‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite mhodiquement des diffens res de la nature, consid soit en eux-mes, d'apr l'at actuel de nos connoissances, soit relativement l'utilitqu'en peuvent retirer la mecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus cres naturalistesChapitre 18 sur 55 · A MAR · texte numérisé non relu

A MAR

La MarGiNELLE CORNÉE : Marginella cornea, Lamck. Coquille de o lignes ; de longueur, ovale oblongue, luisante : le sommet obtus; le bord droit crénelé en dedans et dépassant antérieurement la longueur de la coquille; sept plis columellaires; couleur d’un gris blanchätre, avec trois zones jaunètres, obscures, transverses. Patrie inconnue.

La MarGiNezcce AVELINE; Marginella avellana, Encycl. Méth., pl.377, f. 5 a-b. Coquille ovale, à sommet ombiliqué ; le bord droit crénelé; huït plis columellaires; couleur fauve pâle parsemée de points roux trés-nombreux. Patrie inconnue.

La MAR GINELLE TIGRINE : Marginella persicula, Woluta persicula, Linn., Gmel.; Enc. Méth., pl. 377, fig. 3 a-b. Coquille ovale, à sommet ombiliqué; le bord droit dentelé; huit plis à la columelle; de couleur blanche parsemée de points jaunes serrés. Océan atlantique austral.

La MarGineLLBRAYÉE : Marginella lineata, Lamck.; Voluta persicula, var. b ; Linn., Gmel.; ; Le Box, Adané ,Sénég., pl. 4, fig. 4; Encycl. Méth., pl. 377, fig. 4 a-b. De même forme et grosseur que la dnécéAeRtE dont elle ne diffère que parce qu’elle est ornée de lignes fauves, transverses, distantes et divisées vers le bord, au lieu de points. Des mers du Sénégal.

Comme Adanson fait l'observation que la couleur varie beaucoup dans les coquilles de cette espéce, les unes étant blanches, les autres tigrées de petites taches rouges, et tandis qu’il en est de rayées transversalement de lignes fauves ou rouges, il est probable que plusieurs des espèces de M. de Lamarck ne sont que des variétés de celle-ci.

La MarGiNELLE PARQUETÉE : Marginella tessellata, Lamck. ; Voluta porcellana? Chemn., Conch., 10, t. 150 f. 1419 et 1420. Coquille ovale, à sommet obtus; la lèvre droite crénelée; cinq plis columellaires principaux ettrois pluspetits; couleurblanche parquetée de points carrés, roux, disposés par séries. Patrie inconnue. |

La MARGINELLE INTERROMPUE; Marginella interrupta, Lamck. Coquille trés-petite (5 lignes), obovale, à sommet obtus; le bord droit à peine crénelé; quatre plis columellaires; de couleur blanche ornée delignes transverses pourpres, interrompues

et trés-serrées. Patrie inconnue.

Le duchon, qu'Adanson rapporte aussi à ce genre, paroît

MAR 145 être une espèce de véritable cyprée. Quant à son girol et à son agarou, ce sont des olives. (De B.)

MARGINELLE. (Foss.) Les coquilles de ce genre ne 6e sont encore présentées à l’état fossile que dans les couches du calcaire coquillier grossier; et quoique les espèces à l’état frais, qui ne se trouvent qu’au Sénégal, dans l’Océan atlantique et dans les mers de la Nouvelle-Hollande, soient assez nombreuses, on n'a rencontré, à ma CconnoissanCe, que les quatre ou cinq espèces ci-après.

Marernecze ÉBuRANÉE; Marginella eburnea, Lamck., Ann. du Mus. d'Hist. nat., tom. VI, pl. 44, fig. 0. Coquille lisse, luisante, à spire conique, portant un bourrelet marginal extérieur, et quatre plis à la columelle. Longueur, cinq lignes; lieu natal, Grignon, département de Seine et Oise. Cette espèce a les plus grands rapports avec la marginella musca (Lamck.) que l’on trouve abondamment dansles mers dela Nouvelle-Hollande, prés de l’île Maria.

MarciNeLz8 OVuLE; Marginella ovulata, Lamck., loc. cit., même planche, fig. 10. Coquille lisse, à spire très-courte, à bourrelet marginal étroit, et à bord droit, sillonné intérieurement; la columelle porte cinq à sept plis. Longueur, six lignes. Cette espèce, qui est trés-commune à Grignon, a les plusgrands rapportsavec la marginellatigrina, Lamck., que l’on trouve dans l’Océan atlantique austral, mais elle est un peu plus petite. On peut croire que cette espèce étoit couverte, à l’état frais, de petites taches comme la marginelle tigrine, parce que je les ai remarquées sur une de ces coquilles, en la faisant sortir d’une coquille univalve où elle étoit contenue ; mais peu de temps après ces taches ont disparu.

ManGineLLe DENTIFÈRE : Marginella dentifera, Lamck., Anim. sans vert., 1822, tom. VII, pag. 359; Vélins du Mus., n.° 3, fig. 12. Coquille lisse, à spire alongée en pyramide, portant une petite dent dans l’intérieur du bord droit ; longueur, quatre lignes. On trouve cette espèce à Grignon, maïs elle est rare.

J’ai trouvé dans le même lieu une coquille qui a beaucoup de rapports avec la marginelle ovule ; mais son bourrelet mar. ginal est beaucoup plus large et plus épais, et le bord droit est sillonné plus finement dans l’intérieur; elle a la plus grande analogie avec la marginella interrupta, Lamck., loe. cit.

MARGINELLE OREILLE DE LIÈVRE : Marginella auris leporis; V'oluta auris leporis, Brocchi, Conch. foss. Subap., tab. 4, fig. 11. * Coquille ovale oblongue, lisse, à ouverture rétrécie inférieurement, à spire courte et conique, dont les tours sont peu marqués, portant trois plis à la columelle, à bord épais et marginé et à base entière; longueur, plus de deux pouces. Lieu natal, la Toscane.Cette coquille paroît avoiries plus grands rapportsavec la marginella cærulescens, Lamck., que l'on trouve à l’état frais, près de l’ile de Gorée, dans l'Océan atlantique.

