‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 10 sur 41 · PHU · texte numérisé non relu

PHU

PHU» {Bot») Nom sous lequel Dioscoride désignoit<^une valériane , nommée pour cette raison valeriana phu par Linnseus» On le retrouve encore donné à la valériane officinale, à la mâche, vaUrianella y et même au poUmoniurrij nommé pour cette raison valériane grecque , phu grœcum de Dodoens. (J.)

PHUCAGROSTIS. (Bot.) Ce genre de plantes marines, établi par M. Cavolini , a été réuni au zostera par M. De Candolle dans la Flore Françoise. (J. )/

PHUCOS. {Bot.) Voyez Phycos. (Lem.)

PHULMAN» {Mamm.) Le Lagomys pika reçoit ce nom des Ostiaques. (Desm. )

PHUSICARPOS. {Bot.) Poir,, Encycl,, Suppl.; Poiretia, Smith. Voyez Hovea. (Poir.)

r- PHYCERUS. {Bot.) Genre créé par Rafinesque-Schmaltz -(Tableau de l'univers), dont les caractères nous sont in* connus, et qu'il met prés des éponges, dont il paroit être un démembrement; l'un et l'autre, joints au sponlhamnium , forment un groupe particulier , les spongidiées , que Rafînesque-Schmaltz place dans le régne végétal et dans la famille des algues; mais ce rapprochement n'est pas heureux, (Lem.)

PHYCÏS. (Entom.) Nom de genre indiqué par Fabricius, pour réunir certaines espèces de teignes dont les palpes sont gairnis de faisceaux de poils ou d'écaillés à leur second article, tandis que le troisième, relevé et coudé, est presque nu. Telle est la tinea guttella.

Le nom de phycis étoit employé par Arîstote pour désigner un poisson qui se trouve au milieu des algues ou. va recs«

PHYCIS, Phycis. {lohthyol.) Artédi et MM. Schneider et Fr. De la Roche , et, après eux , M, le professeur Cuvier, de Paris 9 ont donné co pom à un genre de poissons holo* branches, de l'ordre des jugulaires et dç la famille des au* chénoptères , reconnuissable aux caractères suivans*:

Catopes sous ta gorge et à un seul ou 4eux rayons; corps alongéy comprimé; yeux et trous des branchies latéraux; deux nageoires anales; deux nageoires dorsales; un barbillon sous U menton , le plus ordinairement.

Ce genre, dont le nom, fort ancien, étoit appliqué chez les Grecs à un poisson mal déterminé dans Pétat actuel de

la science, difFére évidemment des Morues, des Merlans, des Merluches, des Lottes, des Mustèles, des Brosmes , qui ont six rayons aux catopes, des Chrysostomes et des Kurtes, qui ont le corps ovale , des Vives , qui n'ont qu'une nageoire anale, des Calliomores , dont le corps est déprimé vers la queue , des Callionymes , qui ont les branchies ouvertes sur la nuque ^ des Uranoscofe& et des Batrachoïdes, qui ont les yeux verticaux. (Voyez ces diiférens noms de genres et Au-

CHÉNOPTÈRES. )

Nos mers possèdent quelques espèces de phycis ; parmi elles nous citerons :

La Tanche de mer : Phycis mediterraneus , Laroche ; Phycis linca , Schneider; Blennius phycis, Linnaeus; Asellus callariasy Salviani ; Tinca marina, Willughby. Nageoires dorsales également élevées ; l'antérieure ronde ; catopes à un seul rayon fourchu et à peu près de la longueur de la tête, qui n'est nullement épineuse; dents disposées sur plusieurs rangées en une arcade étroite; teinte générale d'un brun noirâtre; un appendice auprès de chaque narine ; nageoires pectorales rouges ; anus entouré d'un cercle noir.

Ce poisson, dont la taille se balance entre dix -huit et vingt' quatre pouces, vit près des côtes de roches dans la Méditerranée. Il a la chair ferme et délicate : il est commun à Iviça, où on le désigne sous le nom de mollera et où on le pèche au large avec les palangres. Il ne faut pas le confondre avec le phycis tinca de l'Océan , décrit par Bloch, ni avec le gadus bifurcus de Pennant. De la Roche en a donné une bonne figure dans les Annales du Muséum.

Le Merlus barru : Phycis blennioides , Schneider; Gadus al"' lidus, Gmel.; Blennius gadoides , Risso ; Gadus fuscatus , Pennant. Un dament sous le menton ; point d'appendice sur la tête ; deux rayons aux catopes , qui sont plus longs que la tête de deux fois.

