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SAINTE-MARGUERITE

La hauteur d'assise de cette pierre est de 0m,47 ; la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 90 kilogr. par centimètre carré.

Saint-Vaast (Pierres de). — Pierres calcaires provenant des carrières de Saint-Vaast, dans la commune deSaint- Vaast-les-Mello, près de Senlis.

On distingue :

1° La roche grise de Saint-Vaast, calcaire dur, à grain fin, présentant de 0m,50 à 0m,80 de hauteur d'assise, pesant de 2,100 à 2,200 kilogr. le mètre cube et s'écrasant sous une charge de 180 à 350 kilogr. par centimètre carré.

2° Le Banc-royal de Saint-Vaast , calcaire tendre, blanc -jaunâtre, présentant de lm,20 à lm,40 de hauteur d'assise, pesant de 1,550 à 1,650 kilogr. le mètre cube, et s'écrasant sous une charge de 60 à 80 kilogr. par centimètre carré.

Saint-Vincent {Pierre de). — Calcaire à entroques, assez dur, tiré de la carrière desLongines, dans la commune de Saint-Vincent-les-Bragny , près de Charolles (Saône-et-Loire).

Cette pierre, de couleur jaune-roux, à grains moyens, possède une hauteur d'assise allant jusqu'à 3 mètres.

Sainte-Anne {Marbres de). — On comprend sous cette dénomination un groupe de marbres à fond noirâtre veiné de gris et de blanc, que Ton tire principalement de la Belgique.

Sainte-Honorine {Pierre de). — Voy. Landisacq.

Sainte-Marguerite. — Localité du département de Seine-et-Marne qui fournit un calcaire appartenant à la classe des roches.

On tire cette pierre de carrières situées près de Monte reau et on en distingue trois qualités différentes : les deux premières sont une espèce d'albâtre à

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teinte grise ou de marbre à fond jaune antique ; on les emploie pour colonnes, pilastres et, en général, pour tous ouvrages de marbrerie; la troisième variété possède une teinte claire, un grain très fin; elle est susceptible de prendre un beau poli et convient pour tous travaux de choix.

Cette roche pèse, en moyenne, 2,750 kilogr. le mètre cube.

Sainte-Maure (Pierre de). — Calcaire gréseux, assez dur, provenant de la carrière de la Billotière, dans la commune de Noyant, près deChinon (Indreet-Loire).

Cette pierre, de couleur blanchâtre, à grains tins, présente 0m,80de hauteur d'assise ; elle pèse 2,260 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 370 kilogr. par centimètre carré.

Sainte-Pezenne [Pierre de). — Voy. Bégrolle.

Salle, s. f. — Ce mot, qui indique, à proprement parler, un espace relativement vaste et couvert, désigne une très grande pièce d'habitation privée, de palais ou d'éditice public , destinée à un usage déterminé et qui prend différents noms, suivant l'emploi que l'on en fait.

Les demeures somptueuses, chez les Romains , renfermaieut des salles qui prenaient les noms de triclinia , œci (voy. Maison), exedrœ, et qui, selon Vitruve, devaient avoir une longueur égale au double de leur largeur.

Les Grecs avaient des salles appelées cyzicènes (voy. ce mot) qui devaient avoir en longueur et en largeur assez d'espace pour qu'on pût y placer commodément deux tables en regard l'une de l'autre.

Pendant le moyen âge, la salle était, dans une habitation, tout à la fois ce que sont aujourd'hui le salon et la salle à manger ; c'était la pièce dans laquelle on recevait et où l'on manaeait. On dis-

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tinguait : la salie basse, située h rez-dechaussée, pour les gens et les familiers; la salle haute, au premier élage, pour le maître et les siens.

Dans les palais épiscopaux, la salle basse était l'offîcialité, la salle haute servait aux grandes réunions diocésaines, synodes, assemblées du clergé, et, au besoin, elle pouvait être convertie en salle de banquet.

Dans les châteaux des seigneurs laïques, les deux salles superposées se retrouvent toujours destinées l'une, la salle basse, à loger les troupes de la garnison autres que les défenseurs d'élite qui se trouvaient dans la salle haute dite grande salle. Aussi, la première de ces deux pièces n'était nullement en communication avec les défenses, tandis que la seconde donnait généralement accès à tous les grands appartements, ainsi qu'aux tours et fronts de la défense.

Ainsi, la salle était une des parties essentielles de tout édifice civil au moyen âge, depuis la grande salle des palais épiscopaux et châteaux féodaux, jusqu'à la salle où le bourgeois de la ville prenait ses repas et recevait ses amis et les gens d'affaires.

Les hôtels de ville avaient la salle commune.