M. Brocchi (loc. cit.) a regardé, comme dépendante du genre Marginelle, sa voluta buccinea, dontildonne une figure, tab. 4, fig. 9, mais qui est la même espece que l’auricule grimaçante, Lamck., et sa voluta cypræola(même planche, fig. 10) qui a les plus grands rapports avec la porcelaine ovuliforme du même auteur. (D. F.) |

MARGŒNSE. (Ornith.) Othon Fabricius , Fauna Groenlandica, pag. 67 , cite ce nom et celui de margiæs parmi les synonymes du cravant, anas bernicla, Linn. (Ca. D.)

MARGONE.(Ornith.) Cetti dit, dansses Oiseaux de Sardaigne, que ce nom, attribué d’abord à un grand plongeon, a été reconnu appartenir au corbeau aquatique ou cormoran. (Ca. D.)

MARGOSA. Bot.) Nom portugais dans l'Inde, d’une espèce de momordique, momordica charantia , qui est l’amara indica de Rumph. Il est indiqué au Malabar sous celui de maragosa. (J.)

MARGOT (Ornith.), nom vulgaire de la pie, corvus pica, Linn. Voyez Mançaux. (Cu. D.)

MARGOUSIER. ( Bot.) Les colons de l'Inde nomment ainsi la melia azadirachta , espèce d’azedarach. (J.) |

MARGRAVE, Marcgravia et Marcgraavia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées, de la famille des capparidées, de la polyandrie monogynie, offrant pour caractere essentiel: Un calice à six folioles imbriquées; les deux extérieures plus petites ; un seul pétale concave, en coiffe, caduc; des étamines nombreuses ; un ovaire supérieur ; un stigmate sessile, en tête, persistant ; une baïe coriace , globuleuse, à plusieurs loges polyspermes, à plusieurs valves; les semences nombreuses plongées dans une pulpe molle.

MarGraAve À OMBELLEs : Marcgravia umbellata, Linn.; Lamck., Ill. gen., tab. 447; Brown, Jam. , tab. 26; Sloan., Jam, Hist., 1,

MAR 147 pag. 74, tab. 28, fig. 1 , mediocris ; Jacq., Amer. , tab. 96. Arbrisseau qui , semblable au lierre, s'attache le long des arbres par des radicules, s’éléve jusqu’à vingt-cinq à trente pieds, et dont les rameaux tombent vers la terre; ses feuilles sont trés-variables, selon l’âge des individus : elles sont ovales, elliptiques, oblongues, presque orbiculaires , aiguës ou échancrées en cœur à la base et au sommet, lancéolées ou en faucille, glabres, glanduleuses à leur contour dans leur jeunesse. Les fleurs sont disposées en ombeiles simples, terminales, pédonculées, pendantes ; aux pédoncules du centre on remarque quatre à cinq corps, oblongs, arqués, qui paroïssent des pé. tales avortés , assez semblables au pétale supérieur des aconits; les folioles du calice concaves, arrondies; le pétale coriace, épais, fermé par le haut ,s’enlevant en forme de coiffe ;les étamines sont nombreuses, étaléesaprès la chute de la corolle;les anthères droites, oblongues; l’ovaire est ovale ; les baïessont glabres, globuleuses, polyspermes; les semences petites et luisantes. Cette plante croit dans les Antilles et à la Jamaïque.

MARGRAVE CORIACE : Marcgravia coriacea, Valh, Egl. Amer., 2 , pag. 39. Arbrisseau de l’ile de Cayenne, dont les tiges se divisent en rameaux glabres, revêtus d’une écorce cendrée, parsemés de points saillans, garnis de feuilles pétiolées, coriaces, elliptiques, émoussées , glabres, longues de quatre à cinq pouces, un peu repliées à leurs bords; le pédonceule commun est chargé versson sommet de pédicelles verticillés, égaux, au nombre de seize à dix-huit, cylindriques, très-ouverts , renflés vers leur sommet , parsemés de points nombreux, tuberculés; les fleurs sont ascendantes. (Porr.)

MARGUERITE | eranpe]|-(Bof.), nom vulgaire du chrysanthemum leucanthemum. (Lem.)

MARGUERITE JAUNE. (Bo.) C'est le chrysanthemum coronarium, (LEM.)

MARGUERITE | »errre |. (Bot.) Voyez PaquerrTTe. (LEM.)

MARGUERITE { reins |. (Bot.) Voyez à l’article Asrère. (Lew.) | MARGUERITE BLEUE. (Bot.) C’est la globulaire commune. (L. D.)

MARGUERITE DE LA SAINT MICHEL. (Bot.) C’est l’astère annuel. (LEm.)

MARGYRICARPE (Boë.), Margyricarpus où Margyrocarpus, Pers. Genre de plantes dicotylédones , à fleurs incomplètes, de la famille des rosacées , de la décandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre ou cinq divisions ; point de corolle; deux étamines ; un ovaire supérieur; un style; un stigmate pelté; un drupe monosperme.

Ce genre avoit d’abord été placé par M. de Lamarck parmi les Empetrum ( CAMARINE, Encyl.), sous le nom d’Empelrum pinnatum, puis dans les Illustrations des genres, sous celui d’Ancistrum barbatum. Les auteurs de la Flore du Pérou en ont fait un genre particulier, adopté par Vahl; mais les caractères de ses fleurs ne s'accordent point avec ceux de Commerson, qui regardoit cette plante comme dioïque, pourvue de quatre pétales; les ovaires surmontés de quatre styles.

MarcyricARPE s0YEUx : Margyricarpus setosus, Ruiz et Pav. , Flor. Per. , 1, pag. 28 ,tab.8; Vahl, Enum., 1, pag. 307. Petit arbrisseau diffus, ir ane tte a rameaux tortueux, couverts par les gaînesstipulaires des pétioles des feuilles: celles-ci sont petites, éparses, très-rapprochées , aïlées avec une impaire, composées d’onze folioles linéaires, subulées , repliées en dessous à leurs bords, barbues à leur sommet, longues de deuxlignes; les pétioles sont persistans, élargis et membraneux aleur base , en forme de gaïînes les fleurs sessiles, latérales et axillaires. Cette plante croît au Pérou. (Porr.)

MARIA-CAPRA. {Ornith.) Espèce de traquet de l’ile de Luçon. (Cx.D.)

MARIALVA. (Bot.) Vandelli, dans ses Plantes du Brésil, établit sous ce nom un genre qui est le même que le foyomika d’'Aublet, et qui, quoique plus récent, paroît devoir être préféré, parce que le nom d’Aublet est mal choisi, mal sonnant, et pouvant être confondu avec le votomita du même. Il faudra encore rapporter au marialva le beauharnesia de la Flore du Pérou, moins ancien, et conforme dans presque tous ses caractères. (J.)

