‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 423 sur 444 · TOMBE, TOMBEAU, SÉPULCRE, SÉPULTURE · texte numérisé non relu

TOMBE, TOMBEAU, SÉPULCRE, SÉPULTURE

.ieux où on dépose les morts.

Tombe et tombeau ont été distingués dans la '* partie, p. 8. Ils paraissent venir du latin tuxuluSy qui signifie primitivement une élévation e terrain, un tertre. Sépulcre ne vient pas ^ulement du latin, c'est un mot latin, ««pu^ ru m, dont la terminaison a été un peu modifiée. In conséquence, tombe et tombeau sont d'un sage général, au lieu que sépulcre ne se dit u'en parlant des anciens, c Les sépulcres des icicns Égyptiens subsistent encore à présent. » UFV. « Hercule pria Philoctète en mourant de ich-er son sépulcre. 9 Fin. « On a imaginé des èsors dans les sépulcres de Cyrus , de Rustan , 'Alexandre , de Charlemagne. » Volt. Le sépulre de David (Boss.), de Jésus-Cbrist (Boord., loss.). s Notre-Seigneur appelle les hypocrites es sépulcres blanchis. » Acad. « Antiochus meaça de faire de Jérusalem le s^lcre de toute

I nation juive. » Roll.

Sépulture f en vertu de sa terminaison , est un lot collectif, isomme armure^ par exemple.. Il déigne un lieu d'inhumation pour plusieurs , pour 3ute une classe d'hommes, pour une famille.

Saint-Denis est la sépulture des rois de rance. » AcAn. « La ville de Sais était le lieu e la sépulture des rois d'Egypte. » Roll. C'était dans ce palais qu'était Ta sépulture orinaire des rois des Perses et des'Parthes. » Id. La maison de Saînt-Mesmin avait fait de grands iens au couvent des cordeliers , et avait sa sépulire dans leur église. » Volt. « Les ruines de ort-Royal et les ossements de tant d'hommes ilèbres insultés dans leurs sépultures par les jelites s'«levèrent contre leur crédit expirant. > }. -^ D'ailleurs, ce substantif féminin qui marne proprement le résultat de l'action d'eruere^t'r, enterrer, sepelire, exprime plutôt d'une maière vague un lieu qui se trouve servir de tombe

II de tombeau , qu'un lieu précisément disposé our cet usage. La terre est notre origine et otre sépulture ^Boss.).

On donne i ce héros [Pompée] la mer pour té^lturc. CoEn.

TOMBER, CHOIR, FAILLIR. £tre emporté de lut en bas par son propre poids ou par impulsion.

Tomber est le mot commun : il est régulier, site à tous les temps, et se dit au figuré ainsi uau "propre.

Choir ne s'emploie qu'à l'infinitif, au participe, t quelquefois au passé défini. Outre cela, Vol-

STH. FtARÇ.

taire prétend qu'il n'est plus d'usage. C'est trop dire : il a seulement vieilli. « Choir a vieilli, et la poésie le regrette^ » Marm. On ne s'en sert plus que dans le langage familier ou en plaisantant. « Vous avez laissé choir le tripot de la comédie de Paris. Je m'y intéresse fort médiocrement. » Volt.

Il a su si bien faire.

Qu'en descendant vers nous Chariot est ehu par

terre. Id.

Un astrologue un jour se laissa elioir Au rond d'un puits. Lav.

Un Jeune enfant dans Teau se laissa ehoir En badinant snr tes bords de la Seine. In.

Peste soit du gros bœuf, qui, pour me faire ehoir, Se vient devant mes pas planter comme une perche:

Mol.

Un monde prés de nous a passé tout du long. Est chu tout au travers de notre toorbillon.

(Trissolin). Id.

Des larmes grosses comme pois Lui ehureni des yeux trois à trois. Scaur.

FaiUir^ également inusité à la plupart de ses temps, n'a que l'acception figurée. Faillir ^ c'est commettre une faute ou donner dans le faux, faire quelque chose contre le bien ou contre le vrai. Et ce qui distingue nettement ce verbe des deux autres , c'est son caractère de subjectivité , c'est qu'il suppose dans le sujet un défaut , une imperfection , quelque cho.<te de fautif, de répréhensible ou de blâmable. Tomber ou choir est l'efiet d'un accident; mais faillir fait concevoir l'idée d'un manquement moral ou intellectuel, d'une faute ou d'une erreur. « Puisque nous sommes en usage, moi de faillir, vous de pardonner , couvrez encore mes fautes de votre indulgence. » J. J. c Vous vous êtes mépris (en faisant un quiproquo d'apothicaire); eh bien! l'homme n'est-il pas sujet à faillir, et surtout dans cette profession? • Les. « Le sot projet que Montaigne a eu de se peindre 1 Et cela non pas en passant et contre ses maximes , comme il arrive à tout le monde de faillir, mais par ses propres maximes , et par un dessein premier et principal. Car de dire des sottises par hasard et par faiblesse, c'est un mal ordinaire; mab d'en dire à dessein , c'est ce qui n'est pas supportable. » Pasg.

TOME , VOLUME. Noms qu'on donne aux livres matériellement pris comme objets qui ont place dans les bibliothèques.

Tome, de tlptiv, couper, diviser, est une division ou une partie d'un ouvrage : un tome en suppose d'autres, c'est un commencement ou une suite. Volume vient de volvere , rouler. Les anciens roulaient leurs livres et ils entendaient par volume chaque livre roulé séparément. Ce mot signifie aujourd'hui tout ce qui est réuni dans une môme brochure ou dans une même reliure. C'est un tout distinct. Quelquefois on fait mettre d.ux ou plusieurs fome* en un to'ume : c'est, par exemple, quand il n'y a qu'une table pour tout l'ouvrage. On peut même réunir ainsi des ouvr^iges difl'érents , des opuscules qui aient peu ou point de rapport. Un tome peut à son tour être publié en deux ou plusieurs volumes.

