‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 4 sur 426 · Faris, 1812, 2 yûl. in · texte numérisé non relu

Faris, 1812, 2 yûl. in

P9ËFAC£« . lU

iflapûrfaite eA ei pea profitables les ^i^onnaire», prétendos nniyeraeby de mes prédécesseurs immédiats.

Daas u&e théorie sur les synonyioes^ M. Quizot t i) j fk près d'un

depiisîèck, iantant les gramm3Îri9ns de Tépoqua ^ soiim la route

qp'il se bornait à indiciuer, leur recommandait 46 ne point s'arrêter aux

détaîlay aux recbwdies particulières^ inirâ de p'élevfir aux géntoilités

et aox wue» d'ensonble, afin a de ne pas perdre le bnit des lumières

aficpùsea ël des matériaux amassés. » Jusqu'ici personne encore n'avait

r^poodu i joii appel; tant ces études abstraites et -sévères étaient peu

capables de tenter oob écriyaiiis philosophes , an milieu d'un siècle

entièrement absorbé par des occupations d'u,n ijoitérèt plips sensible.

Sans les encouragements de cet esprit supérieur qui a bien voulu être

mon guide y jamais peutrètre je ne me serais chûrgé de cette tâche ^

bien que ptrinement cwTaincu que^ avec des ressources dont personne

n'avait disposé avant moi et en remaniant le sujet d'une manière

génâaZe et pMIasopMque, je parviendrais à former de la substance de

tous les ouvrages précédents du même genre un ouvrage plus métbo*

dique , mieux ordonné et incomparablement plus utile.

A présent que ce travail de synthèse et d'organisation est achevé| et le moment venu d'en exposer le fruit au grand jour de la publicité, je ne pms me défendre d'un sentiment de crainte en pensant aux imperfections inévitables dans une œuvre de si longue haleine. J'espère pourtant ({a'elles seront compensées aux yeux du lecteur par des qualités particulittes. De tous les dictionnaires des synonymes français, celui-ci est le plus complet; c'est le seul qui reproduise en un corps d'ouvrage unique et Bcm une forme raisonnes tout ce qui jusqu'à présent avait été écrit d'essentiel sur cette matière; le seul de quelque étendue qui ne se réduise pas à une simple compilation, remplie de contradictions et de doubles emplois; le seul qui commence chaque article en marquant i l'idée conmiune à tous les mots dont il y est question ; le seul enfin dans >

lY REFACE.

lequel les distinctions établies se trouvent justifiées par des citations déeisiyes empruntées à nos écrivains du xvii* siècle et du xyiii* les plas purs et les plus justement estimés.

La première partie a déjà subi Tépreuve de l'opinion. C'est, avec un peu moins d'appareil scientifique, le livre que j'avais publié en 1841 afin de pressentir le succès du tout par celui de ce fragment. Or , en voyant la manière dont Tlnstitut, l'Université et, dans la presse, les écrivains les plus compétents ont accueilli cet essai, je ne puis m'empècher d'attendre avec quelque confiance le sort réservé dans le public au dictionnaire tout entier. La partie déjà connue, et que j'ai dû perfectionner après les encouragements très-flatteurs dont elle a été l'objet, se retrouve ici avec de notables améliorations : toutes les distinctions ont été revues , quelques-unes éclaircies ou réformées ; le long article qui se rapporte à la synonymie des adverbes et des phrases adverbiales a été refait en entier; de nouveaux développements et de nouveaux exemples ont augmenté de près d'un tiers l'œuvre primitive, en même temps qu'elle était purgée avec le plus grand soin des fautes qu'y avait relevées la critique. Quant à la seconde partie, à celle qui n'avait point encore vn le jour, elle se recommande par sa nature même : elle sera vraisemblablement plus goûtée que la première, parce qu'elle est moins abstraite, moins mêlée de théorie.

Les circonstances, du reste, paraissent être favorables pour rappeler l'attention du public sur ces études si injustement négligées, pour ne pas dire totalement inconnues.

