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Le caractère de ce genre de poissons est d'avoir les dents de la mâchoire supérieure disposées sur deux bandes trausverses et parallèles, une intermaxillaire et une vomérienne. Leur crâne est, en général, lisse. L^urs mâchoires, garnies de bar- Lilions, les distinguent des agénéioses qui en sont dépourvus. Les shals en sont séparés, parce qu'ils portent à la mâchoire inférieure un paquet de dents très-aplaties , pédîcellées. Dans les vrais pimélodes, enfin, la mâchoire supérieure n'a qu'une seule bande de dents, et le crâne est ordinairement couvert d'une peau rude et épaisse. Voyez OrLOFHoaESy Silure, Pimb- IODE, Hétérobranche, Doras, Shal.
1°. LeBagrk, Bagre pimelodinus,
(Silurus bagre, Linn. ; Pimelodus hagre ^ Lacép.)
Caract, Premier rayon de la nageoire antérieure du dos allongé, courbé, dentelé en dehors, terminé par un très-long filament flexible j premier rayon des nageoires pectorales solide, dentelé des deux côtés; le second seul prolongé en filament; ligne latérale ramifiée; nageoire delà queue fourchue; anus situé au milieu du corps; ouvertures des narines doubles; mâchoire inférieure plus longue. Dos bleu , ventre argenté, base des nageoires rougeâtre. Quatre barbillons autour d« la bouche.
Il habite les grandes rivières du Brésil et de FAmériqur septentrionale. Sa chair est peu agréable au goût. 2**. Le Barbu, Bagre barbus,
(^Pimelodus barbus et Pimelodus Commersonii ^ Lacép.) Caract, Six barbillons; ligne latérale peu marquée ; lobe supérieur de la nageoire caudale plus long que Tinférieur; dos et côtés d'un bleu de plomb, plus ou moins foncé; ventre argenté; nageoires couleur de chair. Màcboire supérieure . plus longue ; narines à orifices doubles, les orifices postérieurs plus grands et fermés chacun par une petite valvule , mobile au gré de l'animal.
Il habite dans les eaux de l'Amérique méridionale. Sa chair tst d'un goût exquis ; on la recherche beaucoup » et on le pêche à la Kgne et au filet. Au moment où l'on s'en empare, il fait entendre un bruit particub'er. Les rayons dentelés des nageoires pectorales et de la première dorsale, font des blessures fort dangereuses»
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s*. La Lime, Bagre lima^
[Silutus lima , Schneider, pag. 384.)
CaracL Six barbillons ; tête très-déprimée, arrondie, oblongue^ mâchoire supérieure du double plus longue que l'inférieure ^ . élargie en devant , garnie d'une foule de petites dents comme une râpe fine ; ouverture de la bouche demi-circulaire; premier rayon des nageoires thoracines long, courbé, dentelé en dedans; nageoires ventrales pointues, rouges, la caudale bifurquée ; corps tacheté; yeux placés prés des angles de la bouche. *
Il vit dans le fleuve Maranham, au Brésil* Sa longueur est d'environ dix-huit pouces* Voyez Bayad. (H. C.)
BAGRE DE RIO. {IchtyoL) Suivant Marcgrave, c'est le nom portugais d'un poisson des eaux douces du Brésil, et qui nous paroît appartenir au genre iagrc. Voyez ce mot* (H. C.)
BAGUARI. (Ornith.) L'oiseau qui est dùîgné par ce nom,, sous le n*. 54;2 , au IV*. vol. des Voyages d'Azara, est le même que le maguari de Marcgrave et de Buffon , cieonia americani^ de Brisson. Voyez Cigogne. (Ch. D.)
Baie. (Phys,) Voyez Golfe. (L.)
BAIE, Bacca. (Bot,) Fruit simple, succulent, contenant plusieurs graines ou noyaux, différant du pyridion et du pépon (deux genres de fruits du même ordre), n'offrant d'ailleurs aucun autre caractère qui lui soit propre. L'état succulent du tissu fait souvent toute la différence entre l'organisation de la baie et celle de plusieurs fruits secs de genres très-différens. La baie de l'actéa, par exemple, est organisée comme la camare (Voyez ce mot) du pied d'alouette; celle de l'atropa, comme la capsule du tabac; celle du café, comme la diéresile (Voyez ce mot) du caille-lait.
Les auteurs distinguent la vraie baie, qui n'a point de loges, et dont les graines sont sans ordre; et la. fausse baie, qui a des loges et des graines rangées dans un ordre apparent*
Les petites baies, celles de raisin, de groseille, portent vulgairement le nom de grains de raisin , de groseille. Gœrtnelr emploie le mot des anciens , acinus , pour désigner les baies qui^ comme ces dernières, sont petites, uniloculaires j ti dont les graines ont une enyeloppe o$stuse.