MARIARMO. (Bot.) L'hysope est ainsi nommé parles Provençaux, au rapport de Garidel. (J.) |

MARIBLÉ (Bot.), nom languedocien des marrubes. (L. D.)

MARICA. ( Bot.) Nom substitué par Schreber à celui de ei-

pura d'Aublet, genre de Cayenne, de la famille des iridées, dont aucune raison ne nécessite le changement de nom. Necker de son côté le nome bauxia. Voyez Cipure. (J.)

MARICOCA. (Ornith.) Ce nom désigne dans Cotgrave la passe-buse ou fauvette d'hiver, motacilla modularis, Linn. (Cæ. D.)

MARICOUPY. (Bot.) Plante de Cayenne qui nous est inconnue. (Lem.)

MARIÉE. (Entom.) C’est le nom françois d’une Hostsele. noctua sponsa, noctua pronuba, (C. D.)

MARI-ERLA. (Ornith.) Suivant Othon-Frédérice Muller, Zool. Dan. Prodr., on nomme ainsi, en Islande, la lavandière, mofacilla alba, Linn. (Cu. D.)

MARIE -GALANTE. (Bot.) C’est selon M. Bosc le nom vulgaire du quinquina corymbifère , à la Guadeloupe. (LEu.)

MARIETTE. ( Bot.) Ce nom vulgaire et ceux de violette de Marie, viola mariana, sont cités par Daléchamps et d’autres pour une campanule de jardins, eampanula medium. (J.)

MARIGNAN. (Ichthyol.) Dans les Antilles on donne ce nom à l’holocentre sogho. Voyez Horocewrre. (H. C.)

MARIGNAN (Bot.), nom de l’aubergine dans le midi de la France. ( Lem.)

MARIGNIA. (Bot.) Commerson, dansses Manuscrits et ses Herbiers, avoit désigné sous ce nom un arbre résineux de l'Ile-de-France, où il est connu sous celui de colophane bätard. M. Lamarck l’a réuni au genre Bursera, dont il diffère cependant un peu parle nombre plus grand des pétales et des étamines, si le caractère donné par Commerson est exact. (J.)

MARIGOUIA , MERCOIA (Bot.), noms vulgaires à Saint- Domingue, cités par Nicolson, pour désigner le murucuia, genre de la famille des passiflorées. (J.)

MARIKANITE. (Min.) Voyez Marékantre. (LEm.)

MARIKINA. (Mamm.) Nom américain d’une espèee du genre Ouisrirt. Voyez ce mot. (F. C.)

MARILA A GRAPPES (Bot.) : Marila racemosa, Swartz, Prodr., 84; Willd., Spec., 2, pag. 1160; Bonnetia, Flor. Ind. Occid., vol. 2, pag. 965. Genre de plantes encore peu connu, établi par M. Swartz, paroissant tenir le milieu entre la famille des guttifères et celle des hypéricées, qui offre pour

caractére essentiel : Un calice à cinq folioles ; cinq pétales; plusieurs étamines insérées sur le réceptacle ; un stigmate simple ; une capsule à quatre loges polyspermes. Cette plante croit à la Martinique, aux îles du mont Ferrat et de Saint- Christophe, où elle porte le nom de bois d'amande. (Pors.)

MARIMARI (Bot.), nom caraïbe cité par Aublet, d’une casse de Cayenne, cassia biflora. (J.)

MARIMONDA. (Mamm.) Suivant M. de Humboldt, les Indiens de l’Orénoque nomment ainsi l’atele Belzébuth. (F. C.)

MARINES [Praxwes] (Bot. ), qui croissent dans l’eau de la mer (fucus). On nomme plantes maritimes celles qui croissent au bord delamer (glaux maritima, triglochin maritimum).(Mass.)

MARINGOUIN.(Ornith.) L'auteur des voyages d’un naturaliste, M. Descourtilz, parle sous ce nom, tom.2, pag. 249, d’une alouette de mer aussi petite qu’un troglodyte, et qui est très-nombreuse à Saint-Domingue, dans les savanes humides où l’on en prend aisément des quantités avec des nappes sous lesquelles on a répandu des vers ou des fourmis. (Cx. D.)

MARINGOUIN (Ent.),nom donné (ainsi que celui de moustique) par les voyageurs à des insectes diptères trés-incommodesetqui paroissent appartenir au genre des Cousins.(Desm.)

MARION LAREUCHE (Ornith.), nom vulgaire du rougegorge, motacilla rubecula, Linn., dans les environs d'Orléans. ( Cr. D.)

MARIONNETTES. (Ornith.) Denys, dans son Histoire naturelle de l'Amérique septentrionale, cite ; tom. 2, pag. 305, parmi les oiseaux aquatiques du Canada ou Nouvelle-France, les marionnettes, ainsi nommées, dit-il, parce qu’elles vont sautant sur l’eau. Ce mot ne seroit-il pas une corruption de marouettes ? (Cn. D.)

MARIPA. ( Bot.) Palmier de Cayenne, mentionné par Aublet, qui dit que son tronc a environ huit pieds de hauteur, et six pieds et demi de diamètre. Ses feuilles pennées ont huit à dix pieds de longueur, et ne s’étalent pas. Il porte des fleurs mâles sur un pied, et des femelles sur un autre. Ses régimes de fleurs sont divisés en plusieurs grappes réunies en pyramide, et renfermées, avant leur développement, dans une spathe très-considérable , coriace et épaisse, ayant la forme d’une petite barique, et pouvant servir de vase pour conte-

nir, soit des alimens, soit de l’eau. On mange le fruit après l'avoir fait bouillir. Aublet n'indique pas les caractères qui pourroient aider à déterminer son genre; il est probable que c’est aussi le maripa cité par Barrère, que l’on nomme choumaripa, parce qu'on mange, dit-il, son tronc apprêté de diverses manières, ou plutôt les jeunes pousses qui occupent le centre de sa touffe de feuilles, comme cela a lieu pour d’autres palmiers. On ne confondra pas ce maripa avec un genre du même nom dans la famille des convolvulacées. (J.)

MARIPE, Maripa. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes ,monopétalées, de la famille des convolvulacées, de la pentandrie monogynie de Linnæus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions profondes, imbriquées; une corole tubulée, renflée à sa base; le limbe évasé, divisé en cinq lobes; cinq étamines attachées vers le bas du tube; un ovaire supérieur ; un style; un stigmate en plateau; un fruit a deux loges; deux semences dans chaque loge.

