SELLETTE
inscrite dans un carré et agrandie de deux vérandas demi - circulaires , aux extrémités des branches latérales, et d une partie rectangulaire en avant de la branche d'entrée. Un premier salon A
Fig. 3089.
formait l'antichambre du second salon ou salon d'honneur B. Des cabinets a occupaient les quatre angles. L'édifice était couvert en terrasse avec une coupole surmontant la croisée.
Selle, s. f. — 1° Escabeau sur lequel le sculpteur pose son ouvrage.
2° On donne ce nom, dans l'architecture des chemins de fer, à des pièces destinées à empêcher le patin du rail Vignole de pénétrer dans les traverses, surtout lorsque celles-ci sont faites en bois tendre. Ces attaches ont une ou i deux nervures. On les distingue en selles de joint et selles intermédiaires, les premières étant doubles des secondes.
Sellerie, s. f. — Pièce ou local où l'on tient en ordre les selles ou les har- I nais des chevaux.
La sellerie doit être placée le plus près possible des écuries. Les harnais s'y
déposent sur des bouts de chevrons scellés dans le mur ou sur des supports spéciaux (voy. Porte-harnais).
Le milieu de la sellerie est occupé par des chevalets destinés à recevoir des harnais complets. Quelquefois même , des porte-brides, des porte-selles et des porte-fouets sont installés à une certaine distance des murs. La figure 3090 représente un de ces appareils formé de traverses supportées par des poteaux ; ceux-ci sont accompagnés de porteharnais et porte -brides en bois découpé ; le long de la traverse sont fixés
Fig. 3090.
des bouts de chevrons servant de supports pour les harnais. De plus, des armoires adossées aux parois de la pièce servent à serrer les ustensiles nécessaires à l'entretien des harnais , aux mors de rechange, aux éperons, brosses, pinceaux, cirage, etc.
L'intérieur d'une sellerie doit être maintenu frais sans humidité, afin que les cuirs ne durcissent ni ne moisissent ; à cet effet, la double exposition du nord et de l'est est la meilleure à adopter.
Sellette, s. f. — Siège formé d'une planchette (fig. 3091) aux quatre angles de laquelle sont attachées des courroies qui se réunissent deux à deux sur un
SÉMAPHORE
SÉMAPHORE
crochet servant à fixer la sellette sur une corde à nœuds.
Les plombiers font usage de cet appareil, ainsi que les couvreurs et les peintres pour exécuter des travaux sur des surfaces verticales ou très inclinées, les flèches qui surmontent les tours d'église, par exemple.
Sémaphore, s. m. — Mot qui vient du grec et qui signifie porte-signal. On remploie pour désigner, à proprement parler, un mât établi sur une côte ou dans un port et muni d'ailes semblables à celles du télégraphe aérien pour mettre les navires en communication avec la terre et réciproquement.
La môme désignation embrasse la construction dans laquelle est placé ce mât et le logement attenant du gardien.
Le mât d'un sémaphore est en tôle, avec bras mobiles. La partie inférieure, engagée dans le sol, traverse toute la hauteur de la chambre du mât (5 ou 6 mètres) et dépasse la construction d'une dizaine de mètres.
Il est important de pouvoir orienter l'appareil sémap /torique de façon à ce que les signaux soient exactement aperçus du navire avec lequel on doit communiquer. La position de celui-ci, lorsqu'il est en vue, peut correspondre à
des directions visuelles très diverses ; il peut donc être nécessaire de tourner le mât. A cet effet, la chambre du mût possède un mécanisme bien simple : le mât, entraîné et maintenu par un grand plateau , tourne sur une crapaudine scellée dans un massif placé en sous-sol. Le plateau, qui a 3 mètres de diamètre environ, roule sur des galets appuyés sur un chemin de bois circulaire.
La chambre du mât et le mât lui-même sont donc les parties essentielles qui constituent le sémaphore. L'installation qui en forme l'annexe est: 1° un bureau télégraphique , placé souvent dans la chambre même du mât et entouré, dans ce cas, d'une cloison vitrée ; 2° un logement pour le guetteur; 3° un second logement pour l'employé du télégraphe; 4° un mât des sinistres disposé de telle manière que tous les services disponibles et utilisables dans le voisinage de terre et de mer soient mis en demeure de porter secours; le télégraphe électrique sert, au besoin, dans ces tristes circonstances ; mais l'appareil disposé à cet effet est un grand mât spécial pourvu d'une vergue et d'une corne. Le sinistre se signale par une longue flamme noire qui s'attache à la vergue ou à la corne, suivant que le lieu du danger est en face de l'établissement, à gauche ou à droite. Le mât des sinistres est isolé, en dehors des constructions, quoique voisin. Il est fixé solidement au sol par des haubans suffisants.
Généralement, un puits est ajouté à l'installation des bâtiments pour l'usage des habitants.
Le nom de sémaphore a été aussi donné à des appareils électriques de sûreté que l'on utilise dans l'exploitation des chemins de fer.
On sait que le principe admis pour le service des lignes à double voie est le suivant : Partager les lignes en tronçons, d'une longueur variant avec le trafic général, et dans chacun desquels deux trains marchant dans le même sens ne pourront, sous aucun prétexte, se trou-
SÉMAPHORE
SÉMAPHORE
ver en même temps, sauf en cas de détresse de l'un deux.
