‹ Dictionnaire des sciences naturelles: dans lequel on traite méthodiquement des différens êtresChapitre 7 sur 41 · Le Phragmidium mucronalum, Link, ou Pucoinia rotas · texte numérisé non relu

Le Phragmidium mucronalum, Link, ou Pucoinia rotas

Decand.

3.^ Le Phragmidium ohtusum, Schoi* et Kunie^ ou Potenr tiUœ, Perspon* Voyez Pdccinia. {Ijbm.)

PHRAGMITËS. {Bot.) Ce nom gi^ec , donné par Dioscpride au roseau ordinaire, arundo, lui a été conservé comme spéci* fique. (J.)

FHRAGMOTRICHUM. {Bot.) Genre de la famille dea cbampignoos établi par Kunze, qu'il caractérise aipsi :.Spo* ridies rhomboïdales, cloisonnées ^^ opaques , séparées par des étranglemens ou isthmes cylindriques, transpareos, réunis en fibres droites, agrégés, partant d*une base . gélatineuse , mais finissant par se détacher et se disperser. Ce genre appartient à Tordre des urédinées. Le ph.. Chai7/6/u , Kunze , MycoL , 3 , pag. 84 , pi. â , fig. 4 , est la seule espèce de ce genre ; elle a été découverte par* M. Chaillet sur les cônes du- sapin aux environs de Neufchatel en Suisse. (Lbm.)

PHRENOTRIX. {Ornith.) M. Horsfiçld , dans son ArrangemerU systématique des ^oiseaux de Vile de Java, dont l'extrait se trouve pages 378 et suiv» du tome 1.^ du Bulletin des sciences naturelles, Avril 1 824 , a créé sous ce nojn , dans sa famille des cor^idce^ un genre caractérisé par la forme du bec, qui est éleyé, régulier, et. a la base bordée de plumet veloutées. Ce genre diffère des autres de la même famille, en ce que les côtés du bec sont plans, depuis le bord de la mandibule jusqu'à la carène. .L'j^spèce indiquée par l'auteur porte le nom de. temia. (Ch. D.)

PHROCALIDA. {Bot.) Voyez Mauronïa. (J.)

PHRONYME; Phronymay Latr. {Crust.) Genre de Gros- TACÉ8 de l'ordre des Amphipodes, que nous. avons décrit à l'article Malacostracés , tome XXXVIII, page 346. (Pbsm.)

PHROSINE , Phrosina. {Crust.) Autre genre de Crustacés f voisin du précédent, et décrit dans le même article, page 348. (Desm.)

PBRYGANE. {Entom.) Voyez Frioane. (C. D.)

FHRYGAjNELLA. {Bot.) Fronde filiforme 9 trés-rameus<,

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dernières ramifications sétaeëesyle phis souvent imbriquéé^v des tubercules. iermioanx contenus dans la suftst&Hcê de la fronde, ovales, rameux; fructification terminale formant un ièvt rameur. Ce genre de jplafttëii tearine», élaHi par Stackhouse 9 comprend les yî/cujT erinoides, abrotanifolius , nodicoMlis^ dàcor5> 'harhatus et cûrtcatenatas des auteurs, qui rentrent dans le genre Çysloseira de M. Agardh, et dates le genre Fucus de Lamourbùx. Voydi Fucus. (Lbm.)

PHRYGIA. {Bot.) Division du genre Centauttà de Linnsus, dont quelques auteurs ont fait un genre. Il contient les eàplècès de Cèntaurea, dont les écailles calicinales sont ciliées. (Lbm.)

PHRYMA. (Bot.) Ce genre de Forskal , qu'il ne &ut point confondire àVec h phrymà de Linnœus, avoit été réuni par Vahl à la ve)rveine sous le nom de verbena Forihalii; mais plus néceiàment il a été reconnu qu'il appartient au genre IViVa dans la même famille. ( J.)

