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et des filons de ces silex. Celui du Zeisigwald, à l'est de Chemnitz, en Saxe, qui présente souvent des indices de stratification, renferme aussi des jaspes et des agathes, ,
D'autres argilophyres , et ce sont principalement les grisâtres, ont un gisement tout-à-fait distinct. Ils n'accompagnent aucun terrain d'origine évidemment aqueuse , et sont, au contraire, accompagnés de roches d'une origine très-probablement ignée. C'est avec les domites, les trachites, les argilolites, les tripolis, les basanites, qu'on les voit alterner, et pour ainsi dire, se perdre, ainsi qu'on peut l'observer au Cantal, aux Monts dorés, dans les terrains volcaniques de l'Amérique méridionale , etc. Ils renferment tantôt du soufre , comme au volcan d'Atisana; tantôt de l'obsidienne en lits, comme au Chimboraço ; tantôt ils sont traversés, dans toutes sortes de directions, de filons de basalte, comme àTormore et à Cory-Gills, dans l'île d'Arran. (Jameson.)
Les argilophyres recouvrent aussi des grès et des psammîtes, comme M. Jameson l'a observé au promontoire de TorjiîDre, à Glen-cloy et à Cory-Gills, dans l'ile d'Arran. (B.)
ARGULE. (Crustacés.) Millier a désigné sous ce nom un genre d'entomostracés , dont le corps entièrement nu présente des articulations distinctes , et dont la tête confondue avec le corselet offre deux yeux. M. Latreille croit que les espèces rapportées à ce genre, pourroient bien n'être que de jeunes lyncées. Ce sont de très-petits animaux de forme ovoïde qui n'ont pas de queue , et dont les antennes sont capillaires. Voyez l'article Entomostracés, Gymnonectes. (CD.)
ARGUS. ( Malacoz. ) Boadsh â employé ce nom comme gé nérique , pour désigner une espèce du genre doris, à laquelle ^ il avoit supposé un grand nombre d'yeux placés sur les tentacules supérieurs. Voyez Doris argo, (De B.)
ARGUS. {Malacoz.) M. Poli , Testac. des Deux-Siciles , établit sous ce nom un genre particulier de l'animal de différentes espèces de coquilles bivalves qui rentrent dans les genres spondflus^ lima, et pectende M. Lamarck. Les caractères qu'il lui assigne sont d'avoir le manteau ouvert dans toute la partie inférieure , ce qu'il exprime en disant : un seul siphon abdominal, point de pied, les branchies non réunies, les bords du manteau pourvus d'un muscle rameux, d'un grand nombre de
cirrhes et de quelques yeux verdàtres pédoncules; enfin, un seul muscle adducteur grand et central. Voyez les mots Spox- PYLUS , Lima et Pecten. ( De B, )
ARGUS. ( le Faux )( Coricfe. ) Nom vulgaire d'une espèce de f^rœa^ ou porcelaine, le cyprœa exanthema, (Lin.) (Dk B. )
ARGU5. ( Fascié ) ( Conch, ) Nom marchand d'une espèce du genre pi/rpura , le P. Argus. (DeB.)
ARGUS. ( le Grand ) ( Conch. ) Espèce du genre cjrpraa , le C. Argus. ( De B. )
ARGUS, (le Petit) ( Conch, ) Autre espèce du même genre. (DeB.)
ARGUS. {Ornith.) MM. Temminck et Vieillot ont formé un genre particulier de cet oiseau , qui est aussi connu sous le nom de luen ; mais comme , en l'indiquant , dans le tom. Ill de ce Dictionnaire, sous celui de phasianus argus, on a renvoyé sa description au mot Faisan, ce sera sous ce mot que l'on fera connoître les caractères sur lesquels ces deux auteurs se sont fondés pour l'établissement du genre. (Ch. D.)
ARGYNNE. ( Entom. ) Fabricius , dans son travail sur les glossates , a employé ce nom de genre ))our indiquer les espèces de papillons de jour, dont les palpes portent comme une sorte de poil à l'extrémité libre , et dont les chenilles offrent le plus souvent sur le premier anneau , après la tête , une double épine, tels que le paphia, le cinxia, eic, (CD.)
ARGYRÉE. [Enlom,) Scopoli avoit donné ce nom de genre aux espèces de papillons de jour dont les ailes portoient quelques taches dorées ou argentées, et il les avoit subdivisées en tribus d'une manière fort commode. (CD.)
ARGYROD AMAS. (Min.) Pline, liv. Sy, chap. lo, aumot Androdamas, ne dit rien autre chose de cette pierre, sinon « que les auteurs n'expliquent pas si elle est la même que « l'androdamas; ^ et dans un autre endroit du même chapitre ; mais au mot gallaïque, il dit que cette dernière pierre ressemble à l'argyrodamas.
Il est impossible de faire aucune conjecture vraisemblable sur un minéral à peine nommé. S'il y est le même que l'androdamas, ce que nous avons dit à l'article de cette pierre, pourra s'appliquer à la détermination de l'argyrodamas. (B.)