Ce poisson a été découvert par Brunnich dans la Méditerranée. Son corps, mou et étroit, n'a guère plus de sept pouces de longueur, et offre une teinte générale blanchâtre; sa tête est rouge ; des nuances noirâtres régnent sur le haut de la première nageoire dorsale et sur celle de la queue.

Le Phtcis de Gmelin : Phycis Gmelini-, N. ; Batrachoides GmC'

Uni, Rîsso. Corps ensiforme, d'un gris rougeàtre, couvert en dessus de petites écailles peu adhérentes ; tête grosse , comprimée, effilée, de couleur lilas ; opercules et ventre décorés des teintes brillantes de l'or et de l'argent polis; mandibule plus longue que la mâchoire, qui est garnie d'un long filament ; bouche ample; dents rougeàtret à la base ; yeux grands, dorés, à iris argenté et à pupille noire; nageoires grises , lisérées de noir.

Ce poisson ne parvient guère qu'à la taille de six pouces. Sa chair, quoique molle, a une fort bonne saveur. On le pêche dans les rochers de Villefranche , sur la côte des Alpes maritimes, où il a été découvert par l'infatigable M. Risso, qui en a fait d'abord un batrachoïde.

C'est encore aux Phycis qu'il faut rapporter le gadus amc ricanas de M« Schneider ou hlennius chubs des naturalistes de Berlin (VU, M 3], et, peut-être , après un plus mûr examen, on le confondra avec le merlus harhu dans le genre dont nous écrivons l'histoire. (H. C. )

PHYCODENDRUM. {Bot.) Nom donné à une plante marine, le laminaria digitcUa, Lamk. , ou fucus digitatus, Linn. , par Olafsen, dans son Voyage en Islande. Il signiûe fucus €n arbre , en grec. ( Lem. )

PHYCOMYCES. (Bot.) Genre de plantes cryptogames établi par M. Kunze, et qu'il caractérise ainsi : Flocons filamenteux, couchés, continus, simples et fiasques; sporidies oblongues , rassemblées aux extrémités autour d'une vésicule en forme de poire.

La seule espèce de ce genre est le Phycomyces nilens de Kunze, M^coL , 2, p. ii3, pi. 2 , fig. 9. Selon cet auteur, c'est la même plante que Vulva nitens d'Agardh {Sp, aig.y \ , p. 426), qui croît en Suède sur les murailles et dans le* canaux en bois qui font aller les moulins à huile. Pour lui , les filamens de cOtte plante sont des frondes tubûlçuses, très - transparentes , simples, filiformes, d'un vert olivâtre, rassemblées en une membrane comprimée , extrêmement mince et fiasque, qui, étant desséchée, est tellement légère que le moindre soufle l'enlève. M. Agardh n'ayant pas ob- ^ serve la~fructification de sa plante et doutant qu'elle puisse être considérée comme une espèce d^ulva, il résulte de set

observations et de celles de Kunze, que le ph^comyces est un genre qui tient le milieu entre les algues et les champignons filamenteux , tels que les byssoïdées et quelques mucëdinées. (Lem.)

PHYCOS et PHUCOS. (Bot.) Les Grecs, selon Théophraste , Dioscoride , etc. , donnoient, ce nom à des plantes marines, qvi croiflaoient attachées auiC rochers, aux pierres 9 aux coquillage!) et même sur d'autres débris quelconques, n'ayant pas de meines, mais fixées le plus souvent par une rondelle ou patelle nue. Les Latins, en changeant ces noms en ceux de fucus ^ ficus et alga marina^ leur ont laissé la même acception. Ce nom s'appliquoit d'une manière générale aux plantes, et même à quelques zoophytes marins; car, d'après ce qu'en disoient Théo ph raste , '^Dioscoride, Pline, etc., on en reconnoissoit de leur temps beaucoup d'espèces qui, par leur forme ou quelque antre ressemblance, étoient comparées à des herbes, à des buissons, à de la mousse, d'autres à des feuilles de chêne, à des branches de sapin, à des palmiers, au thym, au laurier, etc.; c*est même à cette grande diversité que ces plantes dévoient leurs noms collectifs de Phucos ou P/k/ci/s , tsynonymes de notre mot trompeur. Quelques espèces de phucos servoient â fabriquer une couleur rouge , dont les coquettes se servoient pour s'embellir et tromper ainsi les ravages du temps, d'où l'on explique mieux, selon quelques auteurs, l'étymologie db phucos , qu'ils rendent synonymes de fraude ou tromperie; notre mot fard même en dériveroit. Les anr tiens tiroient de plusieurs /</ci/s une teinture rouge, ass^ solide , et particulièrement de celui qu'ils comparoient au chêne et qui se trouvoit dans les eaux profondes, qui avoit un coude de longueur j et qu'ils disoient porter des glands : espèce qui est la même que notre fucus vesiculosus. îJabies ma" Tina, une autre espèce, qui portoit des ^fruits, semblables â des grains de raisin , en donnoient encore. C'étoit particulièrement la laine qu'on teignoit avec la couleur obtenue par les fucus. On pourroit s'étendre davantage sur les phucos ou fucus des anciens, mais ce que nous en disons, suffit pour y reconnoitre nos varech qu fucus , ou mieux nos algues marines.

