprochement, qui dé- %

pend toujours de la position des organes sexuels. Ainsi, dans les demoiselles et dans toute la famille des odonates, il faut que ce soit la femelle qui aille au-devant du mâle , puisque celui-ci a les organes extérieurs placés à la poitrine, tandis que la femelle les porte à l'extrémité de l'abdomen. Aussi voilà ce qui se passe dans cette fécondation. j Le mâle va saisir la femelle derrière le cou, au moyen des tenailles dont sa queue est armée \ celle-ci se trouve ainsi forcée de suivre le mâle partout où il l'entratne : cédant à la force, elle s'envole avec lui dans l'espace; car '^^ ce n'est que dans les régions éthérées que peut s'opérer un accouplement pour lequel il faut absolument que la femelle aille porter l'extrémité de son ventre vers l'origine de celui du mâle, où se trouvent les organes qui constituent son sexe. ^-^i

Parmi les araignées, ce rapprochement des sexes se fait encore d'une manière plus extraordinaire. Tous deux carnassiers,

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ils ne s'approchent qu'arec la plus grande circonspection^ Ici 9 comme dans presque toutes les espèces , c'est le màl« qui fait les avances. Cependant, comme il ^%t le plus foihle^ il doit tout à la complaisance. Ses organes sont placés dans les palpes , tandis que ceux de la femelle sont situés à Tori* gine du ventre prés du corselet. 11 faut un consentement nécessaire entre les deux individus pour que la fécondatioa s'opère. Dans les bombyces Taccouplement se fait, le plus ordi* nairement, les têtes des insectes opposées, ou au moins kl fécondation ne s*opère que lorsque ces insectes se sont retournés à la manière des chiens. Tantôt cette copulatioa dure des journées entières, comme on le remarque parmi les coléoptères , les bombyces : tantôt à peine les mâles ont* ils touché les organes de leurs femelles, que la fécondatioa a lieu ; c'est ce qu'on peut observer dans les mouches. Voyes GÉNÉsATioN , Ponte. (C D.)

. ACCROISSEMENT , augmentation de la masse d'un corps par agglomération de nouvelles molécules constituantes. Cette agglomération peut ^e faire de deux manières : ou les nouvelles molécules s'appliquent à la surface externe des anciennes couches qui leur servent de noyau , et n'éprouvent aucun changement essentiel dans leur forme et leur manière d'être*^ c*est ce qui constitue V actroh^tmtnt par. juxta-'position y celui qui appartient aux corps inorganiques j ou bien les molécules qui doivent servir à l'accroissement, entrent dans l'intérieur du corps , y subissent une .élabot ration particulière, sont mises en mouvement dans des canaux ou des cellules qui entrent dans sa texture , s'assimilent enGn à lui et en augmentent la masse du dedans au dehors, en se plaçant dans les interstices des anciennes molécules, dont le rapport change en raison de l'afiSuence des molécules nouvelles. Ce mode d'accroissement, qu'ex-r prime fort bien le mot intus-susceplion ^ par lequel on le désigne , e$t particulier aux corps organisés vivans : aussi ne peut-il avoir lieu que par l'exercice des propriétés qui caractérisent ces corps, tandis que l'accroissement par juxta^ position ne suit que les lois de l'attraction , auxquelles U est entièrement soumis. Il résulte de là que l'accroissement par juxta-position a'a aucun terjpe, et que les corps brut»

Bugmenteni sans èéssè de masse, pourvu (fa*i\s soient placés dansjdes circonstances favorables. Mais il n*en est pas ainsi de raccroisseinent par intus-sTisception ; celui-ci n*a pas seu-' lement une durée limitée y mais il varie encore infiniment suivant le temps qui s*est écoule depuis là fécondation de l'individu: Ainsi on a observé dans l'espéde humaine 9 que le fœtus croît en longueur d'autant plus promptement qu'il est moins éloigné du terme de la conception, et que cet accroissement va en diminuant de pluS en plus jusqu'à la puberté, époque où il se fait un développement considérable. On n'a pas calculé l'accroissement en grosseur j, qui, à la vérité^ est plus susceptible de variations. La plù^ part des animaux suivent en général la même loi que l'espèce humaine : leurs petits croissent plus promptement dans l'état de fœtus que lorsqu'ils sont nés ; le moment de leur puberté est au^i celui d'un accroissement extraordinaire: On remarque que parmi eux les uns prennent leur accroissement plus tôt que les autres ; ce qui dépend de la durée que la nature a assignée à leur vie. L'agneau atteint stt grosseur et sa taille plus tôt que le petit de la vache et de la îùment: Le poulet natt après trois semaines d'incubation , tandis que le cigne a besoin de pïui de iemps : le premier de ces oiseaux a naturellement une vie plus courte que le second. Le Ver à soie grossit presque k vUe d'œily parce qu'il ne s'écoule qu'environ uli mois depuis qu'il sort de l'œuf jusqu'à sa premièi^ métamorphose^ et qu^il n'a qbe peu de jours à vivre dans l'état dé papillon* Les oiseaux croissent plus irtte et produisent plus tôt que les ^adru^i pèdes ; cependant ils vivent bien plus long-temps; proportionnellement La durée totale de la vie de l'homme et des quadrupèdes ; est six ou sept fois plus grande que celle de leur entier accroissement; 11 s'ensuiv^oit que le co^ ou le perroquet , qui ne sont qu'un an à croître $ ne devroient vivre que six ou sept ans ; an lieu qu'il y a des exeuiples du contraire. Des linottes prisonnières ont vécu quatorze ou quinze ans ; dès coqs , vingt ans * des perroquets , plus de trente ans. On assure qu'un perroquet femelle de quarante ans a pondu sans le concours du mâle.

