‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 41 sur 100 · Atrichie ondulée, {Polytrichum^ Hedw., Brid. \Bryum · texte numérisé non relu

Atrichie ondulée, {Polytrichum^ Hedw., Brid. \Bryum

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Lhin. ) Cette mousse, commune aux environs de Paris, est très-reconnoissable par ses tiges simples, garnies de feuilles longues, ondulées, finement dentées à leur marge, et terminées par une fleur dont l'urnei est cylindrique , légèrement inclinée , ayant un opercule long , acuminé , et souvent felevé en sens inverse de Finclinaison de Turne.

2'.* Atrichie d'hercynie, ( Po/y^ricfeiim , Hedw. , Brid. ): feuilles linéaires presque entières, charnues; le port des polytrics, dont elle diffère essentiellement par la coiffe et par la forme cylindrique de l'urne. ( P. B. )

ATRIPLETTE. {Ornith.) Dans les environs d'Orléans on donne ce nom et celui d'atriplotte à la petite fauvette rousse, motacilUi rufa^ L. (Ch. D.) '

ATRIPLICÉES, Arroches {Bot.\ famille de plantes dicotylédones, apétales, à étamines insérées au calice, qui tire son nbm de Parroche, atriplexj l'un de ses genres les plus connus. Elle a un calice d'une seule pièce , à cinq divB'* sions profondes, et des étamines en nombre défini, attachées au fond du calice. Son ovaire, surmonté d'un ou de plusieurs styles , terminés^ chacun par un stigmate, devient ordinairement une seule graine, tantôt nue ou couverte du calice sans lui adhérer, tantôt enfermée dans une capsule ou unp baie. L'embryon est roulé autour d'un corps fari-" n^ux qui occupe l'intérieur de la graine. La tige est herbacée dans la plupart dès plantes de la famille ; elle ne s'élève en arbrisseau que dans un petit nombre. Leurs feuilles sont généralement alternes et simples, rarement opposées; leurs fleurs souvent disposées en épis , en grappes ou en panicules. Le caractère de l'unité de graine ' souffre une exception dans le galenia^ qui en a deux, etlephytolacca^ qui en a plusieurs. L'enroulement de l'embryon autour du corps farineux, l'absence de la corolle et l'insertion périgyne des étamines, sont les principaux signes distinctifs des atriplicées. Elles ont des rapports avec les polygonées , les amarantacées et les urtîcées : mais les premières diffèrent par les feuilles engaînées à leur base et roulées en dessous avant leur développement, ainsi que par leur embryon, qui ^'embrasse pas le corps farineux dans son contour; les amarantacées se distinguent par l'insertion des étamines

sous Voràire . 1rs nrticées ont on embrjOH sans përisperiney et les or]çaiies sexaels séparés dans des fleurs distinctes, ce qui les repousse dans la classe des plantes diclines, e'est-a-dire , ayant les étamines dans une fienr et les pistils dans nne autre.

Les atrîplicées se divisent naturellement en denz sections principales, d'après la considération de lenrs graines y nues on renfermées dans un péricarpe. Ce dernier est une baie dans le phjrtolaeea . la ririnie • le mierotkea , la salvadore et la bosée ; une capsule dans la petirérie , le poljcnéme j la camplirée et la gale nie. Les graines nues sont dégagées du calice dans le seul corisperme : il les recouTre sans leur adhérer dans tous les autres genres, dont les uns^ ont cinq étamines , tels que la baselle . Fauredère , Tanabase , le ca^ roxyle, la soude, l'épinard , Tobione, Tacnide, la bette f ransérinCf Farroclie : les autres ont moins de cinq étamines. tels sont la crucite, le diotû^ VarynSf la blète, le cératocarpe , la salicorne.

Il seroit possible de séparer cette famille en deux , caractérisées par la présence ou l'absence du péricarpe : mais dans Tordre naturel on cherche moins à multiplier les familles qu'à placer chaque assemblage de plantes dans le point de la série générale qui conserve leurs affinités; et puisque les deux sections ici réunies doivent toujours être rapprochées , il importe peu qu'elles le soient sous un même titre ou sous deux titres difiTérens. (J.)

