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Placage, s. m. — Revêtement que Ton fait de la surface de certains ouvrages au moyen de lames minces de bois durs et précieux.

L'ébénisterie et la marqueterie emploient ce mode de décoration.

Tous les bois ne sont pas propres à cet usage; nous citerons, parmi ceux qui sont le plus souvent employés :

l'acajou, l'ébène, le palissandre et le poirier.

Placard, s. m. — 1° Ensemble des pièces de menuiserie qui forment la porte d'une armoire.

Par extension, le mot s'emploie pour l'armoire même creusée dans la muraille.

Le placard se pose avec une moulure visible ou sous tenture et en affleurement d'un tuyau de cheminée pour en dissimuler les saillies. La fermeture a lieu au moyen de serrures dites serrures d'armoire (voy. Serrure).

2° Verrou demi-placard , quart-placard (voy. Verrou).

Législation. Tous les jurisconsultes ne sont pas d'accord sur la question de savoir si l'on peut établir des placards

dans un mur mitoyen sans l'autorisation du voisin. On décide généralement que cette autorisation est nécessaire (1).

Place, s. f. — Large espace découvert auquel aboutissent plusieurs rues dans une ville.

Les places de petite dimension ou celles qui sont formées par la rencontre de plusieurs rues se dirigeant en ligne droite sur un même point, sur une entrée de ville, par exemple, se nomment carrefours.

Les places sont nécessaires dans une ville, où elles contribuent à l'aération, rompent l'uniformité des rues et offrent les positions les plus convenables pour les édifices publics et pour les marchés, les réunions populaires, etc.

Rome ancienne était pourvue déplaces de deux sortes appelées forums, les unes destinées à la vente des denrées alimentaires, les autres aux assemblées publiques (voy. Forum).

D'ailleurs la coutume qu'avaient les anciens de fonder des colonies, de transporter des populations entières sur des

(1) Code Perrin, n° 2916.

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terrains inhabités, exigeait la construction rapide de cités faites sur des plans arrêtés et rendait faciles la distribution, les alignements des maisons et des rues, le choix des emplacements que devaient occuper les édifices principaux et, par suite, la disposition des places qu'on devait pratiquer pour embellir leur aspect. La place publique, chez les anciens, n'avait pas le môme rôle qu'aujourd'hui ; elle devait servir surtout à de grandes réunions publiques ; les citoyens s'y réunissaient pour apprendre les nouvelles, entendre les philosophes délibérer sur les affaires. Cette place recevait une étendue et une décoration proportionnées à la liberté conquise par les habitants. Dans les villes de la Grèce soumises à la tyrannie ou à l'oligarchie, ]&place publique était, en général, d'une disposition peu commode et peu spacieuse ; dans les États démocratiques, au contraire, elle était décorée de portiques, de sièges, de statues, de fontaines, etc.

Aujourd'hui, les places sont de formes très variées ; quelques-unes sont circulaires avec un grand nombre de rues de même largeur aboutissant au centre et également espacées; d'autres sont carrées ou rectangulaires.

Une disposition qui paraît très conve-

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Fig. 2665.

nable pour la réunion de deux rues se croisant à angles droits est celle qui est présentée en A par la ligure 2665; la forme indiquée par les lignes ponctuées de la même ligure a l'inconvénient de laisser les angles privés de mouvement (1 ) ; la disposition B, avec une large.rue ou-

(1) Léonce ReynaucL Traité d'architecture.

verte en face d'un édifice occupant le milieu tYuLeplace, est très recommandable.

La plupart des villes modernes, formées d'une agrégation successive de maisons, de rues, de quartiers, n'ont reçu que du hasard leur agrandissement et leur disposition. Il devient donc, par la suite, difficile, ou de donner des places aux monuments déjà existants, ou d'en faire de nouveaux, auxquels on puisse procurer des emplacements extérieurs, proportionnés à leur mesure ou à leur caractère.

