CH
logiiî d'Afrique , tom. I , p^g. 32 et pL 1 1 ^ vi/tor chaugoun ^ Paud. (Ch. D.)
CHAULIODE (Entom.) , Chauliodes. Soùs ce nom de genre , M. Latreille a séparé, de celui des Jiémérobes, une espèce qui a les antennes pectînées , et qu'on trouve à Philadelphie. Voyez.HÉMisaOBE et Stégopteres. (C. D.)
CHAULIODE {Ichthyol.) , Chaulioàus. M. Schneider a le preçiier établi ce genre de poissons qui appartient à la famille des siagonotes , et que quelques ichthyologîstes ont confondu avec les ésopes.
Ses caractères sont les suivans : deux dents à chaque mâchoire ^ fort longues , et sortant de la houehe^ de manière à se croiser sur l'a mâchoire opposée quand la gueule se ferme; nageoire dorsale ré'> pondant à Vintervalle des pectorales et des catopes , et à premier rayon prolongé enjîlament, ,
Chauliode.est up mot grec {^etvXtoS'sç) , qui iiidîque la manière dont les dents sortent de la bouche chez ce poisson.
Le Chadliode î Chauliodus Sloani , Schneider , pag. 43o t Chauliodus setinotuSj Schneid. , tab. 85; Esox stomias ^ Sha^v; Vipera marina , Catesby. Corps alongé , étroit ; t^te plus large que le tronc ; gueule largement fendue ; dents aiguè's , séparées les unes des autres, courbées vers le sommet; mâchoire inférieure plus longue , recouvrant la supérieure j yeux situés au sommet de la tête ; nageoires pectorales insérées très-bas , aiguèfs ; catopes au milieu de l'espace qui les sépare de l'anale j teinte générale verte. Taille d'environ quinze pouces.
Le çhauliode a été pris dans la mer qui baigne les rivages de Cadix, On en conserve un individu au Muséum britannique ; UD second existe dans un cabinet particulier à Londres, (H. C.) CHAUME (Bot,) , Culmus, La tige des gr^min^es est spécialement désignée par 1« nom de chaume. Cette tige eist ordinairement creuse et toujours pourvue , de distance en distance, de l&œuds qui portent chacun une feuille dont le pétiole forme une graine. Voyez pour exemples le Roseau, le Blé, le Maïs, (Mass.)
CHAUMET, ou Çhaumçret, {Ornith.) L'oiseau auquel on donne quelquefois ce nom , suivant Salerne , est le bruaftt de haie, emberiza cirlus , Linn. ( Çh. D. ) CHAUNA, ( Ornith. ) Voyez CaAÏA. ( Ch. D, )
^5o •CKA ,
CHAURAF. {Omith.) Voye/cHATAF. (Ch. D.)
CHAUS. {MammJ) Il paroîtroit , d'après Pline , que les Latins •donnoient ce nom, ainsi que ceux de chôma et de lupus cen^a» riuSf à Tespèce de chat cf Europe auquel les modernes donnent plus particulièrement celui de lynx, (F« C.)
CHAUSEL. {Ornilh.) C'est , che» les Arabes , le pélican , peUcanua onocrotalus , Linn. ( Ch. D. )
CHAUSSE D'HIPPOCRATE. (Chim.) Cest un sac, de forme conique, qui est fait presque toujours avec une grosse étoffe de laine blanche , plus ou moins serrée» On s*en sert particulièrement pour filtrer les sirops. ( Ch. )
CHAUSSE-TRAPE (Bot.) , Calcitrapa.[CinarocéphAles, Juss.,- Syngénésie polygamie frustranée j Linn.] Ce genre de plantes , de la famille des synanthérées, el de la tribu naturelle des centaurîées, fut d'abord établi par Vaillant, puis confondu par Linnœus dans son grand genre Cenlaurea^ où plutôt em-^ ployé ^ar lui comme sous- genre ou section de ce genre trop nombreux:; enfin, rétabli comme genre par M. de Jussieu» M. Decandolle , en adoptant le genre Cdlcitrapa de Vaillant et de Jussieu , y a réuni les seridia de ce dernier auteur. Nous suivons son exemple , parce que les deux genres de M. de Jussieu se confondent absolument par des nuances insensibles. Nous les conservons néanmoins comme sous-genres.
Le genre Calcitrape, ou Chausse-trape , se distingue des autres genres dont se compose notre tribu naturelle des centauriées, par la structure des squames qui forment le périellne; ces squames coriaces sont terminées au sommet par un appendice spiniforme, ramifié, penné dans les calcitrape» proprement dites , palmé dans les séridies.
Les deux sôus-génres réunis comprennent environ vingtcinq espèces, dont la plupart habitent l'Europe méridionale» Nous allons faire connoitre quelques-unes de celles qui croissent eu France.
Premier sous-genre* Calcitrapb,
La CALcrrRAPC ÉTOiLÛE : Calcitropa steZ/ato , Lam. , FI. franc.; Centaurea calcitropa , Linn. est une plante annuelle ou bisannuelle, très -commune pendant tout l'été, sur les bords des chemins, surtout dans les lieux secs, stériles, pierreux
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OU sablonneux, et que tout le monde connoit sous le xiom de chausse-trape ou de chardon-étoilé. Sa tige , tres-rameuse , forme une touffe étalée, arrondie, haute d*ua pied environ. Elle est anguleuse, sub-pubescente , garnie de feuilles pinna^ tifides , dont les divisions sont étroites , linéaires et distantes. Les calathides sont sessiles, terminales, environnées de bractées foliiformes, indépendantes du péricline; celui-ci est, muni dVpines jaunâtres, très-grandes. Les corolles sont purpurines, et les cypséles dépourvues d*aigrette. Penaant la préfleuraîson , les calathides en bouton semblent porter une étoile épineuse dont Faspect est assez agréable.
La Calcitrape a dents de moule : Calcitrapa myacantha; Centaurea myacantha, Decand., Fior. fr* , a la tige gréle, rameuse , foible , glabre. Les feuilles , rapprochées vers l'ex» trémité des rameaux , sùnt sessiles , lin éaîres-oblon gués , légèrement cotonneuses , les unes dentées en scie , les autres un peu lobées vers leur base. Les calathides sont terminales, solitaires, cylindriques, et plus petites que dans Tespèce précédente 'j leur péricline est glabre , formé de squames coriaces, imbriquées, terminées chacune par un appendice corné, concave , ovale , bordé de neuf à onze dents épineuses , acérées , presque toutes égales entre elles , et analogues aux dents de la charnière des coquilles bivalves ; les corolles sont purpurines , égales entre elles , et les cypséles sans aigrette , comme dans la chausse-trape. Cette plante bisannuelle, qui fleurit aux mois de Juillet et d'août, a été trouvée dans les environs de Paris , à Vincennes , Cachant , etc. , sur les bords des fossés.
La Calcitrape solsticiale : Calcitrapa solstitialis , Lam. , FI. franc.; Centaurea solstitialis^ Linn. C'est une plante annuelle, qu'il n'est pas rare de rencontrer autour de Paris, où elle se fait remarquer par ses (leurs jaunes, dans les mois de juillet et d'août, sur les lieux secs, au bord des chemins et au pied des coteaux. Sa lige dressée, un peu rameuse, ailée ^ haute d*un pied environ , porte des feuilles dont les supé'* rieures sont presque linéaires; et les inférieures, assez larges, profondément sinuées en lyre , avec un <çrand lobe terminal. Les calathides , situées à l'extrémité des rameaux , ont
le péricline globuleux ^ ordinaiMnent glabre , composé de
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