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la fable, est ceusé porter le ciel. Voyez VERTÈBRE, ÉPiNE
et Têrs. (C.)
ATLÉ( Bot.), arbuste trés-commun en Égypte, où il sert presque exclusivement de bois à brüler. C'est le tamarir orientalis de Forskal, qui a été figuré, pl. 9, dans le Voyage de Sonnini en Ééyntes Voyez Tamarrs. (Mas.) :
ATMOSPHÈRE (Phys.), masse fluide qui enveloppe un corps solide. On donne en particulier ce nom à la masse d'air qui environne la terre et à l’espace qu’occupe cette masse. L’atmosphére n’est pas composée d’air seulement ; ce fluide y est mêlé et combiné avec toutes les émanations volatiles qui se produisent sur la terre ; il s'empare surtout de l’eau, dont il rase la surface (voyez Évaroratio ): de là résultent la plupart des phénomènes désignés sous le nom de Méréores (voyez ce mot); et pour les propriétés physiques du mode atmosphérique, consultez l’article Arr.
L’étendue de un n’est pas encore bien déterminée. On sent qu’elle ne doit pas finir brusquement à une certaine hauteur, puisque l'air devient d’autant plus rare qu’il est moins chargé; mais on n’a aucun moyen de savoir quel est le ur Sd ténuité de ses dernieres molécules : tout ce qu’on peut faire à cet égard, c’est de calculer, par des phénomènes dont la cause est connue, la limite de sa densité à des hauteurs trés-considérables.
On sait, par exemple, que le crépuscule est dû à la réflexion ds rayons solaires par la partie supérieure de l'atmosphère; et connoissant l’abaissement du soleil audessous de l'horizon, lorsque cette clarté commence le matin ou cesse le soir, on peut en déduire la hauteur de la derniére couche d’air capable de réfléchir la lumiére, Les astronomes s'accordent assez à fixer le terme de cette réflexion lorsque le soleil est à dix-huit degrés au-dessous de l’horizon : il en résulte que la couche dont il s'agit est de sept à neuf myriamétres (seize à vingt lieues) de hauteur. Mais cette couche est-elle la plus élevée ? et d’ailleurs quel fond faire sur une détermination tirée d’un phénomène qu'il est impossible de circonscrire dans des limites précises? ,
a Le De Re
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Si la densité de l'air étoit partout et toujours celle quil montre au niveau de la mer, à la température de la glace fondante et lorsque le baromètre est à soixante-seize centimètres, sa hauteur seroit égale à soixante-seize centimetres multipliés par le rapport de la pesanteur spécifique du mercure à celle de l'air, ou de sept mille huit cent quinze mètres (4o1o toises ). |
Les nuages, par leur pesanteur spécifique, ne peuvent guères s'élever au-dela de quatre - -vingt-neuf hectomètres (deux lieues).
La terre n’est pas le seul corps du système planétaire qui soit doué d’une athmosphère ; les expériences de Bouguer sur l'intensité de la lumière que nous envoient les différentes parties du disque du soleil, font présumer que la diminution de son éelat vers ses bords est due à une atmosphére épaisse qui l’environne : cependant cette atmosphère, dont Mairan s’est servi pour expliquer les aurores boréales et la lumière zodiacale, a une étendue beaucoup trop petite pour produire ces phénoménes; car devant se terminer à la distance où l'attraction que le - soleil exerce sur ses molécules est balancée par la force centrifuge imprimée par la rotation, elle ne peut même arriver jusqu'a l’orbite de Mercure. On prouve aussi, par les principes de l’hydrodynamique, qu’elle doit prendre la forme d’un ellipsoïde dont le petit axe est au moins les trois quarts du grand ,-bien éloignée par conséquent de la forme lenticulaire que lui supposoit Mairan.
Schroter a cru aussi reconnoître à Vénus une athmosphère assez étendue et ayant une force réfringente à peu près égale à celle de l’atmosphère terrestre. On est presque assuré que Jupiter a une atmosphère trés-sensible. Quant a celle que quelques astronomes ont cru remarquer à la lune, sa densité pourroit à peine égaler la milliéme partie de celle de l’atmosphére terrestre; elle seroit à peu près aussi rare que l’air qui reste sous le récipient d’une bonne machine pneumatique après qu’on y à fait le vide autant qu’il est possible. (L.)