Au xviii* siècle, plusieurs écrivains philosophes, Voltaire, Condillac^ d' Alembert et Diderot, imitant l'abbé Girard, s'appliquèrent à distinguer les mots synonymes, bien convaincus qu'ils étaient de l'utilité de leurs efforts pour fixer, pour rendre désormais invariable la qualité de notre langue la plus caractéristique, sa précision. Mais, au commencement de notre époque^ leurs erreurs en métaphysique et en morale firent tort

PltiFACC. f

dans Topinion à leurs travaux et à leurs productions philoli^cpiesi Comme on réprouva les unesy on rejeta les autres, quoiqu'il n*y ait entre les unes et les autres aucune eonnexité. Les funestes doctrines des Encydofpédîstea n'empêchent pas qu'ils n'aient possédé au plus haut d^;ré /'esprit philosophique et qu'ils ne l'aient fort heureusement etd^lojé , flinon à rendre la langue française plus parfaite, au moins à en perpétaerVusage, en faisant mieux connaître toutes ses perfections et son aptitude merveilleuse à servir tous les besoins de la pensée. Aujourd'hui que l'ardeur de la réaction s'est calmée et que la philosophie a repris la droite voie, nous sommes plus capables de juger sans passion le siècle dernier, nous avons moins de peine à reconnaître les services qu'il a rendus à la langue et à estimer, comme écrivains, des hommes qtfe nous condamnons absolument ou en partie comme philosophes. Avec ces dispositions à l'impartialité, notre temps, selon toute apparence, saura convenablement apprécier dans le présent livre une des meilleures choses * que nous ait laissées la philosophie du xviii* siècle , c'està-dire ses observations sur les significations exactes des mots vulgairement réputés synonymes.

Notre littérature et notre langue classiques jouissent en ce moment d'un retour de faveur signalé. Jamais on n'en a mieux senti le prix que depuis certaines tentatives d'indépendance dont on ne s'avise plus guère de vanter le succès. Jamais on n'a plus généralement reconnu notre impuissance à réussir dans les lettres autrement qu'en nous remettant S0Q8 la forte discipline des grands écrivains, qui n'y ont si merveilleu* sèment réussi qu% cause de la parfaite conformité de leurs idées et de leurs expressions avec notre caractère national. Le temps n'est plus où, sous prétexte de donner l'essor au génie, on prenait plaisir à dénigrer notre passé littéraire, où on regardait connne une marque de petitesse d'esprit d'observer des règles, de respecter la tradition et l'usage, de rechercher dans l'emploi des mots la netteté et la justesse. Pour le style

«I fnltAGi.

0ii]Afé<ittli6rv imitTCtiiionsiiatiiieUeme&t à eelni du bon le»» à celui qfH në^Hkïfjoé avanttontpar U dntf, et fs'an pest appekt propre^ ment le e^le Hpançaii, tttit il convient à noc instinobl inteDeetnelBi En eonsenrep lee fermes et lee e^reseions easentiielles^ %âin qn'dlee ont été conea&éee par les che&-d'osuvre des denx derniera siàcles^ parait dtre devenu désormais efù littératnre nne obligation dont ne saurait dispense» le génie même*

LISTE DES AtJTEimS

CITES BN ABRÊOi DANS CS DiC3lONNABI.

AMdèmit. U dtalionaairt ésr Ba&tb. Barthélémy.

BiAim. BMimiithato.

BiÀVz. Beauiée.

Boss. Boiiuet.

BovB. Bouhoan.

BounD. Bourdaloiie.

BuvF. BufRNi.

Ceabr. Charron.

CovD. CondiUac.

CoRH. Corneille.

VàS. D'Aguessêatt.

B'al. D'Àlembert.

Bblat. Vme de La Fayette.

Disc. Deacartee.

DiST. Deitoachei.

DvcL. Dudoe.

DuDBFF. Mme dn Defland.

fte.Féneta.

nicB. néchier.

FORT. FoBteBaHeL

G». Girard.

eini.GaiXGl

JUm, Hamilton.

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