Rome moderne tient le premier rang parmi les villes qui ont eu l'avantage de pouvoir former autour de leurs monuments et en face d'eux des places qui en fussent dignes. Une des causes particulières auxquelles cette cité doit ce privilège, c'est qu'elle a été élevée sur les raines de la plus immense ville des temps anciens et modernes, et qu'elle a trouvé dans ses vestiges les modèles des plus vastes emplacements et des décorations les plus splendides qui aient jamais existé. La place Saint-Pierre répond bien à l'immensité et à la magnificence du monument au frontispice duquel Bernin sut réunir sa colonnade avec tant d'habileté.

Parmi les places qui ne précèdent pas un édifice, mais qui servent à la fois ta la salubrité, aux besoins et à l'agrément des habitants, on peut citer, à Rome, la place Navone, qui sert à la fois de marché, de promenade et qui est décorée de fontaines magnifiques.

Une des plus belles places en ce genre est la place de Saint-Marc, à Venise, d'autant plus remarquable que la ville, bâtie au milieu des eaux, n'a pu avoir que des terrains conquis par la main de l'homme sur l'élément liquide. Cette place , qui forme un rectangle de 350 mètres de longueur, est environnée de belles galeries et d'édifices remarquables.

Comme toutes les cités de vieille date, lentement agrandies, maison à maison, rue par rue, Paris n'a eu pen-

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dant longtemps que des places irrégulières et de peu d'étendue. Les places Royale et Dauphine (cette dernière vient d'être supprimée) ne sont guère que des cours. De nos jours, de grands progrès ont été réalisés dans cette question d'embellissement de la ville. Au premier rang, il faut citer la place de la Concorde, que Ton peut regarder comme la plus belle du monde entier. Son aspect est certainement merveilleux, avec les deux colonnades, la rue Royale et l'église de la Madeleine au nord ; le magnifique jardin des Tuileries et le palais du même nom à Test ; au sud, l'ancien corps législatif et la perspective des monuments qui l'avoisinent ; à l'ouest, l'avenue des Champs-Elysées et ses beaux massifs d'arbres conduisant à Parc de triomphe ; des fontaines jaillissantes, des candélabres de bronze, les statues colossales des principales villes de France et au centre l'obélisque de Louqsor en forment la décoration. La place du Carrousel, qui sépare les Tuileries du Louvre, la place Vendôme, la place de l'Étoile sont ensuite les plus belles places de Paris. Nous donnons

Fig. 2666.

(fig. 2666) le plan de cette dernière place, avec les bâtiments régulièrement disposés qui l'entourent et les amorces des grandes voies qui y aboutissent.

L'arc de triomphe, situé au milieu, donne à cette place un aspect grandiose.

architecture militaire. Nom que l'on donne, en général, aux. forteresses ou aux villes entourées d'une enceinte fortifiée et en particulier à l'enceinte même (voy. Fortification).

On appelle :

1° Place d'armes rentrante, un espace réservé aux rentrants de la contrescarpe du corps de place pour servir de point de réunion aux assiégés qui défendent le chemin couvert ;

2° Place d'armes saillante, un espace compris devant l'angle saillant d'une demi-lune, entre le glacis et l'arrondissement de la contrescarpe ; c'est là que se réunissent les défenseurs tant que l'ennemi n'a pas effectué le couronnement du chemin couvert.

Législation. Les propriétés voisines des places de guerre sont soumises à des servitudes très souvent onéreuses, en vertu du décret du 10 août 1853.

Tous les terrains de fortifications, de places de guerre ou postes militaires tels que remparts, fossés, parapets, esplanades, glacis, etc., font partie du domaine de l'État et sont exempts des servitudes légales.

On appelle terrain militaire une étendue de terrain qui reste libre autour des fortifications et qui entre dans le domaine de l'État ; ce terrain comprend, outre les fortifications mêmes, un espace libre à l'intérieur et à l'extérieur de la place ; l'espace intérieur prend le nom de rue du rempart, et doit avoir au moins 8 mètres de large. L'espace extérieur s'étend, dans la campagne, à 39 mètres de la crête du parapet du chemin couvert.

Un autre étendue, appelée rayon de défense, reste dans la propriété privée et est seulement soumise à certaines servitudes exigées par les besoins de la défense de la place.

