SYMBOLE
Sycomore, s. m. — Espèce d'érable tenant du figuier par son fruit et du mûrier par ses feuilles ; d'où son nom. de sukè, figuier et morea, mûrier.
Le bois de sycomore, d'un blanc fade, est agréablement ondulé et veiné d'une teinte plus sombre.
Le grand érable des montagnes, ou faux sycomore, est le meilleur de tous les bois blancs et l'un de ceux que les ébénistes emploient le plus souvent. La surface, d'un blanc jaunâtre, est comme marbrée d'une multitude de veines que des ondes et de petites taches viennent encore embellir.
On imite ce bois dans la peinture de décoration: il est élégant, doux à l'oeil, d'un très joli effet, employé comme panneaux dans les appartements, salles à manger, etc., et n'a pas moins de succès que les autres bois recherchés par les peintres pour leur beauté.
Syénite, s. f. — Granit dans lequel le mica est remplacé par de Yamphibole, silicate d'alumine, de chaux et d'oxyde de fer.
Le nom de syénite vient de la ville de Syène, en Egypte, où il existe des gisements considérables de cette roche.
Symandre, s. f. — Appareil qui suppléait autrefois, dans certaines loca-
Fig. 322o.
lités, aux cloches ordinaires pendant la semaine sainte.
Les symandres étaient de formes très variées ; elles étaient, en général, composées de grands ais de bois que frappaient des marteaux mus par des machines.
La figure 3225 représente un de ces appareils, qui se voyait encore il y a quelques années dans un département de l'Est; les marteaux sont fixés à charnière sur un treuil, que l'on fait tourner à l'aide d'une manivelle (1).
Symbole, s. m. — Expression figurée d'un objet qui ne tombe pas sous les sens; idée représentée par une forme corporelle peinte ou sculptée.
L'allégorie, Y emblème, sont des symboles.
Un exemple frappant du symbolisme architectural se remarque dans la forme même du plan des églises chrétiennes :
c'est une croix rappelant l'instrument de supplice du Christ.
Le symbole de la Trinité se trouve dans le nombre des nefs, une centrale et deux collatérales, dans la triple division de l'édifice en nef, chœur et sanctuaire, ou bien nef, tour centrale et chœur.
Parmi les nombreux exemples de symbolisme que nous offre l'antiquité, nous pouvons citer quelques-uns des plus remarquables.
La colombe, sur les monuments funèbres, était un symbole de piété, comme la cigogne un symbole de tendresse, le sphinx un symbole de la justice unie à la force, le scarabée l'emblème de la sagesse, le phénix le symbole de la résurrection du corps, le lion un emblème de courage ; le cheval rappelle la guerre, comme l'olivier la paix; la chouette indique la nuit et devient pour Minerve (la sagesse) le témoignage de son inclination pour l'obscurité; le lièvre fait allusion aux mystères ; les étoiles caractérisent les dioscures ; les serpents d'Esculape et d'Hygie sont des symboles de
(i) Alberl Lcnoir, Reçue d'architecture, 1851.