ATMOSPHÈRE. ( Chim.) L’atmosphéere, RARES chimiquement, offre plusieurs rapports également intéressans pour
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faire concevoir les phénomènes de la nature ou les APÉtAr tions de l'art. : : Comme masse de fluide élastique enveloppant le globe;
atmosphère, par son poids, par sa pression, tient a l’état
liquide une foule de substances, telles que l’eau, le mercure, l'alcool, les acides, etc., qui sans cette pression prendroient la forme gazeuse. Elle s'oppose à la vaporisation, à l’ébullition, à l’effervescence ; elle les diminue, les limite ou les arrête. Ces phénomènes augmentent sur
les hauteurs et s’affoiblissent dans les profondeurs : ils ex-.
pliquent la différence des opérations chimiques faites dans lé vide , dans des vaisseaux fermés, ou avec le contact de l’air. Comme corps mobile, agité, susceptible de variations dans sa température, sa sécheresse, ses mouvemens, ses courans, l’atmosphère renouvelle les surfaces des liquides, les dissout, les enlève, s’en sature, et présente un composé diversifié et jamais entiérement semblable à ce qu’il a été ou à ce qu'il doit être dans des temps ou antérieurs ou postérieurs à celui dans lequel on l’étudie.
Comme composé de gaz oxigène, de gaz azote, de gaz
acide carbonique, d’eau, de calorique, traversé par la lumiere et l'électricité dans des proportions qui varient perpétuellement, l'atmosphère est un immense réservoir, un vaste laboratoire où s'exercent sans interruption des opérations chimiques de température élevée ou abaissée, de dissolution ou de précipitation d’eau, de décharges électriques, de mouveinent accéléré ou ralenti, de déplacemens partiels, de dilatation ou de resserrement; d’où dépendent tous les météores qui l’agitent, qui la parcourent, . Ja sillonnent, l’obscurcissent ou l’éclaircissent, l’embrasent, la modifient, la renouvellent , -etc.
Enfin, comme milieu nécessaire à l’existence d’une foule d'êtres organisés, elle entretient la végétation des pan la respiration et la vie des animaux.
Tantôt l’atmosphére dessèche les surfaces et les terres humides; tantôt elle humecte les sols arides, suivant la proportion d’eau qu’elle enlève ou qu’elle dépose. Elle fait cristalliser quelques sels; elle produit l’efflorescence ou la déliquescence de beaucoup d’autres : elle est en
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ATO 267 partie absorbée par tous les corps combustibles ; elle les ‘brülie : elle colore quelques substances : elle en décolore et blanchit quelques autres : elle. ajoute du poids à certains corps, et les oxide ou les acidifie; elle diminue la masse de plusieurs autres : elle reçoit les vapeurs ou les effluves de tout ce qui peut se volatiliser ; elle est le grand récipient de toutes les décompositions putrides et lentes. Elle transporte de grandes quantités de matières volatiles d’un dieu dans un autre; elle entretient la circulation des eaux des mers dans l’air, et de celui-ci sur les montagnes. où elle les verse : elle porte les poussières fécondantes et les graines végétales à de grandes distances; elle est aussi le véhicule des œufs et des myriades d’animaux dans des contrées fort éloignées de leur première habitation. Elle joue donc un grand rôle dans tous les phénomènes naturels, et doit être étudiée avec soin par le chimiste, pour qui elle explique beaucoup d’effets. (EF.) 2 ATOA (Bot.), nom brachmene du corossolier écailleux. Les Portugais le nomment atocira et atas; c’est l’atte ou attier des Colonies fançoises. (J.).
ATOCA ( Bot.), nom que porte, dans le Canada, le can-. neberge, vaccinium oxycoccus, L., espèce d’airelle. OT.)
ATOCALT. (Entom.) C’est, dit-on, le nom qu’on donne * au Mexique à une espèce d’araignée dont la toile est comme irisée. (C. D.)
ATOCIRA. ( Bot.) Voyez ArToa.
ATOLLI (Économ.), bouillie faite dans le Mexique, suivant Hernandez, avec la farine de maïs, dont on varie le goût et la préparation par divers mélanges, et que les médecins du pays emploient en médicament avec succest (NT
ATOME (Entom.), de ÂTouoc (atomios), qui ne peut. être, ou n'est pas divisé.
Latreille à désigné sous ce nom un genre d'insectes aptères, dans lequel il fait entrer le ciron parasite de Dégéer, parce que la bouche de ce petit animal n'est qu’un simple trou. Il l’auroit dû appeler plutôt astome ; car,
puisque c’est un insecte, il offre nécessairement des arti- - eulations, et le nom d’atome ne peut lui convenir. (C.D.)