Maripe crimpant: Maripascandens, Aubl., Guian., 1, pag. 250, tab. 91; Lamck., Ill. gen., tab. 110. Arbrisseau grimpant dont. les branches très-longuesse divisent en rameaux qui retombent vers la terre et sont garnis de feuilles pétiolées, alternes, ovales, entières, aiguës, fermes, vertes et lisses, longues de six a neuf pouces, sur trois de large. Les fleurs sont blanches, disposées en grandes panicules làches, munies de bractées; les ramifications velues, ainsi que les calices et la surface externe des corolles. Cetté plante croît sur les bords de la rivière de Sinamary. (Pore.)

MARIPOSA. ( Ornith.) Ce nom a été donné à plusieurs espêces d'oiseaux. Le mariposa des oiseleurs est un bengali, fringilla bengalensis, Lath., pl. 3 des Oiseaux chanteurs de M. Vieillot. Le mariposa pintada de Catesby est le pape dela Louisiane, emberiza ciris , Lath., pl. 159 de Buffon, fig. 1 et 2, sous le nom de verdier de la Louisiane, lequel est décrit sous celui de passerine nonpareil dans la deuxième édition du Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, tom. 12, pag. 17. On a aussi appelé mariposa le bouvreuil noir du Mexique, pyrrhula mezxicana, Brisson, tom. 3, pag. 316; loxianigra, Linn.etLath., figuré par Catesby, pl. 68. (Cu. D.)

MARIPOU. (Bot.) Une espece de jambosier (eugenia sinemarien-

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sis, Aubl.) est ainsi appelée par les naturels de la Guiane. (Lem.)

MARIRAOU (Bot.), nom caraïbe d’une espèce de jambosier de Cayenne, eugenia sinemariensis d’Aublet. (J.)

MARISCUS. (Bot.) La plante nommée ainsi par Pline est, selon C. Bauhin, celle que Daléchamps croit être l’ Loloiche nos de Théophraste, et se rapporte au scirpe des marais, seirpus lacustris. Haller et Mœnch ont fait un genre Marisceus comprenant les scirpus acicularis et setaceus, qui maintenant font partie de l’isolepis de M. Rob. Brown. Il existe un autre genre Mariseus de Gærtner, dont le schænus mariseus et le scirpus retrofractus de Linnæus font partie, ainsi que le killingia panicea de Rottboll. (J.)

MARISMA. (Bot.) Ce nom a été donné par les Espagnols, suivant Clusius , aune arroche, atriplex halimus, parce qu’elle croît sur les bords de la mer. (J.)

MARISQUE, Marisceus. (Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs glumacées, de la famille des cypéracées, de la triandrie monogynie, offrant pour caractère essentiel: Des épillets peu garnis; plusieurs écailles imbriquées , les inférieures vides; deux valves calicinales minces; trois étamines; un ovaire supérieur; un style trifide caduc; point desoies sur le réceptable; une semence trigone.

Ce genre est formé de plusieurs espèces de souchets, de scirpes, de killinges , à tige presque nue. Lesprincipales sont :

Marisque AGcRÉGÉ; Mariseus aggregalus, WVilld., Enum., 1, pag. 70. Cette plante a des tiges trigones, hautes d’un pied et ‘ plus, muniesde plusieurs feuilles radicales un peu rudes à leurs bords, de la longueur des tiges; l’involucre composé de huit à dix folioles inégales, presque de la longueur des tiges; les fleurs réunies en huit ou dix épis sessiles, cylindriques, longs de six lignes; les épillets alongés; les écailles ovales, membraneuses, aiguës, traversées par une nervure verdâtre; les valves calicinales de même forme; des bractées sétacées, plus longues que les épillets, rudes à leurs bords. Le lieu natal de cette plante n’est pas connu.

MARISQUE A GrOs épis; Mariscus pychnostachyus, Kunth, in Humb. et Bonp, Nos. Gen., 1, pag. 215, tab. 65. Ses tiges sont droites, hautes d’un pied et plus, glabres, trigones; les feuilles glabres, linéaires, cartilagineuses et denticulées, surtout vers

leursommet, en gaine à leur base ; l'ombelle est terminale, à sept ou huit rayons inégaux longs de deux ou trois pouces; les épis sont épais, oblongs , obtus, nus, presque longs d’un pouce; les épillets très-nombreux, oblongs; l’involucre a huit folioles inégales, les unes plus longues, d’autres plus courtes que l’ombelle; les écailles sont ovales, concaves, aiguës, brunes, légèrement mucronées. Cette plante croît à la Nouvelle-Espagne.

Manisque DE Muris; Mariscus mutisü, Kunth, L. c., tab. 66. Cette plante a des racines fibreuses ; d’où s'élèvent des tiges en gazon, glabres, trigones, striées, longues d’un pied et demi; les feuilles sont glabres, linéaires, nerveuses, striées, en carèue, dures à leurs bords vers le sommet, plus courtes que les tiges; l’ombelle est terminale, à sept ou huit rayons inégaux, longs d’un ou de deux pouces; les épis sont linéaires, cylindriques, obtus, longs d’un pouce; les épillets nombreux, distans, lancéolés, aigus, à une ou deux fleurs; l’involucre a neuf folioles, deux et trois fois plus longues que l’ombelle; cinq écailles ovales, obtuses, gläbres, en carène, à cinq nervures, d’un brun jau- . nâtre, vertes sur leur carène. Cette plante croît au Pérou, dans la plaine de Bogota, proche Suba.

Marisque roux; Mariseusrufus , Kunth, L. c., tab. 67. Cette espêce a des tiges droites, trigones, hautes d’un pied et plus, glabres, hérissées de petits tubercules, d’un blanc verdûtre; les feuilles sont linéaires, acuminées, en carène vers leur base, denticulées à leur sommet, souvent plus longues que les tiges; l’ombelle est terminale, à sept ou huit rayons inégaux; les épis sontoblongs, obtus, souvent trois ou quatre et plus sur le même pédoncule, lengs d’un pouce; lesépilletstouffus, très-nombreux, ovales, sessiles, à trois fleurs; l’involucre a six ou sept folioles tres-longues; les écailles sont arrondies, obtuses, glabres, concaves, roussâtres, à sept nervures. Cette plante croit à la Nouvelle-Espagne.