ATROPOS ( Entom.) , nom d'une espèce dfè sphinx , nommé aussi la tefe-de-mort. Voyez Sfhinx. (CD.)

ATROPOS. (Rept.) Voyez Couleuvre.

ATSCHI ou AiTscHi {BoL)j mot emprunté sArement de quelques langues indiennes par les Espagnols , pour désigner le piment, et qui a donné son nom à Tassaisonnement dç rinde connu sous le nom d'AicHAa. Voyez ce mot (A. P.)

ATTAGAS. ( Ornith.) L'oiseau que les anciens ont désigné sous ce nom et sous celui d'attagen , est le lagopède 9 U- Irao lagopusj L. On trouve 9 dans le tome 1*'. des Mémoires de l'académie de Toulouse, une dissertation de Picot-Lapeyrouse qui ne laisse aucun doute à cet égard. (Ch.D.)

ATTAGEN. ( Ornith. ) Voyez Aitagas.

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ATTAL£RI£ (Bot.)^ delà côte de Coromandçl. Cest la . plante figurée d'abord par Burmenn , FI. Ind. t. Sg ^ f. 3 ^, 90113 le nom de steris aqu(Uica\ regardée ensuite par Smith comme identique avec le nama zeylanioa^ L. , que Jussieu et Vahl reportent au genre Coutarde, sous le nom â}}^* drolcd leylanica, ( J. )

* ATTÉLABE ( Entom.)^ AtUlahus, genre d'insectes coléoptères qui ont quatre articles. à tous les tarses, les antennes portées sur un bec, et qui appartiennent à la famille des rostricôrnes ou rhinocéres.

Ce mot attélabe est un des plus anciens de la nomenclature entomologique , puisque Aristoté Tavoit employé pour désigner une sorte d*insecte qui ronge les fruits. Son application , faite d'abord par Linnœus, mais d'une' manière trop générale , n'étoit pas plus précise que celle de scarabée. Geoffroy vint ensuite; il retira de ce genre, sous le nom de rhiiiomacer en latin ou de becmare en françois, la plupart des espèces que nous allons décrire ici : de sorte que le genre Attélabe de Linnaeus n'est plus tel que cet autéuîr l'avoit établi d'abord.

Les attélabes se distinguent par leurs antennes en masse ^ des bruches , qui les ont presque en fuseau , des brentes et des rhinomacres , qui lés ont Çliformes. On les sépare des charaiisons et .fies calendres • des cossones et des ramphes , parce que leurs antennes ne sont pas coudées et. comme brisées. Uavant-dernier article de leur tarse, qui est bilobé, les éloigne des brachycères. Leur abdomen presque carré a permis d'en séparer une petite division , que nous désignons sous le nom générique d'oxistome ; enfin, la forme du bec non aplati de devant en arrière, sert à les distinguer des genres Anthribe et Rhinosime.

Nous donnons à ce .genre les caractères suivans :

Caraet, gén. Antennes non coudées , eu masse allongée , un peu perfoliée ; tête et corselet plus étroits que les élytres ; yeux globuleux j trompe courte comme étranglée \ avantdernier article* des tarses bilobé.

Les attélabes proviennent de larves semblables à celles des charansons ; elles n'ont point de pattes , et elles ne mar- 3 '19

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chent qu*k Taide de leurs mandibules 9 ou d'une substance visqueuse qui lubréfie certaines éminences situées au* dessous de leurs anneaux. Plusieurs vivent dans rintérieus des tiges des plantes, quelques-uns dans les fruits, le plus grand nombre sur les écorces ou les feuilles des arbres. On les trouve sous Tétat parfait sur les fleurs ou sur les arbres. A* la moindre vue de danger, ils se précipitent, en re titrant les membres contre le corps et en évitant de produire le moindre mouvement. Leur couleur est ordinairement très-brillante : nous les rangeons d'après cette couleur en deux divisions principales.

* Attélabes à élytres rouges ou ferrugineuses*

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