L'accroissement des végétaux suit en général l'ordre dé •i 9

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celui des animaux. Quand on les cultive dans des circoss* tances favorables , la germination se fait promptement , et les premiers instans de la végétation sont très-rapides» L'accroissement se ralentit ensuite 9 pour prendre une nouvelle vigueur à l'approche de la floraison , qui est la puberté 4es végétaux. L'accroissement est aussi plus ou moins prompt, selon le genre et les espèces de végétaux. Les arbres croissent moins sensiblement que les herbes, et parmi eux il y en a qui grossissent plus tôt que les autres, comme on s'en aperçoit aisément. Si on plante dans une allée des ormes et des peupliers d'Hollande 9 ceux-ci ne tardent pas s surpasser les ormes. Les arbres k bois dur sont plus lents dans leur végétation que les arbres à bois tendre. Il en est de même des plantes herbacées, qui sont .plus ou moins hâtives , et s'élèvent plus ou moins haut , en plus ou moins de temps, selon leur constitution particulière, indépen* damment de la nature du sol et de l'infliience de la saison » qui y contribuent beaucoup.

Un animal ou un végétal, parvenu à son terme d'accroissement parfait, s'entretient dans cet état tant qu'il y a un juste équilibre entre les sécrétions et la nutrition ; mais si cet équiUbre est rompu, soit par la diminution des sucs nutritifs , soit par la rigidité ou l'obturation des vaisseaux , soit par toute autre cause, l'individu commence à décroître, et peu à peu il dépérit. Voyez Nutrition. AOÊE , nom vulgaire de la bécasse. ( Ch. D. ) ACENA, Aeœna^ Linn. , genre de plantes de la famille des rosacées , qui ne renferme qu'une espèce. C'est l'acena k \^ rameaux alongés, acœna elongata , 1. , petit arbrisseau du

Mexique , élevé à environ deux pieds de hauteur. Il a des feuilles ailées et engatnées à leur base ; leurs folioles sont sessiles , rapprochées les unes des autres. Celles du bas ^ sont très -petites, linéaires, entières et pointues. Les fleurs

naissent sur *des épis axillaires ; chacune d'elles a un calice à quatre pétales, quatre étamines k anthères quadrangulaires et droites. L'ovaire est situé sous la corolle , et chargé d'un ^* style fort petit, terminé par un stigmate coloré et multifide.

Le fruit est une baie sèche, ovoïde, à une loge, etneren-

fermant qu'une semence , hérissée de petites épines courbées

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en iMs. Ce genre se trouve placé dans la méthode naturelle entre les ancistres et les aigremoines , dont il se rapproche par son organisation. (J. S. H.)

ACÉPHALES. (Mollusques. ZooL) Ordre naturel de la classe des mollusques , comprenant les espèces qui n'ont point de tête, et dont la bouche est cachée sous le manteau et ne peut être portée en avant

Presque tous les coquillages bivalves , une grande partie des multivalves , et quelques mollusques sans coquilles 9 appartiennent à cet ordre. Ils réponde|^t en grande partie aux mollusques sauteurs , mollusca suhsilientia de Poli.

Les parties essentielles des acéphales sont, 1.^ Le manleott: il enveloppe tout le corps , et c'est dans son épaisseur que se forme la coquille (voyez Coquille); tantôt il est fendu dans presque tout son pourtour, comme dansThultre, ^ on par-devant seulement, comme dans la moule, ou bien il n'est ouvert qu'à un bout, comme dans la pholade. Les bords de ce manteau sont plus ou moins garnis de tentacules.

2.^ Les muscles f qui unissent les deux coquilles, et qui sont on simples et situés au milieu , comme dans l'huUre , ou doubles et situés aux deux bouts , comme dans la moule.

3.^ Le corps y qui contient le foie j les intestins, et dans sa partie dorsale le caur et ses oreillettes , enveloppés dans le péricarde.

4.^ Les branchies , au nombre de quatre , et en forme de feuillets parallèles situés aux côtés du corps sous le manteau.

5.* Les tentacules, en forme de quatre feuillets triangulaires, qui entourent la bouche.

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