MaARISQUE SANS FEUILLES : Mariscus lee Vahl, Enum., 2, pag. 373 ; Junous cyperoides, Sloan., Hisé., 1, pag. 121, tab. 81, fig. 2. Ses racines sont rampantes; ses tiges Del hautes d’un pied, garnies à leur base, au lieu de feuilles, de plusieurs gaînes obtuses, de couleur grisàtre, bordées ie brun, tronquées obliquement; l’involucre a deux ou trois folioles ovales, lancéolées, plus courtes que l’épi; celui-ci est globuleux; une

fois plus gros qu'un pois, composé d’un grand nombre de petits épillets linéaires, lancéolés; les valves sont purpurines et ponctuées. Cette plante croît dans l'Amérique.

ManisQuE ÉrALÉ : Mariscus elatus, Vahl, Enum., 2 , pag. 377; Kyllingia incompleta , Jacq., Ic.rar., 2, tab. 300: Kyllingia cayanensis, Lamck., II]. gen., 1, pag. 140. Ses tiges sont luisantes, triangulaires, hautes d’environ trois pieds; les feuilles presque de la longueur destiges, larges d’environ trois lignes; l’involucre a six folioles et plus , longues d’un, etmême de deux pieds; les rayons de l'ombelle sontlongs de deux pouces, soutenant chacun une ombellule à quatre rayons; les épis sont cylindriques, étroits, longs d’un à deux pouces; les épillets petits, très-étalés, à trois fleurs. Cette plante croît dans l'Amérique, aux environs de Caracas et dans l’ile de Cayenne. (Porr.)

MARITAMBOUR. ( Bot.) Espèce de grenadille de Cayenne, suivant Richard. (J.) 4

MARJOLAINE , Majorana. ( Bot.) Tournefort et ses prédécesseurs distinguoient ce genre de l’origan par les épis de fleurs plus courts et de forme presque carrée, et par le calice fendu en dessus. Ces caractères ont paru insuffisans à Linnæus pour séparer ces deux genres qu'il a réunis sous le nom du dernier. Rumph a cité deux basilics sous le nom de majorana. Voyez OrIGan. (J.)

MARJOLAINE BATARDE. (Bot) Dans quelques parties des Alpes, on donne ce nom au cypripedium calceolus. (L. D.)

MARKAKO. (Bot.) C’est à Ceilan la même plante que le Kixrrispa. Voyez ce mot. (J.)

MARKEA. (Bot.) Voyez les articles Lamancxea et MaRckEA. (Porr.) |

MARKOJIO. (Ichthyol.) La Chesnaye-des-Bois a parlé, sous ce nom, maisje ne sais d'aprés quelle autorité, d’un poisson des Indes qui a la gueule assez grande pour avaler un homme tout

entier. C’est probablement quelque espèce de squale. (H. C.).

MARLE. (Ornith.) Les habitans dela campagne, dans le département des Deux-Sèvres, et dans plusieurs endroits de celui de la Somme, appellent ainsi le merle commun, turdus merula, Linn. (Cu. D.)

MARLEG. ( Bot.) C’est le nom qu'on donne dans les iles Fé- TOË au conferva ægagropila , suivant Lyngbye. ( Lex.)

MARLITE. (Min.) Kirwan nomme ainsi une pierre ou roche mélangée qui renferme de la chaux earbonatée. Il distingue les marlites des marnes en ce que celles-ci se désagrègent facilement par l’action des météores atmosphériques, tandis que les marlites, qui sont des roches plus dures, résistent aussi beaucoup mieux à cette action.

11 place les macigno-molasses ou molasses de-Genève et de Lausanne, plusieurs calcaires mêlés d’argile et de sable des: Alpes. et du Hartz, ainsi que le schiste marno-bitumineux du Mansfeld , etc., parmi les marlites. Cette réunion estfondée sur la considération des caractères minéralogiques, la solidité, la dureté, la rudesse au toucher, la texture un peu grenue, la composition par mélange: le nom de marlite ne peut donc se rapporter exactement à aucune de nos espèces minéralogiques homogènes, ou de nos variétés composées. (B.)

MARLLENGA. (Ornith.) La bergeronntte lavandièré, motacilla alba, Linn., se nomme ainsi en catalan. (Cu. D.)

MARMARITIS (Bot.), un des noms grecs anciens de la fumeterre, cités par Ruellius. (J.)

MARME. (Ichthyol.) Voyez Mosus. (H. C-)

MARMEER , UMBATS (Bot.), noms japonois du coignassier, cités par Kæmpfer. (J.)

MARMELDIER ( Mamm.), nom hollandoiïs de la marmotie d'Europe. Voyez Murmerruréa. (Desm.)

MARMELEIRA (Bot.), nom du coignassier dans le Portugal et au Bresil, selon Vandelli. (J.)

MARMELOS. (Bot.) Le fruit ainsi nommé dans l'Inde est - porté sur un arbre qui est le covalam du Malabar, le marmeleira des Portugais de l'Inde. Linnæus en faisoit son crateva marmelos. M. Correa, qui l’a examiné de nouveau , a prouvé qu’il n’appartenoiït pas aux capparidées dont le crateva fait partie, et il l’a reporté aux aurantiacées comme genre distinct sous le nom d’ægle. Les Espagnols nomment aussi le coignassier marmelos. Voyez Conoyons. (J.) F

MARMENTAUX. (Bot.) Dans le Dictionnaire économique, on lit que ce nom est donné aux bois qui, plantés enavenues, en quinconces ou en bosquets , serveut à l’embellissement des villes ou des habitations partieulières, et qu’un simple usufruitier n’a pas le drojt d’abattre. (J.)

MARMITE DE SINGE (Bot.), nom vulgaire à Cayenne de quelques espèces de quatelé, lecythis, qui sont assez gros, et ont la forme d’une marmite fermée supérieurement par son couvercle et remplie de quelques graines que les singes mangent avec avidité. (J.)

MARMOLIER. (Bot.) Voyez Dünora. (Porn.)

. MARMONTAIN, MARMOTAINE, MARMOTAN (Mamm..), noms de la marmotte en vieux françois. (Desm.)

MARMOLITE (Min.) M. Nuttall a donné ce nom à une substance pierreuse qui paroit être trés-voisine de la serpentine, si même ce n’en est pas une variété.