Les terrains militaires sont délimités par des bornes plantées aux frais de l'État, contradictoirement avec les propriétaires limitrophes.

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Ceux qui, avant rétablissement des fortifications, possédaient des constructions dans les limites du terrain appelé à devenir terrain militaire, peuvent continuer d'en jouir, à la charge que s'il survient une démolition volontaire, accidentelle ou nécessitée par l'état de guerre, la reconstruction ne pourra avoir lieu dans les limites du terrain militaire. Des constructions peuvent même être élevées dans la rue du rempart ou enceinte intérieure avec permission et sous la condition de démolir, sans indemnité, à la première réquisition (1).

Au-delàduterrainmilitaire,lerayonde défense se compose de zones dont l'étendue varie avec l'importance de la place.

Autour des places, on trace trois zones ayant le même point de départ que les terrains militaires.

Dans la première zone (250 mètres), on ne peut établir aucune maison ni clôture de construction, à l'exception des clôtures en haies sèches ou en planches à claire-voie, sans pans de bois, ni maçonnerie ; les haies vives et les plantations d'arbres sont interdites.

La deuxième zone se limite à 487 me-' très de la place. Dans l'espace compris entre cette limite et la première zone, on ne peut exécuter aucune construction quelconque en maçonnerie ou en pisé, autour des places de lrc et 2e classe, mais on peut construire en bois ou en terre, sans employer même de chaux ni de plâtre, autrement qu'en crépissage, et ce, à la charge de démolir immédiatement et d'enlever les décombres, sans indemnité, à la première réquisition de l'autorité militaire, au cas où la place serait menacée d'une attaque (2). Dans la même étendue, il est permis, autour des places de 3e classe, d'établir des constructions quelconques; mais, en cas de guerre, les propriétaires n'ont droit à aucune indemnité pour les démolitions jugées nécessaires.

(1) Loi du 10 juillet 171)1.

(2) Loi du 10 juillet 1791.

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Dans la troisième zone, dont la limite est portée à 974 mètres pour les places et 584 mètres pour les postes militaires, les particuliers peuvent construire et clore à leur guise ; mais on ne peut faire de chemins, chaussées ou levées, ni creuser de fossés, faire des fouilles ou excavations, exploiter des carrières, sans que leur position et leur alignement, concertés d'abord avec l'autorité militaire, aient été déterminés par décision du ministre de la guerre ou par décret du chef de l'Etat (1). Dans la même étendue, on ne peut faire aucun dépôt de décombres ou de matériaux, excepté les dépôts d'engrais, que dans les lieux indiqués par le génie.

Quant aux constructions existantes dans les deux premières zones du rayon de défense avant la délimitation de ce dernier, elles peuvent être conservées et entretenues dans leur état, sauf avec indemnité, en cas de guerre et sans qu'on puisse les rétablir (2).

Les réparations d'entretien des constructions placées dans les deux premières zones ne doivent être faites qu'à la condition expresse qu'il n'est apporté aucun changement dans leurs formes et dans leurs dimensions ; que les matériaux de réparation et de reconstruction partielle sont de même nature que ceux précédemment mis en œuvre ; que la masse des constructions existantes n'est point accrue. Aux bâtisses en maçonneries, il est interdit de faire des reprises en sous-œuvre, de grosses réparations et autres travaux confortatifs, soit aux fondations , soit au rez-de-chaussée pour les bâtiments d'habitation ; soit jusqu'à moitié de la hauteur, prise sur le parement extérieur, pour les simples clôtures; soit encore jusqu'à 3 mètres du sol extérieur, pour toutes les autres constructions (3).

Les propriétés et constructions qui avoisinent les dépendances de places de

(1) Loi du 10 juillet 1791.

(2) Code Perrin, n° 3330.

(3) Décret du 10 août 1833.

PLAFOND

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guerre, telles que lunettes ou forts détachés, sont soumises aux mêmes servitudes que celles qui sont proche des places elles-mêmes.

Plafond, s. m. — On désigne ainsi, d'une manière générale, toute surface plane et horizontale formant la partie supérieure d'un lieu couvert, comme le plancher en est la partie inférieure.