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La baîe est couronnée par le calice , dans la groseille; par
le stigmate, dans le nymphaea. Elle est revêtue d'une écorce
(corticata) dans le citron. Elle est uniloculaire dans le cucubaltis
hacciferus; biloculaire dans le troène; triloculaire dans Tas-
perge ; quadriloculaire dans le paris quadrifolia; quînquélocu-
laire dans l'arbousier; multiloculaire dans le citron. Elle est
nuculeuse, c'est-à-dire, qu'elle contient des nucules ou noyaux,
dans la vigne, le sureau , le houx , le phytolacca , etc. Quelques
Laies ne contiennent que deux graines , celles de l'épine-
vinette, par exemple : la plupart en ont un grand nombre;
telles sont celles de l'arbousier, de la pomme de terre^ dv
myrtil, etc. (Mass.)
BAIGNOIRE. {Conch^) Nom vulgaire d*uae espèce de coquille , dont M. Denys de Monfort a fait un genre sous le nom de lotorium. Voyez ce mot. (De B.)
BAILLERIA. (Bot,) Ce genre de plantes, de la famille des synantliérées, a beaucoup d'analogie avec le parthenium , et paroît, comme lui, devoir être rapporté à notre tribu naturelle des hélianthées. (H. Cass.)
BAILLOU VIANA. ( Bot, ) Genre peu connu , établi par Adanson, et qui paroît devoir rentrer dans celui des fucus. (Lem.)
BAJAM-LOHOR. {Bot.) Nom d'une espèce de sumac, rhus eohhe j à Java, suivant Burmann. (J. )
BAJANG-BALY. {Bot.) Nom d'une espèce de basilic, ocimum terniflorum , à Java , suivant Burmann. ( J. )
BAJET. {Conch.) Adanson désigne sous cette dénomination «ne espèce d'huître ou de ^licatule. (De B.)
BAJU-CHINA. {Bot.) Nom malais d'une ruellie , ruellia repanda , à Java , suivant Burmann. ( J. )
BALAI. (J8o^) C'est ainsi qu'on appelle, dans quelques cantons de la France, le clavaria coralloïdes^ Linn. Voyez Cla- VARiA. (Lem.)
BALANCEUR. {Ornith.) Azara, qui a trouvé cet oiseau dan S- le Paraguay, et qui en donne la description sous le n**. i5o, au lir. vol. de ses Voyages, le place dans la famille des chipius, dénomination générique des petits oiseaux granivores. Malgré •es rapports avec le père noir de Buffon, fringilla noctis^ linn. aucune des variétés n'a pu s'appliquer au bolanceur.
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qui parott être une espèce nouvelle, et dont voîcî une description abrégée : Sa longueur totale est d'un peu plus de quatre pouces. Les parties inférieures du corp5 sont d'une couleur plombée , avec des teintes blanchâtres; le dos et les côtés de la tête sont noirâtres. Les plumes du dessus de la tête, du cou et du haut du dos sont noires au centre, et d'un bi*un clair il leur extrémité; les couvertures supérieures des ailes ont une bordure d'un jaune verdâtre ; le& cauvertures inférieures sont d'un blanc lavé d'un peu de jaune; la couleur noire domine sur le reste du corps. Le bec, aussi épais que large , est droit et un peu comprimé sur les côtés.
Cet oiseau, qu'on rencontre pa«^ paires dans les plaines découvertes, et qui est presque toujours caché dans les herbes, se pose de temps en temps sui* les plantes les plus élevées. Son vol est très-rapide ; et dans la saison des amours , il a cela de remarquable, qu'il décrit une courbe sur une étendue d'environ soixante pieds , revenant aussitôt en arrière pour la décrire encore, comme s'il étoit suspendu par un fil à un point fixe. Pendant ce singulier exercice, qu'il répète plusieurs fois de suite , le balanceur fait entendre un ramage très-agréable. (Ch. D.)
BALANCIA. ( Mamm, ) Genre dans lequel Illiger réunit le didelphis orientalis de G. et le didelphis le murina de Schaw. Voyez Phalanger. ( F. C. )
BALANE, Balanus. (Foss,) On les a aussi SLip'p elés pholades ^ pustules; en hollandais, zee-eikelen; en allemand , meereichelstein^
Il paroit qu'autrefois les recherches et les observations sur les corps organisés fossiles étoient bien superficielles, puisqu'on regardoit les balanes passés à cet état comme une chose trèsrare ; et l'auteur de VOryctologie (Dargenville) a cru même qu'il n'en existoit pas. Bajerus est le premier qui en ait parlé,, dans son Oryctographia norica. Cependant, on en rencontre dans une grande quantité d'endroits, et quelquefois très-abondamment. On en trouve dans toutes les couches du calcaire coquillier des environs de Paris, ainsi que dans celles de formation marine qui sont au-dessus. J'en possède qui ont été trouvés dans le Piémont, à Plaisance, à Ronca, en Italie, à Marseille, dans le Dauphiné, à Valognes, à Laugnac, près de Bordeaux. On en rencontre dans le canton de. Bàle, en Suisse,
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clans les environs de Fisc, à Sienne, à Bologne , à NeuPchitel en Suisse, à Bade, à Malte, en Silésie, en Pologne, et sans doute dans beaucoup d'autres endroits. Je n'ai jamais pu m'assurer qu'il en ait été trouvé dans les couches à comea d'Ammoa ni dans celles des craies.
L'opercule des balanes fossiles manquant presque toujours, il est difficile de rassembler tous les caractères qui peuvent distinguer les espèces. Cependant, je vais indiquer les plus remarquables que je connois.