Dans telle édition de Voltaire il y a tant de

DEUXitlIE VARTiS.

ooIttiMff, et tant de tomes pour VBuai tur les nuBurs.

Dans un sent dérivé , tome signifie partie d'un tout, et wlume se dit des écrits et des lettres d'une longueur telle qu'on en pourridt faire un volume. •Croyait- on qu'on pût toujours ignorer le premier tome de la vie de Mme de HaintenonT» Sâv. cReposez-Tous, ma fille, et ne vous amusez point à écrire des volumes. » In. — « Voilà des réponses qui t'apprendront à respecter mon crédit renaissant. Je voulais te parler de ce pays et de ses habitants, mais il faut mettre fin à ce volume (très-longue lettre). Comme nous avons encore cinq ou six jours à rester ici, et que j'aurai le temps de mieux revoir le peu que j'ai vu , tu ne perdras rien pour attendre , et tu peux compter sur un second (orne avant mon départ. » J. J.

En général , les tomes ont quelque rapport au contenu , au lieu que les volumes ne se considèrent qu'exlrinsèquement , par rapport k la grosseur, au format, au nombre, ce Honoré d'Urfé fit de YAstrée quatre volumes,.., Baro, son ami, en composa, sur ses mémoires (après sa mort) un cinquième tome , qui en formait la conclusion, et qui ne fut guère moins bien reçu que les quatre autres volumet. » Boil. « C'est bien dommage que ce qui arrive aujourd'hui en Italie ne soit pas arrivé quand vous y étiez. Vous auriez ajouté un tome bien curieux à vos huit volumes. ^Yotr. Un ouvrage qui a beaucoup de (omet pèche souvent par l'étendue, il est trop long à lire, il aurait besoin d'être réduit : un ouvrage qui est en beaucoup de volumes est parfois embarrassant pour la place ou pour le transport. Quand on cite , on indique le (orne et la page : dans les catalogues des libraires on marque le nombre et le format des volumes. L^ouvrage de tel auteur sera considérable; il en a déjà publié six volumes : les trois premiers tomes ne valent pas les suivants pour le style. « Vous vous applaudissez de votre livre, parce que vos bévues sont en deux vo^um^i.» Volt. « Les derniers tomes de V Histoire ancienne de Rollin faits trop à la h&te , ne répondent pas aux premiers. » In.

TONNERRE, FOUDRE. Ces mots représentent le phénomène électrique qui se produit dans certains orages.

Mais 11 y a d'abord entre eux une grande différence, déjà remarquée par Cicéron entre leurs correspondants latins, tonilru eifulmen. Le tonnerre est un bruit , une explosion terrible qui se fait dans les airs ; et la foudre est la matière enflammée, le feu du ciel qui s'échappe de la nue d'une niianière rapide et impétueuse, et quelquefois tombe à terre où il embrase , tue et détruit. « La poudre exterminante imite parfaitement les éclairs et la foudre. Elle a même de bien plus terribles effets; elle embrase et elle détruit jusqu'aux plus solides remparts.... Célèbre-t-on les noces d'un prince , c'est au feu des éclairs et au retentissement du tonnerre. » Volt. 11 fonne quand la foudre éclate : « Le tonnerre gronda, les foudres éclatèrent. » Lbs. Dieu fait gronder son foiuierre, et il lance la foudre. On entend un coup de tonnerre; on est atteint ou

frappé d'un coup de foudre. — Le bruit da tnnerre étonne ^ est effrayant; ks eSets de U foudre sont funestes, elle warne st brâk « Les prédicateurs doivent rechercher des éc'iiis qui percent, un tonnerre qui èmeuTe,uDefoi dre qui brise les cœurs. » Boss. « Ëpicareonk premier lever contre la religion rite&dud de b guerre, sans que ni l'autorité des dieu, mil crainte des fouéres^ ni le ciel , stsc le bruit effrayant de ses tonnerrei , fussent capables it l'arrêter. » Roll. — Le fofuunrc est uoeToix par laquelle le ciel manifeste ses voloDté3.ili fin de VOEdipe de Voltaire , le grand piibt fait connaître en ces termes la cessatios de & peste :

La mort fuit, et le die« da ciel et AelsMif Annonce sw bontés par la voix éa imurn.

Le même poète dit ailleurs :

Déclarez-vous , grands dieux , pir il Vfli di i» nerrê.

Écoutes : le eiel parle ; entendes loa foucncii.

Ses aocenlareesemblaieDl à ceux de ce tmem,

Quand, du mont SinàK, Bieo parlait à latent i^ «S'il a fallu effrayer les consciences criBùxliK la parole de Jésus-Christ a été le imm,» Boss. Un tonnerre effroyable déclara h roloï des dieux. » Tiv. Mais la /budre est ofi flin un instrument ée mort dont le eiel sa leitpiv nous châtier : le fimdre punisseur (Vql.V'I'^ foudres de Dieu sont toujours prêts, et aadèR toujours enflammée. » Boss. « Befétus ie livrées de Marie, serons-nous à eott«rtieW les arrêts de la Justice divine eiéeim)»!* dret du Oiel? » Boonn. « Vos gïic».^"* Dieu, sont tombées sur ceux surqnitw»

deviez faire pleuvoir que vos /buérwalr**» dignation. » Mass. « Des malhems aouduase inattendus , comme des ooups ds /ottdn v^ plies , ont terrassé les méchants. » Ii>-

Dleox des infortunés, renverser noi lyra» Dans Fabtme où \m/omdre s plosigé les ^'

— On dît d'un homme que c'est m J»»*^ quand il a une voix très-forte et trèaidiM», mais on dit que c'est un foudre, na pus»^ guerre, un foudre d'éloquence, «- ^* combats ou à la tribune, il agit ou ilp»"^* manière forte , soudaine et victorien»

Toutefois » (oftfierre se prend aussi «boa»"f dans le sens particulier de foudre, ^^^"^Z: pour exprimer le fluide électrique al \»^ qu'il cause. Mais ce n'est que danslecasoij^ idée n'est pas séparée ou séparsble da »» bruit.

