‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 25 sur 100 · Ascidie mentule, Ascidia mentula j Linn · texte numérisé non relu

Ascidie mentule, Ascidia mentula j Linn

IVtûUer, Zool. Dan. prodr. n. a7a4> et Xeon. tab. 8, f. i — 4*

Caract. Enveloppe gélatino - cartilagineuse , demi - transparente, grisâtre , de forme ovale, mamelonnée à l'extérieur, unie à l'intérieur : une des deux ouvertures latérale et l'autre à l'extrémité supérieure , bordées l'une et l'autre de dentelures membraneuses.

Méditerranée, Océan européen, côtes de Norvège.

3*° L'Ascidie brune, Ascidia rustica ^ Linn.

Le reclus marin, Dicquem. *Journ. de phys. 1777 , p. 356, f . i — 3.

Encyd. pi. 62 , f . 7 et 8.

Caract, Manteau ferme et coriace , forme cylindrique , enflée et légèrement sinueuse. Les ouvertures sont trèsrouges.

Méditerranée, Océan européen.

riancus rapporte que le corps de cette espèce est très-

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estimé^ comme aliment, par les habitans de Rimini. Les Grecs , diaprés Forskal , le mangent cru , assaisonné avec du vinaigre.

4**^ UAsciDiE FAPiLLEusE, Ascidia papUlosa j Linm

feohadsch, Anim. mar. p. ido, tab. io,f< t. Encycl. pi. 6a ^ fig. lO*

CaraeL Le corps bérissé de tubercules écarla tes , les ouveir* turcs inégales et velues.

Vit sur les côtes de Ist mer Adriatique. 5.*^ L'Ascidie rave, Ascidia râpa y Brug. EncycL

Cette espèce a été rapportée, par Dombey, des rivages du Pérou , où elle est très-commune. Les habitans enfilent ces ascidies par le milieu du corps à un cordon de pitte^ après les avoir lavées dans l'eau douce, et les conservent ainsi pendant le reste de l*année, pour les manger. On les vend au marché, comme chez nous les cuisses de gre-^ nouilles^

La forme de cette ascidie est avale ; elle est marquée de stries circulaires , lisse -, les ouvertures sont calleuses, coni-' ques et écarlates^

6é° L'Ascidie membraneuse j >45Cidia intestinalis ^ Linn.

Tetkrum fooiabUe , Gunn. Bohadsch ^ Anini. inar. p. i32> tab<

lo, f< 4 et 5.

Caract. Forme cylindrique , lisse, membraneuse; les ouvert turcs tronquées , sans couleur^

Bobadsch Ta trouvée sur les rivages de Naples, par groupes de plusieurs individus. Le même observateur en a rencontré un individu isolé , sur le corps duquel étoieut fixées plusieurs petites ascidies , dont un grand nombre n'excé-^ doient pas la grosseur d'un grain de millet.

y/* L'Ascidie sillonnée, Ascidia sulcata^ A. Coquebert, Bull, des scienc. an 5 , n."^ i , f. i et a.

Caract, De couleur jaune-obscur, tuberculée, les ouvertures coniques striées.

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Cette espèce est connue à Toulon sous le nom de vichet, on en mange Tintérieur assaisonné avec un peu de vinaigre ou de jus de citron. K

^.^ L'Ascidie g^latinbuse, Ascidia gelatinosaf Linn. Bohadsch, Anim. marin, lab. lo, f. 3.

Caract. Comprimée, lisse, rouge, demi- transparente; les ouvertures oblongues , de même couleur cpie le corps , avec de simples rides , sans franges.

-Des côtes de Naples et de Portugal.

Se nourrit de monocles marins. (Duv. )

ASCITE. (Ichtyol.) C'est un poisson du genre des silures ; il est figuré paï Bloch à la planche 35 de son ouvrage sur les poissons. Voyez Silure. (F. M. D. )

ASCLéPIADË(£of.), Asclepias, genre de plantes de la famille des apocinées ) et l'un de ceux qui a le plus de rapport avec les âpocins et les périploques , mais qui , ainsi que les cinanquès et les stapélies, différent de la famille entière, ^t en quelque sorte de toutes les plantes dites parfaites , .par un appareil de fructification, qui a exercé successivement la sagacité des meilleurs botanistes depuis Tournefort, et qui, après les diverses idées de Descemet, de Richard, de Desfontaines, laisse encore douter du jugement physiologique qui doit être porté de l'usage des par-> ties dont il est composé.