On applique encore ce nom aux surfaces courbes, c'est-à-dire en forme de voûte ou de coupole, qui forment le haut d'une salle, d'une chambre d'escalier, etc., mais qui ne sont guère usitées que dans les grands édifices.

Enfin, dans un sens plus restreint, ce terme désigne aujourd'hui le lattis recouvert d'un enduit qui revêt le dessous des solives d'un plancher en bois ou en fer.

Les plafonds des monuments égyptiens étaient construits très simplement : ce sont des pierres de grandes dimensions placées à côté les unes des autres et reposant, par leurs extrémités, sur les murs de la salle qu'elles recouvrent ou sur des rangées de colonnes. Dans certains édifices, les dalles qui formaient ces plafonds étaient véritablement colossales : au palais ou temple deKarnac, l'espacement des supports démontre que la longueur des pierres devait être de 9m,20 ; leur hauteur était de lm,30 et leur largeur n'était pas moindre de 2m,60. Des plafonds ainsi formés présentaient une surface plane qui, dans quelques édifices de l'Egypte, était décorée de peintures et de sculptures.

Les plafonds grecs étaient composés de dalles beaucoup moins épaisses supportées par des blocs ou poutres en pierre, plus ou moins espacés et s'appuyant, par leurs extrémités, sur des colonnes. Ce qui constitue la différence essentielle entre ces plafonds et ceux des monuments égyptiens , c'est que l'ornementation peinte ou sculptée qui s'applique aux premiers est soumise aux lignes essentielles de l'architecture.

tandis que le principal disparaît sous l'accessoire dans les seconds.

Dans les édifices grecs, les dalles minces qui ferment les intervalles des poutres sont divisées en caissons (voy.

ce mot) dont la forme ordinaire est carrée.

Les traditions grecques, c'est-à-dire les rapports établis entre la décoration et l'ossature réelle de la construction, s'affaiblissent dans les temples romains. Toutefois , parmi l'un des meilleurs exemples à citer, le plafond en travertin

Fig. 2667.

qui couvre le portique circulaire du temple de Vesta, à Tivoli (fig. 2667), se distingue par la simplicité de sa disposition, la sobriété de sa décoration et l'harmonie de l'ensemble (1). Plus tard, sous les empereurs , l'ornementation prédomine encore davantage.

Dans les monuments religieux de la période romano-byzantine, les plafonds en pierre sont remplacés par des voûtes ou par des charpentes apparentes.

La voûte à nervures est de même adoptée dans les églises d'architecture ogivale. Les plafonds sont réservés aux salles des édifices civils ou aux pièces

(1) P. Ghabat, Fragments d'architecture.

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des appartements privés, et ne sont, à proprement parler, que le dessous des solives en bois du plancher laissées apparentes et plus ou moins richement moulurées ou sculptées. Les uns sont peints à la colle ; dans les autres, le bois de chêne qui les compose est a nu. Les intervalles des solives sont garnis de panneaux ornés souvent de sculptures dans les plafonds d'une grande richesse. On peut même citer, de cette époque, dans le midi de la France particulièrement, des plafonds rapportés, c'est-àdire composés de planches que l'on clouait sur les solives et sur lesquelles on rapportait des moulures formant des compartiments décorés de peintures.

La Renaissance rétablit, dans les plafonds, l'usage des caissons creusés dans le marbre ou dans la pierre ou faits de bois sculptés rapportés (voy. Caisson).

On trouve cependant encore à cette époque des plafonds à solives apparentes richement décorés.

Aujourd'hui, l'usage des plafonds à solives apparentes ou à caissons a été abandonné dans la plupart des habitations privées. On s'est surtout préoccupé d'éviter la poussière et le logement des insectes dans les interstices des solives des planchers, de rendre ceux-ci impénétrables aux modifications de température et aux émanations gazeuses. On a donc eu recours au revêtement du dessous des poutrelles à l'aide du plâtre, de telle sorte que les salons les plus riches, comme les chambres les plus modestes, sont fermés, à leur partie supérieure, par une grande surface blanche, unie, qui ne se distingue, pour les premières de ces pièces, que par les rosaces et les corniches qui <m accompagnent le milieu et les bords.