Le bruit crott, 11 redouble, B viert conm*^ nerre, . ^-

Qui s'approche en grondant, et qui fond sar»^

L'Académie prétend que les canons sont J|r poétiquement les foudres de la guerrs; î»^" les a mieux dépeints en les appelant ^^ Des tonnerres d'airain, grondants snrl*'*'^ Et il a dit en prose : « Les hommes s^ truire les villes avec un tonnerre ^^^^. terrible que le tonnerre véritable. » 7 j. ^^ étant la partie du l^it It plus sensible, t r

SYNOimSS À RABBCACT DIVERS.

propre à faire iaiprunony c'est furtotil dana le peuple , ou quand on yevt frapper rimagination , qu'on dit toimerrf aa lieii de fimdrt. « SuiTant èpicure, ee n'est point da tout par mauyaiae bumeiiT que Dieu fait tomber la fondre à Babylone, tandis qn'il ne la lanoe jamak aur Menphis.... L'idée qu'un hoBune frappé du Umntrre sst puni par les dieux, n'est qu'une pusilUnimhé ridicule. » Volt. » Vos fmieffts sont boas à Srignan; ils ont un éclat et une msiosté auiessus de toutes les autres. Lucien n'aurait pas Dsé appeler cette foudn un vain épouTantail de shènevière; c'est un Jupiter tonnant. » Str. t Dieu , armé de son tonnerre , se présentera luinême à nous comme un Dieu irrité, comsae un Dieu ennemi , comme un Dieu veagear. » Boubd.

TORT, INJURE,. — COHEF. Lésion, attetnle :)ortée à autrui , action ou discours qui le blesse.

La iùrt attaque la propriété et nuit; l'ti^uf^ ittaque la personne et offense. L'un reut un déiommagement , l'autre une réparation. Qui fait ort ravit ce qui est dû ; qui fait ir^wre ou une njure impute des défauts ou dea vtœs. On est l'antant plus fàcbé d'un lorl qu'on éprouve, iu*il est plus considérable et qu'on est plus attaché à ses inténlts ; on est d'autant plus sensible i Vinjure , qu'elle est plus sanglante et qu'on a )lus d'amour-propre et de fierté. « Nous faisons i nos amis plus de tort qu« nous ne pensons , craque nous défendons leurs opinions sans discernement; nos applaudissements ne font que eur enfler le cœur et les oonflrmer dans leurs erreurs ; ils deviennent incorrigibles. « Hal. c Que vient demander au juge le solliciteur? le l'attention? Ce serait une offense; de la faveur? Ce aérait une tnjure. » Mabk. -^ « Le oensonge est un mal ea soi , non pas précisénent par le tort qu'il fait k la société, mais par 'injure quW fait à Dieu. » P. A.

Le griefs anciennement grevanee suinmt Nilût, est le tort éprouvé par un bomme qu'on frète [ de gravir , pesant ) , qu'un souverain barge ou foule , le fort qui est fait par un supéiour k un inférieur; et plus généralement le ort qui excite ou qui est propre à exciter des tlaintes. On fait ou on reçoit un fort, unetnure; on a contre quelqu'un un grief ou des riefs , c'est-à-dire un motif ou des motib de lainte. > Les mêmes grief^ dont on s'était plaint ous la monarchie espagnole, renaquirent dans e sein de la liberté. > Volt. > Dites-moi s^il est •cssible de vivre parmi des gens qui veulent ssommer un homme sans grief, sans motif, ans plainte contre sa personne. 9 J. J. « César oande Divitiacus, lui expose tous les griefs qu'il . contre son frère , et le prie de ne point trouer mauvais qu'il iksse lui-même ou fHsse faire »ar la nation des Sduens le procès i Dumnorix. » loLL. « Depuis que le bruit s'était répandu que ;eux qui allaient à Rome porter des plaintes lontre Philippe y ét^ent écoutés, grand nombre te villes y vinrent proposer leurs griefs-, dans 'espérance d'être soulagées des lofti qu'elles >rétendaient avoir reçus. » Id.

TÔT , VITE , PROHPTEMENT. Dans peu de cmps. Allez tôt, vite^promptement.

Hé* paries. îiéçtvbeK^uUefprûmptemeiH, têt. Moa. Tdf diffère beaucoup de ses deux synonymei. Aujourd'hui on ne le dit plus absotemeni, alite tôt , mais on l'emploio en l'opposant à fard , Idl ou tard , ou avec un advorbe de quantité , assez tdl , trop tdl, plus tdt,bi«nldf, siftH.aussifdl.— Mais ce qui lo distingue surtout, c'est qu'il est relatif k l'époque , au lieu que vUe et promftêwmU se. rapportent à la durée. On part ou on arrive plus * tôt que les autres ; on marche plus vite ou on achève plus proin|ileiii«nl un ouvrage. Si vous partes eu si vous arrivez trop fdt, le moment de votre départ ou do votre arrivée est inopportun; si vous allez trop vite, ou que vous ezéoutiéz trop promplemetU quelque chose, vous n'jr maltec pas assez de temps, vous vous précipitez.

caisRif* T serons4ioos Uentên

81 vous allez bien vite, RaoR.

« Ce sera bienMc que tu seras avec moi dans mon paradis, nous dit Jésus-Christ comme au bon larron , cette vie se paase bien fnte. » Boss. < Toutes les journées finissent trop t&t , toutes les heures s'écoulent tittp i;tl0. » Id. c Nous approchons si t&t de notne fiôut et la vie paase si vite. > Sév.