A cet effet, on place, à rentrée de chaque tronçon, un sémaphore qui porte, à une certaine hauteur, un bras généralement peint en rouge pour être plus visible. Ce bras peut tourner autour de son extrémité et se placer soit horizontalement, c'est-à dire perpendiculairement à la voie, dans la position arrêt, soit sous un angle de 45 degrés, clans la position ralentissement, soit enfin verticalement, le long du mât, dans la position voie libre.
Plusieurs systèmes sont en usage :
1° La disposition imaginée par MM.
Tesse, Larligue et Prudhomme, construite par M. Mors et adoptée par le chemin de fer du Nord, est la suivante :
Dès qu'un train franchit le poste, l'homme qui s'y tient met le bras à l'arrêt et le train se trouve ainsi couvert, puisque nul mécanicien, allant dans le même sens, ne peut passer outre.
En même temps, la manœuvre se transmet électriquement au sémaphore suivant, où le gardien est averti de l'arrivée prochaine du convoi par un petit signal, peint en jaune, qui s'abaisse. Le tronçon parcouru, le poste n° 2, en voyant passer le train, élève, pour le couvrir, le bras du sémaphore n° 2, et par cette manœuvre remet automatiquement le bras du sémaphore précédent à voie libre.
Il y a donc : impossibilité absolue, si la consigne est régulièrement suivie, de laisser deux trains s'engager dans le même tronçon (les tronçons ont en général de trois à quatre kilomètres) ; manœuvre à distance du bras du sémaphore précédent, de façon à ne dégager la tête du tronçon que lorsque le train en est sorti.
2° Le système Tyer, employé par la Compagnie Paris - Lyon -Méditerranée, consiste en ceci : dès que le train a franchi le poste n° 1 , le gardien en informe le suivant ; celui-ci, en accu-
sant réception de la dépêche, arrête électriquement un verrou qui, au sémaphore n° 1, maintient le bras dans la position horizontale, de façon à empêcher même la malveillance de le ramener à la position voie libre ; lorsque le train s'engage dans le tronçon suivant, le poste n° 2 le couvre, et par cette seule manœuvre avertit le poste n° 1 que la section est dégagée ; en même temps, il rend le verrou libre dans sa gâche, et le gardien du premier sémaphore peut alors manœuvrer son signal et le remettre à la position voie libre. Ainsi donc, il y a encore impossibilité de démasquer la voie avant que l'annonce de la sortie du train n'ait été envoyée au poste de tête du tronçon , et que le verrou du sémaphore n'ait été déclenché.
3° La Compagnie de l'Ouest applique l'appareil Regnault, presque semblable au système Tyer.
4° L'appareil Sykes, adopté, en Angleterre, par la « London, Chatham and Dover company », réunit toutes les garanties qu'offrent les deux systèmes précédents.
Avec le sémaphore Sykes, le gardien ne peut livrer lui-même passage à un train ; en effet, tous les leviers sont verrouillés. Il lui faut prévenir la gare suivante qui, si la voie est libre, dégage électriquement le verrou. Le sémaphore est donc, dans sa position normale, toujours à l'arrêt , ne donne passage qu'au moment de l'arrivée du train.
Dès que celui-ci a franchi le poste, le levier est remis en place et la section est de nouveau couverte. Il faut un second déclenchement pour permettre la manœuvre.
L'avantage principal de ce système consiste, en outre, dans l'impossibilité matérielle d'engager un second train sur le même tronçon qu'un autre resté en détresse. Supposons, en effet, un train A ayant franchi le poste n° 1, et ayant déraillé entre ce poste et le poste n° 2 ; au moment du passage du train B, le gardien n° 1 demandera le déclenche-
SENARGENT.
ment de son levier au gardien n° 2.
Admettons que celui-ci, par mégarde, croie avoir vu passer le train A et veuille donner la voie libre ; il ne le pourra pas : les appareils sont en effet disposés de telle sorte que chaque poste doit avoir manœuvré son sémaphore, avant de pouvoir déclencher une seconde fois le verrou du poste précédent.
Le seul inconvénient du système Sykes, c'est que, par suite de l'interdiction absolue faite au mécanicien de franchir un signal à l'arrêt, la manœuvre peut occasionner, en certains cas, une perte de temps.
Séminaire, s. m. — On donne ce nom aux établissements dans lesquels on reçoit et Ton instruit les jeunes gens qui se destinent à l'état ecclésiastique.
Un séminaire doit renfermer des salles consacrées aux différents cours et aux diverses sortes d'exercices. Les élèves étant domiciliés, il doit y avoir autant de petites chambres ou cellules que l'établissement doit renfermer de séminaristes. On y dispose, en outre, des réfectoires, cuisines, offices et de grandes salles destinées à tous les exercices.
Un séminaire doit encore avoir une chapelle avec toutes ses dépendances , quelques appartements pour les supérieurs, une bibliothèque, des promenoirs à couvert et une ou plusieurs grandes cours pour les récréations.
Sémond {Pierre de). — Calcaire oolithique, demi-dur, gris ou rougeâtre, provenant des carrières de la Porte et du Champ-aux-Anes, dans la commune de Sémond, près de Châtillon.
La hauteur d'assise de cette pierre varie de 1 mètre à lm, 50; le poids du mètre cube est de 2,050 à 2,120 kilogr. et la charge d'écrasement par centimètre carré varie de 200 à 250 kilogr.
Senarfjent (Grès bigarré de). — Grès fin, demi-dur, extrait de la carrière