RÉGLET
RÉGULATEUR
tenon fixé au milieu pour la maintenir et l'empêcher de varier sur le verre ; cette règle doit être très mince afin d'épouser, sans difficulté , toutes les sinuosités de la surface du verre.
On appelle règle à manchette une longue règle qui porte une moulure sur l'un de ses côtés et qui sert à faire des manchetles sous les plinthes.
Réglé, adj. — 1° Une pièce de trait est réglée si elle est droite par son profil. Telles sont quelquefois les arrière-voussures.
2° Appareil réglé (voy. Appareil).
Règlement, s. m. — 1° Application aux ouvrages portés sur un mémoire des prix qui leur conviennent, d'après le tarif adopté dans la localité.
Ce sont les architectes qui règlent les mémoires des entrepreneurs.
On dit qu'un mémoire est fait en règlement lorsque l'entrepreneur qui le présente y a porté les prix réels des tarifs; ordinairement, ces prix sont augmentés d'un cinquième et le mémoire est fait en demande.
Les prix de règlement se composent :
1° de déboursés pour la main-d'œuvre et pour les fournitures ; 2° des faux frais appliqués à la main-d'œuvre seulement; 3° du bénéfice appliqué aux prix de la main-d'œuvre et des fournitures et aux faux frais; 4° des avances de fonds et du fonds de roulement appliqué aux fournitures et aux faux frais. Les faux frais, le bénéfice et les avances de fonds varient suivant les corps d'état.
2° Statut déterminant ce que l'on doit faire suivant les circonstances.
On appelle règlements de police ceux qui prescrivent les mesures relatives à la propriété, à la salubrité publique.
On supipéïïerèglements d'administration publique, ceux qui établissent de quelle manière les lois, décrets et ordonnances doivent être exécutés.
Régie t, s. m. — 1° Tringle ou règle
qui sert, dans l'établissement de la charpente, au relevé des lignes sur le bois, c'est-à-dire à leur tracé au moyen de la rainette.
Le réglet a ordinairement lm,50 de longueur ; il est quelquefois biseauté pour faciliter la rayure, dans certains cas.
2° Petite moulure plate et droite qui sert, dans les compartiments et les panneaux, à en séparer les parties et à former des guillochis et des entrelacs.
Régner, v. n. — Terme par lequel on exprime qu'un objet tel qu'un ordre, un profil, une corniche, une imposte, un ornement quelconque, est employé d'une manière continue sur l'étendue d'une façade ou le pourtour extérieur ou intérieur d'un bâtiment.
Regratter, v. a. — Enlever avec le marteau et la ripe la superficie d'un mur en pierres de taille noirci et sali par la vétusté, lorsqu'on veut le blanchir.
L'opération du regrattage doit se faire avec une grande précaution, surtout pour les édifices décorés de colonnes, de profils, d'ornements de détail souvent très délicats ; c'est ainsi que l'on ne peut, sans en altérer le galbe et la finesse, enlever de la matière aux volutes, aux caulicoles, aux feuillages des chapiteaux.
Régularité, s. f. — Voy. Symétrie.
Régulateur, s. m. — Parmi les nombreux instruments qui sont ainsi désignés, deux se rattachent à la construction, parce qu'ils doivent faire partie de toutes les installations d'éclairage au gaz bien étudiées ; ce sont : les régulateurs de pression, destinés à maintenir constante la pression sous laquelle le gaz se présente aux différents orifices d'écoulement, de sorte que le volume dépensé ne varie qu'avec les changements de section de ces orifices ; les régulateurs de volume ou rhéomètres qui servent au contraire à modifier la pression sous laquelle le gaz s'écoule
RÉGULATEUR
RÉGULATEUR
par chacun des orifices , en raison inverse de la section, de sorte que le volume dépensé reste constant, malgré les variations de section de chaque orifice en particulier, ou de l'ensemble des orifices qui constituent un éclairage.
Il faut en effet, pour obtenir la meilleure combustion du gaz, employer des becs brûlant sous une très faible pression; mais ces becs sont très sensibles, et les variations incessantes et inévitables de la pression dans les distributions entraînent une augmentation de dépense importante et obligent à une surveillance continuelle. Il suffit, pour en apprécier l'importance, de rappeler que la pression, dans le réseau de Paris, varie de 30 millimètres pendant le jour, à 100 et même 110 millimètres à certaines heures de la nuit. Il existe bien quelques types de brûleurs avec lesquels la quantité de lumière produite augmente en même temps que la dépense de gaz; mais si l'installation a été faite pour donner en marche normale un éclairage suffisant, tout l'excédant de lumière, qui résulte d'une augmentation dans la pression, est absolument inutile.
Les régulateurs sont constitués par une soupape conique engagée dans une ouverture fixe que le gaz doit traverser pour pénétrer dans la canalisation intérieure. Ce cône est suspendu par une tige rigide à une cloche mobile dans un bassin rempli d'eau à un niveau déterminé. L'intérieur de cette cloche est en communication avec la conduite extérieure, et en s'élevant ou s'abaissant avec les variations de la pression du gaz, la cloche entraîne le cône dans son mouvement, et celui-ci, en pénétrant plus ou moins dans l'orifice, diminue ou augmente la section d'écoulement.
On règle à l'aide de poids la pression exercée par la cloche elle-même. Les pressions qui sont exercées sur les deux faces du cône, l'une par le gaz d'arrivée, l'autre par celui qui a pénétré dans la canalisation intérieure, sont
équilibrées chacune par des pressions égales exercées sur deux autres petites cloches fixées sur la même tige et mobiles également dans des bassins contenant de l'eau. Le poids de toutes les pièces mobiles est équilibré par un flotteur adapté à la première cloche et dans les régulateurs de grandes dimensions, les altérations d'équilibre dues aux variations d'immersion dans l'eau des trois cloches sont corrigées par un siphon compensateur qui fait rentrer ou sortir automatiquement du bassin supérieur un poids d'eau correspondant.
Tout cet ensemble mobile est aussi suspendu en parfait équilibre, n'ayant à. surmonter, pour obéir aux seules variations de la pression extérieure, qu'une résistance insignifiante.
Les rhéomètres sont des régulateurs de volume que l'on adapte à chaque bec en particulier et qui sont réduits à la plus grande simplicité à cause de leurs très petites dimensions. Ils se composent d'une petite cloche ou capsule renversée plongeant dans un bassin annulaire que l'on remplit de glycérine très pure ; le cône obturateur est fixé sur cette capsule, qui est en outre percée d'un orifice pour le passage du gaz; la section de cet orifice et le poids de la capsule sont fixés, pour chaque bec, d'après la dépense avec laquelle ce bec donne la plus grande somme de lumière.
Lorsque toutes les parties d'un éclairage travaillent ensemble dans les mêmes conditions, il suffit d'établir un régulateur à l'entrée de la canalisation et à la suite du compteur ; dans le cas contraire, il faut diviser l'éclairage par groupes et munir chacun d'eux d'un régulateur.
Ces instruments sont, du reste, également indispensables sur les appareils de chauffage et permettent de maintenir constante et régulière la production de chaleur que l'on juge nécessaire.
Enfin, lorsque le nombre des becs est assez restreint ou que la conduite doit alimenter en même temps des appareils
REJOINTOYER.