Vite exprime k mouvement , et se dit très-bien des choses inanimées : aller, couler, passer vite; la terre tourne vite autour du soleil. « I) y a dans ce jugement un raisonnement caohé que nous n'apercevons-pas icause qu'il m fait fort vite* » Bo96. « Le temps va vite, » Volt. < Cela partit plus viêe qu'un trait. » Sév. < La vision de Mme de Soubise a passé plus etie qu'un éclair. » m. Prompfemenf désigne la manière d'agir d'un être prompt, ezpéditif, c'est-à-dire la manière dont un homme s'acquitta d'une œuvre, d'un dessein , d'un ordre. « Se disposer à la communion séneusementy p^omplseieut, efficacement. ' BouRD. « Je suis revenue promf/eeienl deLivry, pour ne pas perdre un moment de ceux que je puis employer ensora à voir notre cardinaL » SÉV. «Faire des pr<^ts peur remonter prompfement des rivières sans chevauz. » Volt. « Trouver le moyen de eimiposer de la poudre à vingt fois raeîReur nuirelié ettetucoup plus iirofiipte- *fnent. > In.

Mais connnent ferlons^ nous dans c^ hardi dessein Pont mettre pi nmftemmt eMie alAiire en bon train?

Rcoir*

Voyant le porte euverie, Tal uâttprmHfeiememi reoeatteu-olierte, Tant pour prendre le IMs, «pie poer flailer l'espoii Qui poeiTait attirer Êraite pour mè voir. le.

Pour arriver bienfd», il fout marehecttfs;poar avoir btenfdl fini, il faut agir promptement^

TOOeiIANT, PATHÉTIQUK. Qui produit UBe impression sur Ttaoi

Touchant vient du verbe toucher, atteindre jusqu'à, entrer en eontaeta^ec; pathétique sl été formé- du grée irdOec, souffranee, passion. De sorte que pathétique enchérit sur touchant, > Ce récitatif est un exemple de modulation touchante et tendre, sans aller jusqu'au pathétique. » J. J. « M. de Bemex fit à ce sujet un discours trèstouchant et Xrés^thétiquei » Id. Il me semble

DEUXIÈME PARTIS

que ces morceaux sont bien iowhantt et bien étante. On dira qu'un orateur a £ûi un discours

pfUhétiques. > Volt. « Cette narration est touchante et pathétique. » Roll.

Ce qui est touchant ne laisse pas froid , indiffèrent, produit une émotion douce, intéresse et attendrit. « L'apostrophe soulage aussi la douleur plaintive et solitaire ; et c'est l'expression la plus touchante de cette mélancolie qui se nourrit de souTenirs et de regrets.» Mark. « L'endroit d'Homère où Hector fait ses adieux à Andromaque , est un des plus beaux et des plus touchants de ce poète. » Roll. > Rien n'est plus tendre ni plus touchant que l'histoire admirable de Joseph. 9 ^. « Il continua à traiter la même matière d'une manière douce et touchante , employant les prières plutôt que les reproches. > lo. « Le duc de Beauvilliers fit une peinture si touchante de l'état ou la France élait réduite que le duc de Bourgogne en versa des larmes. » Volt, t Le public se laisse attendrir quand la pièce est touchante, 9 Id. — Ce qui est pathétique émeut fortement , remue , renverse , enlève , entraîne. « Vous voulez des mouvements pathétiques, c'est-à-dire qui touchent et qui remuent les cœurs. 9 FÉN . « Il faut que les orateurs deviennent puissants et pathétiques dans les endroits où le discours s'élève et s'échauffe. » Ip. « Exhortations par?i^(tques et véhémentes , ferventes et pathétiques. * Bodrd. « Cette pensée a je ne sais quoi de plus fort que les plus pathétiques exhortations. > In. « Dans aucun de ces écrits on n'emploiera ni métaphores hardies , ni exclamations pathétiques , ni expressions véhémentes. » Volt. « Lélius força ses parties à remettre leurs causes entre les mains de Galba , qui avait plu^^ de véhémence et de pathétxqtie que lui. > Roll.

Le touchant^ dit Roubaud, est naturellement simple ; il est doux , insinuant . affectueux , intéressant : le pathétique est assez naturellement sublime; il est fort, véhément, passionné, vainqueur, si je puis ainsi dire. « Le pastoral qui n'est point pathétique ne se peut soutenir qu'autant qu'il est gracieux et riant , ou d'une aménité touchante, v Marm. « Démosthènes n'a point fait usage du pathétique touchant ^ comme Cicéron; mais il a supérieurement manié le pathétique véhément. » Lah.

Ensuite, touchant est un mot du langage com • mun , et a plus de rapport aux choses ; pathétique est un terme de rhétorique et se rapporte davantpge à l'expression, au style, au ton, â l'accent. Une scène touchante est propre à émouvoir, et ce peut être une scène réelle; une scène pathétique est rendue ou arrangée dans le discours de manière à émouvoir. L'action d'un comédien est pathétique , lorsque la situation du personnage est touchante. L'état de celui qui souffre est touchant , et ses accents sont pathétiques. Une pensée, une entrevue, un souvenir sont touchants , mais non point pathétiques. « Dans cette actrice , tout ce que la beauté a de plus touchant suppléait à la faiblesse de l'organe. » Marm.

Enfin , touchant venant d'un verbe marque un fait , quelque chose de passager ; pathétique étant un pur adjectif peut exprimer une qualité con-

touchant ; mais on peut bien dire d'une nunkie absolue que c'est un orateur potb^lique. c Youi autres, Italiens, êtes pathétique. Employai faire mes compliments tous les dou que U uture vous a donnés. > Montbso. Tancrèdf estant des pièces les plus touchantes de Voltaire, le plus pathétique de nos poètes (Marm.).