On faisoit usage des fucus comme réfrigérant , et pour en composer des cataplasmes, propres à calmer les inflamma* tions , occasionées par la goutte.

Nous terminerons, en faisant remarquer que quelques auteurs pensent, que le phycos, décrit par Dioscoride , pourroit être une plante phanérogame de la famille des synantljérées, un conyza; mais en lisant la description de Dioscoride , on ne peut être de cette opinion.

Ou trouve dans le Lexicon polyglotton de Mentzel, que les anciens donnoient aussi ce nom à une espèce de conyza, dont on tiroit une sorte de teinture. (Lem.)

PHYLA. (Bot.) Genre de Loureiro , espèce de verveine ou de zapania, qui paroit devoir se rapporter au verhena nodiflora de Linné. Voyez aux mots Verveine et Zapania. (PoiR.)

PHYLACON* (Bot.) Nom égyptien de la clématite, cité par Mentzel. La même est mentionnée par Ruellius sous celui de philacrion» (J»)

PHYLICA. {Bot.) Ce nom, donné primitivement à Talaterne, alaternus de Pline et de Tournefort, rhamnus alaternus de Linnseus, a été transporté par ce dernier à un autre genre de la même famille, jiommé auparavant alaternoides par Cota" melin. On trouve encore ^es phyUirea dans Daléchamps sous le nom de phylica. Voyez Phylk)Ue. (J.)

PHYLIDRUM. (Bot.) Voyez Philidre. (Po*ir.)

PHYLIQUE, Phylica.{Bot.) Genre de plantei dicotylédones, à fleurs complètes, polypélalées, de la famille des rhamnées y de la pentandrie monogynie de Linneens , dont le caractère essentiel est d'avoir : Un calice persistant , turbiné , à cinq découpures î cinq pétales fort petits, presque en forme d'écailles; cinq étamines insérées sous les pétales; les anthères simples ; un ovaire supérieur ; un style ; un stigmate ; une capsule presque en baie , à trois coques bivalves; les semences solitaires dans chaque coque.

Ce genre est composé de petits arbrisseaux très-rameux, presque en buisson, garnis de feuilles nombreuses , éparses, linéaires, fort étroites , presque imbriquées, souvent pubescentes et blanchâtres en dessous ; dans quelques espèces ces feuilles sont ovales , assez larges , moins nombreuses ; les

fleurs réunies pour la plupart en une tête terminale , ovale ou globuleuse , environnée de bractées presque en forme d'involucre ; chaque fleur est de plus environnée de petites bractées plus courtes que le calice. Ces petits arbrisseaux sont d'ailleurs assez élégans et ont le port des bruyères, ce qui les fait rechercher ; mais leur culture est un peu diffi* cile et exige det soins particuliers : ils craignent également le trop grand 4baud et le trop grand froid , ainsi que Texcés de la sécheresse et de Thumidité. On ne les multiplie guère que par marcottes et par boutures, dans une terre franche , mêlée à moitié de terre de bruyère.

