‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 209 sur 444 · TERMINAISON US · texte numérisé non relu

TERMINAISON US

La plupart des adjectifs de cette désinence ont été traduitsd'adjootifs latins correspondants , ter-

minés en uius , et qui sont pfOpMmeutées participes passés. Abstrus viasrt d'«iifruf«s dn vérin odffrswiire, éiffSêt de éi^fSitUÊ au. verbe dî/fasderv, iudus d*«iielM«f d'tncfcideiv , obUit d'ob- Iwiia d'obftmrferr; el ainsi de pUsieurs satiesw Ils narquent dona la possession et llnliénnce d'une qualité reçue on naiui^Ue, Tétat ouk maniera d'àtre sans acoesiciiti de quelque importance.

TKUIUUISOHB VS wt MD.

Camus ^ tamard.

CAMUS, COMMI. Oui a In nta oomt et pUt Régulièrement, eamui devrait être formé de camusus; mais ce dernier mot n'enstant point «n latin , eoimis tire son origine de «cniwnu , employé par Virgile dans le sens de recourbé, retroussé. H exprime simplMnent U qualité commane, et ne s^afipUqae pu seulement aox hommsB, mais aussi aui animaui awcqnels cette qualité convient, «ox lioaAediogues paniii les chiens, et aax dauphins funâ les poissoas.

Cafrutri est un mot fittoilier qui ne se dit que

des personnes. Voltaire dans la Pucelle et Scarron

dans VÉnéide HuroesHê doanent à la mort l'épi-

tfaète de commue. Seanron invoque ainsi sa muse.

Peiile aase «a nea cammrd^

Qui A'as tait tuieur eognenaid....

D'un «utpe oôté, an iieu que camvs est un tenne purement déeignatif et dîhistoîpe naturelle, qui fiait connaître une partimilarité du visage, eoinard est nne expiisssion qui décrit ou dépeint, qui représente la qualité comme prodaisam su; ceux qui la voient tel ou tel eist. Un ««mord, uae camarde , celui qui est camard ou a le nos ûumard se trouve par là màme avoir dans l'air quelque chose de commun , même de grossier ou de grotesque et de bouffbn. « La Choin n'a jasais été qu'une grosse ownarde, qui n'avait l'air qne d'une servante. > S. S. Le même éorivain dit ailleurs d'une femme galante de la oomr de Louia XIV : « Cette belle , et son cmiuird et bouffon de mari.> «Ce vieux OMuifd d'apotbioaire qui travaille dans sa boutique avec des lunettes. • Lu.

Mais c*eil un homme à fért méchante mine. Gros, «ourl, basset, nea manrntd^ lai^e éobine. Le dot en voûle , aa teint Jaune et ftanné. Un tooroil giis, un ssil de vrai daomé. Volt.

« Je regarde et je vois une grande dite bien fraîche, bien découplée <t assex* jolie., quoiqu'un peu camuse. > Marm. « Des docteurs déclarent qu'on peut être camus sans avoir de nez , et boiteux sans avoir de jambes. » Volt. « La forme du bec de oet oiseau est sime ou oamuas* » Bovv. « Le P. du Tertre dit expressément que si presque tous les nègres sont camus , c'est parce que les pères et mères éemsenit 1» aai à leurs enteits. » In. < A la Chine et aa Jsfpon , c'est une beauté que d'avoir le visage ISR^^ les jefUi petits et couverts, le nés somiie et large.»!».

TERMINAISON EKNE.

Cette terminaison imitée de la latine, irMse, 4i , INI» , n'est peint originale et n'a pu de sifiùfi-

SYNONYMES QUI ONT LE WEÊE RADICAL

eatioB ^ itti Mit propre. Ue remoivlé , cottttie à sa ioorcs , 4 la éisiiiMMB piimitlve mm , «, «m« d'M provianeat MHsi «m» et wmm, c'«Btr4-dire, «I fiatt|âis, €M, «ûiffM «ttn. Haz» Mtomw, wlMMi, Mi^MiMtf) tRfiraiif , wlBnMif ) ift syl" Iftktt «r appntkftt •« radical, et il ae raste en tfiat qae m» pour AésztMBce. De là il anit que les adjeatiiitanniéa par enie âéaignent lea dreaes aooa la rapport du Uau, d'où «Uea vieimeiii au biea eu aUes aoaté

Mrm, aaianaiil^ «tprime «l lappert de aimple laeaijté; aaaai la premier, comme le aeoond, ae tware surtaut & là fin de termea de géométrie <pa d'aaatDBBa, aigaifioatifo de ce rapport : angles étfsraar, aatefnta, oliafiiai; la fiwe, l'extrémité aaMma ou intanie -d'un as. On dit eu botaaique des feaillaa pkcéaa des deax oôtéa de la tige , et aïOD oppoaées chacune à chacune , qu'elles sont alafwe. Haï» un collège et dans un hôpital , an diatn^e des élèvea inêernesy c'eet-à-dtre qui y haMtant, at dea élèfas estâmes, c'eat-ànlire qui viennent du dehors. A aela ae réduit atitctaniMit laseaada ceadaus mots.

tSUHMlàlBOffS EBMB rr JRfR.

falsma, inêéntur; etN^rae , aal^rtaitr.

jWIMHg, tntÉSfBtm ; KXTBilffB, ISXtÈlIBini. Placé en dedans on en â^K>rB « qui concerne le dedana ou le dehors.