TOUCHER , ÉMOUVOIR , — REMUER. Produirs sur l'Jime un effet tel qu'elle ne reste pas iodiirente.

Toucher 1 c'est atteindre jusqu'à une chose, y trouver accès, entrer en contact avec elle, h frapper. Émouvoir^ c'est faire moaToir, mettit en mouvement , soulever. Toucher marque t(^ une modification passive, et imoww m modification active. Ce qui touche lait iipression. « On ouvre un livre de déTOtioa, etii touche; on en ouvre un autre qui est galant, etil fait son impression. » Labr. Ce qui émevt^ que une réaction. On est touché par tout ce ^i" plaît, agrée, attire, par tout ce qui fait sair: dans l'âme de purs sentiments ou des pass» douces qui ne la transportent pas hors d'eilfmême; on est ému par tout ce qui excite deTtriiables passions, par tout ce qui irrite, enpoti ou entraîne. Le cœur est proprement toiici»'.^^ la bile émue. On est touché de compassion, t^ douleur, de repentir; on est ^u de ^tde colère, de passion (LàF.), d'indigEsûr^

(BOURD.).

Du sein d'un prêtre, ému d'une dirine homcr, Apollon par des vers exhala sa fureor. Boa. Quoi ! malgré les iransporti dont mon Ame ect enr. Oses-tu bien encor te montrer à ma vue ' Bui.

GEMGIS.

Eh bien 1 vous avei vu ce mandaria brooche?

OCTUl.

Nul péxil ne Vémeut^ nul respea ne le tank.

En touchant , vous adoucissez, vous cabfi VOUS portez à excuser^ à pardonner ; ea rv»^ vant^ vous animez, vous piquez, vousiodizDei La vue d'une personne charmante tous umAivous blesse d'amour.

Il ( Britannicus) a sa me a»«^ '

J'aime Britannicus. ^

La rencontre d'un ennemi vous émeut. ^^^^' dur n'est pas facile à toucher, ni une âme ^ lente, à émouvoir. Dans presque tons less^'de littérature et de poésie ,

Le secret est d'abord de plaire et de icuier. Bes- Mais dans la tragédie et en éloquence tn^^culier, comme il s'agit d'exciter des passioo-* de déterminer à prendre des partis, il ne >'" " pas de plaire et de toucher^ il faut échaufier/-^* flammer et émouvoir ^Roll.)-

Il y a plus ; l'activité d'^ouvotr n (p^-^ fois jusqu'à se manifester au de}iors par des sgnes ou par des actions , par une certaine wîduite. s Edouard pénétré se livrait à ses transport'' son âme émue et sensible s'exhalait dans ses regards , dans ses gestes. » J. J. Un homme i^ de compassion est attendri , rendu bienveiiJ^i: un homme ému de compassion ou plutôt (le P^ trouve dans son émotion un motif qui rflas^v qui le sollicite à soulager l'infortane; il ^

SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.

rendu bienfaisant. « Ému, ébranlé de tout cet ippareil de religion, qu'attendez-vous (pour tous convertir) ? » Mass. « Les créatures nous excitaient toutes à Tamour de Dieu. Mais, après tout, :ette voix des créatures ne touchait point encore issez nos cœurs, et rien, à ce qu'il semble, n'était capable dh les émouvoir et de les eogage.r. »

BOURD.

D'ordinaire les choses nous touchent et nous fmeuvent : en faisant impression sur nous , elles lous proToquent, nous excitent à réagir, nous nettent en mouvement. « Mon &me sera touchée il émue, » Mal. « Quand l'âme n'est touchée que 3ar une partie insensible , rien n'est capable de l'émouvoir. Quand elle l'est par une partie senûble , tout est capable de la faire sortir hors d'elle- [néme. » Nie.

Hemuer a même racine qu'^mouvotr et presque te même sens. Seulement, la particule initiale **& dans remuer annonce plus d'effort de la part le la personne qui agit, et plus de résistance de a part de celle sur laquelle on agit , ou de la yart du sujet. On émeut plus faciiement qu'on ne ^emue; aussi dit-on bien qu'un auditoire s*émeut . nais non pas qu'il se remue ; le remuer est Taf- 'aire de l'orateur seul , et pour y parvenir il faut lu talent, ce Lorsqu'un acteur sent du vide ou de a faiblesse dans son sujet, et qu'il se représente me multitude attentive et impatiente d'être fmue, il veut t&cher de la remuer par une véhénence , une force et une chaleur artificielles. »

IfARM.

Que dans tous vos discours la passion émue Aille chercher le cœur, réchaalfe et le remue.

BoXL.

D'autres fois remuer exprime une énsotion extraordinaire , à laquelle on ne devait pas s'attendre elon l'ordre naturel des choses. « Quoi 1 Pauline !st mariée depuis quinze jours , et Sévère n'en a ien su T Cela me paraît absurde. Cependant on e sent remuée attendri à la représentation; xande preuve qu'il ne s'agit pas au théâtre 'avoir raison , mais à'émùuvoir. » Volt.

1* TOUCHER, MANIER ; — 2« TÀTER , PALPER. les mots expriment l'action , l'exercice du sens u tact , de celui de nos sens dont le principal rgane est la main.

1* Toucher, manier.

Toucher est général : nous touchom par toutes ss parties du corps, et même par l'intermédiaire 'un objet , tel qu'un bâton* ou notre chapeau . t nous touchont de toutes les façons. Mais on e mante qu'avec la main , ainsi que l'indique étymologie, et encore avec toute la main, de orte qu'elle embrasse la chose. Il se peut qu'on yuehe légèrement, du bout du doigt, avec le evers de la main; on ne mante qu'à pleine lain , en pliant les parties de la main suivant la )rme de l'objet et en les y appliquant. Je touche i papier sur lequel j'écris; un enfant mante de i mie de pain pour en faire une boulette. « C'est ar le secours de ces premiers artistes que nos lains usent du pinceau , qu'elles manteni le cieau et le burin, qu'elles touchent des instralents. » RoLL.