Phyliqub a feuilles de bruyère : Phylica ericoides , Linn. y Spec; Lamk., IIU gen., tab. 127, iig. i; Commel. , Hort, ^ a, page 1 , tab. 1 ; Gsertner, De fruct.j tab. 36. Arbrisseau du cap de Bonne-Espérance, dont les tiges sont hautes d'un à deux pieds, pubescentes dans leur jeunesse, divisées en rameaux nombreux , qui en produisent d'autres presque fas* ciculés , garnis de feuilles éparses , presque sessiles, étroites, linéaires , presque verticillées , roulées à leurs bords , de couleur cendrée et pubescentes en dessous, glabres et d'un verl foncé en dessus , obtuses , assez semblables à celles des bruyères. Les fleurs sont un peu odorantes, réunies, à l'extrémité des rameaux, en petites têtes terminales, envelop* pées d'un duvet cotonneux d'une grande blancheur. Les fo* lioles de l'involucre sont ovales, un peu subulées; le calice blanc et cotonneux ; les pétales fort petits. Cette plante est aujourd'hui très-multipliée , non qu'elle séduise par l'éclat de •es fleurs, mais par l'avantage qu'elle a de se conspryer avec «es feuilles tout l'hiver, et de produire un^grand nombre de têtes de fleurs d'une blancheur éclatante ; ce qui en fait un arbrisseau d'appartement assez élégant.

Phyliqub axillaire : Phjlica axillaris'y Poir. , Encycl. ; Lamk», m, gen,, nJ* 261 ô. Cette espèce est remarquable par ses fleurs axillaires et solitaires. Ses tiges sont ligneuses , pubes* centes ; les rameaux lâches , étalés ; les feuilles presque planes, sessiles, linéaires, lancéolées, un peu ouvertes, blanches et pubescentes en dessous, luisantes, glabres et raboteuses en dessus, d'un yert sombre, obtuses, un peu roulées à leurs bords. Les fleurs naissent dans l'aisselle des

feuilles, à l'extrémitë des rameaux; elles forment, par leur rapprochement, des épis courts et lâches, portés sur des pédoncules courts, tomenteux, un peu jaunâtres, ainsi que le calice, à l'extérieur, d'un jaune de rouille à l'intérieur, ainsi que les pétales. Cette plante croît au cap de Bonne- Espérance. On la cultive au Jardin du Roi.

pHYLiQUE A FEUILLES DE ROMARIN : Ph^Uca rosmarinifoUa , Poîr., Encycl.; Lamk., IIL gen., n.*" 2614. Cette plante est trèsrapprochée de la précédente, quant à son port; elle en diffère par ses fleurs en tête. Ses tiges sont droites , pubescentes;5es rameaux courts, presque fascicules; les feuilles presque imbriquées, planes, un peu roulées à leurs bords , linéaires, obtuses, tomenteuses et blanchâtres en dessous, un peu pileuses et d'un vert noirâtre en dessus, dressées le long des rameaux. Les fleurs sont réunies en une tête terminale, un peu globuleuse, blanche et tomenteuse ; les bractées roussàtres , couvertes d*un duvet très- abondant. Cette plante croît au cap de Bonne -Espérance,

Phylique BICOLORE; Phylicu bicolor, Linn«, Mant,^ 208. Ses tiges sont ligneuses; les rameaux effilés, de couleur rousr sâtre , couverts dans leur jeunesse d'un duvet blanchâtre. Les feuilles sont éparses, linéaires, lancéolées, assez semblables à celles de l'if, étalées, roulées à leurs bords, un peu pubescentes, blanches et tomenteuses en dessous. Les fleurs sont réunies en une tête terminale; les folioles de l'involucre plus courtes que le calice , en forme d'écaillés , lancéolées , rouges sur le dos, chargées de poils en dehors; également pileux. 'Cette plante croit dans les plaines sablonneuses, au cap de Bonne- Espérance.

Phylique flumeusb : Phjrlica plumasa , Linn. » Spec»; Lamk., IlL gen^, tab. 127 , fig. 4 ; Séb. , Thes.j 1 , tab. 23 , fig. 49 ^î Burm. , Afric.y tab. 44, fîg. 3; Pluken^ , MarU.^ tab. 34 1 , fig. 3. Espèce très-retnarquable par des touffes de longues feuilles étroites, plumeuses, chargées de poils abondant, soyeux, d'un blanc roussâtre , qui termitient les rameaux et enveloppent les fleurs, qu'elles dérobent à la vue. Ses tiges sYlèvent à la hauteur de deux ou trois pieds ; elles sont de couleur sombre, un peu purpurines, droites, velues; lesrameaux citernes ^^ irréguUers; les feuilles éparses» nj^ pev^

épaisses, coriaces, lancéolées, subulées , tomenteuses et blanchâtres en dessous, roulées à leurs bords, glabres, luisantes et un peu rudes en dessus ; les supérieures plus étroites, couvertes de longs poils grisâtres; celles qui terminent les rameaux ont un duvet plumeux, très-épais, qui les recouvrent en totalité, qui masquent les fleurs, disposées en un épi. court ou en une tête terminale. Cette plante croît au cap de Boniie-Ëspérance ; on la cultive au Jardin du Roi. Elle fleurit pendant tout Thiver.

