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SANG-DE-DRAGON

SANTÉ

La pierre de Sampans, proprement dite, est de nuances blanchâtres ou violacées et est susceptible de poli ; elle porte de 0m,2o à 0m,80 de hauteur d'assise. Le banc blanc pèse 2,630 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 920 kilogr. par centimètre carré ; le banc violet pèse 2,570 kilogr. et s'écrase sous une charge de 815 kilogr. par centimètre carré.

Sancerre (Pierre de). — Calcaire crayeux, tendre, blanc, à grains assez fins, provenant des carrières des Chaintres ou de la Mignonne, dans la commune de Sancerre (Cher).

La hauteur d'assise de celte pierre varie de 1 mètre à 1"\40.

Sanctuaire, s. m. — 1° Partie des temples antiques dans laquelle se trouvait placée la statue du dieu.

2° Dans les églises catholiques, on désigne ainsi la portion du chœur qui est ordinairement surélevée, contient le maître-autel et est close par une balustrade ou chancel.

C'est dans le sanctuaire que se tiennent le célébrant et les ministres du culte pendant l'office (voy. Chancel , Chœur).

Sandaraque , s. f. — Résine ou gomme - résine qui s'extrait des genévriers d'Espagne, d'Italie et d'Afrique et qui est la base de tous les vernis à l'alcool, sauf ceux à la gomme laque.

La sandaraque est la meilleure des résines pour la composition de ces vernis et leur donne toute la solidité désirable.

Sang-de-dragon, s. m. —Résine sèche, friable, de couleur rouge de sang caillé, et qui entre dans la composition des vernis communs , auxquels elle donne une teinte foncée à cause de sa couleur.

On l'emploie aussi pour falsifier le vermillon.

Sanguine, s. f. — Minerai de fer ou fer oxydé rouge qui a l'aspect d'une pierre rougeâtre, dure, pesante et qui se présente sous la forme d'aiguilles longues et pointues.

On nomme aussi la sanguine pierre hématite et l'on en fait des brunissoirs pour polir les métaux.

Une des variétés de fer oxydé rouge fournit la sanguine employée pour faire des crayons.

Santé, s. f. — Maison de santé :

hôpital que l'on range dans la classe des hospices (voy. ce mot) et qui sert d'asile aux aliénés.

Autrefois, ces malades étaient séquestrés dans les prisons ou les hôpitaux et généralement traités comme des animaux malfaisants. Ils étaient mal vêtus, mal nourris, et couchaient sur la paille, dans des réduits presque entièrement privés d'air et de lumière. Aujourd'hui , au contraire , des établissements spéciaux existent pour ces malheureux et ont été , depuis une cinquantaine d'années , l'objet d'études sérieuses de la part de médecins éminents, qui ont rédigé, à cet égard, des programmes détaillés à l'usage des architectes.

Nous résumerons ici , en quelques lignes, les principes généraux indiqués par Max Parchappe, dans son ouvrage intitulé : Des principes à suivre dans la fondation et la construction des asiles d'aliénés.

Le premier de ces principes est celui qui consiste dans la séparation effective des diverses catégories de malades, que l'on place, à cet effet, dans des quartiers distincts comprenant : habitation de jour et de nuit, salle de travail et de conversation, promenoir à l'air libre et à l'abri, cabinets de toilette et d'aisances, salle de bains. Cette dernière installation peut faire partie d'une con-

SANTE

SANTÉ

struction spéciale reliée par des galeries aux divers quartiers de rétablissement, système de centralisation qui est en usage aujourd'hui dans la plupart des maisons de santé.

L'habitation se divise en habitation de jour et habitation de nuit, la première comprenant, dans chaque quartier, au moins une pièce qui puisse servir aux malades successivement de réfectoire, de chauffoir, de salle de travail et de distraction. L'habitation de nuit, qui était autrefois pour tous les aliénés exclusivement la cellule, est devenue le dortoir commun pour tous les convalescents, pour les vieillards, pour les infirmes et pour les tranquilles.

L'habitation de nuit dans les cellules est maintenant réservée aux malades agités.

Les petits dortoirs de six, huit, dix et douze places sont les plus convenables de tous dans l'intérêt du bien-être des malades ; ils permettent d'opérer un classement secondaire et facilitent la surveillance.

Certaines habitations individuelles de nuit sont réservées à des malades qui ne sont pas agités : ce sont des pièces qui doivent se rapprocher, par leurs dispositions, des chambres à coucher ordinairement employées dans la vie commune. Toutefois, ce n'est que par exception qu'on y établit une cheminée.