AaféPieitr et ts^érieur a'emploient surtout ou particolièrement bien en matières abstraites , de manière qa'ila conduisent naturellement à l'inventiondea deux substantifs abstraits, VintériofHé el Vegtêriôritét Tîe tfUéneitre ou esctériewre ; connaître rtnt^rieur et Yextérievr d'un homme. Jal^me et estime ee disent , à la lettre , de ce qvi est placé en dedans oa en dehors , ou de ce 'qei 8*7 rapporte: pathologie tnterae et pathologie

lallfrfaar tous annoftoe vaguement que la chose n*eat pas de celles qui se montrent ou agissent an dehors , et fnlefne vous marque précisément sa place. La paix tntërteiffe règne au dedans , ne se manifeste pas à la surfece ; une douleur inlaine a aon siège au dedans du oorps : Tapplication de remèdes à l'extérieur n'y peut rien. Intime et externe sont réserrés, ou peu s'en faut, à k médecine , qui s^en sert pour désigner uniqnement , mais rigoureusement , où sont situées ks choses dont elle parle. lia ne sont usités qu'au propre , en parlant d'objets qui sont ici ou Ht , qoi occupent un lieu. « Bxaminons tous les automates dont la atructure înteme est à peu près amMible à la nôtre. «Volt.

Intérieur et extérievr ont une plus grande èteodue de signification : ils s'appliquent aux mooTementa, aux actions , et à toutes les choses çirituelles. Bossuet a bien observé cette difféimee dans la phraae suivante : < La liaison des moarements intêriewn et eagtérieurs , c'eat-àndire du mouvement des esprits avec celui des membres externes ,eat manifeste. »

On dira plutôt que ce qui est interne Du externe se trouve , et que ce qui est intérieur ou extériear se passe au dedans eu au dehors. Girard,

avec aa aagacHé ordinaire, ataH pressenti cette différence , qae Roubaud a vainement combattue.

Au reste , interne atgnifiant rintériorité au propre, à la rigueur, ocieatifiqaemeDt, la repréaeate aussi eomaM plus tatérieuve en quelque sorte , et se dit de quelque chose de caché en dedans , de profondément enfoncé dans la chose ; ce mota quetejuefals. dans le langage da la médecine principalement , le sens d'intime dans la langue ordinaire, a Cette mort est si lente et ai tnteme , qu'elle est souvent presque aussi cachée à l'âme qui souflfTe , qu'aux personnes qui igneonent son état. » TÉa. «Il ne reata donc plua à l'homme que de combattre en lui ce péché , ai tnleme à ses entndUes. » Bosa. De même eoplenia, l'unique aorreapottdaot d'intime et d'interne ^ veut dire quelquefois trè»-eal^fteiNr , si extérieur qu'il est détaché de l'objet dont il est queation. « Plaisirs, richesaes, biens eafamet, qui ne tiennent pas à notre personne. » Boaa.

Comme d'int^rieiir et ^eaatérieur se peuvent former des noms abstraits , intériorité et eatérioritéy d'InMme et d'externe ont été faits iettemat et externat , exprimant les places obtenues daaa les hôpitaux par les élèves en médecine.

TERBimilSON INSÈ0UE.

bttrkiÊèque. Sxtrineèque.

Tertninaison adjective, lormée de la terminaieon ktine adverbiale, tniecitt, nattée seulement dana les deux mota intrineecui et extrineecue , intérieurement et extérieurement, de même que la françaiae ne l'est que dans les deux termes correspondants ialrtiiaéque et extrinsèque. IntrinadqiM , intrm ta sect» , intru insequi , qui suit , accompagne ou vient du dedans : extrinsèque^ extra in seeus, extra in sequi, qui suit, accompagne ou vient du dehors. Ou plus simplement, intrinsèque, qui est intrinsecus^ du dedans ; extrinsèque , qui est du dehors , extrinsecus. Intrinsèque sert à qualifier les qualités d'une chose, qui en aooosqiagnflnt intimement k substance, qui tiennent ou sont inhérentes à son fond , à sa constitution , à son essence , et extrinsèque celles qui l'accompagnent en venant du dehors , qui sont adventices , accessoires. Ce aont deux termes de métaphysique , de scolastique et de commerce. Valeur ^ntrtnaéfiie des monnaies , valeur essentieUe, de nature, indépendante de toute convention; valeur extrintèque^ valeur attribuée arbitffsirement par k loi ou le aouvarahi , et constatée par l'empreiiite.

« La seuk valeur imtrineique d'un marc d'argent est un marc d'argent, une denû^livre du poids de huit oaoas. Le poids et le tllns font seuls cette valeur talrtat èqtie. »Yolt«« Persuadé qu'il en •eet des paroles comme des taonnaiea, dont les plus estimées sont celles qui , sous un moindre poids , renferment plus de valeur intrinsèque^ Phocion s'était fait aa style vif, aaRé,>oDncis. » Roll. «Une grande et ancienne puissance (comme l'Autriche) , qui a des forces naturelles et intrineèques ne saurait tomber tout à coup. » Montksq. « Plus k valeur d'un «avragp est inttiineèfue et indé-

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