Phyliqde pubbscente : Phylica pubescens ^ Lamk. , IlL gen, , tab. 127, fig. 2 ; Ait., Hort, Kew,; Phjlica capitata, Willd., Spec,^ 2, page a 109. Arbrisseau qui a de très-grands rapports avec Tespèce précédente ; mais ^es feuilles sont beaucoup plus étroites , très-aiguës , éparses , un peu cotonneuses en dessous, glabres en dessus; les supérieures velues; les terminales chargées d'un grand nombre de poils grisâtres ou d'un blanc jaunâtre. Les fleurs sont axillaires et forment un épi. un peu alongé. Le fruit est une capsule un peu globuleuse , noire, très-lisse, couronnée par le calice, qui persiste avec son tube alongé , cylindrique ^ long d'environ deux lignes , pubescent, et à cinq dents; les semences sont dures, luisantes, oval<ss, aiguës. Cette plante croit au cap de Bonne- Espérance.

Phyliqde a feuilles en cœur: Phylica coràata^ Linn., Spec; Burm. , Afric. , tab. 44; CommeL, Rar. , 62, tab. 12. Cette espèce a des rameaux pubescens , blanchâtres, très- nombreux , un peu écartés , divisés à leur sommet en d^autres beaucoup plus petits, fort courts, rapprochés; les feuilles éparses, pétiolées, larges, ovales, en cœur, un peu arrondies, médiocrement roulées à leurs bords, tomenteuses en dessous, ridées et ponctuées à leur face supérieure. Les fleurs sont terminales, réunies en petites têtes très-velues ; les calices pubescens en dehors , jaunâtres en dedans ; ainsi que les pétales fort petits. Cette plante est cultivée au Jardin du Roi. Elle est originaire du cap de Bonne - Espérance.

Phylique a feuilles de myrte : Phylica myrlifolia , Poir. , Encycl.; Phylica pamculata^ Willd. , Spec* Cette espèce s'élève à la hauteur de trois pieds sur des tiges ligneuses , gri-

sàtres , di\risëes en rameaux très-serrés , en forme de buisson , blanchâtres, pubescens, garnis de feuilles éparses, alternes, pétiolées , as^ez semblables à celles du myrte , luisantes , ovales, aiguè's, pubescentes et d'un blanc de neige en des* sous, longues de trois à quatre lignes, larges de deux; les pétioles courts, pubescens. Les fleurs sont presque termi-* nales, solitaires, axillaires., dépourvues de bractées; leur calice est velu, un peu turbiné, à cinq divisions courtes, ovales, aiguës; Tovaire un peu pubescent; les capsules Sont ovales, obtuses, presque glabres, un peu en baie, couronnées par le calice. Cette plante croît au cap de Bonne^-Es* pérance. On la cultive au Jardin du Roi*

Phylique a feuilles de thym ; Phylica thpnifoliaj Vent. , Hort, Malm., i, tab. 67. Arbrisseau d'un port élégant, toujours vert , dont les tiges sont glabres , rameuses à leur partie supérieure , d'un brun rougeâtre ; les rameaux un peu pubescens dans leur jeunesse; les feuilles alternes, pétiolées ^ rapprochées, très-ouvertes, petites , lancéolées , aiguës, roulées à leurs bords, glabres, luisantes en dessus, blanches et tpmenteuses en dessous; les pétioles articulés, très- courts » pubescens. Les fleurs sont sessiles , blanchâtres , réunies en une petite tête terminale , globuleuse , accompagnée de bractées ovales , aiguës ; leur calice est tubulé , pubescent ; la corolle fort petite ; les anthères ont deux lobes ; l'ovaire est entouré d'un disque charnu ; le style très-court , surmonté de trois stigmates obtus. Cette plante croit dans les îles de la mer du Sud. (Poir.)

PHYLIRA. (Bot,) Nom du tilleul chez les anciens Grecs« ( Lem. )

PHYLLACERA. (Bo/.) Arbrisseau de la Chine, remarquable par la riche parure de ses feuilles, et qui appartient au eroton variegatum de Linnseus. (Poir.)