PrtRYMA. (Bo^) Genre de plantes dicotylédonées, k fleurs complètes^ irrégulières, de la fotaiille des fahiéesy de la didy^ namit gy^nosperihie de Linnieus , offrant pouir caractère essentiel : Un calice persistant , cylindrique , k deux lèvres , la supérieure plus longue, Irifidé, rinféHèurea deux dents; une corolle labiée; la lèvre sùj^érieure Fort courte: une seule semence au fdtad du calice.

PùRtUlrA EN i&pi : Phryma Uptbètachia , Linn. , Amctn. , 3 , p. 1^ ; Làmèk. , îiU gm*, tab. 5 1 6 ; Piuken.^ Amalth., tab. 38o , flg. 5k Espèce rèmikTqaable par le caractère de ses iiges articulées à de longues distances , retaflées aux articulatiDiis , pbi^ adressées àu-dèssbs, où elles se plient et se rediressetotCMime un genou : elles sont hautes d*uh pied et ][>lus ; pireSque tétragones ; les rameatix opposés , peVi nchibreux j garnie de feuilles opl)0^es, pélioléeS, ovales, ^n peu rudes au toucher, obtuses à leut soMmet, à grosses dentelures itiëgales; les supérieures àessiles, un peu lancéolées, aiguës; les ihférieurei ^bHées sur des pétioles très -courts. Les fleih*s sont sessiles , solitailrés , o^poséeà , horizontales , écartées les unes des autres, un peu inclinées après la floraison , fbMiaht par leur ensemble un épilàche, terminal. Chaque fleur est accompagnée à sa base de, (rois bractées très -étroites, subulées;

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fiDfërieure de la longueur du calice ; les deux latérales droites et plus courtes. Lé calice est cylindrique, strié, relevé en bossî6 un ptu au-dessus dé A htise , dur, roide, tubulé, partagé eh deux lèvres à sbn orifice; là supérieure purpurine, étroite, à trois dents; rinférietfre bifide et plus courte: la coroUe blanche; le tube ût là io'ngueuir dii èallce; la lèvre «uj^érieure trés*courte , purpurine en dehè'ré, droite, prefique t)Vale , échattcrée au sommet ; Tinfiérifeùre plus grande, très-ouverte, à trois divisions, ctAe dit iniliéu plus «longée ; les iqiialre^tainiDes sont did3mamiêk, tàpprochëèi dcujc à deux; les deux supérieures plus dotirtes; les anthèreà arrondies, cenaiveht^; Tovàire est sti)périeur, oblong; le style de la longueur deà éiàmines; lé stiginat^ obhis. Le fhiit Consiste en une seule irettlence oblongue, Sillonnée d*nn càtè, renflrràiée dànii Ife fond du calice. Cette plante croit dans TAmérique septentrionale.

Le Pkrymà déhiscent de Linndeus à été converti en un genre par Neeker, sous le nom de Denhœa^ fondé sur \t calice fendu dans sa longueur à un de ses côtés, à Tépo^uè de Isc maturité ( et sur la corolle, plus réguliièi^e, app):'odfaant de telle de la verveine , tubùlée , dîviséie à sou orifite eti cinq lobes àtrondis , presque égaux. La tige est presque ligneuse k sa base ; les rameaux sont droits , peu nombreux ; lt?s feuilleii pétiolées, opposées , cunéifbrmtes à leur bàlié, aYroddies i leur pariie supérieure, pre9R|Ue ààssi iâi*ges qUfe lôAguês , un peu épaisses, munies d^ehvirUn ntûf dents; l'es fleuri disposées en grappes terminales, accompagnées de trës-petiteis brac« tées snbulées. Cette plante croit au cap de Bonne-Espérance* (Pora.)