Le roi Midas ohangeait en or tout ce qu'il Um*

ehait (J. J.); pour guérir des écrouelles, au moyen âge, on se faisait toucher par les prêtres (Volt.); le zèbre a les oreilles si sensibles, qu'il rue dès qu'on veut les toucher (Buff.). Mais il ne suffit pas ainsi d'un simple attouchement pour manier; il faut tenir la chose dans la main, ou passer et repasser la main dessus ; dans le Bas-Empire , ceux qui étaient accusés de magie n'avaient d'autre ressource que de monter un fer chaud sans se brûler (Montesq.); on caresse les chats, surtout les petits, en les maniani^ (Buff.). Un musicien touche bien le piano ; uc boulanger mante bien la pâte. Un orateur touch* une matière qu'il ne fait qu*effieurer ; il traite à fond celle qu'il mante. On retouche un ouvrage d'esprit par un seul coup de pinceau ; le rema^ nier suppose de grands changements , même une refonte. Toucher les esprits marque une impression parti'^Ue, qui a des degrés; les manter, c'est en disposer absolument, en maître. D'où il suit que mantVr est propre k enchérir sur toncher. « Quoiqu'on ait touché et mantV les œufs des perroquets d'Amérique, ils ne se dégoûtent pas de les couver. » Buff. « L'enfant veut tout toucher y tout manier : ne vous opposez point à cette inquiétude. » J. J. Nous n'osons pas même loucher ïts serpents que des charlatans de places publiques manient sans la moindre retenue.

2» Tdter, palper.

Tdier et palper sont par rapport à toucher et à manier comme regarder et écouter relativement à voir et à entendre. Ils impliquent l'idée d'attention, de direction volontaire du sens, afin de connaître, de découvrir par son moyen les qualités des choses. Mais tdter , d'une origine incertaine , est un mot commun ; au lieu que palper , latin palpare, est plutôt un terme de science. Ce n'est qu'à force de marcher, de palper ^ de nombrer , de mesurer les dimensions , qu'on apprend à les estimer. • J. J. D'ailleurs, on tdte avec attention simplement , d'un seul coup; et on palpe avec une grande attention , à plusieurs reprises et d'une manière en quelque sorte passionnée. De là l'expression familière, palper de l'argent, c'est-à-dire la recevoir et le savourer, ou le toucher après une vive inquiétude. « Je tenais ce paquet avec une inquiète curiosité dont je n'étais pas le maître ; je m'efforçais de palper à travers les enveloppes ce qu'il pouvait contenir. 9 J. J.

TOUJOURS, — GOimifUELLEMENT, — CON- STAMMENT, ASSIDÛMENT, — INCESSAMMENT, SANS CESSE, SANS EELACHE. Tous ces adverbes signifient qu'une chose est ou se fait d'une manière suivie, non interrompue.

Toujours se dit des choses qui sont : un homme est toujours à Paris, toujours malade, toujours chagrin. Ce mot s'emploie particulièrement bien avec le verbe ^fre et ceux qui marquent repos, ainsi qu'avec les adjectifs et les adverbes.

Étudiez U eonr, et connaisses la ville ;

L'une et Tautre est toujours en modèles fertile.

BOBL.

« Ce qui produit de toute éternité est toujours. > Bost. « Le téiiat t'opposait toujours constam-

DEIIUËIIfi PARTIS :

ment A ces lais ruineoMi à rÉtat. » lo. « Ia toUaI^ d« Diaa est iot^ourê sainte, icngonfi droite. » lo. « Vous aves Umiowrs été avec moL • l2>. < Une créature est quelque chose qui n'est pas de soi, qui est toujours i Temprunt. » Id» c Un philosophe (Socrate) qui a touioun vécu a» JDikeu du paganisme. » In. « Le terme où loua tendea est to%^ours infiniment éloigné de w}U8. 9 Fin. « La mulUplicité et la dirersité des hiens sensibles sont cause que l'on est toujours dans Tespérance d'y renoootrM le vrai hien. » Mal. c On ne sUmagiBe d'ordinake Platon et Aristote que comme des personnages toujours graves et sérieux. » Pasc. < J'essaye d*étre toujown yéritable, sincèm et fidèle à tous les hommes. » In. « Seigneur, j'ai toujours été sourd à vos inspirations. » In. « La maladie est l'état naturel des chrétiens, parce qu'on est par U comme on devrait tottuours être , dans la souffrance des maux. » In. -^ Il n'est pas rare de rencontrer toujours en opposition avec ses synonymes, qui, eux, se trouvent joints à des verhes aotib et se rapportent, non, comme toujpurs , i l'état ou à la qualité , mais k l'aclion. < L'hiver, les alouettes étanâ presque toujours à terre, mangent pour ainsi dire coalifiueiUfliefit.i* 9ovf . « Tonte la suite des hommee^ pendant le cours de Unt de «écles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste (et^'ourt et «ui apprend conUnueUêw^inL • Pasc. « Les effets du raisonnement augmentent mm eesie , au lieu que l'instinct demeure tou§owrt dans un état ^U » In. < L'hoBune garde toigourt dans sa mémoire les connaissances qu'il s'est une fois aaquiaes.... U s instruit «ans cesse dans son progrès. » In. « Les chrétiens doivent toujours être en joie, comme saint Paul le leur dit soMâ cesi&j» Boss.