PHYLLACHNE. (Bot.) Voyez Forstera. (Poir.)

PHYLLACTERIA. {Bot,) Division du genre Thelephora* Voyez ce mot. (Lem.)

PHYLLACTIS. {Bot.) Genre de plantes dicotylédanes, à fleurs complètes, monopétalées, de la famille des valérianéeSf de la triandrie monogynie de Linnseus, offrant pour caractère eisentiel : Un involucre commun d'une seule pièce, à deux

lobes aîgus ; chaque fleur munie d'un învolucre partiel ^ un rebord très-petit constitue le calice; la corolle est monopétale, divisée à son limbe en trois lobes; trois étamines; un ovaire inférieur; un style; une semence non aîgrettée..

Ce genre est un démembrement de celui des valérianes de Linné, établi sur le port de quelques espèces presque sans tige , à feuilles toutes radicales , étroites , alongées , dispo^ sées assez régulièrement en rayons autour d'un amas de fleurs resserrées , semblables aux fleurons d'une plante à fleurs composées, réunies dans un calice commun. Cet amas est formé de beaucoup de pédoncules très-courts, portant cha-* cun plusieurs fleurs rassemblées en une ombelle , munie d'un involucre général d'une seule pièce et d'un partiel pour chaque fleur.

Phyllactis spATDtéE : Phyllactis spathulata, Pers, , Synops. , i f. page 39; VaUriana spathulata^ Ruiz et Pav. , Flor, Fer., 1, tab. 68, fîg. 6. Cette plante est ramassée en gazon. Ses racines sont épaisses, divisées en plusieurs fibres grêles, d'où s'élèvent quelques tiges basses, un peu comprimées, à deux angles; les feuilles radicales, nombreuses, serrées; les caulinaires éparses , spatulées, presque linéaires, obtuses, un peu ciliées ^et pubescentes. Les fleurs sont disposées en petites ombelles sessiles, terminales, entourées k leur base de bractées en forme d'involucre; la corolle tsi blanche; son tube grêle, alongé; le limbe à trois lobes; trois étamines; les semences, couronnées par les bords du calice^ ne sont point aigre ttées.

Phyllactis a feuilles roides : Phyllactis rigida, Pers., loc. eit, ; Valeriana rigida , Flor, Per, , loc, cit, , tab. 6 S , fig. C Cette espèce a des racines épaisses, fusiformes; elles produisent des feuilles nombreuses , toutes radicales , étalées en rosette, linéaires, lancéolées, entières, longues d'environ un pouce et demi, roides , glabres, coriaces, ponctuées k leurs deux faces, terminées par une pointe presque épineuse; les hampes sont très-courtes, comprimées, portant des paquets de fleurs sessiles, réunies en une large tête plane, arrondie, entourée d'un involucre d'une seule pièce, en gaine , à deux lobes aigus ; les involucres partiels sont de même forme , très-petits ; le calice Cêt terminé par un rebord

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étroit ; la corolle blanche ; le tube grêle , alongé ; le limbe à trois lobes étalés ; trois étamines ; le stigmate est bifide ; les semences sont nues. Cette espèce croit sur les hautes montagnes du Pérou : elle fleurit dans les mois d^Octobre et de Novembre.

Phyllactis a feuilles étroites : Ph^Uactis^tenuifoliay Fers* , /oc. cit.; Valeriana tenuifolia, Flor» Per. , loc* cit*, tab. 65, fîg« D. Cette espèce a le^port de la précédente. Ses racines sont épaisses, fusiformes; ses feuilles nombreuses, sessiles, imbriquées , ouvertes en étoile , glabres , étroites , linéaires , subulées, très-entières, roides, aiguës à leur sommet, ciliées à leur partie inférieure. Les fleurs sont blanches ^ infundibuliformes ; le tube est grêle ; le limbe trifide ; trois étamines ; le stigmate a deux divisions étalées ; les semences sont nues. Ces fleurs sont disposées comme dans la plante précédente. Cette plante croît sur les hautes montagnes du Pérou. (PoiR.)