PHRYNE, Phrynn^. {Entùik. ) Nom d'un genre d'insectes aptères , de la fahiilie des airèr^s t>ti arahéïdés , établi par Olivier pour y ranger quelques e^cfesd'àraigttéftsétirangéres, caractérisées par la longueur e^c)?sSivt et la ténuité de leurs pattes antérieures; eh outre par leur corpi aplati et parleurs palpes simulant des pattes et terminés éii griSb, comme on peut le voir «nr la figure 2, delà plàOthe 56, de 1-âtlas de ce Dictionnaire.

Le nom de phrytoé, emprunté du grec ^fùvoç-, sigûifîoit probablement un crapaud. vivant dans les Jieux secs.

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Les espèces de ce genre n'ont été observées qu'en Amérique et aux Séchelles dans les Indes orientales. Elles ressemblent un peu aux scorpions, mais elles sont privées de la queue et n'ont pas les lames en forme de branchies sous Tabdomen qu'on a appelées des peignes. On ignore leurs mœurs, mais il est très-probable que ca insectes, sont carnassiers.

Celui que nous avons fait figurer, avoit déjà été décrit par Pallas , et figuré dans le neuvième fascicule de ses Glanures zoologiques. C'est le -

PnavNE aÉNiFORME, Phrynus rerUformis ÇPhalangium lÀnn.) p que nous ayons fait peindre d'après nature. (C. D.)

PHRYNION. {Bot.) Un des noms grecs anciens, cités par Buellius, Matthiole et Daléchamps, du poterium de Dioscoride, qui est Vastragalits tragacantha, duquel découle .1a gomme adraganthe. Daléchamps le cite encore sous le nom de neiTOs. Il parle aussi d'un autre poterium, de Lobel, dont il donne la figure; c'est à celui-ci que Linnœus a conservé le nom générique de poterium avec le nom spécifique de êpino* sum. (J.)

PHRYNIUM. (jBo^.) Genre de plantes monocotylédones , à fleuiff incomplètes, de la famille des amométêy de la mo^ nandrie monogynie de Linnœus , offrant pour caractère essentiel : Des fleurs réunies en tête ; point de calice; une corolle k trois divisions extérieures très-profondes ; trois intérieures égales, soudées sur un tube filiforme; limbe à quatre lobes; une seule étamine ; un style ; un ovaire inférieur ; un stigmate creux; une capsule à trois loges; une noix dans chaq[ue loge.

Cette plante , d'abord imparfaitement connue , avoit été placée par Linné parmi les pontederia^ Loureîro en avoit fait un genre particulier, sous le nom de Ph^todesy auquel TViUdenow a substitué le nom de Phrynium*

Ph&yn|dm en TâTE : Phrynium capitatum^ Willd. , Sptc., i , page 17 ; Pontederia ovatayJJnn.j Spec; Swartz, Ohs» hol.^ 1 1 3 ; Phyllodes placentaria , Lour. , Flor. Cochin, , page 1 6 ; Naru'Kila, Rhéed., Hort» malab. ,11, page 67 , tab. 34. Cette plante s'élève à la hauteur de cinq pieds ; elle n'a point de tige proprement dite. De ses racines s'élèvent des pétioles cylindriques , très-droits , longs de quatre pieds 9 soutenant

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une feuille longue d'un pied, plane, orale, alongée , glabre , aiguë, trés-entière , coriace, à stries obliques. Du milieu de ces feuilles sortent des fleurs blanches, assez grandes, sessîles, réunies en tête, ou en une cime hémisphérique, pourvues' d'un involucre à deux folioles, et de spathes partielles, aiguës, imbriquées; les trois divisions extérieures de là corolle sont droites, subulées , égales; lés trois intérieures aiguës, réfléchies , presque égales. Un tube droit, alongé, canaliculé/ se divise en quatre lobes droits, obtus, inégaux; il n'existe qu'un seul filament soudé sur le tube^ terminé par une anthère alongée, irréguliére. L'ovaire est inférieur, ovale, m trois côtés, surmonté d'un style court, épais, terminé par un stigmate concave, incliné vers l'anthère. Le fruit est une capsule trigone, obtuse, à trois loges ;'cha()ue loge renferme une noix lisse, ovale. Cette plante croit aux lieux ombragés dans la Chine et la Cochinchine. (Poir.)