La marmolite, dit M. Nuttall, a use texture foliée avec des lames minces et parallèles aux côtés d’un prisme à quatre pans obliques et comprimés. Ces lames sont quelquefois rassemblées en groupes; elles sont d’un beau vert pâle avec un lustre presque métallique; elles sont opaques, leur texture est compacte ; elles n’ont aucune flexibilité, trés-peu de dureté; leur poussière est brillante et onctueuse au toucher.

Ce minéral devient blanchâtre et friable par l’action de l'air; sa pesanteur spécifique est de 2,470. Exposé à l’action du feu du chalumeau, il décrépite,s’exfolie sans se fondre, et devient dur; il perd 15 pour 100 de son poids, et donne dans l'acide nitrique une dissolution épaisse et comme gélatineuse.

Il contient :

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Protoxide de fer etchrôme........,. 0,5

C’est, comme on voit, la composition de la serpentine, et la marmoliteindiqueroitun commencement de cristallisation de cette pierre, ce qui conduiroit à compléter la série des caractères nécessaires pour établir exactement et scientifiquement cette espèce.

La marmolite se présente en veines étroites dans la roche de serpentine d'Hoboken et de Bare-Hills, près Baltimore, dans les Etats-Unis d'A mérique.

Elle est souvent en contact dans le premier lieu avec la

MAR 157 brucite (magnésie hydratée) et le marbre magnésien décrit par les minéralogistes américains. (B.)

MARMORARIA (Bot.), nom ancien de l’acanthe, cité par Daléchamps. (J.)

MARMOSE. (Mamm.) Nom brasilien d’une espèce du genre SarieuE. Voyez ce mot.(F.C.) ,

MARMOT (Ichthyol.), un des noms vulgaires du dentécommun. Voyez Denré. (H. C.\

MARMOTTE. (Mamm.) Ce nom vient du motitalien marmoita, lequel tire peut-être son origine du Murmegrruier. (Voyez ce mot.) D'abord donné à un rongeur des hautes montagues de l’Europe, il fut ensuite étendu à quelques autres mammiferes qui offrent avec lui les plus intimes rapports.

Linnæus et Pallas confondirent ces animaux avec les rats. Ce dernier en fit cependant une section particulière sous le nom de mures soporosi. Brisson et Erxleben les placèrent dans leur genre Glis, division incohérente qui renfermoit, selon le premier, les loirs, les marmottes et le hamster; et de plus, suivant le second, le zemmi, les lemmings et le campagnol économe. C’est Gmelin qui le premier isola les marmottes sous le nom d’arctomys (rat-ours) dans son édition du Syséema naturæ. Depuis, les zoologistes ont toujours conservé cegenre établi en effet sur des caractères assez nettement tranchés.

Les marmottes ont, à la mâchoire supérieure, deux incisives, et cinq molaires de chaque côté, et à l’inférieure une molaire de moins; les incisives sont fortes , épaisses et, comme chez tous les autres rongeurs, séparées des molaires par un grand espace vide; les supérieures sont tronquées carrément a leur sommet; les inférieures sont terminées par une pointe arrondie, et toutes deux sont taillées en biseau a leur face interne. La premiére molaire supérieure , plus petite que les autres, ne présente à la couronne qu’un simple tubercule obtus; les quatre autres sont triangulaires et divisées par deux sillons profonds, en trois crêtes transversales, qui, partant du bord externe de la dent, font paroître celui-ci relevé de trois tubercules aigus, et viennent toutes se réunir au sommet du triangle qui occupe la face interne de la couronne et se présente sous la forme d’un rebord arqué, lisse et élevé. Les molaires inférieures, seulement au nombre de quatre, dif-

156 MAR férent des supérieures, en ce qu’elles ont une forme carrée, et que, n'ayant qu’un sillon iongitudinal, elles ne sont relevées que de deux crêtes, l’une qui occupe le bord antérieur et l’autre le postérieur; et elles se réunissent au bord interne pour y former une pointe relevée ; le sillon échancre le bord externe de manière à y faire paroitre deux tubercules.

Les membres sont courts et forts, les antérieurs se trouvent terminés par une main large, épaisse, divisée en quatre doigts courts et robustes, de longueur peu inégale, réunis jusqu’à la seconde phalange par une membrane épaisse, et armés d'ongles forts et reployés en gouttière; au haut de la partie internè du carpe se trouve un trés-petit rudiment de pouce de forme conique et protégé par un petit ongle plat. Les membres postérieurs ont un pied court et large, terminé par cinq doigts, semblables, pour la forme, à ceux de la main, réunis comme eux jusqu'a la première phalange, mais munis d'ongles plus forts et plus courts: les trois doigts du milieu, | de longueur peu différente, sont plus alongés que les deux latéraux qui sont les plus courts, et c’est l’interne qui est le moins long de tous. La queue est très-courte, cylindrique et entièrement couverte d’assez longs poils.

L'œil est petit, à pupille ronde; les paupières sont fortes et épaisses, et l’interne est peu développée. Le mufle n’est qu’une partie nue, et sans doute glanduleuse, placée entre les deux narines et divisée par un profond silion longitudinal qui va ensuite séparer la lèvre supérieure en deux portions; l’extrémité du museau forme une large surface arrondie, séparée du mufle par un repli transversal et nu; les narines sont formées d’une ouverture antérieure prolongée sur les côtés en un sinus large et légèrement arqué vers le haut. L’oreille est petite, courte, assez mince, arrondie et simple: ou n’y voit qu'un rudiment d’hélix qui rentre dans la partie antérieure de la conque, protège inférieurement le trou auditif percé au fond de la partie antérieure de cette conque, et forme supérieurement un cul-de-sac du fond duquel s'élève un pli qui traverse l'oreille, La langue est courte, très-épaisse, arrondie et douce; ses bords paroïissent comme relevés sur les côtés de sa partie antérieure, ce qui forme un sillon longitudinal, trés-profond ; les lèvres sont épaisses et courtes, et elles forment, à leurangle

MAR ÿ5o

de réunion, une réduplicature assez large. On ne trouve pas d’abajoues dans l’intérieur de la bouche. La paume, la plante et le dessous des doigts sont entiérement nus et marqués de sillons assez réguliers et plus larges que ceux de la paume de l’homme : la paume offre cinq tubercules; les trois premiers répondent à la base des doigts, l’un correspondant au quatrième doigt, l’autre au secondet au troisième doigt, et le dernier au premier doigt : les deux autres tubercules occupent la partie postérieure de la paume; ils sont extrêmement développés, trés-épais et fort saillans; l'un occupe le bord interne et soutient le rudiment du pouce; l’autre soutient le bord externe. La plante est garnie de six tubercules

quatre placés à la base des doigts comme dans la paume, excepté qu'il y en a un de plus pour le pouce, et les deux autres placés à peu de distance des quatre précédens, l’un au bord externe ei l’autre à l’interne; le reste du talon est lisse et entiérement nu. Lessoies des moustachessont fortes, longues et implantées dans une épaisse couche musculeuse ; on trouve quelques autres bouquets de soies, l’un sur les sourcils, l’autre sur la joue et le troisième sous la gorge. Le pelage est long, épais et composé de poils de deux natures, de laineux nombreux, assez longs et peu frisés, et de deux couleurs, et de soyeux plus longs, à peine aussi nombreux, et ordinairement annelés de plusieurs couleurs.

