‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 78 sur 146 · Partie pratique · texte numérisé non relu

Partie pratique

La partie pratique de Tagriculture est celle qui embrasse tout ce qui concerne la culture des végétaux, et met en œuvre les principes que donne l'agriculture théorique : elle peut , de même que cette dernière , se diviser en trois branches. La première s'occupe des détails relatifs à l'exploitation et à l'entretien d'une métairie, et se subdivise en deux sections. La première section comprend la disposition de la basse-cour, la meilleure construction du manoir, du fournil, de la buanderie, de la laiterie, des greniers, de» granges , des étables , des écuries , des bergeries , des poulaillers, des hangars, de% étangs, enfin des ustensiles indispensables à la culture de la terre. La seconde section a pour objet la multiplication et Féducation des bestiaux et de la volaille, leur hygiène, le traitement de leur» maladies, la récolte et la préparation des produits qu'ils fournissent } par exemple , la manière de tondre les moutons et la saison de la tonte, le dégraissage des laines, la manière de faire le beurre, les fromages, le caiOet, les recuites ; tout ce qui appartient à la chasse , à la pèche , à la partie économique des abeilles, comme la manié A de prendre, placer et fixer les essaims , la disposition et l'emplacement des ruches,- la manière de les nettoyer, le transvasement des abeilles d'une ruche dans une autre, la récolte du^ miel et de la cire, et la manière de blanchir cette dernière.

La seconde branche de l'agriculture pratique comprend toutes les préparations que Ton doit donner aux terres pour se procurer de bonnes récoltes : telles sont leurs dérrichemens, le labour, leur exploitation, les engrais, etc.

La troisième branche embrasse la culture elle-même, d^

tous les végétaux utiles à Thomme : la récolte, la conser^ vation et les différentes préparations des produits (ju'ils présentent. Cette- branche se subdivise en sept sections. La première s'occupe de la culture des arbres des différentes ^ ^

classes (voyez Arbre}. La seconde a pour objet la culture '^

des Arbrisseaux et des Arbustes (voyez ces mots) ; c'est à cette section qu'appartient la culture de la vigne, qui est un arbrisseau sarmenteùx. La'troisième embrasse la cui^e des plantes qui composent un jardin potager. La quatrième, celle des plantes propres aux teintures , comme le safran , la garance , et aux manufactures , comme le chardon à bonne-* tier. La cinquième comprend la culture à,^% grains farineux et des semences huileuses : tels sont , parmi les premiers , le froment , le seigle , l'avoine , l'orge , le riz , etc. ; et parmi les secondes, le lin, le chanvre, le colsat, la navette, l'œillette ou pavot blanc, etc. La sixième est consacrée à la culture des prairies , soit naturelles, soit artificielles. La septième enfin embrasse, i.^ la récolte et la conservation des fruits et des grains \ 2.^ les meilleurs procédés pour faire et conserver le vin, le poirée, le cidre, la bière ; 3.^ la manière d'extraire les huiles d'olive, de lin, de chanvre ^ de navette, de pavot, de noix, etc.

' Tels sont .les dilférens objets relatifs à l'agriculture : il suffisoit de. les indiquer et de leur assigner un rang convenable dans le vaste cadre auquel ils appartiennent, chacun d'eux étant traité avec le détail nécessaire dans la place qu'il doit occuper dans ce dictionnaire. ( T. )

AGRION, genre d'insectes névroptères de la famille des libelles ou demoiselles. Fabricius a réuni soiis ce nom grée , Ayptof {agrion) , qui signifie féroce, cruel,* toutes les espèces, de demoiselles à corps linéaire qui portent leurs ailes verticalement dans le repos ; dont la tête est courte , large , le front plat , les yeux saillans , globuleux. On les trouve sur le bor<| des eaux tranquilles , et même des rivières , où elles se font remarquer par leur légèreté, la belle couleur de leur abdomen, et quelques-unes même par le brillant métallique de leurs ailes. Ce sont des insectes carnassiers , qui saisissent leur proie en volant. Leur manière de vivre, de s'accoupler et de pondre, est la même que dans la demoiselle ; les larves

et les nymphes yrvenC aussi dans Teau ; elles ont la même organisation et emploient les mêmes stratagèmes pour attraper les petits animaux aquatiques dont elles se nourrissent. La forme de leur corps est plus linéaire , et leur queue se termine par deux lames aplaties , verticales , qui leur servent comme de gouvernail pour nager. Elles respirent Feau par Fanus. Voyez pour tous ces détaib , qui renferment des sin* fularités remarquables, l'article Demoiselle. ^^abricius n*a fait que deux espèces des innombrables variétés d'agrions que nous observons en France , parce qu*il a remarqué que toutes celles qui ont les ailes .transparentes, s'accouplent ensemble, queUes que soient d'ailleurs les taches et les couleurs de leur abdomen, tandis que toutes celles qui ont les ailes colorées, soit entièrement, soit partiellement , ne s*accouplent qu'entre elles , et font par conséquent une espèce distincte. Nous allons indiquer ces deux espèces avec leurs variétés les plus ordinaires.

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