ATOPE (Entom.), Atopa, nom d’un genre d’insectes coléoptéres de notre famille des sternoxes ou thoracicornes, établi par Paykull et adopté par Fabricius ; quoique la premiére distinction en ait été faite par Latreille, qui, ayant reconnu que ces insectes différoient beaucoup des cistéles avec lesquelles on les avoit dabord placés, en avoit fait le genre Dascile, nom donné par les Grecs à une. sorte de poissons. Ce nom d’atope est tiré du grec, et signifie qui n’est pas dans son lieu, de « privatif et de ré7roc ( Éopos), lieu : ce qui indiquera par la suite que les atopes, qui ont cinq articles aux tarses, avoient été placés à tort avec les. cisteles, qui n’ont que quatre articles seulement aux tarses postérieurs. k
Les atopes ont les élytres dures, longues, couvrant le ventre; les antennes filiformes, dentelées ; le corps aplati; le corselet terminé en arrière par deux petites pointes, arrond?, un peu plus étroit, formant un capuchon en devant : l’avant-dernier. article des tarses est bilobé.
Ce genre differe des cébrions, parce que ces insectes ont les articles des tarses simples : on les distingue des taupins et des buprestes, parce que leurs longues antennes ne se retirent pas sous une rainure du corselet, et qu'ils n’ont ni cavité ni saillie au sternum en dessous.
On ne connoît pas du tout la manière de vivre de ces insectes, dont il n’y a qu’une seule espèce en Europe: c'est l’atope cervine, alopa cervina, Dégéer, Insect. t. 4, p.235, N°6; la vrilette fauve velue, Fabr., atopa cinereæ el cervina, Syst. eleuth. t. 2, pag. 15.
Caract. Testacé; à poils courts veloutés; antennes et pattes
fauves. aber
On a fait deux espèces du mäle et de la femelle. Dégéer en a donné une fort bonne figure et a montré le ° nombre des articles aux tarses. On les trouve sur les fleurs. (G.:D:9 |
ATOTO (Bot.), nom d’une espèce d’euphorbe, euphorbia atoto, trouvée par Forster dans les îles de la Société. (J.)
ATOTOTL. ( Ornith.) Ce nom, sous lequel le pélican est connu au Mexique (voyez Arcarraz), a aussi été donné par
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Hernandez à un petit oiseau qui habite les lacs de cette contrée, et qui a la taille du moineau, avee le plumage blanc en dessous, et varié de fauve, de blanc et de noir . en dessus : il niche dans les joncs et y fait entendre, pendant toute la journée, un petit cri qui ressemble à celui de la souris. Voyez Acotorroquicuaitr. Le même nom à encore été appliqué par Séba, Thes.1,p.116, pl. 72, f.7, à l'espèce de grimpereau désignée par Buffon sous la dénomination d'oiseau pourpré, certhia purpurea de Linnæus. (Gh: D). : |
ATOTOTLOQUICHITL. (Ornith.) Voy. AcoTotLoQuiIcHirTr.
ATOULLY.(Ichtyol.) C’est un poisson qui habite dans les rivieres de l’île S. Vincent, et que Bloch a nommé muge plumier. Voyez Muer. (F. M. D.)
ATRACTOBOLE (Bot.), Atractobolus, genre de plantes de la famille des champignons, établi par Tode, conservé par Gmelin, et dont Persoon ne paroît pas avoir fait mention.
Caract. gen. Substance sessile, cupuliforme, operculée, d’où sortent par explosion des vésicules séminiféres.
On ne connoît qu’une espèce de ce genre, dont nous ne pouvons donner aucune idée à nos lecteurs, faute de n'avoir pu nous procurer l'ouvrage de Tode, qui est très-rare en France. Gmelin n’en donne aucune description; il la nomme atractobolus annularis. (P.B.)
ATRACTOCÈRE ( Entom.), nom donné par Palissot-Beauvois à une espèce d’insecte, qu'il décrit comme genre nouveau dans le Bulletin des sciences de la société philomatique. Linnæus avoit indiqué ce coléoptére sous le nom de nécy-
dale courte-corne. Le nom nouveau paroîft composé de
deux mots grecs, Arpzuroc (atracios) fuseau, et de xnexç (keras) corne, antenne. (C. D.)
ATRACTYLE (Bot), Atractylis, Linn., Juss., Lam. IlL t. 660: genre de Done de l’ordre des cynarocéphales, composé de onze espèces : ce sont des herbes vivaces ou annuelles dont le plus grand nombre croît en Afrique, dans le midi de l’Europe ou dans l'ile de Crête ; les autres ont été observées au Japon et au Mexique. Leurs fleurs sont composées