‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 163 sur 444 · TERMINAISON 1ER · texte numérisé non relu

TERMINAISON 1ER

MawBwere , manouvrier,. Coudre , coudrier.

n se peut que cette terminaison tire son origine du latin arius, car les mots saunier, chevrier , farinier , par exemple , correspondent exactement au latin , saîinarius , caprarius , feri-

SYNONYMES QUI ONT LR MEME RADICAL

mmu. Oaoi qu^U en toit, ier S6 troove soutint i la fin é» rîdic&ttx toUlein«»t étniDg«rs à la bogua latttie, et, dans tous lea eM, Uaxpruae l'idée (fuzM professioB eommuotf , vulgaire , d'un nétitr. 8i bian nème que oetle désinence se coo* stniit a¥ee des noms de fruits peur dési^per Tap* bce qui idt la fenotion on le mé^r de les pro» èdre; «sage ineonnu dans la langue latine où les Dons d^bres ne se tennineiit point en orticf .* eiemples, eeriiier , cerasm; poirytr^ jMntsi pnh iNtr, pnwMs; olioîer, oitea. Il y a |Âus i ^ peut audfci tenniner les nome de okosee entièroôent tnsaimées , dont la destinatiam esl de aenrir d'iO" rtreauMs ou de moyens, 0Qn»ineMafMier»ifca^ Ncr, filifr , cluMieKer , saiièr$ , qui ne dérivent pas non pins de noms latins an orÙM. Quelquefois les subetantifi en ter se prennent au moral cQoune qnaliieatils ddfiivorabWa, ceoMM m&nfiiat dans les personnes nn petit dél^ut ou quel* qeecheee de déplaisant : tels sont ^onaifisr , iripalwr , miMaiidéar. Dans ce dernier , eenne dans la premier sens, la désinenoe ter est fort analogue 4 b désinence abstraite erie.

HANCBirVRB, HANOUViaSi. Omtm qui tSêr tulle de 806 mains.

t^Êot dépourvu de terminaison signiftcative, sMmagMcw eiprime cette idée purement et simplemeat; ter y ajoute pour aceessoire que c'est par métier , j»ar état , qu'on se livre à eetle sorte d'oecapation. Le manopvvre travaille sous un autre ouvrier; il ne fait pas un ouvrage qui lui soit propre et dont la produetien constitue un métier; le mmwuvrier travaille pour ceux qui ordonnent ou entreprennent l'ouvrage , ce quil flût n'est (apporté qu'à lui , et tous ceux qui font les mêmes choses que lui eiercent la même profeeûon.

Wûnauvre est la dénomination propre de certains aides qui servent les maçons et les couvreurs , et lui apprennent l'art plutôt qu'ils ne l'exercent; ce qui fait que pour désigner un mauvais ouvrier , nous disons quelquefois, c'est un mancBuvre, comme nous disons, c'est un apprenti , un novice. Vanouvfier est une dénomination générale qui ^'applique à toutes sortes de gens de journée salariés , et qu'on considère comme une classe occupaot tel rang dans la société. Le maaonitfft n'a jias de métier; il prête eu loue son travail à ceux qui en ont un. Le monoutNrwr a un métier , mais le moins élevé et le plus précaire. Comme le ntanffuere n'a point d'existence sociale, ni, pour ainsi dire , de personnalité , il est quelquefois un objet de mépris et s'entend quelquefois adresser ia qualification injurieuse de goujat.

GCMJDnE, CeUDRIBR. L'arbrisseau qui porte des noisettes et qu'on nomme aussi iioirettsr.

La cendre est considéré, abstraction laite de toute fonction végétative , cepnme une eorte de bois ayant certaines propriétés, eè susceptible, étant travaillé , de prendre tettes on telles formes : « bois de coudre , baguette de cendre , cerceaux de coudre.» Aca». Le mot «endriar, au contraire, est propre à rappeler teutea les qualités de Tarbrisseau comme plante , toutes les particukrités fie sa croissance et de sa culture : le coudrier vient dans tels endroits, il atteint à telle hauteur , il a des feuilles de telle forme; on l'ente ,

on le transplante , etc.; des cbatons de coudrier (BuFV.); las gelinottes cachent leur nid sous des cotidnm (iD.).

HoiHtiêr seul rappelle l'idée du fruit que porte l'arbrisseau en question. BufCon assure que , dans' un terrain près de Modène , on trouve , en creusant jusqu'^ une certaine profondeur , « des arbres tout entiers , comme des nêiseUtrs avec les noisettes dessus. »

TERMINAISONS 1ER et EUH.

C<mfiéurier, confiâtur.

GOIfFITDRIER, CONFISEUR. Celui qui s*ocoupe par état de cboses confites ou de confitures.

Les désinences ter et eur servent en effet toutes deux & qualifier les personnes p^r rapport h ce qu'elles font habituellement. Mais ter s'emploie quand il s'agit des professions les plus communes, et eur quand il est question de§ plus relevées , des plus nobles. Çn conséquence , il n'est besoin d'aucun talent pour être confiturier : il suffit de vendre des confitures. L'état de eon/Ueur demande de l'habiletét même de la science : il consilste nonseulement à vendre, mais encore et surtout à faire des confitures.

La difiarence est la même entre oûelier et oûeleur.

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