Goniiuudlnuni se dit d'une série d'actions qui se répètent et se suocèdent sans into^alle, de manière k former un eoiOtnu ou une contittusl^, de manitTC que l'une est aussitôt remplacée par une autre nouvelle. « Ainsi les mocts ei les vivants se succèdent et se remplacent esmltinuelUmerd.9 Mass. «le falseontinueiiemeat de nouveaux efibrts. • F^. « Les petites parties du bois, que le feu pousse contùsuel/emeid. « Mal. or Les accidoate do la fortune se réparant aisément; msia oomfaent parer à des évéoements qui naissent continuellement de la nature des cbœes? » JioiinsQ. « Costre ces disou^ions domestique le sénat ne trounraie point de meilleur remède que de Gotre uaUne ooHlinucUsaiefit des ocoisions de guerres étrangères. • Boss. L'église protestante ne cesse de produire ooultaueUemefa de nouveaux dogmes (Id.). Je reçois ceiilëfius/lestMMt des baiAets de lettres (J. J.). « J'aisoerais mieux ée plus vives dotylsuts et des intervalles; mais souffrant ceutùiueUement, je ne suis tout entier à rien. » Id. « Les expérinaces q.ue l'intelligence nous donne des effets de la nature ae multiplient continueUeaMfit. » Pasq. c Mithridate allait eeultnueUeuieiit acheter de nouvelles armée» de Scythes. » Hontesq. c II semble que la chimio soit un quatrième fléau qui ruine les hommes et les détruit en détail , mais eonk'nuei-

lemenl, tandis que la guerre, la pots, U &mine , les détruisent en gros, sais par iakcvalles. » In.

CoMSamnienl et ostidtaeut se disent dfm genre habituel d'action dont on ns se dèpsit pu, qu'on observe d'une manière inviolable. • l'ak couve sonrCammeiil et si erwrttwiat, qu'elle a oublie le boire et le manger. • Bnrr.

Bourdaloue a indiqué la diflémicedscadsoi mots dans le passage suivant. « Votre piété ut renjCermée dans vos devoirs coasioiuMiU nnpUs : avancez toujours dans la même route aas voue détourner d'un jiaa; et malgré l'eDOttiqu peut causer une longue et tatigante continaiU, n'ayez pour mobile que la raison et U foî,^ chaque jour sont les mêmes , et qui chaque joir vous appliqueront aux mêmes œuvres. Kllecassiste dans vos devoirs asnd4iiieiil piatiqacs: ayez dans l'ordre de votre vie certaines régks. qui distribuent vos moments , qui partage&t rtf soins , qui arrangent vos exercices selon h uture et l'étendue de vos obligations; traca-le vous-mêmes, ces règles, ou eagagsx ooaf directeur à vous les prescrire, et laites- voos w loi inviolable de vous y soumettre. »— Bn dutrès termes , eoMtavMiunX donne Tidés d'vtt is qu'on suit invariablement, sans s'en liiutf ^ tourner par quoi que ce soit; aulituqseMidûment suppose une règle que d'ordiaiin tt se fait à soi-même et k laquelle en a toia ^ e conformer. Les astree suivent coiulesifiatt^ non pas assxdûriienty la route qui leur futliué; mais un chrétien se rend astidAmini i V^ pour prier , un médecin traite asiid^ius< ^ malade. La vertu sacrifie cofislemmeiit i l'orf*^ et au devoir les inconstances d'une inagîAiV légère et variable (Mass.); en fait de goût, il te* consulter ceux qui fréquentent aj^dêflMiU|e spectacles (Volt.). Les êtres particuliecs io^^ gents ne suivent pas cofulameiml ksn 1* primitives (Mqhtxso.) ; il en coûte 4 un ^m» de mérite de Caire auidûment sa cour (Lau-^ • L'oie couee eonetoflunefU, elle ne qaittB ^ ^ instant ses oeufs, rien ne peut renéloigBtf;<if^ couve osfftdAmeftf , elle s'en fiait un deroirp»^ cttUer qu'elle remplit d'une manière penctsa* On fait régulièrement ce qu'on fait ww** ment; et règlement ce qu'on fait guidéuw<

ineesaouimenl, joifs cesse et joitf nMAé^' relatifs à l'agent qu'ils ref^résenteot ceos» >* prônant pas de repos, comme ne lickast pi^ pied. Ou ne manque jamais à Caire, oa lsit<liia| manière réglée ce qu'on fait coMtesiutfl^ amàûment; on ne se lasse pas de faire, es» d'une manière soutenue oe qu'on £ut tetffu*' nien^ sans cust ou sanc relAchê. D'uttoAté,pi» d'écart ; de l'autre ^ point de répit

iucesBOTimeiil et sams cesse diflètentco^ l'adverbe et la phrase adverbiale. Jauiisue* est subjectif, relatif au sujet, à cequ'iléproffe* à ce qu'il lait intérieurement.

Mais rhooune, saon arrêt daue sa coofiii»^

Yollige ÎMeeââamment de pensée en peaiée. s»

Sont cesse, au contraire, est objectif, ^^^ conduite, à des actions extérieures. T*** croyait que runiners était animé st lOP^

.SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.

l'éiires iiiTisibles qui, suivant r«zpression de ^éneloQ , Toltigeaieut iatu cesse de cAté et d*aure. — • Trayailler ineeuamment à augmenter la 4)ûnai8saBce qu'on a de soi-même (Mal.); traailler sans sesse a augmenter ses richesses , à iméliorer les routes, à dessécher les marais. — : On a renoncé aux Taines pompes du monde , ion les désire uniquement, on y aspire ineesamfMm, on les recherche sans relâche, on ne ravaille que pour cela. » Boord. c Les vains eforts des puissances europèennee sont comme es flots de la mer , qui sans cesse agitent sa surace sans jamais en cnanger le niveau ; de sorte [ue les peuples sont ineessamvuent désolés sans .ucun pront sensible pour les souverains. » J. J.

