MERE
rieure entière, et l'inférieure à trois grands lobes inégaux ; quatre étamines didynames, à anthères conniventes par paire et en maniere de croix; un ovaire supére, quadrifide, du milieu duquel s'élève un style filiforme, de la longueur des étamines, terminé par un stigmate bifide et aigu; quatre graines nues au fond du calice persistant.
Les mélites sont des herbes vivaces, à feuilles simples, opposées, et à fleurs axillaires. On en connoîit trois espèces, dont deux croissent en Europe et la troisième au Japon.
Mérite mÉécyssoPpxyLie : Melitis melissophyllum, Linn., Spec., 832; Jacq., Flor. Aust., tab. 26. Sa tige est droite, simple, tétragone, velue, haute d’un pied à dix-huit pouces, garnie, dans toute sa longueur, de feuilles pétiolées, ovales-oblongues, aiguës, crénelées. Ses fleurs sont blanches avec une large tache purpurine, solitaires ou deux à trois énsemble dans les aisselles des feuilles, et sur des pédoncules simples, à peu pres égaux aux pétioles : leur calice est à trois lobes entiers, et la lèvre supérieure de la corolle n’est point échancrée. Cette plante est commune dans les bois et les lieux ombragés. Toutes ses parties herbacées ont une odeur forte et presque fétide, qui lui ont fait donner les nomsde mélisse punaise, mélisse puante; elle est aussi vulgairement connue sous ceux de mélisse sauvage ou des bois. Elle passe pour diurétique , expectorante, et surtout pour emménagogue ; on lui a aussi attribué la propriété lithontriptique : mais elle n’est en général que peu ou point employée en médecine.
MÉLITE GRANDIFLORE : Melitis grandiflora, Smith, FI. Brit.,. 2, p. 644; Melitis melissophyllum, Curt., FL Lond., 6, t. 39- Cette espèce ressemble presque en toutes choses à la précédente ; elle en diffère seulement parce qu’elle est moins velue ; parce que ses fleurs sont plus grandes, d’un blanc un peu jaunâtre, et parce que les lobes supérieurs de la corolle et du calice sont échancrés. Elle croît de même dans les forêts ét les lieux couverts. (L. D.)
MÉLITE. (Foss.) On a appelé ainsi autrefois les bois fossiles que l’on croyoit pouvoir rapporter au genre du Frêne. (D. F.)
MÉLITÉE, Melitea. (Arachnod.) MM. Péron et Lesueur, dans leur Tableau systématique de la famille des médusaires, ont employé ce nom pour désigner un genre de la division
MEL 543 des Léo: pédonculé , brachidé, non tentaculé ; dontles huit bras, supportés par autant de pédicules, sont réunis en une espèce de croix de Malte, et qui n’offre pas d’organes intérieurs apparens. Il ne renferme qu’une seule espèce , la M. POURPRE, M. purpurea, de la Terre de Witt dans l'Australasie, dont l’ombrelle hémisphérique est creusée par un estomac large, profond, ouvert et subconique ; toutes les parties de l'animal, qui a quarante à cinquante centimètres de diaméire: Su d’une couleur pourpre foncée. (Ds B.)
MÉLITÉE, Melitæa. (Entom.) Genre d'insectes lépidoptéres, dadcbre du genre Papillon de Linné par Fabricius, et qui se rapporte au genre Areynxe de M. Latreille. (C. D.)
MÉLITÉE, Melitea. (Zooph.) M. Lamouroux sépare sous ce nom un assez petit nombre d’espèces d’isis de Linnæus, de Pallas, d’Ellis et Solander, dont les animaux, tout semblables à ceux de ce genre, c’est-a-dire, avec Îles tentacules pectinés sur un seul rang, sont contenus dans une sorte d’écorce mince, persistante dans l'état sec, enveloppant un axe dendroïde , à rameaux souvent anastomosés, composés d’articulations calcaires substriées, séparées par des intervalles spongieux et noueux. Les mélitées différent donc des véritables isis par le peu d'épaisseur de l'écorce du polypier, par sa très-grande adhérence à l’axe, par l’état presque lisse des articulations pierreuses et la nodosité des parties interarticulaires , qui sont aussi moins cornées, en un mot, moins différentes, de naturé, de structure et de couleur, des articulations calcaires. La couleur des mélitées est presque toujours rouge ou jaune. Les polypes, d’après ce qu'en dit M. Lamouroux, sont . dans les espèces à écorce jaune, et jaunes dans celles à écorce ro ils sont épars ou disposés sur les côtes.
Les quatre espèces que MM. Lamouroux et de Lamarck caractérisent dans ée genre, viennent de la mer des Indes.
La M. ocuracéEe : M. ochracea, Linn., Gmel. ; Seba, Th.,111, t. 104, fig. 1. Polypier comprimé, très-rameux, dichotome; les articulations cornées, noueuses et spongieuses; les pierreuses inégales, sillonnées dans les grands rameaux seulement.
La M. orAncéE; M. coccinea, Solander, Ellis, p. 107, n° 3,t.12, fig. 5. Plus petite; les rameaux divergens et quel-
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quefois anastomosés ; les articulations osseuses trés-rouges ; les entre-nœuds courts, spongieux et jaunes; les cellules . verruqueuses, à oscules trés-petits. M. Lamouroux a donné à cette espèce le nom dé M. Risso, de Nice.
La M. RéTIFÈRE : M. refifera, Lamck.; I. aurantia, Esper, Suppl., 2, tab. 9. Tige épaisse , rameuse; les rameaux dans ‘le même plan, souvent anastomosés ; les articulations trèsrapprochées dans la tige, écartées dans les rameaux et nulles dans les ramuscules : couleur rouge, pourpre et piquetée.
Cette espèce, qui vient de l'océan Indien, comme les deux précédentes, et de l’Australasie, offre PERUSANE de variétés de couleur et de grandeur.
La M. rextirorme; M. textiformis, Lamx., pl. 19, fig. 1. Tige courte, noueuse , terminée par une sorte de réseau flabelliforme, à mailles assez grandes et alongées ; couleur trés-variable : deux à trois décimètres de hauteur. Des mers de l’Australasie. (DE B.)
MELITHREPTUS. (Ornith.) Voyez Héoro-Tatres. (DEsm.)
MELITIS. ( Bot.) Voyez Mérire. (L. D.)
MÉLITOPHILES. (Entom.) M. Latrcille a donné ce nom à une division de la section des coléoptères pentamérés, qui comprend les insectes lamellicornes, qui ont le labre membraneux caché sous une avance du chaperon ; les mandibules tres-minces ; les mâchoires terminées en forme de pinceau ; les palpes filiformes ou en massue ; les antennes formées de dix articles, etc. Cette division comprend les genres Goliath, Trichie, Cétoine et Crémastochéile. (Desm.) ù