Un petit calice à cinq divisions pointues et persistant ; ^ne corolle à cinq divisions, planes ou rabattues ou réfléchies ; cinq étamines ; l'ovaire double, portant, sans style 9 un stigmate unique ; les deux follicules qui composent le fruit oblong et renflé dans le milieu , et un grand nombre de semences aigrettées : il n'y a rien en cela d'extraordinaire. Ce qui frappe le plus dans les autres parties de la fleur, ce sont cinq cornets auriculés qui s'élèvent autour de l'ovaire, alternant avec les divisions de la corolle, à V peu près comme ceux des ancolies , qui sont des pétales, alternent avec les cinq divisions colorées de son calice.

Mais le détail des parties centrales est bien plus surprenant, i."" Dans quelques espèces, il sort de la cavité de

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chaque cornet un filet incliné vers le centre de la fleur. 2.* Plus intérieurement, un tube, qui paroit formé des filets des étamines réunies, prend naissance de la base de la corolle, et embrasse les ovaires : il est fermé supérieurement par le stigmate tronqué , qui semble lui adhérer : cinq sil« Ions marquent les angles, et chaque face porte une anthère ou du moins un corps qui en a la forme ; car ces cinq corps, anthériformes , biloculaires et membraneux à leur sommet, ^fït entièrement vides de pollen. 3.^ Le stigmate ombiligué et pentagone, qui recouvre ce tube, est marqué aux angles par cinq fossettes contenant cinq très -petits corps ovales , alternes ft^ec les précédens , et par conséquent opposés aux divisions de la corolle. 4*° Ces petits corps bivalves donnent par le bas naissance à deux appendices grêles, pendans , quelquefois coudés dans leur milieu, élargis vers l'extrémité, granuleux et paroissant composés de pollen concret; chaque appendice est plongé dans la loge qu'elle avoisine dans les corps anthériformes , de sorte que chaque corps glanduleux supérieur a- rapport à deux de ces prétendues anthères , et chacune de ces anthères à deux des corps glanduleux : d'où il résulte .qu'on pourroit soupçonner que ce qui se trouve avoir la forme d'anthères n'en est qu'une vaine représentation, et que les véritables anthères sont les corps à deux appendices portés par le stigmate ; ce qui toutefois nous réduit à nous étonner qu'après une uniformité de structure qt de fonctions si générale dans les organes des sexes, il existe une exception telle que celle-ci.

Tournefort ne donnoit pour caractère distinctif de l'aselépiade que de n'avoir point de lait ; et quoiqu'en général ses genres fussent établis sur la structure des fleurs et des fruits, il conservoit dans le genre Apacynum des fleurs de deux sortes, l'une desquelles dilféroit en effet de son asclé" piasj tandis que l'autre s'en rapprochoit entièrement, et en représentoit même les singularités d'une manière plus apparente. Ces inexactitudes, véritablement surprenantes dans un aussi grand botaniste, n'échappèrent point à la réforme de {jinnseus.

£n trouvant aujourd'hui ^ dans le genre Linnéen , des

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corolles réfléchies ou rabattues, et d'autres planes, on pourroit s'étonner de nouveau que cette différence n'ait pas du moins déterminé Tordre des espèces : l'insertion et la direction des feuilles ont été préférées, et peut-être avec raison. Il y a donc quatre sections dans les asclé* piadcs : feuilles opposées , planes ; feuilles opposées , roulées ; feuilles alternes ; et tiges sans feuilles.

L'asclépiade sans feuilles du cap de Bonne-rEspérance est analogue en 'cela aux stapélies, et di| reste assez mal co^ pue, AscL aphjllaj Wild.

Dans les vingt-neuf espèces de la section à feuilles opposées planes, se trouvent, i."* les deux d# France, à suc propre, non laiteux ; le dompte -venin commun, ou asclé«piade blanche, et le dompte-venin noir, qui n'en ^est peutêtre qu'une variété : 2.** les deux ou trois espèces célèbres pour la soie ou ouatte qu'on en récolte, et aussi pour la filasse de leurs tiges : 3.° quelques autres élégantes employées pour l'ornement des jardins : 4.° unp dite ipécaçi^ana blanc.

Huit espèces seulepient à feuilles roi^lées.

Trois à feuilles alternes, du nombre desquelles la charmante asclépiade tubéreuse.

Keprenons les principales de ces quarante asclépiades.

1. L'AscLÉFiADE ONDULÉE, AscUpias uTiÂulata^ Linn. , Commel. t. 16.

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