Le problème le plus difficile qui se présente est celui de l'installation des habitations individuelles destinées aux aliénés agités.

Cette question a été l'objet des études persévérantes des médecins aliénistes ; la réunion des cellules ou cabanons dans un lieu complètement séparé des autres parties de l'établissement est le système que l'on a généralement adopté.

Le promenoir à air libre doit avoir des dimensions proportionnées au nombre des habitants du quartier dont il fait partie, présenter une pente suffi-

sante pour l'écoulement des eaux pluviales, être sablé, planté d'arbres, orné de gazon et même de fleurs.

Il est convenable que le promenoir couvert ne soit pas établi de manière à occuper les quatre côtés du promenoir libre, cette disposition donnant au quartier un aspect claustral sévère et triste. D'autre part, on peut reprocher aux promenoirs couverts placés le long de la façade des habitations de quartier d'intercepter le libre accès et de la lumière et de l'air. La meilleure disposition est celle qui consiste en deux galeries latérales conduisant du rezde-chaussée au côté du promenoir libre d'où l'on peut découvrir la campagne.

Les cabinets d'aisances offrent une installation délicate, pour laquelle il est rare que l'on ait obtenu des résultats satisfaisants dans la plupart des établissements d'aliénés. Le plus simple est de les disposer comme dans les maisons particulières, dans des conditions indispensables de propreté : siège en chêne avec couvercle à charnières et cuvette à entonnoir, murs peints, sol recouvert d'une dalle bien polie ou même d'un plancher de chêne ciré ; comme annexe, un cabinet contenant un urinoir à un ou plusieurs compartiments. Ce local exige une surveillance et un entretien qui permettent de le maintenir dans un état permanent de propreté. Ces cabinets doivent être séparés des bâtiments par un couloir largement ventilé au moyen d'ouvertures opposées.

Pour les fenêtres, la suppression des grilles a été généralement adoptée. Un grand nombre de systèmes ont été proposés ou adoptés pour obtenir ce résultat de prévenir sûrement l'évasion et la précipitation accidentelle ou volontaire des malades par ces baies, tout en évitant de mettre obstacle à l'entrée de l'air et de la lumière.

Les planchers au-dessus du rez-ilechaussée doivent être planchéiés ou

SAPIN

SAPIN

parquetés en bois de chêne ou de sapin.

Les escaliers doivent être à cage pleine ; les marches, en pierre dure ou en pierre tendre, revêtues de bois, doivent avoir la même largeur dans toute leur étendue et une longueur suffisante pour le passage de deux personnes à la fois.

Saper, v. a. — Faire une sape, c'està-dire attaquer un mur par le pied, au moyen de masses, de marteaux et de pinces, pour le faire tomber.

On emploie la même expression pour désigner l'action de faire tomber une butte en la chevalant et Pétrésillonnant par-dessous, puis brûlant les étais par le pied pour faire ébouler le tout.

Sapin, s. m. — Arbre de la famille des conifères, dont le tronc est droit et élevé. Les rameaux du sapin sont disposés autour de la tige, avec laquelle ils forment angle droit ; les feuilles linéaires, quadrangulaires et pointues , sont éparses, toujours vertes, d'une teinte sombre ; les fruits sont des cônes écailleux pendants, de 0m,13 à 0m,16 de longueur.

Les sapins s'élèvent à plus de 39 mètres ; ils acquièrent à leur base plus d'un mètre de diamètre; ils croissent naturellement dans les forêts des montagnes de l'Europe : on les trouve en France dans les Alpes, les Vosges et les Pyrénées.

On connaît environ dix-huit espèces de sapins qui diffèrent peu du sapin commun ou argenté, du sapin élevé ou pesse, el du sapin blanc ; on donne le nom d'épicéa à quelques variétés.

Dans le commerce, on désigne d'une manière générale, sous le nom de sapins, les résineux de toutes espèces : le pin sylvestre, le pin maritime, ïépicéa, le sapin proprement dit, le mélèze, etc. On distingue ces essences en bois ronges : ou sapins rouges et bois blancs ou sapins

blancs; dans la première catégorie sont compris les pins sylvestres, les mélèzes de Suède, de Norvège et de Russie (de Riga principalement); dans la seconde, les épicéas et diverses espèces de pins et de sapins des mêmes régions et des provinces septentrionales de la Prusse.

Les bois qui nous arrivent de ces contrées reçoivent aussi le nom de sapins du Nord et sont livrés au commerce sous des désignations que nous empruntons à l'ouvrage de MM. A. Dupont et Bouquet de la Grye :

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