RESTITUTION
RETAILLER
Le ressort de sonnette, lame de fer également tournée en spirale et sur laquelle est vissée la sonnette ;
Le ressort à pompe ou à cylindre, fil de laiton contourné et servant aux mêmes usages que les ressorts à boudin;
Le ressort à chien, qui a la forme d'un V et dont les branches sont fixées à leur point de réunion par un étoquiau ; ce ressort s'emploie pour les loqueteaux et à la queue des pênes des serrures bénardes ; on lui donne le nom de grand ressort quand il est couché audessus du pêne d'une serrure et que ses branches sont longues et inégales, dans les serrures de sûreté, par exemple;
Le ressort àpied. ayant la même forme que le précédent, mais dont l'une des branches porte un talon ou un tenon qui entre dans une mortaise pratiquée au palastre;
Le ressort à foliot, petite pièce d'une serrure, montée par une de ses extrémités sur un étoquiau et qui sert à renvoyer l'effort d'un autre ressort ;
Le ressort à torsion, qui fait fermer les portes seules ; c'est an fil de métal passé dans les œils ou dans les nœuds des serrures et qui agit en se tordant.
Restauration, s. f. — 1° Réfection des parties dégradées d'un bâtiment pour le remettre en bon état.
2° Travail fait par l'artiste d'après les restes d'un édifice ancien pour en retrouver l'ensemble , l'ordonnance, le plan et les élévations.
Restitution, s. f. — Ce mot
exprime l'action, l'idée de rendre ce
qui avait été enlevé ou perdu soit par le temps, soit par toute autre cause.
Restituer diffère de restaurer, en ce sens que le dernier de ces mots signifie refaire un ouvrage ou un édifice en partie détruits d'après les ruines qui en subsistent, tandis que le premier veut dire recomposer un ouvrage ou un monument entièrement disparus d'après les autorités que l'on en retrouve dans les descriptions.
Retable, s. m. — Sorte de dossier posé sur une table d'autel dans une église catholique et servant à la décoration.
Au moyen âge, avant l'usage des retables fixes, qui ne date que du commencement du xue siècle , on fit des retables mobiles en orfèvrerie ou en bois, qui étaient quelquefois recouverts d'étoffes (1).
Ceux de ces dossiers qui étaient fixes furent d'abord habituellement des dalles sculptées masquant un coffre dans lequel on renfermait des reliques. Le maîtreautel, dans les cathédrales, n'avait pas de retable fixe.
Dans les autels secondaires, ces dossiers étaient fréquemment disposés de manière à masquer et à supporter tout à la fois le reliquaire, ce dernier étant appuyé sur des consoles ou corbeaux encastrés d'un côté sur le retable, de l'autre sur le mur formant le fond de la chapelle.
Plus tard, et cet usage subsiste encore aujourd'hui, on plaça le reliquaire sur le retable même (voy. Autel).
Retailler , v. a. — Déposer de vieilles menuiseries pour les réduire à une autre mesure, ou y ajouter des parties neuves, refaire des assemblages et assembler à nouveau les pièces ainsi transformées.
La même expression est employée
(1) Viollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de l' architecture française.
RETOMBÉE
RETOMBÉE
par les vitriers el signifie couper des carreaux de vitres pour les mettre à uneautre mesure.
Retenue, s. f. — En terme de charpente, une pièce de bois a sa retenue sur un mur quand elle est engagée de façon à ne pouvoir ni avancer, ni reculer.
Reticulatum {Opus). — Nom que les Romains avaient donné à un genre d'appareil (voy. ce mot) formé de pierres présentant un carré en parement et disposées en losanges ou échiquiers.
Cet appareil était fort en usage dans les derniers temps de la république romaine. Vitruve regarde le reticulatum comme agréable à voir, « mais, dit-il, il est sujet à se lézarder, les pierres qui le composent ne formant aucune liaison dans leurs lits ».
Ces pierres, disposées en losanges ou en échiquier, sont toujours, dans les restes qui nous sont parvenus de l'antiquité, encadrées par des montants ou des rangs de maçonnerie formée de moellons équarris qui assurent la stabilité de la construction ; quelquefois, ces encadrements sont faits de briques.
Les ruines de la villa Adrien, à Tivoli, i>ont en reticulatum, exécuté avec beaucoup d'art. On voit aussi des restes de v genre d'appareil à la porte du Peuple, i Rome.
Il y a lieu de croire que, dans les difices d'une certaine importance, la maçonnerie réticulaire était revêtue en uarbre ; on remarque, en effet, à la villa Wrien . les trous des crampons ou igrafes qui retenaient ces placages.
Retombée, s. f. — Nom que l'on lonne, à proprement parler, à Tensem- »le des voussoirs qui, dans une voûte >u dans une arcade, en forment la naisance et qui peuvent se soutenir sans intre, en supposant que cette voûte soit t'truite ou non achevée.
Dans un sens moins rigoureusement
exact, ce mot est souvent pris avec la même acception que le mot naissance.
La figure 3022 représente lesretombées de deux arcades adjacentes sur l'entablement qui couronne une colonne corinthienne. Nous ferons remarquer, en
passant, que cette ordonnance, bien qu'elle soit fréquemment adoptée, n'est nullement conforme aux principes qui doivent guider l'architecte dans l'exécu-
Pie. 3023.
lion de son œuvre; il n'est pas logique, en effet, de séparer la retombée d'une arcade de son support naturel, le eha-
RETOMBÉE
RETOMBÉE
piteau, par un entablement qui ne ré-
i;"lllB/''4.i.,ii
Fig. 3024.
pond ici h aucune des nécessités de
faut résulte une stabilité douteuse, en j apparence comme en réalité.
On a exécuté, dans ces derniers temps, | des voûtes en terre cuite dont les cla- ! veaux sont moulés et assemblés entre!
eux par emboîtement. Nous donnons, comme exemple (fig. 3023), les retombées de nervures appartenant à la voûte de l'église deNeuilly-sur-Seine, restaurée par M. Simonet.
Au lieu de faire retomber des arcades ou des nervures sur des piliers ou des colonnes, on fait reposer les naissances sur des culs-de-lampe, comme on le voit sur la figure 3024 (1 ), qui montre un de ces supports, placé à l'angle de deux murs.
Le problème de la retombée des arcades métalliques donne également lieu à d'intéressantes solutions. La figure 3025 représente une des colonnes du marché couvert construit à Lyon, par M. Desjardins; cette colonne supporte les re tombées de quatre arcades différentes.
Ce nom s'est appliqué, par extension
Fig. 302o.
l'art, ni de la construction ; et de ce dé-
3 Igo^^^^^o^J1^^^^^^
Fig-. 3026.
à la jonction du pied des arbalétrie
(1) C. Sauvageot, Notre-Dame de la Rock