PHTANITE. (Afin.) Hatly a senti la nécessité de déterminer et de décrire, d'une manière particulière, les masses minérales, tant homogènes qu'hétérogènes qui se présentent si fréquemment et sous une si grande étendue à la surfa,ce de la terre , et qui ne sont pas assez pures , lors même qu'elles paroiasent homogènes, pour cristalliser ou pour être rapportée arec sûreté à des espèces minérales réellement déterminées. Il a ensuite senti la nécessité de donner à ces masses des noms univoques, tirés d'une langue éminemment propre aux sciences , et qui , par sa haute antiquité , n'appartient , pour' ainsi dire, en propre à aucun peuple. Il a appliqué ées principes au minéral en masse que nous avons placé parmi les' jaspes sous le nom de Jaspe schisteux , en cherchant à rendre par cette dénomination le nom de Kieselschiefer, sous lequel il est décrit dans les ouvrages de minéralogie allemands.

La place que nous avions donnée à cette pierre parmi les jaspes , étoit la seule qui nous parut lui convenir à l'époque où nous le fîmes ; car c'est une pierre éminemment siliceuse, mais elle est parfaitement opaque , et ne pouvoit donc être placée parmi les silex , qui pour nous sont toujours translucides.

C'est une pierre qui parolt renfermer de l'argile , du fer et du charbon ; elle ressemble donc au jaspe par les deux *

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premiers corps ) enfin , elle a souvent une structure sehistoïde en grand et même en petit. Plusieurs jaspes font aussi voir cette structure ; en sorte que cette pierre ne nous paroissoit différer des ja^ipçs que par la couleur et le corps qui la lui donnoit.

Mai3 ces ressemblances minéralegiques n'étant pas assez coinpl^tes^ pour étahUr une vériti^le identité d'espèces , et les positions géologiques du jaspe et du phtanite étant souvent tré^-dififérentes, nous pensons qu'il est convenable d'en* faire, avec Haily , une espèce particulière de roctie homogène ; et, en adoptant le nom de phtaoile , qu'il lui a donné , sans vouloir ctiercher à prouver la bonté de sa, signiûcatiotn , nous le substituerons à celui de Iasfe schisteux (voyez ce mot).

Il n'y a point d'analyse de phtanite à laquelle on puisse se fier : celle de Wiegleb, qu'on a rapportée à l'article du Jaspe schisteux , paroît tout-à-fait étrangère à ce que tous le^ minéralogis.tes (HaUy, d'Aubuisson , Léonhard , de Bonnard , etc.) présument de la composition de cette pierre, sans. cependant qu'aucun , à notre connoissance , l'ait encore prouvé* (B.)

PHTEUR^. (Entom.) On trouve ce nom dans Ari^tote, pour désiguer uu grand nom)>re d'animaux parasites, tels que les poux, les tiques, les ixode^, les ricins, les pycnogonons et un grand noçibre d'autres entomostracés, désignés vulg^rement sous le Qom de poux de poissons. C'est du mot çâtipiç que sont venus les noms de pkthiriase, ou maladie pédiculaire, f9^/4^iç, et àe phthirophages j mangeurs de poux, comme le sont les singes et les Hottentots. (C. P. )

PHTHIRIDE, Phtihiridium. {Enlom.} Herman iîls a donné ce nom k, Thippobosque de la chauve 7 souris, dont M. La« treille a formé le genre NrcTéaiBiE. (Desm.)

PHTHIHIE, Phthiria. {Entom.) Ce genre d'insectes diptères, formé 'par M. Meigen, renferme les volucella pygmœa et minuta de Fabriçius. Il ne diffère des bombyles, de la^ famille des sclérostomes, qu'en ce que les deux premiers articles des antennes sont courts et é|^ux , et que le dernier est en fuseau*

Ces petits insectes, dont le corps est simplement pubescent et non velu, se trçuvent dans les lieux secs sur 1^9 flçurs. (Dbsm.)