Chez les mâles les testicules ne sont point renfermés dansun scrotum particulier, et le gland est, à ce qu'il paroïît, simplement conique et peu alongé; chez les femelles la vulve ne se montre au dehors que sous l'apparence d’une fente longitudinale et courte, garnie de deux lèvres épaisses et fortes, sur-

montées de quelques poils.

Les marmottes ont des formes lourdes et trapues ; leur tête plate et épaisse, leurs oreilles arrondies. leurs membres courts et larges, leur petite queue, et de plus leur épaisse et grossière Éngute leur donnent une physionomie particulière qu'indique assez bien le mot d’arctomys (rat-ours) fondé sur les rapports de forme que l’on a cru trouver entre ces rongeurs et les ours. Leur démarche est lourde et embarrassée ;

elles courent mal, mais peuvent s’aplatir de manière à passer par des fentes étroites.

Leurs cris ne consistent qu’en un grognement doux, ou un gros murmure qui se change dansla colère ou la surprise en un sifflement fort et aigu. Elles se fouissent avec promptitude une retraite profonde, danslaquelle plusieurs individus se retirent pendant l'hiver, passant cette saison dans un état léthargique dont on n’a pas encore exactement apprécié la cause; d’après ce que l’on sait de l'espèce européenne, il paroîtroit que les marmottes vivent en société, et que dans les beaux jours du printemps, elles viennent brouter ou jouer à l’entrée de leur terrier dont elles ne s’éloignent jamais, et l’on assure que dans toutes leurs sorties l’une d’entre elles, placée au sommet de quelque rocher voisin, fait l’oflice de sentinelle avancée, et avertit les autres par un sifflement aigu de la présence de l’ennemi; alors toute la troupe rentre dans sa retraite, ou bien se tapit sous les rochers voisins. Elles recueillent dans leur terrier uneassez grande quantité de foin qu’ellestransportentdansleur bouche; elles s’en forment un litépais, dans lequel elles se blottissent pour passer l'hiver; et à l'approche de cette saison elles ontsoin de fermer, en y accumulant dela terre, l'entrée deleur terrier. Elles ne forment point de provisions, mais lorsqu'elles entrent dans leur retraite hibernale, elles sont trés-grasses et garnies sur l’épiploon de feuillets graisseux trés-épais qui paroissent suffisans pour réparer les pertes qu'elles peuvent éprouver par l’action vitale qui leur reste. Leur nourriture ordinaire ne consiste qu'en matières végétales, et surtout en racines; mais on les habitue, sans peine, à manger de la viande.

MARMOYTTE VULGAIRE : Arctomys marmotta, Gm.;la Marmotte, Buff., Hist. Nat., tom. 8, pl. 28. Cette espèce est d’un gris foncé en dessusavec la crouped’uneteinteunpeuplusroussâtre;le devant et le dessous du corps, les flancs ét le bas des membres sont d’un fauve roux pâle; la tête est en dessus du gris noiràtre du dessus du corps, ses côtés sont d’un gris plus clair, et le tour du museau est d’un gris blanc argenté; les pieds sont d’une teinte presque blanche, et la queue est noirâtre, courte et touffue. Tous les poils sont d’un gris noir à leur base; les laineux ont leur pointe ur peu plus claire sur les parties supérieures, et d'un gris fauve sousle corps; les soyeux aux parties supérieures sont noirs avec une légère pointe d’un fauve

MAR 167 blanchâtre qui devient plus grande sur la croupe; ils sont fauves sous le corps, et tout noirs sur la queue. Cette espèce habite les montagnes alpines de l’Europe, et y creuse ses terriers au-dela de la région des forêts. C'est elle qu’apportent avec eux ces enfans qui descendent des Alpes, et viennent mendier leurexistence dans nos villes. Lesmontagnardsvontl'hiver la prendre dans ses terriers où ils la trouvent engourdie et roulée dans son foin; ils la mangent, et vendent la peau, qui est une fourrure commune et de bas prix.

Marmorte 86BAck : Arctomys boback, Gmel.; Mus arctomys, Pallas, GL., pag. 97, pl. 5; Bosack, Buff., tom. 13, pl. 18. Le boback est d’un brun fauve trés-pàle, légérement mêlé de brun noirètre; le dessous du corps est d’une teinte fauve tres-päle; le tour des yeux et le dessus du museau sontbruns, la région des moustaches et la gorge d’un roux assez pur; le menton, la lèvre supérieure et le bout du museau d’un gris argenté; la queue, trés-courte, est presque rousse. Tous les . poils sont noirâtres à leur base , les laineux ont leur pointe d’un blond cendré et les soyeux sont de cette couleur sous le corps, et terminés aux parties supérieures par une pointe d’un brun châtain. Cette espèce habite depuis la Pologne jusques dans le nord de PAsie; elle suit la chaîne des monts Krapachs, et se trouve principalement entre le Dniéper et le Don, mais elle ne s'élève pas aussi haut que l’espèce précédente et préfère les contrées moins froides et les collines arides ; elle recherche surtout les plantes oléracées pour sa nourriture, et creuse son terrier dans des terrains trés-durs.

