PLAN
PLANCHE
de plain pied avec une autre pièce ou avec un autre appartement, lorsque le sol est au même niveau dans les deux.
Plan, s. m. — 1° Surface sur laquelle une ligne droite peut s'appliquer dans tous les sens en coïncidant exactement.
2° Représentation sur une surface plane, parallèle à l'horizon, d'un objet tel qu'il y serait placé dans sa position naturelle. Les différents points de l'objet sont indiqués par leur projection orthogonale, et l'on conserve à l'ensemble et aux différentes parties le rapport des grandeurs réelles.
C'est par extension qu'on a donné le même nom à tout dessin ou modèle en relief qui représente, à une échelle déterminée, l'élévation ou les coupes d'un ouvrage.
L'expression faire un plan a deux significations : la première a le même sens que lever un plan voy. Lever) ; la seconde est de beaucoup la plus importante, car elle comprend la conception fondamentale d'un édifice.
C'est, en effet, de la composition du plan que dépend le premier mérite d'une œuvre architecturale, l'utilité, c'est-àdire la disposition de l'édifice réglée sur les besoins et les convenances qu'exige son usage. L'habileté de l'architecte consiste à unir la commodité des services intérieurs, des dégagements nécessaires à une régularité toujours désirable; mais on ne doit pas tout sacrifier à la symétrie, ou mieux à la correspondance uniforme entre toutes les parties d'un plan ; il faut surtout faire en sorte que la disposition générale et particulière soit en rapport avec les besoins et l'emploi de l'édifice.
La composition du plan d'un monument exige aussi le choix du parti général, d'où doivent résulter la forme de l'édifice, sa physionomie spéciale, son caractère. L'élévation dépend aussi du plan : si ce dernier est simple, la construction hors de terre aura déjà un cer-
tain cachet de simplicité et, par suite, de grandeur. Un plan à découpures multiples produit, pour l'élévation, une quantité de ressauts, de lignes interrompues qui diminuent par les détails l'effet d'ensemble.
Le plan d'un terrain s'obtient en projetant les différents points de ce terrain sur un plan horizontal appelé plan de niveau et supposé à une distance de l'un de ces points fixée à l'avance (voy.
Lever).
Les ouvriers appellent plan par terre la coupe horizontale d'un terrain faite au ras du sol.
Législation. Le décret du 26 mars 1852 prescrit certaines obligations aux particuliers qui veulent construire, à Paris :
« Art. 3. A l'avenir, l'étude de tout plan d'alignement de rue devra nécessairement comprendre le nivellement ; celui-ci sera soumis à toutes les formalités qui régissent l'alignement.
« Tout constructeur de maisons, avant de se mettre à l'œuvre, devra demander l'alignement et le nivellement de la voie publique au-devant de son terrain et s'y conformer.
<( Art. 4. Il devra pareillement adresser à l'administration un plan, et des coupes côtés des constructions qu'il projette et se soumettre aux prescriptions qui lui seront faites, dans l'intérêt de la sûreté publique et de la salubrité.
« Vingt jours après le dépôt de ces plans et coupes au secrétariat de la préfecture de la Seine, le constructeur pourra commencer ses travaux d'après son plan, s'il ne lui a été notifié aucune injonction.
« Une coupe géologique des fouilles pour fondation de bâtiment sera dressée par tout architecte constructeur et remise à la préfecture de la Seine. »
Planche , s. f. — 1° On désigne ainsi . d'une manière générale . toute pièce de bois refendue , plate , peu épaisse et plus longue que large , et particulièrement les morceaux de bois
PLANCHE
PLANCHE
dont l'épaisseur est comprise entre 0m,027 et 0m,054.
Les planches que Ton emploie en France, dans les ouvrages de construction , proviennent ordinairement du chêne et du sapin, et sont débitées et
livrées au commerce , suivant des dimensions déterminées, auxquelles on donne différents noms ; ces diverses désignations sont indiquées dans le tableau suivant, que nous empruntons au Traité d'architecture^ M. Léonce Revnaud :