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famille des aristolochiées, qui comprend des plantes à racines tubéreuses , à tiges basses, et dont les fleurs sans aucun éclat naissent presque de la racine et sont cachées sous les feuilles, Leur calice est d’une seule pièce, en coupe, renflé, et divisé jusqu'a moitié en trois découpures pointues. Les étamines sont au nombre de douze environ; elles portent des anthères oblongues et attachées vers le milieu des filamens. Le style est court, terminé par un stigmate à six divisions ouvertes en étoile. Le fruit est une capsule à six loges.
L'AsARET D'EUROPE, vulgairement le Cabaret, la Rondelle, l’Oreille d'homme, l’Oreillette, le Girard-roussin, le Nard sauvage, Asarum europæum, Linn. Fior. Dan. 665. C’est une plante trés-basse, qui conserve toujours sa verdure. Ses feuilles naissent par paires : elles sont en forme de rein, obtuses, un peu coriaces, vertes et lisses en dessus, légérement velues en dessous. Elles sont améres et âcres, et. donnent la couleur rouge au papier bleu. Dans une herborisation au parc de Vincennes, où j’avois cueilli et mis dans une boîte de fer-blanc quelques pieds d’asaret avec une taupe vivante, j’observai qu’ils avoient produit sur cet animal l'effet d’un poison violent, car au bout one quart d'heure elle étoit morte.
Les racines sont améres, OR nauséeuses et d’une odeur assez forte. Elles provoquent fortement le vomissement; on les donne en poudre ou en infusion, et lorsqu'elles sont administrées à propos, elles font l'effet d’un remède altérant et diurétique, surtout dans les maladies chroniques et les fièvres intermittentes. Les feuilles purgent plus violemment que les racines séchées et réduites en poudre : elles sont un fort sternutatoire, qui passe pour un bon reméde dans les maux de tête invétérés. Les maréchaux font prendre de la poudre de la racine aux chevaux, pour les guérir du farcin.
On connoît deux autres espèces d’asaret, l’une du Canada, et l’autre de la Virginie; mais elles n’offrent rien d’inté-. . ressant.
Asarum, sans ornement ( ou, en grec, je worne pas), parce que, suivant Pline, cette plante n’étoit jamais employée à faire des couronnes de guirlandes. (J. S. H.)
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ASARIAPALA. ( Bo.) Voyez ADnsARtIAPALA.
ASARINE (Bot.), plante que Tournefort distinguoit du muflier par sa capsule non ovale, mais sphérique. Linnæus, qui n’a pas regardé ces signes distinctifs comme suflisans, a confondu les deux genres. Voyez Murzier. (J.)
ASAROÏDES (Bot.), nom donné par quelques auteurs à la famille des plantes ARISTOLOCHIÉES. Voyez ce mot, ( 3.)
ASBESTE. (Minér.) Cette substance est une des plus remarquables du règne minéral; elle prête par son aspect, sa texture, sa flexibilité, à ces rapprochemens forcés que les anciens naturalistes cherchoïent avec complaisance à établir entre des corps souvent trés-différens par la nature : comme ils étoient moins savans que les modernes sur la composition des minéraux, qui fait cependant leur caractère essentiel, ils attachoient une grande importance à leurs qualités extérieures. à
La texture fibreuse de l’asbeste, son éclat souvent soyeux, la facilité avec laquelle on en sépare les filamens extrémement déliés, flexibles et élastiques, peuvent le faire comparer à la soie ou au lin, pour en rendre la description plus sensible ; maïs les anciens ont été conduits trop loin par cette ressemblance, lorsqu'ils ont dit que l’asbeste étoit un véritable lin fossile, desséché par l’ardeur d’un soleil brülant. Si l’asbeste n’est pas toujours flexible, sa texture est toujours fibreuse ; ses fibres, quelque roides qu’elles paroissent, jouissent toujours d’un peu d’élasticité: elles ne sont point assez dures pour rayer le verre, et elles donnent une poussiére qui est douce au toucher. C’est par ces caractères que l’asbeste nommé dur se distingue de la grammatite et de l’actinote fibreuse, les seules pierres avec lesquelles on pourroit le confondre.
Quoique diflicile à fondre en masse, l’asbeste se fond aisément au chalumeau, lorsqu'on n’y expose qu’une petite quantité de ses filamens; et la chaleur d’une bougie suffit même pour faire fondre un filament isolé. Le verre qu’il donne a une teinte verdâtre.
L’asbeste plongé dans l’eau absorbe ce liquide avec plus ou moins de facilité, selon la nature des variétés que l’on
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soumet à cette épreuve ; 1l se gonfle et se ramollit un peu. ; Quoiqu’on ne l'ait pas encore vu cristallisé nettement, les filamens de l’asbeste dur sont assez gros pour que Haüy ait remarqué que c’étoient des prismes rhomboïdaux.
Tels sont les caractères généraux de l’asbeste ; sa pesanteur spécifique est trop différente selon les variétés pour qu'on la donne ici : nous indiquerons celle de chaque-variété.