PHYLLADE. ( Min, ) Les principes que j'ai cru devoir suivre pour la spécification des roches mélangées , et la nomenclature qui a dû nécessairement l'accompagner , m'ont forcé quelquefois , pour être conséquent , d'établir des espèces qui ne montrent que peu de diflérence avec les minéraux ou roches homogènes qui en sont la base. De là on en a conclu , et avec des raisons assez spécieuses , l'inutilité >de ces espèces. '

Les phyllades étoient dans ce cas ; c'étoient ^ d'après mon ancienne définition, de véritables schistes argileux, mêlés de diflérens minéraux. La nature du mélange étoit restée vague, et le caractère des phyllades , comme roches mélangées , consistoit à être un schiste argileux hétérogène, bien différent en cela des autres roches, telles que le. granité, le gneiss, le micaschiste , le porphyre, etc., dont les composés étoient spécifiés et nettement circonscrits. On pensoit donc qu'il eût été plus simple de dire, comme on peut encore le faire dans quelques cas, schiste maclifère , schiste micacé , schiste satiné, etc.

Mais alors j'étois ramené de proche en proche au point d!où je cherchois à m'éloigner, à la confusion que je voulois éviter j celle de donner les mêmes noms à des minéraux

homogènes en masse qui renferment çà et là , accidentellement^ quelques corps étrangers , et à des masses minérales mélangées également dans toute leur masse, composantdes montagnes et même des pays entiers, et présentant toujours le même mode de mélange, soit qu^on le considère suivant la nature , soit^ qu*on Tenvisage dans ses différences de structure*

L^obligation d'être conséquent aux principes posés m'avoit donc engagé, peut-être encore plus qu'une réelle différence entre les schistes et les phyllades , à établir cette dernière espèce ; car je conviens qu'il y a bien peu de schistes argileux parfaitement homogènes , et qu'il y a beaucoup d& phyllades dont rhétérogénéité est fort p€u sensible: mais, enfin, ces deux sortes de roches existent réellement et se présentent plus sou-* rent qu'on ne croit , dans des circonstances assez différentes , pour qu'il ne soit pas possible de les laisser confondues.

Ces objections, très-fondées , m'ont été faites principalement par M. Omalius d'Halloy. J'ai cherché , d'après ces justes observations , à corriger dans mon travail ce qu'il y avoit de défectueux , et à déterminer les phyllades par une définition précise des minéraux qui les composent essentiellement.

En essayant d^opérer cette coi^rection , j'ai éprouvé la satisfaction de voir que l'espèce avoit été mieux établie qu'on ne l'avoit présumé ; car je n'ai point été forcé de la couper ni de la diviser, comme je le craignois: la définition seule étoit fautive ; il a suffi de la changer , ou plutôt de la préciser davantage , pour faire de l'espèce phyllade une roche hétérogène aussi bien caractérisée que le micaschiste , le gneiss , etc. Trè»-peu de variétés ont été exclues par cette définition ainsi amendée : c'est ce que Ton va voir dans Texposition des caractère» et des variétés de, cette roche»

M. d'Aubuisson est l'auteur de ce nom% mais , suivant les principes de l'école allemande , il n'a pas voulu distinguer , comme j'ai cru nécessaire de le faire , la considération , détermination , classification et dénomination des roches sous le rapport minéralogique , de }a considération des roches, sous le rapport géognostique ou de gisement. Il a donc donné plus d'extension que je ne le fais au nom de phyllade, en l'appli^ quant aux schistes argileux homogènes et aux roches corn-

posées dont cette roche homo^ne est la base. Nous n'appliquons le nom de phyllade qu'à ces dernières.

Le Phyllade est une roche formée principalement par voie de sédiment , essentiellement composée de schiste argileux , comme base, et de mica.

Sa structure est nécessairement fissile et souvent feuilletée.

Le mica y est toujours en petites paillettes , tant6t disse* minées, tantôt presque continues.

hes parties accessoires sont : le quarz en grains , le felspath en petits cristaux , la macle , la staurotide. Elles y sont disséminées assez également.

Les parties accidentelles y sont généralement peu nombreu* ses ; on y observe :

La wavellite en enduit ou concrétions dans les cavités et fissures.

Les grenats , très-rarement. ( Schnéeberg et Rathswald , Léonh.)

L'amphibole ?

La tourmaline en petits cristaux. (A Skrkawsky-skaly | dans la chaîne du Sud , vers Tlser , en Bohème. )

Le dîsthène»

Le talc y remplaçant des débris de végétaux.

JLe felspath en assez gros cristaux. ( Laifour , dans les Ardennes.)

Le fer pyriteux , assez communément.

Le graphite , très-souvent.

Le cuivre pyriteux , d'une manière presque invisible.