Sofif usse et sans relâcKe ne se disent pas ion plus indifTéremmeat. Sans cesse signifie sans esser, sans finir, sans suspendre Faction, et •uppose une action quelconque ; sans reîdehe , ans relâcher ou se relâcher, sans âétenâre ou a détendre , annonce une action pour laquelle A est tendu, atteniif^ appliqué, animé, plein ['ardeur. Notre ombre nous suit sans cesse; un nnemi nous poursuit fana relâche. Dans l'inomnie on veille tans ceese, le seul moyen d'évier la surprise, c'est de veiller sans relâche. I Téiasco, qui croyait voir les Castillans comme les tigres affamés , prêta à déchirer son amante , a tenait près d'elle avec l'inquiétude de la lionne fui garde ses lionceaux. Ses yeux étincelants talent sans cesu ouverts sur eux» et les obseraient sans relâche. » Marm.

Les Romains , toujours avides de iMitin et de floire , étaient toujours sous les armes , et entretrenaient ceniinueUement de nouvelles conquêas. — Fermement attachés à certaines maximes e politique, ils les suivaient constamment, cialgré la diversité des temps et des conjoncures, malgré les changements de la fortune ; et, omme tous les citoyeiu étaient exacts à prendre art aux délibérations de la place publique , de lême les jeunes gens se rendaient assidûment ux exercices du champ de mars. — Ce peuple , 'une activité infatigable, méditait incessamlent Tasservissement du monde , tra? aillait sans jsse à augmenter ses forces , à étendre sa puisince , et combattait sans relâche ceux de ses nnemis qui pouvaient et qui osaient lui disputer empire.

1» TOUR , GmCONFÉRENCE , CIR€DIT ; — * ENCEINTE, ENCLOS. Ce qui embrasse un obt, un espace, rond ou i peu près tel, et le mile de tous les côtés.

Tour, eireonfétence et etreutl expriment quelle chose d'abstrait, une ligne; fsneeimte et eno« désignent, au contraire, quelque chose de mcret , une borne , une muraille , une haie , un ssé. Le tour, la circonférence >t le circuit terinent l'objet; Venceinte et TencZos l'enferment, ne chose a tant de mètres ou de lieues de tour, I circonférence, de circuit; une enceinte ou un €los est de bois, de pierre , etc. « 11 paraissait facile de sortir de cette prairie. Elle avait latre lieues de tour; et ce qui en faisait Veninte n'était qu'une toile de fin lin, qui semblait Qdue d eile-méme tout autour. • Lbs. On me-

sure le tour, la eireonfërence et le êircuit; on entre ou on se renferme dans l'enceinte, dans Vendos, ou bien on en sort. Babylone avait, diton, vingt^quatre lieues de circonférence (Volt.). Son enceinte enfermait tout un grand pays (Boss*). « La colline de l'Aventin, d'une médiocre hauteur, et de douze stades de lotir, était reofermée dans Venceinte de la ville. » Roll.

1* Tour, circonférence f circuit. Périmètre ou étendue circulaire.

Tour, mot simple, s'applique à des objets plus petits que circonférence et circuit , composés l'un de circum et /erre, porter autour, l'autre de circum et tre , aller autour. On dit bien le tour du cou (ÂCAB.), d'une cobnne (In.), d'un arbre (In.), d'une bûohe (Buff.). Le corps de ce sarigue avait quinze À seize pouces de circonférence, et la queue trois pouces de tour à son origine. 9 lo. « Ce phoque avait cinq pieds de circonférence k l'endroit de son corps le plus épais , et seulement un pied neuf pouces de tour auprès de l'origine de la queue. » In. Si quelquefois , comme on le voit dans ces exemples , on se sert de circonférence en parlant d'objets de peu d'étendue , ou c'est en l'opposant à tour qui marque plus de petitesse encore , ou c'est en termes de science , ou enfin c'est par hyperbole et «i plaisantant. « 11 faut un roi qui soit gros et gras comme quatre ; un roi qui soit entripaillé comme il faut; un roi d'une vaste circonférence, et qui puisse remplir un trône de la belle manière. » Mol. « Il portait une grande épée dont la garde avait pour le moins trois pieds de circonférence. » Lbs. ~- De son côté, circuit signifie un long leur, au propre comme au figuré. Au passage des Alpes, Annibal voyant, dans un certain endroit, qu'il était impossible de passer outre, « songea à prendre un long détour et à faire un. grand circuit. 9 Roll. Dans un chapitre de VSsprit des lois, intitulé, Du tour de l'Afrique, Montesquieu dit : c Sans faire ce grand circuit , il était plus naturel de faire le commerce de l'Afrique orientale par la mer Rouge , et celui de la côle occidentale par les colonnes d'Hercule. •

Circonférence est un terme de géométrie , de théorie , significatif de la périphérie, de l'étendue circulaire qui se calcule ; au lieu que circuit est un mot commun , de pratique ^ relatif à la mesure itinéraire, à celle qui s'obtient en allant autour de la chose, en en faisant le circuit. On ne dit point le circuit , mais la circonférence , d'un cercle , de la terre , de l'orbite de la lune : « Ëratosthène fit A Alexandrie des observations du soleil, qui lui servirent à mesurer la circonférence de la terre. » Roll. Mais on dit proprement qu'un pays a tant de pas de circuit, c Tout le pays de Romulus n'avait pas trois mille pas de ctreutl. 9 Volt. « Il faut croire que l'auteur a efitendu par soixante journées de marche le circuit de toute la province. » lo. En parlant d'une ville, etrcon/î^rence a de la noblesse, ou convient pour exprimer le résultat d'une estimation rigoureuse ; pour circuit , c'est le contraire. « On ne doit pas être surpris si Pékin a près de six de nos grandes lieues de circonférence. • Volt. < Poi* tiers est ce qu'on appelle proprement une vlUacCi

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