‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 56 sur 146 · HP ACE · texte numérisé non relu

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fîtes métalliques, surtout Tacétite de mercure. A tous ces caractères il ne sera pas difficile de reconnoitre Tacétite^ de potasse, existant dans plusieurs liqueurs végétales. On l'emploie en médecine comi|ie fondant et apéritif. (F.)

AcETiTE DE SOUDE. {Chim,) On dira ici \in mot de cet acétite, quoiqu'on ne le connoisse pas dans la nature » parçç qu'on le prépare souvent en chimie et en pharmacie 9 et parce qu'il a quelques propriétés opposées à celles du précédent, L'acétite de soude, qu'on a nommé terre foliée minérale ^ cristallise en Ipngs prismes aiguillés; il est moins dissoluble que l'acétite de potasse. Il est employé comme fondant en médecine : quelques médecins le préfèrent à Taçétite dç potasse. ( F. )

ACE;YTE de maria, voyez Verticillaria.

ACEYTUNILLO DU PÉROU. Voyez Aextoxicon.

ACHACANA, espèce de cacte de la province du Potosi, dan^i le Pérou, qui s'élève à peine hors de terre. Sa racine , I épaisse et c arnue, de forme -conique , laisse échapper au der

/ hors plusieurs petits tubercules pyramidaux , <^ntre lesquels

paroissent des fleurs petites et rouges : elle est bonne k manger. On la cultive dans le pays et on la vend dans les marchés. Cette espèce, non décrite dans les ouvrages de botanique, a été observée par Joseph de Jussieu ; elle a quelque rapport ^9vec le cacte mamillaire. (J.)

ACHAGUAL. On désigne ainsi , en langue ArauqUe , le poisson vraiment extraordinaire qui habite sur les côtes de ^ la nouvelle Hollande et de l'Amérique méridionale , et que le professeur Lacépède a décrit sous le nom de Chimère antarctique , chimara Callorhinchus ^ L. Daubenton a nom^ mé ce poisson le roi des harengs du Sud , pour le distinguer de l'autre espèce de chimère qui vit dans les mers du Nord. ^ Voyez Chimère. (F. M. D.)

J> ACH AL - GAGILA , nom arabe du grand aigle, falcm

I ehrysaistos y L. (Ch. D.)

^t ACHALALACTLI. Voyez Alatli.

ACHANACA, plante de l'Inde, employée dans les mala* dies vénériennes. (J.)

ACHANDES. Ce nom a été donné à l'échéneis rémora par un ancien auteur, selon Lacépède* (F. M. D.)

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ACttANTA. Voyez Mauvisque.

ACHANIE, Achania^ Swartz. Schreb. Matvavîscus^ Cav; ïuss. , jgehfe de plantes de la famille des malvacées, qui a de grands Rapports avec les ketmies , et qui l'enfei'me trois espèces , dont le caractère essentiel est d'aroii* un calice double, Textérieur polyphylle, Tintérieur tubuleùx à cinq dents ; cinq pétales roulés , et munis d*un appendice sur un des côtés de leur base ; plusieurs anthères portées au sommet d'un tube c->n tourné en spirale; une baie à cinq loges et à cinq graines.

Les achanies sont des arbrisseaux qui croissent naturellement dans FAmérique méridionale , et qu'on ne peut conserver dans nos cJ ima ts qu'en Serre chaude.

On cultive, au jardin du Muséum d'histoire naturelle ^ l'achanie mauvisque, achania maUaviscus^ Sw; malvaviscui arhoreus , Cav. diss. T. 48 , f. i . Cette belle plante , originaire du Mexique et de la Jamaïque, est remarquable par ses fleurs axillaires d'un rouge d^écarlate très-vif} elle s'élève à environ dix pîeds; ses feuilles toujours Vertes sont cordiformes , pointues , crénelées et pétiolées.

ACHAOVAN. Bomare dit Achoavan , mais l'auteur original dît Achaovan, et il faut le suivre. Prosper Alpin, dans ses Plantes d^Égypte., cite sous ce nom une herbe ayant le port et les fleurs de la camomille, que l'on emploie dans les obstructions et la jaunisse. Bauhin en fait une matricaire; Forskal n'en fait pas mention. (J.)

ACHAOVAlf ABIAT, autre plante citée par Prosper Alpin , qui croît aux environs du Caire. Sa figure et sa description font croire que c'est la cinéraire maritime,' et Bauhin adopte cette opinion. Elle est indiquée comme bonne -^

dans les obstructions et les ifialadies des femmes. (J.)

