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confondues par Linnæus avec les cocotiers. Elles sont épimneuses et d’une petite taille. Leur tige est coupée dé distance en distance par des nœuds , a chacun desquels est attachée une feuille ailée. Entre les feuilles supérieures sont placés des régimes, dont la spathe est d’une seule pièce, et qui portent des fleurs mâles et des fleurs femelles. Leur calice est à six divisions, trois extérieures profondes, et. ‘trois intérieures ( corolle) moins profondes. Il contient six étamines dans les fleurs mâles , et dans les femelles un ovaire à trois stismates, qu’il accompagne dans sa maturité, ë et qui devient un fruit charnu semblable à une cerise. Le noyau est percé, à son contour, de trois trous, et renferme une graine qui a trois cavités. Re à aux trous de la coquille. L’embryon est placé sur le côté de la graine, au lieu d’être situé à la base, comme dans les cocotiers. Le bactris minor de Jacquin, nommé cocos guineensis , cocotier de Guinée, par Linnæus , et avoira canne par Aublet, croît au bas des collines, sur la lisière des prairies naturelles de la Guiane, et aux environs de Carthagène. Ses racines tracent sous la terre et produisent une grande quantité de tiges, droites, grosses comme le pouce, et hautes . d'environ six pieds; elles sont enveloppées par les gaînes épineuses que forment les feuilles. Celles-ci, placées de’ distance en distance sur toute la tige, sont longues d’en- .viron trois pieds; et leur pétiole, épineux comme la gaîne, porte de chaque côté des folioles étroites comme des lames d'épée. La spathe, aprés la floraison, accompagne les régimes, qui se courbent sous le poids des fruits. Ceux-ci, d’une couleur noire pourprée, sontun peu aigrelets et gros comme une cerise : on les mange pour se désaltérer, et on en prépare, par la fermentation, une boisson vineuse. C’est avec la tige de ce palmier qu’on fait les cannes noueuses, noires ét luisantes, connues en Europe sous le nom de cannes ‘ de Tabago. Leur préparation consiste , aprés avoir. dépouillé les tiges Dee gaînes des feuilles qui les revêtent comme une écorce, à les enfouir pendant quelque temps dans de la vase, et à les frotter ensuite pour leur donner le poli. Le bactris major de Jacquin croît, comme le précédent, aux environs de Carthagène : à la grandeur prés, qui est
‘une fois plus considérable, il offre les mêmes caractères. Ses fruits sont gros comme un œuf de poule et servent aux mêmes usages. (Mas.) BACULITE (Molil.), Baculites, Lam. Lamarck rapporte ä ce genre qu'il a institué, le fossile publié par Faujas sous le nom de corne d'Ammon droite, et figuré dans son Histoire naturelle de la montagne de S. Pierre de Maëstricht, t. 21, f. 2 et 3. Le même auteur pense que l’on A réunir les fossiles représentés f. 313 jusqu’à 316, t. 49 du Traité des pétrifications de Bourguet. Les AE Tolites ou fausses Les ne sont que des portions séparées de ce fossile, qui, empilées et articulées les unes sur les autres, Rae un moule de coquille droit, à peu prés cylindrique, légèrement conique, à parois internes articulées par des sutures sinueuses. Les cloisons transverses sont imperforées, caractère qui les distingue essentiellement de celles des ammonites; maïs elles sont, comme dans ces dernières, lobées et découpées dans leur contour. Les baculites se rencontrent beaucoup moins fréquemment que les ammonites. ( Duv.) | BADA, Bapas. (Mamm.) Voyez ABADA, - BADALWANASSA (Bot.), nom d'une espèce de lyeo- “pode, dans l’île de Ceilan. (J.) BADAMIER (Bot.), Terminalia, Linn., Juss., Lam. Ill. pl 848, genre de plantes de la famille des myrobalanus , composé de cinq espèces d'arbres ou arbrisseaux des deux Indes , remarquables par la beauté de leur port et par leurs usages. Ils ont de grandes feuilles entières , placées sur les nœuds ou à l’extrémité épaissie des rameaux, où..elles forment des touffes avec de longs épis de petites fleurs. Cellesci n'ont point de corolle ; leur calice, adhérent, divisé par ‘le haut en cinq parties étalées en étoile, contient dix étamines, et un ovaire inférieur surmonté d’un style terminé par un stigmate simple. La plupart des ovaires avortent ; les autres dE des espèces de noix un peu aplaties, et entourées d’un rebord relevé d’un côté de maniëre à les faire paroître concaves. Le Dean renferme une graiie dont l'embryon est roulé en spirale.
“Le BADAMIER DE Mazapan, Terminalia Catappa, Linn.,,
rt BAD
Rhéed. Mal. vol. 4, p. 5, t. 3 et 4, grand arbre, d'une:
forme pyramidale comme les sapins, nommé adamaran sur la côte Malabare. Ses branches, étendues horizontalement,
partent en étoile, d’étage en étage. Leurs feuilles ) lon-
gues d’un 'demi- pied, ovales et surmontées d’une pointe, ont le bord crénelé et leur surface inférieure velue : elles forment sur les rameaux des touffes très - -rapprochées, et sont entremêlées d’épis de fleurs blanchâtres. Dans le Malabar, où cet arbre croît naturellement, on le cultive pour la décoration des jardins. On sert les amandes de ses fruits , sur les meilleures tables de l’Inde; elles ont la saveur des noisettes. Rhéede nous apprend qu’on en exprime une huile comparable pour la bonté à celle d’olives, et qui a sur cette dernière l’avantage de ne point rancir. On en. fait aussi des émulsions, comme avec nos amandes douces. ‘Les Indiens emploient le suc des feuilles, mêlé avec de l’eau de riz, contre la colique et.les maux de tête qui ont pour tause une mauvaise digestion.
Le Bapamier Des Moruques, Terminalia moluccana, Lam. Encycl., a été long-temps confondu avec l’espéce précédente. Il en différe par ses feuilles, qui sont polies sur les deux faces et entières à leur bord. On l’empluie à Batavia pour la décoration des places pans Ses amandes sont trés-bonnes à manger. me
Le BADAMIER BENIOIN, Terminalia benzoin, TRES £. Suppl. Ce badamier a reçu différens noms. Il se trouve, dans les Species de Linnæus, sous le nom de croton benzoe; dans Jacquin , sous celui de ferminalia angustifolia ; dans l’Herbier de Commerson, sous celui d’aristofelia resinaria : et, selon
* Du-Petit-Thouars, qui a observé cet arbre à l’Isle-de-France, le ferminalia mauritiana de Lamarck n’est que l'individu déjà vieux du terminalia benzoin. Cet arbre est le plus gros Æet le plus grand de FlIsle-de- France et de l’île Bourbon (la Réunion ). Son feuillage d’un vert jaunâtre contraste, d’une maniere remarquable, avec le vert sombre dontles végétaux des tropiques sont en général colorés. Ses feuilles sont longues d’un demi-pied, oblongues, lancéoléeset rétrécies insensiblement en pétiole. Son bois est préféré à tous les autres dans le pays, pour faire des pirogues. Il