Marmorre Du CanaDpa : Arctomys empetra, Quebeck marmot, Pennant, Quadr., p. 270, n°199, pl. 24, fig. 2; Forster, Phil. Trans., p.378; Mus empetra, Pall., GL., p. 95 ; Schreb., tab. 210; Mowax çeris, F. Cuv., Hist. nat. des Mamm. Cette espèce est d’un brun roux noirâtre, varié et tiqueté de blanc; le dessous du corps et le bas des membres sont d’un brun roux vif couleur de rouille; le dessus de la tête, les pieds et la queue d’un brun foncé presque noir principalement sur ces dernières parties; les côtés et le dessous de la tête sont d’un fauve jaunâtre. Tous les poils sont noirs ou du moins trés-foncés à leur base; les laineux ont la pointe rousse; aux parties supérieures les poils sont soyeux , roux, puis noirs

avec la pointe blanchâtre; sous le corps ils sont entièrement terminés de roux. Ces poils soyeux ayant sur la croupe leur pointe blanche plus étroite que sur le reste du dessus du corps, cette dernière partie paroit plus brune, et seulement tiquetée de blanc jaunètre. La queue est plus longue chez cette espèce que chez les deux précédentes, et elle fait à peu près le tiers de la longueur du corps. Le pelage est quelquefois un peu différent de la description que nous venons d’en donner; ledos, les épaules, les reins, les cuisses et les côtés du corps présentent, dans certains individus, une teinte beaucoup plus grise, ce qui paroît tenir à ce que les poils laineux sont terminés de gris sur ces parties et que les soyeux manquent de teintes rousses. Souvent aussi le roux des parties inférieures s'éteint presqu’entiérement. On ne sait pas encore si ces différences tiennent à l’âge , au sexe, ou aux diverses périodes de la mue; quoi qu’il en soit, le quebeck marmot de Pennant, le mus empetra de Païlas, et ie monazx gris, ne font vraisemblablement qu’une seule et même espèce, propre à l'Amérique septentrionale. Je crois encore pouvoir leur réunir l’aretomys pruinosa de Gmelin , dont la description ressemble entièrement a un individu du Muséum envoyé de New-Yorck par M. Lesueur.

On a aussi rapporté aux marmottes: le Monax, arcéomys monax de Gmelin; Edwards, Glanures, tom. 2, p.104, et Buff., tom. 3 desSuppl., pl. 28. Selon Edwards il seroit de la grosseur d’un lapin, et sa queue, un peu touffue, auroit plus de la moitié de la longueur du corps; le pelage seroit d’un brun comparable à celui du rat d’eau et s’éclaiciroit sur les flancs, mais plus encoresurle ventre ; le bout du museau seroit cendré, et la queue d’un brun noiràtre; les pieds seroient noirs, et les oreilles petites et rondes. Malheureusement le monax n’a pas été revu depuis Edwards, et ce qu’il rapporte de cet animal ne suffit pas pour faire décider s’il appartient en effet au genre des marmottes.

On a joint.au monax le Lapin 5 Banama de Catesby, qui, selon lui, est un peu plus petit qu'un lapin, brun sans aucun mélange de gris, et dont les oreilles, les patteset la queuesont celles d’un rat. Il faudroit des renseignemens plus positifs pour

qu’on püt se faire une idée claire de cet animal et l’admettre parmi les marmottes.

Le Souslic,arctomys citillus, Gmel., qui, jusqu’à présent, avoit élé réuni aux marmottes, doit former un genre distinct. (Voyez Srermoruics.)

Quelques mammifères bien plusobscurément connus que le monax, ou que le lapin de Bahama, ont encore été rapportés au genre des marmottes; ce sont : le Gunp: pu mont ArLas, de Rothmann, qui n’a que quatre doigts à tous les pieds, et qui, a Ja taille d’un lapin, joint des oreilles très-courtes, mais à tréslarge ouverture, et un pelage roussâtre; le Maur de Molina, quadrupéde du Chili, du double plus grand que la marmotte, à pieds pentadactyles, à dents de souris et à museau pointu; enfin la Marmorre DE Crrcasste, de Pennant, de la taille du hamster, à jambes antérieures courtes, à poils alongés et châtains, etc. (F.C.) :

MARMOTTÉ D'ALLEMAGNE. (Mamm. ) C’est le Hamster. (Des. )

MARMOTTE DES ALPES. (Mamm.) C'est la Marmortre VULGAIRE. (DEsm.)

MARMOTTE BATARDE D'AFRIQUE. (Mamm.) Vosmaer donne ce nom au daman. (Desm.)

MARMOTTE DU CANADA. (Mamm.) Ce nom a été donné au monax, espèce de marmotte encore mal déterminée. { Desm.)

MARMOTTE DU CAP. (Mamm.) C’est le Daman. ( Des. )

MARMOTTE DE CIRCASSIE. (Mamm.) Voyez MARMOTTE. (Des. )

MARMOTTE DE POLOGNE. CPE Voyez Marmoite BOBACK. ( Dssm.)

MARMOTTE DE STRASBOURG. (Mamm.) On a donné ce nom au Hamsrer. ( Desm.)

MARMOTTE VOLANTE. (Mamm.) Daubenton a nommé ainsi un quadrupède chéiroptère qui appartient au genre Vesrertinion. Voyez ce mot. (DEsm.)

MARMOUTON (Mamm.) Dans quelques parties de la Frante méridionale ce nom est donné au mouton entier ou bélier. (Des».)

MARNAT. (Conchyl.) Adanson (Sénég., p. 168, pl. 12) décrit et figure sous ce nom une petite espèce de turbo, que l’on a rapportée peut-être à tort au furbo pullus de Linnæus

et de Gmelin. (DE B.)

MARNE (1). ( Min.) Si les parties qui composent les pierres qu’on nomme marnes étoient plus grosses ou plus visibles, ces minéraux sortiroient de la division des pierres simples et feroient partie des roches mélangées; mais les matières argileuses, calcaires et sablonneuses, qui par leur mélange forment les marnes, sont d’une ténuité qui les rend invisibles. Les marnes sont donc pour nous des minéraux homogènes, qui ont l'aspect terne de l’argile ou de la craie, très-peu de dureté, qui sont même souvent tendres ou friables, qui font une violente effervescence avec l’acide nitrique , se délaient dans l’eau , mais quelquefois trés-difficilement, ne font qu’une pâte courte, n’acquiérent que peu de dureté au feu, et se fondent assez facilement. Elles se distinguent des argiles par ces caractères; elles différent des pierres calcaires pures, parce qu'elles laissent un résidu assez considérable lorsqu’on les dissout dans l’acide nitrique.

Il ést trés-difficile d'établir des variétés distinctes parmi les marnes. Celles qui semblent les plus différentes, passent de l’une à l’autre par des nuances insensibles. Les caracteres que nous donnons ne conviennent donc qu'aux extrêmes, et il y a nécessairement beaucoup d’arbitraire dans la classification des échantillons qui forment transition.

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