‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 60 sur 426 · TÂCHER À · texte numérisé non relu

TÂCHER À

« J'ai tdeh^ d £ure du bien au monde, il ne Oi'a fût q[ao du maL » Fbh.

Q«'oQ lui Van Psjcfcé, qa'éUe r^dU « loi pUlre.

Lav.

Cert moi qui dois td^sr 'a T^anr te iBrls que m'ont fkit les ennuis. Lav.

Cest im tyran qn*on aime , Qui pv eent Uclietée tmeke a se maintenir Ao rav od par Ja force il a su parvenir. Rac. le aeeicite eonlre elle et tmdM k la braTer (Agrlppine). Jfais oin mea dBma ne me serrent de rien.

Itacma ^èron dans Briianniau), EUe tàAt a eonmr d*mi tSmc sèle de prude Ce qiie ckea die on Toit d'sfflreose solitude. M ol. * Tddier de. « La fée arrêta le coup «t tAeha de le consoler.» Fdv. «fiippias tdehê en vain de se soutenir. » Boss. « Il tâcha de chasser de Rome son fils Xazence. > Id. •Tdehex de quitter M. de BulToa. * Volt.

El sur ses pieds en 'vafai tmAami de sebansser. Ren.. Cesc ce qœ Je tmdtmi de \A Cure comprendre. Mol.

0BU6BR, FCiRiGER, CONTRADIDRE À et DB.

 montre dans l'éloignement ce à quoi on dbH(|e, force ou oontratfil; de le détermine, le dislingue, le spédalise, le £ût voir présent. De U deux différences.

ÀTec d on désignera une contrainte , en môme temps plus générale et moins stricte. Plus générale , cTestrà-dire qu'on se servira de la préposition d en ]mrlant d'une bi imposée à tout un genre d'actions, et de la préposition de pour marquer une contrainte particulière ou une contrainte exercée dans telle circonstance. « La charité TOUS oblige d pardonner, lorsque tous serez offensé : tous ius obligé de pardomier dans le cas précis deroffense. La circonstance vous oMtge de ^re ce que la règle vous oblige à faire. » Ro0B. Ensuite d marque moins d'instance et de rigneur, une influence ou sollicitation morale plirtdt qu'une contrainte pbysique et de foit. C'est ce que Marmontel a bien senti : « Obliger à , ditil, n'exprime qu'une simple inritation; obliger de porte contrainte, et c'est pourquoi l'on ne dit point intUer de , engager de. »

Mais U importe d'appliquer cette double distine^em aux trois verbes cités en l'appuyant par

des exemples.

OBUGER k et DE.

« Les rois étaient oHigés plus que tous les autres d vivre selon les lois. > Boss. «Un souverain est-O obiigé à se soumettre à des étrangers sur

Yétendue de sa domination?» Tin. « La vraie religion doit avoir pour marque d'obliger à aimer

Dieu. > Pasc.

* Bé ! vonles-voos, madame, empêcher an'on ne canse?

Mries-voas cbUger lont le monde a se taire? Mol. Le caractère incontestable de généralité qui dis-

fiague obliger à dans toutes ces phrases ne con-

- lient plus du tout à obliger de dans celles qui sui- ! voiv « Je ftis obligé (f aller à Clazoméne. > Fév.

- «n se pourrait que Mme du Ch&telet fdt obligée rfiflcr à Cirey. » Volt.

La soif les obligea de descendre en un poiu. Lav.

Avant que de parlir, Pesprit dit i ses bôles On m*oblige de vous qailler.

(Ordre lui était venu de se rendre ailleurs). Id.

D'autre part , combien le sens ^obliger d ne se montre-t-il pas &ible et relâché , en comparaison de celui ^Miger de , dans les passages suivants? « Seigneur, que ferai-je , pour vous obliger à répandre votre esprit sur cette misérable terre?» Pasc. {Prière à Dieu). Et dans un autre endroit : « Mes prières n'ont pas de mérite qui vous obZt^e de les accorder de nécessité. » « Il demanda avec douceur à l'assassin ce qui l'avait obligé à commettre une action si noire. » FiN. Et suivant le même écrivain : « Pittacus disait que la nécessité était quelque chose de si fort, que les dieux mêmes étaient obligés <f obéir à ses lois. » « Des légions romaines s'oblt^^ent par serment de mourir ou de vaincre. » Montaign.

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