ARGYRONÈTE. (Entom») C'est le nom de l'araignée aqua-
ARI ïi
tique, ou des nayades de M. Walckenaer, qui hagent dans l'eau, ayant l'abdomen enveloppé dans une bulle d'air, et qui tendent dans ce liquide une toile formée par des fils dirigés en tous sens^ correspondans à une coque ovale remplie d'air où elles se tiennent renfermées. Voyez tom. II de ce Dictionnaire , pag, 341, l'espèce n°. 42, (C. D. )
ARI LLÉE. (GRAINE) (Bo^) c'est-à-dire ayant une arillc, tégument particulier qui enveloppe en partie ou en totalité la graine. Parmi les graines arillées, lesquelles sont en petit nombre, on remarque : celles du muscadier, de l'oxalis , du fusain ; celle du ravenala, dont l'arille est une membrane charnue d'un beau bleu de ciel; celle du bocconia, dont l'arille a la forme d'un godet de couleur rouge ; celle du polygala ordinaire, dont l'arille, divisée en trois lobes, forme une très-petite couronne autour de l'ombilic. (Mass.)
ARISTE, aristatus^Bot,) ^ c'est-à-dire muni d'une arête. —• JiCs spathelles (Voyez ce mot) du seigle ; les anthères de l'euphraise ; la cypsèle (Voyez ce mot) du hideus, du coreop^ siSf etc. , sont aristées, (Mass.)
ARISTOLOCHE. {Bot.) Parmi les espèces remarquables par la singularité de leurs fleurs, on peut placer 1' Aristoloche a. GRANDES FLEURS, quc }'ai décHte et fait figurer dans ma Flore des Antilles ; c'est une plante sarmenteuse , dont les tiges anguleuses, ligneuses parle bas, s'entortillent autour des arbres et grimpent jusqu'au sommet des plus élevés, d'où elles retombent en formant différentes figures , selon les obstacles qu'elles rencontrent ; ses tiges sont garnies de grandes et belles feuille» alternes, en forme de cœur, portées par de longs pédoncules* Les fleurs qui sortent des aisselles des feuilles sont d'une grandeur extraordinaire, elles ont quelquefois plus de huit pouce& de diamètre, elles sont jaspées de jaune livide et de pourpre obscur} leur structure est des plus singulières; l'extérieur, ou le disque, représente la conque d'une grande oreille; le tube courbé et recourbé , et ventru dans la partie supérieure , représente le conduit auditif; ce disque est terminé par un appen> dice , de huit à dix pouces de long. Le pédonoule qui la porte estaxillaire, solitaire, ayant dans le milieu de sa longueur une bractée perfoliée. Il succède à cette fleur une grande capsule hexagone, s'ouvrant par le haut , ayant six loges polyspermes.
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' L'odeur de cette fleur est infecte , et s'attache tellement aux mains indiscrètes qui la cueillent, que Ton a beaucoup de peine à la faire disparoître. On ne peut mieux comparer cette odeur, qu'à celle du chenopodium vuWaria,
Ce singulier végétal croît abondamment dans les montagnes
de la paroisse de Saint -Georges, à la Jamaïque, d'où on
. devroit tâcher de l'exclure , parce que ses racines sont un
poison mortel pour les cochons, et pour tous les animaux qui
en mangent.
L'illustre voyageur Humboldt a observé, à la Nouvelle- Espagne, la fleur d'une autre espèce d'aristoloche , dont les dimensions sont infiniment plus grandes, puisque les nègres en font des bonnets pour se garantir des ardeurs du soleil. (De t.)
• ARISTOTELA. (Bot,) Adanson appelle ainsi le genre de synanthérées nommé par Linné othonna. (H, Cass.)
ARIVOA. {Bot.) Nom galibi d'une espèce de jambosier, décrite par Aublet. (J.)
ARKÉSINE. ( Min, ) M. de Jurîne a donné ce nom à une roche composée de quarz , de felspath , d'amphibole , de stéatite, de chlorite, et souvent de titane nigrine; il la cite particulièrement sur la face S. O. du Mont-Blanc.
Cette roche que j'ai examinée sur les échantillons envoyés par M. de Jurine à la direction djes mines, ne m'ayant pas paru suffisamment distincte de la protogine , espèce établie par le même auteur, je n'ai pas pu y trouver des caractères assez importans pour l'en séparer. Voyez Protogine. (B.)
ARLEQUINE. (la Fausse) (ConcJi.) Nom marchand d'une variété de la cypraa arabica, ( De B. )
ARLEQUINE. (la Vraie) {Conch,) Autre variété de la même espèce. (De B. )
ARMADO. ijchtyol,) Suivant M. Franc, de la Roche, on appelle ainsi, à Iviça, le péristédion malarmatde M. de Lacépède. Voyez Malarmat et Péristédion, ( H. C. )
ARMÉ. [IclityoL) C'est le nom spécifique de plusieurs poissons dont le corps est recouvert d'une forte cuirasse, ou hérissé de pointes, et qui appartiennent à différens genres. Tellei sont une espèce d'agénéiose {Silurus rfiilitaris^ Linn.); une
ARM i5
rspéce d'aspîdophore (Cottus cataphractus , Lînn.);une espèce de chabot {Cottus quadricornis^ Bloc); etc. Voyez Agénéioie , AspiDOPHORE, Chabot. (H. C.)