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PHTHIRION. (Bot^) Daléchamps indique, çt %urç sous ce nom une plante qu^il croit être une crête -dç-cpq^. rJiimin^ thus;inai8 qui, à cause de son port et de ses feijûUes pennées, appartient plus certainement au genre Fedicularis, dont il lui donne inéme le nom comme synonyme, parce qu'elle engendre, dit-il 9 des poux aua^ moutons et Am% chevs^ui; qui pais^ sent dans les prés où ^lle abonde. Il «joute ((ue les All^m^pds, la nomment ^rai/arodel. (J.)

PHTHIROCTOJSON. (JBo^.) Nom grec dç la.staphysaîgre, ielpkinium sta^Ji^ysa^ia, suivant C« B^uhip. (J[«}

PHTHIROPHAGSS. (Zox^Z. ) Ce nomiest donné, aux aniipaux qui massent dçs poux. Plusieurs peupli|d^ d'honn^pcies sont, plitbiropîiageç. (^esm.)

PHTHORE ou PHTORE. ( Çhîm.) M. Ampère a don^é cç nom à un corps çinjiple cjQ^buran^fu'il suppose (ormer Pacide fluoriq^yç, lprsqv,'il çs< uni à, rhydragèjae.

Le pii^t^qrç if^^ pf>\^,t encore été obtenu à Pétat de pureté» Il a des aSj^tés si. énergiques, qWil est difficile de le chasser de ses cftmtiipai^nai; çt» e9 second lieu , il ag^t $ur un st grand 4oqil)jçe de cprps, qjv'il u> p^ ^^é ppssii)le jusqu'ici de se procurer des vais&eau^c s^r^ls^ ip^ti^re desquels il u* exerçât P9S d'acti^on corrosive : c'est méipe de cette action qu'est dérivé son noip '. Les caractères du pli,th.ore ne sont donc, tirés qyç de 8e&, çombii^iiçoBS , et tout Part du chimiste est jusqu'à pré9ep,t rédHil .^ faire passer ce corps d'une oom* binaison da,vA un^ autre.

Les co^inbip^jPXis caraçtjéristiques du, p^tl^prç sont : PAcidu AYoaoFB^cu^qnç (vo^ez ce mpt)y Vaçi^e pjht^rpborique (voyei PuTOfiOBoaiQUE [Acide], et Pacidé phiorosilicii^ue (voy«< PaiOROsiiLG^QUç^ [ AçipE ]. 11 s'unît çt forjpe en outre, a^vec la plupart d|es i^ét^uxy des cpippo^és appelés phtof/res. (Ch.)

PHTORA. (Bot.) Lobel et d'auti^es citoient sous ce. nom le ranuneulus thora, (J.)

PHTOROBORIQUE [Acide]. (Chim.)

Synonymie et composition.

Dans Pbypothése des hydracides , appliquée*par M. Ampère aux composés fluoriques , l'acide phtoroborique est un corn*

' Phthore est Xxré du grec $^Ufm^ corrumpo. <

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pose de phtofe et de bore ; dans Thypothése des oxacides, cet acide est un composé d'acide iluorique et d*acide borique. Il est désigné par le nom diacide Jluohorique,

Préparation^

Premier procédé. MM. Gay-Lussac et Thénard Font préparé, les plremiers, en chauffant dans un tube de fer, qui communiquoit à une cloche pleine de mercure au moyen d'un tube de verre , un mélange de 3o grammes d'acide borique vitrifié et de 60 grammes de phtorure de calcium. A une température élevée, une partie d'Acide cède son ôxigène au calcium; il en résulte de là chaux ^ qui s'unit k l'acide borique indé- Gomposé, tandis que le phtore s'unit au bore et forme le gaz qu'on recueille sur le mercure.

