AGNÈS
Do meilleur de mon coeur Je voudrais vous complaire. Plaire exprime le iait seiil , sans accessoire. Mais li mes ven ont rhooneur de vous plaire^ etc.
Laf.
Complaire est propre à marquer Tempressement
et le zèle,
Yoiis les renrei toujours ardents à vous complaire.
Rac.
Je domie dans son sens en toat pour loi complaire»
Bagn.
Sans doute, on cherche aussi quelquefois à plaire , mais par soi-même , par ses qualités propres , si bien que le verbe ne partage pas l'attention et la fût porter toute sur le sujet.
EtlKior n'avoir personne i sa flamme contraire. Jusqu'au ciiien do logis il s'eflbree de plaire. Mol. Quand on tâche de complaire , on flatte les goûts , les caprices, les désirs de celui près de qui on veut être bien venu, et le mot complaire a toujours une signification relative , à double (ace , plus complexe. On se pMt à une chose , et on se complaU dàûB wae chose. D'une part, c'est l'aimer, y avoir goût; de l'autre, c'est l'aimer à l'excès, la savourer, en quelque sorte, en détail, avec inâstance et obstination.
Oùâbeaa itéltater ses vains r&isonnemenU, Son esprit se eomptaii dans ses faux jugements. Boxl. «Louis XIV se comploMOfU à en imposer par son
Mil. » yOLX»
FREIfDRB, GOMPRBNBIUB
dre , se faire une idée.
Prendre y c'est saisir sans effort, instantanément, tout d'un coup, à la première audition, à la volée , une chose qui d'ordinaire est peu étendue. « Tout traité de paix doit toujours ètreprû simplement dans son sens le plus naturel et interprété par l'exécution immédiate. » Fijc. «S. Thomas et Hugues de 8. Victor ont pris ce passage plus simplement et Tont entendu de la pénitence ordinaire. » Boord. Comprendre exprime un acte moins simple : c'est concevoir dans tous les détails et dans toutes les parties quelque chose de complexe, comme une démonstration de mathématiques. « Le peu d'étendue de notre esprit fait qu'il ne peut comprendre parfaitement les choses un peu composées qu'en les considérant par parties. » P. R.
Ma foi, je ne sais pas Quand on verra finir ce galimatias ; Depuis assez longtemps je tâche à le comprendre. Mol. On peut bien prendre chacune des phrases d'im discours , et ne pas bien comprendre le discours lui-même.
Les deux mots s'emploieraient bien encore en parlant d'une chose de même étendue; mais alors prendre signifie n'en saisir qu'une partie , ou ne la saisir que par un côté , ce qui fait que ce verbe se trouve souvent accompagné des adverbes mal , de travers , d contre-sens , qui dénotent une conception erronée, parce qu'elle est partielle et incomplète, faute d'attention, d'étendue d'esprit. Comprendre^ au contraire, indique au'on conçoit la chose dans sa totalité, qu'on l'embrasse tout entière.
CESSION, CONGESSiœî. Acte par lequel on cède, on accorde quelque chose à quelqu'un, on dispose d'un bien en sa faveur.
La csssion est une donation; la concession^ une donation pleine et entière , c'est-à-dire gratuite. La cession peut n'être qu'un retour, quelque chose d'obligé ou même d'arraché. « Jacob avait reçu de son frère la cession de son droit d'aînesse , confirmée par serment. » Boss. « Jules II , au lieu d'aider le duc de Valentinois À recouvrer ses places, le fit arrêter pour tirer de lui la cession de celles qui lui restaient. » In. c Si on se laisse entamer par des cessions de pays , on nous mènera jusqu'aux partis les plus honteux. » FÂv. « François 1*' avait racheté sa liberté .par la ceS'sion de toutes ses prétentions sur ces fiefs (la Flandre et l'Artois). » Yolt. « Batailles presque toujours favorables aux Romains par le succès final et par la cession de plusieurs places. > Roll. Mais la concession est faite de plein gré , c'est une pure libéralité. « Les princes peuvent avoir reçii les droits de souveraineté par la concession ou par le consentement des peuples mêmes. » lin. « La concession d'une lie par don Quichotte à son écuyer Sancho Pança. » Volt. « Il y a Cent bulles d'évêques de Rome , qui assurent expressément que les royaumes ne sont que des concessions de la chaire pontificale. a> lo. ^ Othon I" n'aurait pas dû souffrir qu'on traitAt ses droits comme des concessions laites par la saint-siége. » Goan.