ACHAR. Voyez Atchaji. /*t

ACHARIE , Acharia , genre de plante du cap de Bonne- 1^

Espérance , décrit par Thunberg dans* son Frodromus, C'est f

une herbe de la hauteur d'un pied , rameuse et touffue , f ^

dont les feuilles sont alternes , sinuées et trilobées , couvertes d'un léger duvet; les fleurs , pédonculées, axillaires et pendantes, ont, suivant Thunberg, un caïice composé de deux feuilles y et une corolle monopétale velue ^ divisée en

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trois lobes : celles du haut de la tige sont mÂles^ et ont trois étaniineft insérées sous les lobes de la corolle ; les femelles, placées plus bas, ont un ovaire libre, surmonté d'un seul style, terminé par trois stigmates, qui devient une capsule à une seule Ipge, s'ouvrant en trois valves, et renfermant une seule semence globuleuse , inégale à sa surface. Ce genre est figuré dans les Illustr. de Lamarck , t. 755. Il est probable que la corolle de Thunberg n'c$t qu'un calice accompagné de deux bractées , et la situation des éta« mînes semble le. prouver. Il faudroit voir la plante pour la rapporter avec certitude à une famille : elle rentrera peut-être dans celle des urticées; mais, dans cette supposition, l'existence de la capsule seroît un obstacle à cette réunion , i moins que cette capsule ne soit autre chose que le calice subsistant. ( J. )

ACHATëS. ( Entom, ) C'est le nom d*un papillon chevalier grec. Voyei Papillon. (CD.)

ACHBOBBA. Schaw indique sous ce nom l'oiseau appelé par Belon sajcre d'Egypte. C'est le vuUur - percnopterus de Idnnxus. Il est décrit par Sonnini sous le nom dé vautour d'Egypte, où on le voit par troupes dans les terres stériles et sablonneuses qui avobinent les pyramides. Il se tient presque toujours à terre , et se repaît de toutes sortes de viande et de chair corrompue. Voyez Vautoua. (Ch. D.)

ACHDAR, nom arabe du canard sauvage, anas boschas^ l. (Ch. D.)

ACHE ou AcH^E. {Entom.) Les pécheurs Somment ainsi, dans certains départemens, les larves des mouches dont ils te servent pour amorcer le poisson. On les appelle aussi \^' asticoL C'est sur le bord des mares et des lieux où les ca-

davres pourrissent, qu'on va chercher ces larves. Les pèl'y cheurs de profession font même provision de ces insectes;

ils les nourrissent avec des portions de cadavres. Ils jettent cette ache à la poignée au milieu des eaux, où sont placés les cordées et les filets.

On donne aussi le nom d'aches aux vers de terre. Voyea

LOMBRIEKS. (CD.)

ACHE. Voyez Persil.

ACHE D'EAU. Voyez Be&le et Persil.

ACHE DE MONTAGNE. Voyei LivÊchz.

ACHETE 9 Acheta {Entom.)j nom sous lequel Fabricius a désigné notre genre Ayllon , tandis qu'il a appelé gryllus notre genre Sauterelle (voyez ces mots); de là une trèsgrande confusion dans la nomenclature, surtout pour les François. Ce nom âJacheta , employé d'abord par Pline d'après les Grecs {xxirtxij achetai) ^ Plin. 11b. Il, cap. 86, étoit une épithète par laquelle ils désignoient les cigales qui chantoient sur les arbres, principalement sur les pruneliers, les aube-épines et autres arbres épineux. ( C. D. )

ACHIA, AcHiAR, nom donné dans Tlnde aux rejetons ^ de bambou , confits dans le vinaigre , à la manière des cornichons. (J.)

ACHILLE. (EnL) C'est le nom d'un papillon nymphale. Voyez Papillon. (CD.)

ACHILLÉE , Aohilleaj Linn. Juss. , genre de plantes & fleurs radiées, de la famille des corymbifères , qui réunit les millefolium et les ptarmiea de Tournefort , et comprend environ trente espèces.

Presque toutes les achillées croissent en Europe, dans le Levant ou dans les Iles de l'Archipel ; plusieurs ne se trouvent que sur les hautes montagnes. Elles sont vivaces,, herbacées, et plus ou moins odorantes dans toutes leur» parties. Leurs feuilles, toujours alternes, sont pennées, bipennées , ou simplement lancéolées et dentées. Les fleur& liaissent à l'extrémité des tiges , disposées en corymbes , ordinairement très -aplatis; elles sont jaunes ou blanchà*. très , rarement purpurines.

Chaque fleur a un calice ovoïde , imbriqué d'écailles étroites, inégales, serrées; une corolle composée ^e fie U'- ^O

rons hermaphrodites qui occupent le centre, r^ de- cinq à dix demi-fleurons femelles , fertiles , très-courts, à trois dents ,. P\

situés à l'extérieur; plusieurs graines nues placées sur un réceptacle plane , garni de paillettes.

On divise les espèces de ce genre en deux sections, d'après la couleur de leurs fleurs. Nous ferons seulement connoitre^es espèces d'usage en médecine, ou cultivées dans les jardins comme plantes d'agrément.

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