Les procédés d'exécution de ces plafonds sont les suivants : on cloue sous les solives un lai lis presque jointif en employant de préférence la latte de chêne el l'espaçant de 0m,01 ; puis on applique successivement dessus plusieurs couches d'enduit peu épais que l'on lisse

avec soin. Celte dernière opération se fait ainsi : on commence par poser sur le lattis bien dressé un enduit un peu clair de plâtre passé au tamis fin et pénétrant dans les intervalles. Après la prise de cette première couche, on en applique une deuxième de gros plâtre passé seulement au panier et d'environ 0m,015; celle-ci est alors aplanie et recouverte, encore fraîche, d'une troisième couche de plâtre fin passé au tamis et qui forme le parement à dresser et à cirer soigneusement.

Souvent, les plafonnages en plâtre ne sont exécutés qu'à deux couches, la première en plâtre passé au panier et à surface rugueuse; la deuxième en plâtre fin, passé au tamis de soie. Cette dernière couche est blanchie à la colle à une ou plusieurs couches.

Dans les pays où le plâtre fait défaut, on y substitue soit un mortier composé de parties égales de chaux et de plâtre, soit du blanc en bourre (voy. Bourre), parfois même de mortier de chaux et de terre argileuse.

On fait encore les plafonds suivant la forme dite en augets (voy. ce mot) sur des lattes espacées de 0m,05 à 0m,08. Les plafonds exécutés suivant ce dernier procédé sont plus solides que ceux faits sur lattis jointif qui présentent plus d'obstacles à la transmission du son ; mais ils sont plus lourds et leur établissement exige beaucoup plus de plâtre.

Nous avons dit que la décoration des plafonds en plâtre consistait ordinairement en rosaces faites en carton de moulage (voy. Carton) et en corniches traînées en plâtre. Ce système ne répond cependant en aucune façon à cette condition essentielle de l'art qui consiste dans le rapport intime établi entre la structure même et l'ornementation ; nous n'hésiterons donc pas à nous prononcer en faveur du système des plafonds à solives apparentes.

Plusieurs modes de construction s'offrent alors au choix de l'architecte. Les poutres laissées à nu dans toute

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leur épaisseur peuvent présenter, dans leurs intervalles, une série de travées ou entrevous, que l'on plafonne en plâtre, en mortier ou que Ton exécute en planches. Mais les planchers ainsi construits sont très sonores et la profondeur des entrevous peut imprimer un caractère trop accentué à la décoration, particulièrement dans les salles peu élevées; on supprime ces inconvénients en plaçant

in

Fig. 2GG8.

le fond des entrevous à une certaine distance de la face supérieure des solives, comme on le voit sur la coupe de la figure 2668 (1) , qui est accompagnée d'un plan représentant deux genres différents d'ornementation. La largeur de la pièce est supposée assez grande ; une poutre maîtresse, reposant par ses/ extrémités sur des pilastres, reçoit ellemême la portée des solives ; celles-ci ont leurs arêtes abattues ou sont ornées

(1) Reynaud, Traité d'architecture.

de moulures rapportées qui contournent simplement les entrevous, en formant de longs caissons ou qui se retournent de façon à composer des caissons carrés. La peinture, la dorure, la sculpture sur bois, les ornements moulés peuvent contribuer à augmenter la richesse de ces dispositions.

Dans d'autres combinaisons, on peut supposer entre des solives principales, placées à intervalles égaux et laissées apparentes, des poutrelles, sur les faces

Fig. 2669.

intérieures desquelles sont clouées des planches ou des panneaux de menuiserie (fig. 2669) ou même sont établis des plafonds en plâtre.

Dans certains édifices où l'on veut déployer une grande richesse d'ornementation, on revêt de menuiserie les poutres principales elles-mêmes, en forme de grands compartiments ; on place des culs-de-lampe aux intersections des pièces. On trouve aussi des exemples de plafonds avec un grand panneau rectangulaire placé au centre et occupé par un tableau. Les palais de la Renaissance offrent de nombreux plafonds ainsi décorés.

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