‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistes (volume 2)Chapitre 56 sur 160 · AE · texte numérisé non relu

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C'est un arbuste rameux , qui s'élève à environ deux pieds de hauteur ; sa tige est brune, et ses rameaux sont couverts de feuilles presque semblables par leur aspect à celles de la: bacille, crithmum maritimum. L. Ses feuilles sont vertes, étroites et découpées à plus de la moitié de leur longueur, en trois ou cinq segmens linéaires. Les fleurs sont: disposées en corymbes simples au sommet des rameaux. Les écailles calicinales sont colorées et marquées d’une tache verte ou brune vers leur sommet.

Cet arbuste, originaire du cap de Bonne-Espérance et de l'Ethiopie, est cultivé dans ie jardin du Muséum d'histoire naturelle, où il est couvert de fleurs pendant la plus grande partie de l'été. L'hiver, on le conserve dans une bonne orangerie, où sous châssis : il se multiplie aisément de marcottes ou de boutures. 4

ÂTHANASIE ANNUELLE, Athanasia annua, Linn.; Herm. Hort. tab. 227; Lonasinodora, Gærtn. 2, tab. 165, f. 5. C’est une plante d’un aspect agréable par la tit de de fieurs d’un jaune brillant dont elle se couvre à la fin de l’été, et qui durent long-temps. Sa tige est droite, striée , haute de neuf à dix pouces, presque simple et nue. À son extrémité elle est garnie de feuilles alternes , glabres : les inférieures sont rétrécies en pétiole vers leur base , découpées et comme palmées à leur sommet ; les supérieures sont pinnatifides, à folioles linéaires et subulées. Les fleurs naissent en corymbe simple et serré ; les écaiiles de leur calice sont obtuses, semblables aux paillettes du réceptacle, et bordées de jaune. Les graines ont un rebord membraneux, tronqué obliquement et denté. $

On cultive cette espèce au dis du Muséum d’histoiré naturelle. On sème ses graines au printemps sur couche, ou en place dans une terre légère et substantielle, à l’exposition du midi. (D.P.)

ATHANOR. ( Chim.) L’athanor étoit un fourneau, muni à l’une de ses extrémités d’une tour remplie de charbon, qui tomboit peu à peu à mesure qu'il s’en usoit dans le foyer, et qui devoit suflire pour plusieurs jours de suite sans qu’on en remît. Cet instrument, qui ne servoit que dans de longues opérations alchimiques, n’existe plus dans

A D EE | 1278 les laboratoires actuels, dont de pareilles opérations sont bannies, comme les idées d'aprés lesquelles on les entreprenoit. (F.)

ATHÉCIE (Bot.), Minas Gærtner (v.1,p.141,t.28) donne ce nom à une baie communiquée par Forster, semblable pour la forme à celle du triosteum, et présentant, comme elle, un calice supérieur à cinq divisions; elle renferme une seule graine , dont l'embryon dicotylédon, à radicule courte, à lobes allengés et planes, est placé hors du centre d’un périsperme cartilagineux qui l’entoure. Ces indications sont insuffisantes pour rapporter cette baie à un genre connu. (J.)

ATHENÆA. ( Bot.) Schreber et Gmelin ont déérid sous ce nom l'ircucana, arbrisseau de la ÉITLEE figuré par Aublet, t. 127, que le a réuni avec raison à l’anavingue. ti)

ATHÉRINE. (Ichtyol.) Tous les naturalistes modernes, à l'exemple de Linnæus, ont adopté ce genre de poissons osseux et abdominaux, trés-voisin des harengs.

Caract. gén. Les athérines ont le corps comprimé et couvert de petites écailles transparentes; la partie supérieure de la tête un peu aplatie; deux sillons et une crête entre les yeux; deux pores en avant des yeux et deux sur la nuque ; les mäàchoires garnies de dents nombreuses ef petites ; les opercules des ouies un peu anguleux et composés d’une seule pièce; la membrane des branchies garnie de six rayons, huit nageoires, dont deux sur le dos, etune bande longitudinale argentée sur chaque côté.

Les athérines sont de petite taille, et vivent tous dans la mer.

1. ATHÉRINE 30EL, Afherina hepsetus, Linn. Ce poisson a douze rayons à la nageoire de l'anus; l'ouverture de la bouche assez grande : la caudale est fourchue et a dix-huit rayons ; les côtés de la tête et le milieu des flancs sont argentés, avec le dos et le dessous du corps rembrunis : on’ voit quelques mouchetures noires sur les écailles ; enfin le corps est transparent. |

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