‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 4)Chapitre 65 sur 100 · DEUXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME FAMILLE

Baleinôptères j Balaenopterae.

Car» gen. Une nageoire dorsale.

Première tribu. Baleinôptères sans plis longitudi^ naux sous la gorge ni sous le ventre*

5.° La Baleinopïère cibbar, genre nouvellement établi p^r Lacépède.

JSalœnoptera gibbar , Lacép.. Hist. nat. des cétac. p. n^, Balœna phjr^alus , LinD. édit. de Gmelin. Baleine gibbar, Bonnat. PL der£acycl. méth. Balœna jistula duplici in medio capite, tubero ■ pinniformi in extremo dorso, Arted. gen. 77 , syn. 107. Vraie baleine gibbar. Rond. Hist. des poiss. i.* part. liv. 16, ch."8. Balœna tripinnis , ventre lœt^i , Briss. Regn. anim. p. 352, n.** 5. Finnjisch , en allemand \ Vinuisch , en hoUandois ^ Finnfisch , en suédois 3 Reider, enlaponois^ Ror-hual, ^unotyré^Qu^Hun" fubaks , en islandois ^ Tunomlik , en groenlandois ^ Fin-Jîsch, en anglois.

Caraot. part. Les mâchoires pointues et ëgalepient avancées 5 point de plis sous la gorge ni sous le ventre; les fanons courts et une nageoire dorsale. Lacép. Tabl. des cétac.

C'est particulièrement auprès du Groenland que l'on trouve le cétacé dont il est ici question, et qui. a. plus de cinquante mètres (cent cinquante pieds) de longueur.

L'ensemble de la tête du gibbar représente une sorte de cône, dont l'étendue égale le tiers de la longueur totale de cet animal. La surface supérieure de cette partie est d'un brun luisan^t et d'un poli brillant ; le dessous est d'un blanc éclatant, de* même que la poitrine et le ventre.

L'œil est situé très-près de la commissure des mâchoires,

dont l'inférieure contient dans son milieu la langue, qui

n'a pas un très - grand volume. Non loin de l'œil se

* trouve l'insertion des pectorales dans lé Corps ; chacune

de ces nageoires , qui sont ovales , égale quelquefois le

- xïeuyième de la longueur totale de ce cétacé.

Ses fanons , qui dans le premier âge sont bleuâtres, 'et qui avec le temps deviennent bmns bojrdés de jaune,

sont si courts que quelquefois ils n'ont pas plus de hauteur que de largeur; les crins qui les terminent sont longs et semblent tordus les uns autour des autres.

Le gibbar est particulièrement remarquable par cette nageoire dorsale qui se trouve sur le dos de toutes les baleinoptéreSy mais qui dans celle-ci est triangulaire 9 cour* bée en arriére à son sommet ; sa hauteur est à peu préa le quinzième^ de la longueur totale, et elle est placée à rextrémité postérieure du dos.

Le gibbar lance avec plus de violence et élève à une plus grande hauteur que la baleine franehe l'eau qu'il fait jaillir par ses évents.

La grande vitesse dont ce cëtacé est susceptible, jointe au danger que l'on court dans sa poursuite, et le peu de profit que l'on retire de sa prise, font que les pécheura^ ne se hasardent pas souvent à le harponner; cependant on assure que sa chair a un fort bon goût, qui approche de celui de l'esturgeon.

Seconde tribu. Baleînoptères avec plis longiiudinaux sous la gorge et sous le ventre.

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