Deuxième procédé. M-, J. Davy a simplifié ce procédé de la manière suivante. Il met dans une fiole à médecine un mélange de 1 partie d'acide borique vitrifié et de 2 parties de phtorure de calcium, réduites en poudre impalpable; il verse par-dessus 13 parties d'acide sulfurique à i,85; il adapte un tube recourbé à la fiole et l'engage sous le mercure. A l'aide de la chaleur le calcium s'oxigène aux dépens de l'acide borique ; le bore s'unit au phtore , et la chaux k l'acide sulfurique. II. faut chauffer asser doucement pour ne pas faire bouillir l'acide sulfurique. Si l'on employôit une quantité d'acide inférieure à 12 parties , l'eau qui seroitmîse en liberté dissoudroit tout le gaz phtoro-borique ; si l'on mettoit plus de xà parties d'acide sulfurique , celui-ci le dissoudroit. C'est sur la fin dé cette opération que se dégage un composé visqueux dlicide sulfurique et d'acide phtoro-borique.

Quand on vêUt obtenir de l'acide phtoro-borique dissous dans l'eau,' on adapte un tube de sûreté à la fiole qui conrtient le mélange ci-dessus , et on fait plonger le tube dans une éprôuvette contenant de l'eau.

Propriétés.

Il est gazeux,,. incolore. Il a une odeur piquante comme celle de l'acide hydrochlorique ; on ne sauroit le respirer sans être suffoqué : il éteint les corps en ignition et rougit trèsfortement le tournesol.

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Sa pesanteur spécifique est de 2,37 1«

Il est sans action sur le verre ; mais il en exerce une trésvîve sur les matières organiques : il les charbonne en déterminant une formation d'eau aux dépens de leur oxigène e£ de leur hydrogène. On peut le toucher sans être brûlé.

Il ne peut être liquéfié par le froid.

Il n'est pas décomposé par la chaleur et la lumière.

Le gaz oxigène sec et les corps combustibles simples ef composés non métalliques n'ont aucune action sur ce gaz.

L'acide phtqro - borique a une action extrêmement forte sur l'eau; car, quand on débouche sous l'êau un flacon d'un litre qui en est rempli , le liquide s'élance avec une telle force dans le flacon, qu'il peut le mettre en pièces. D'après M. J. Davy, 1 mesure d'eau peut en dissoudre 700 de gaz phtoro- borique ou environ deux fois son poids. La glace même l'absorbe avec rapidité. Il se dégage beaucoup de ca* lorique pendant la liquéfaction du gaz , et l'eau augmente beaucoup de volume. Quand l'eau est aussi saturée d'acide que possible , elle est caustique et fumante ; elle a une pesanteur spécifique de 1*77. Elle charbonne les matières organiques. Quand on la chaufi*e , elle perd le cinquième de son gaz , et le résidu est encore caustique et fumant. Il peut s'élever à la distillation et se condenser ensuite sans éprouver de changement. 11 n'entre en ébullition qu'à une température supérieure à 100. 11 a beaucoup d'analogie avec l'acide sulfurique*

La grande affinité de l'acide phtoro-borîque le rend trèspropre pour reconnoître si un gaz est parfaitement desséché. En effet, si on mélange un gaz humide avec le gaz phtoroborique, il se produit sur-le-champ une fumée blanche, duc à la condensation du gaz acide par l'humidité, ainsi que MM. Gay-Lussac et Thénard l'ont observé.

Quand on met de l'air ou du gaz oxigène , du gaz hydrogène, du gaz oxide de carbone, du gaz acide carbonique, du gaz hydrogène carburé, du gaz hydrogène phosphuré , du gaz hydrogène sulfuré , du gaz acide sulfureux, du gaz azote, du gaz oxidule d'azote, du gaz nitreux, de la vapeur acide nitreuse, du chlore, Hu gaz hydrochlorique , desséchés au moyen d'un contact de plusieurs heures avec l'un ou l'autre /jo. 5

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