ARMENISTARIA. ( Malacod.) Nom que l'on donne dans quelques pays aux Méduses, suivant M. Bosc. (De B.)
ARMENITE. ( Min. ) M. de la Metherie donne ce nom à la variété du cuivre carbonate bleu , qu'on nomme vulgairement pierre d'Arménie, Voyez Cuivre azuré. ( B. )
ARMES. (Ornith.) Outre le bec, les ergots et les ongles» certains oiseaux ont d'autres armes offensives et défensives, telles que des proéminences cornées sur la tête , et des tubercules ou des épines osseuses au bord antérieur de l'aile. Le }acana, le kamichi, l'autruche, l'oie armée, des vanneaux, des pluviers sont dans ce cas. (Ch. D.)
f Armes, Arma. (Bot,) On désigne quelquefois , sous ce nom général, les épines ^ les aiguillons, en un mot, tous les moyens de défense des végétaux. (Mass.)
ARMILLA. (Ornith,) Terme par lequel Illiger désigne le cercle coloré qui se remarque à la partie inférieure des jambes à demi-nues, au-dessus de l'endroit où le tibia se joint au tarse. (Ch. D.)
ARMILLA. {Malacoz.) Les Espagnols, suivant Belon , donnent ce nom à une espèce du genre Vénus. Voyez V. Verrucosa. (DeB.)
ARMINA. Armine, ( Malaçoz, ) M. Rafinesque donne ce nom , dans son Prodome, à un genre nouveau qui paroît avoir beaucoup de rapport avec les Phyllidies, prés desquelles il le place en effet, et aurtout avec le genre que nous avons établi sous le, nom de Linguella, (Voyezcemot.) Quoiqu'il ensoit, voici les caractères malheureusement insuffisans , que M. Rafinesque lui assigne; corps oblong, déprimé; la bouche nue, rétractileles flancs lamelleux ; l'anus à droite. Il y range deux espèces.
1**. Armina maculata. U armine tachetée^ qui a le dos rousiàtre tacheté de blanc ; deux petits tentacules ovalaires sur la tête ; le corps pointu en arrière.
2°. Armina tigrina. V armine tigrée^ dont le corps est au contraire obtus postérieurement , avec le dos noirâtre , varié de lignes ondulées blanches , et qui n'a pas de tentacules. Toutes deux se trouvent dans la mer de Sicile. (De B.)
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ARMOISE. {Bot.) Ce genre de plantes , de la famille det gynanthérées, qne les botanistes nonunentortemîsîa, appartient à notre tribu naturelle des anthémidées. (H. Cass.)
ARMORARIA. {BotJ) Lobel et Dalechamp nomment ainsi le silène armeria^ plante de la famille des caryophy liées, qui, dans les livres français anciens, est aussi sous le nom d^armoirie. (J.)
ARMOSELLE. {Bot.) Ce genre de plantes, de la famille des syn^ldbérées , que les botanistes nomment seriphium, fait paràe de notre tribu naturelle des inulées. (H. Cass.)
ARMUS. {Omilh.) Illiger appelle ainsi Tépaule , humérus y ou partie latérale du corps des oiseaux , dont le bas est coivtigu à la poitrine, et qui touche par derrière aux hypocondres. (Ch. D.)
ARMIJ S. {Ichtyol.) Poisson que nous ne savons à quel genre rapporter, dans le corps duquel on rencontre , dit -on, une pierre , et dont on trouve le nom et une description mal faite dans Albert-le-Grand , et dans Gesner ( de AquaHL , pag. 96 ). Ces auteurs lui accordent une grande variété dans les couleun qui ornent son corps. (H. C.) ,
ARN. {Omith.) Un des noms que Faigle commun porte ei Allemagne. (Ch. D.)
ARNABALLO. {Bot.) Nom espagnol d'unte espèce de tithymale. (J.)
ARNABO. {Bot.) Caspard Bauhîn croit que la plante ainsi nonmiée chez les Arabes, est une zédoaire. (J.)
ARNAK. ( Ichtjol. ) C'est le nom que les Arabes donnent k une raie ou pastenaque qui vit dans les eaux de la mer Rouge. Elle a été observée par Forskael, à Loheia, sur la côte orientale de cette mer. C'est le seul naturaliste qui en ait parlé, et il ne nous en a laissé qu'une histoire trop incomplète pour que nous puissions la classer. Tout ce que nous savons s ton sujet, est que son^ corps est arrondi, argenté ; sa queue déliée et sans nageoires, armée de deux aiguillons, et que ses dents sont granuleuses. (H. C.)
ARNÉ. {Ornilh.) Nom catalan du martin-pécheur, alcedQ
ispida, L. que l'on appelle en d'autres endroits amie. (Ch.D.)
ARNICAf {Bot.) Ce genre de synanthérées, composé d'es-