Les monastères même possédaient des salles dites capitulaires et destinées à la réunion des religieux pour traiter des affaires de la communauté. Ces salles capitulaires ont ceci de particulier que leurs deux dimensions, longueur et largeur, sont moins disproportionnées que dans les pièces dont nous venons de parler ; quelques-unes même sont carrées. Les salles capitulaires des monastères français s'ouvrent ordinairement sur le cloître et près de l'église. Nous en donnons ici un exemple, choisi dans l'ouvrage de M. Revoit sur l'architecture romane et qui appartient à l'abbaye de Thoronet, dans le département du Var. La ligure 3069 représente, en plan, cette salle capitulaire. adossée au

transept gauche de l'église, et qui, ayant son entrée au milieu d'une des galeries du cloître, prend jour sur elle au moyen de deux grandes arcades garnies de trois arcatures, reposant sur des colonnettes accouplées avec chapiteaux de forme cubique; deux colonnes isolées et

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des consoles engagées dans les murs supportent les retombées de six voûtes d'arêtes; un double rang de gradins règne sur les trois faces ; trois ouvertures cintrées , à large évasement , éclairent cette pièce du côté de la campagne.

La tradition des salles se conserva très tard dans les châteaux ; on en trouve le témoignage dans les galeries, telles que la galerie dite de Henri II, à Fontainebleau, et la galerie de marbre à Versailles, qui rappellent la grande salle des résidences seigneuriales du moyen âge.

Aujourd'hui, le mot salle est appliqué à des pièces de destinations très diverses appartenant aux édifices publics ou privés.

Toutefois, un certain nombre de monuments publics, les hôtels de ville, par exemple, ont conservé l'usage de très grandes salles destinées à des réunions

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nombreuses, à des fêtes et à des banquets ; nous citerons, par exemple, la grande salle qui existait, avant l'incendie de cet édifice, h l'hôtel de ville de Paris; c'était l'une des plus vastes salles qu'il y eût dans cette ville. La salle des Pas perdus, du Palais de justice, est également remarquable, entre toutes, par ses proportions.

Les grands palais offrent aussi des salles que l'on peut regarder comme étant les salles principales pour l'étendue et la richesse; mais l'ensemble de ces édifices n'est, à proprement parler, qu'une suite de salles auxquelles on a donné des noms tirés de leur usage ou de l'objet principal de leur décoration : salle des gardes, salle du conseil, salle du Trône , salle de l'horloge , salle d'Apollon, etc.

Dans les maisons particulières, ce nom devient d'une application plus restreinte ; on n'y distingue guère que la salle à manger, la salle de compagnie ou salon (voy. ce mot) et la salle de billard.

Nous ferons seulement ici une énumération des pièces auxquelles on a donné des noms particuliers, suivant leur destination, dans les édifices publics ou privés, en commençant par ces derniers.

Salle à manger : pièce qui, clans les maisons de quelque importance, est souvent séparée de l'appartement et placée à rez-de-chaussée ; il y en a même , dans ce cas , ordinairement deux, l'une pour la famille, l'autre pour les jours de réception ; celle-ci doit être vaste, de forme rectangulaire, pour qu'on puisse y placer une longue table, bien éclairée et chauffée, s'il est possible, par un calorifère placé dans les caves. Autant qu'on le peut, il faut donner à cette pièce une vue agréable, sur un jardin, par exemple. Le sol est souvent pavé de carreaux de marbre ou de toute autre matière pour faciliter les lavages.

Les salles à manger des petits appartements, comme on en fait tant aujour-

d'hui, dans des espaces très resserrés, ta Paris surtout, sont planchéiées, pourvues d'un poêle -calorifère avec chauffeassiettes et revêtues souvent de lambris ou de faux lambris à hauteur d'appui.

Une des portes de la salle à manger doit conduire à la cuisine, mais par un corridor, pour éviter les émanations provenant de cette dernière pièce. Un office est souvent attenant à la salle à manger.

Salle de billard : pièce qui, dans une maison de ville ou de campagne, contient un jeu de billard. Cette salle peut être totalement isolée de l'intérieur, par exemple, dans un pavillon séparé qui ne communiquerait que par une galerie avec l'appartement, mais si elle est renfermée dans celui-ci, elle doit être placée près de la salle à manger. La forme du billard étant oblongue entraîne celle de la salle qui le contient. Il faut, au minimum, lm,60 entre le mur et le bord du billard sur les quatre côtés pour la facilité du jeu. Cette sorte de pièce est ordinairement boisée et garnie d'armoires dans lesquelles on range les objets nécessaires à ce jeu. On doit y supprimer les glaces et tous autres ornements fragiles .

Salle de bain : petite pièce qui, dans les grands appartements, renferme un bassin et une cuve pour prendre des bains. Les parois doivent être revêtues de matériaux faciles à nettoyer.

Salle des gardes : pièce de l'appartement d'un prince, ordinairement placée entre les salons d'attente et le salon des huissiers. Cette salle doit être vaste , simple, élevée et bien aérée, garnie seulement d'un râtelier d'armes, de banquettes et d'une ou plusieurs tables.

Salle de bal : salle qui ne se trouve guère que dans les grands palais ou qui est spécialement affectée aux bals publics. Dans le premier cas, c'est une vaste galerie renfermant une estrade pour les musiciens. Les salles publiques doivent être très vastes, oblongues ou carrées, l'orchestre étant placé soit au

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