La blende. (A Andreasberg. )

La structure du phyllade est , comme on l'a établi en exposant ses caractères essentiels , fissile et même feuilletée. Les feuillets qui le composent sont souvent droits, quelquefois ondulés y comnA plissés ou gaufrés. Les divers minéraux qui sont disséminés dans cette roche , sont situés , tantôt entre les feuillets ou fissures de stratification , qui les contournent et **y appliquent exactement , comme dans le felspath aqcidentel, la staurotide, etc.; tantôt ils semblent les interrompre, les couper même : ils sont ce que nous appelons traversans , et c'est le cas de quelques petits cristaux de felspath, de quarz , et surtout des pyrites et de la macle.

Les phyllades sont formés en grande partie, et quelquefois même entièrement , par voie sédimenteuse , tels sont la plupart des phyllades pailletés; mais dans d'autres, tels que les phjllades satinés , les macliféres , etc. , Taction chimique ou de cristallisation est évidente. On voit qu^ine partie dissoute a eristalUsé dans une masse sédimenteuse , et que par conséquent les deux modes de formation sont simultanés.

Ces roches ont assez de cohésion^ surtout dans le sens perpendiculaire à la stratification. Leur cassure , dans ce sens , est inégale , esquilleuse, tandis qu'on opère dans l'autre sens une sorte de clivage qui découvre des surfaces planes ou ondulées , mais toujours unies. Cependant cette séparation par faces planes a aussi lieu dans l'autre sens ; mais , comme la direction est oblique à la surface des feuillets , elle donne des fragmens assez exactement rhomboïdaux.

Les phyllades sont tendres , tous se laissent rayer par le fer et même par le cuivre : ce dernier caractère les distingueroit suffisamment' du schiste coticule, des cornéennes , etc., si leur caractère de roche composée ne suffisoit pas.

Ils ne peuvent recevoir aucune espèce de poli.

Tousles phyllades sont opaques , et dans toutes leurs parties , même les plus minces. Leurs couleurs sont assez variées -, la couleur la plus générale est le noir bleuâtre, le gris foncé, brunâtre , verdâtre ou bleuâtre : il y en a aussi de bruns, de rougeâtres, de rosâtt'es , de jaunâtres. Toutes ces couleurs sont sales , répandues assez uniformément , ou disposées tantôt parallèlement à la stratification , tantôt en taches confluen tes.

Les parties accessoires , étant quelquefois d'une couleur différente do fond, donnent à quelques variétés de ces roches un aspect moucheté.

Action chimique. La pâte des phyllades est presque toujours fusible en un verre noir , quelquefois aussi en un verre grisâtre j ce qui arrive ordinairement quand la pâte est décolorable par le feu. Quelques phyllades rougissent en totalité ou en partie par l'action d'un feu modéré. Dans quelques cas la pâte fait effervescence avec les acides , mais cette efifervescence est foible, de peu de durée, et ne désagrège pas Iç morceau ; néanmoins les phyllades efifervescens se rappro-

client fellement des màcignos par ce caractère , qQ^on n'a plus pour les en distinguer que Faspect plus terne, la struo^ tare plus fissile. Ils ne font jamais pâte avec Feau.

Les phyllades éprouvent , par Faction de Fair et des météores atmosphériques , divers genres d'altération» La plupart se désagrègent, les uns seulement dans le sens de leurs feuillets : il en résulte une multitude de lamelles minces et régulières; les autres principalement dans deux sens : il en résulte une multitude de parties alongées prismatoïdes comme des esquilles de bois ( la plupart des phyllades calcaires des lies basses du golfe de Christiania) ; d'autres enfin à peu près également dans tous les sens , et il en résulte une multitude de débris grossièrement rhomboïdaux. Ils sont généralement très -'fragmenteux , et leurs fissures sont couvertes d'un enduit ocracé. Enfin les pyrites qui sont disséminés donnent lieu à un autre mode d'altération , qui n'est pas une simple désagrégation , mais une véritable altération chimique.

Le phyllade po^stf souvent: au micaschiste lorsqu'il perd son schiste , que le mica devient dominant et .qu'il prend de petits lits de quarz; au phtanite ; au schiste argileux ; au schiste coticule ; au psammite schistoide; au macigno, et il n'y a de différence entre cette dernière roche et quelques phyllades, que l'absence du calcaire, minéral caractéristique du macigno.

Onpeutreconnoitre dans cette roche les variétés suivantes, comme étant assez bien caractérisées par les parties accessoires au mica.

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