‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 126 sur 232 · CENT. CARRÉ · texte numérisé non relu

CENT. CARRÉ

Plomb coulé

Etaiii coulé

t Cuivre battu

)) Laiton

1/10 delà hr 1/2 .

Écrevisse, 5. f. — 1° On désigne ainsi de grandes tenailles de fer que les serruriers emploient pour traîner de la forge à l'enclume de grosses pièces de fer rougies au feu.

2' Le même nom s'applique cà des morceaux de pierres calcaires auxquelles la calcination dans le four cà chaux a fait prendre une teinte rougeâtre.

Écrou,5.??i.— Pièce de fer découpée ou forgée qui est percée d'un trou cylindriqueà l'intérieur duquel règne, en hélice, une partie saillante, à section carrée ou rectangulaire et à laquelle on donne le

nom de filet. Ce trou reçoit une vis dont le filet, aussi en hélice, s'engage exactement dans les cannelures formées par le filet de Yécrou.

Tantôt c'est la vis qui pénètre dans Yécrou, en avançant dans le sens de son axe et en tournant autour de cet axe, tantôt c'est, au contraire, la vis qui est fixe eiVécrou qui est mobile.

On donne à ces pièces plusieurs noms, suivant les différentes manières dont on les fait : 1° les écrous taraudés se font avec des tarauds ; 2° les écrous filetés se font avec le peigne ; 3° sur les écrous brasés on rapporte un filet en hélice (voy. Braser, Peigne, Taraud).

En outre, d'après sa forme extérieure, l'écrou est tantôt carré, A (fig. 1421),

tantôt cà pans comme on le voit en B. On en fabrique même dont la surface est cylindrique.

L'écrou à oreilles (fig. 1422) porte deux petites branches qui servent aie

Fig. 1422.

tourner à la main ; les autres écrous se serrent au moyen d'une clef (voy. ce mot).

On nomme écrous d'espagnolette, les anneaux à patte qui entourent les embases et soutiennent la tige; les pattes de ces anneaux sont filetées à leur extrémité et traversent le montant milieu du vantail, sur lequel elles sont main-

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tenues par de petits écroiis (voy. Espagnolette).

Écroiiir, v. a. — Battre un métal, et particulièrement le fer, à froid, pour le rendre plus dense et plus élastique.

Si Vécroiiissement est trop fort, le métal devient cassant.

Écru, adj. — On appelle fer écru un fer qui a été brûlé ou mal corroyé et qui, par suite, est mêlé de crasse.

Ectype, 5. m. — Empreinte provenant de moule pris sur un original ou type. Les anciens appelaient ectypes les empreintes qui se faisaient avec de la terre molle introduite avec force dans les moules. Les antéfixes ainsi produites recevaient ce nom, par opposition à celui de protypes, réservé aux antéfixes modelées à la main.

Écu, 5. m. — Terme de blason qui vient du latin scutum et du grec sciitos, cuir. Il s'appelle également fond ou champ.

C'est sur Vécu que Ton pose les pièces et les meubles, les partitions et les réparations (voy. Armoiries, Blason).

ECU moire, s. f. — Poêle percée dont les plombiers se servent pour écumer le plomb.

Écurée, adj. f. — On dit qu'une garniture de serrure de sûreté est m/ré^'^, quand elle a été brasée et mise sur le tour pour être dressée.

Écurie, s. f. — Local affecté au logement des animaux de race cbevaline.

Les écuries, comme les babi talions des bommcs, doivent réunir trois conditions bygiéniques essentielles : être à l'abri de l'iiumidité, jouir de la lumière et avoir une aération suflisante.

Le constructeur obtient ce résultat, par le choix judicieux de l'emplacement, et

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des matériaux, par le percement de baies sur les côtés les mieux exposés et par l'établissement de ventouses d'aération.

Les écuries servent, soit à l'entretien des chevaux pendant les intervalles du travail, soit à leur élevage, pendant leur jeune âge, ou bien encore à leur dressage.

Des dispositions spéciales sont adoptées pour ces diverses destinations; l'entretien des chevaux de travail se fait généralement dans les écuries communes; les écuries séparées sont au contraire affectées à l'élevage et au dressage.

Dans les écuries communes, les chevaux sont simplement attachés les uns à côté des autres ou sont séparés, par des barres de bois ou des planches nommées bat-flancs, ou par des stalles ou cloisons fixes en bois ou même en briques.

Ainsi qu'on peut en juger par ces premières considérations , la construction des écuries n'est pas chose aisée et demande une étude approfondie de questions fort diverses.

Voyons d'abord quelle est la meilleure exposition : le midi est, dans nos pays, le côté qui doit être choisi , de préférence, pour le percement des baies de portes et fenêtres d'écuries ; à défaut de cette exposition, celle du levant est la meilleure ; dans le cas où l'on est obligé de prendre les ouvertures principales au nord ou à l'ouest, il est nécessaire d'établir des fenêtres sur les côtés opposés.

Le choix de l'emplacement soumis, dans les villes, aux conditions de cherté des terrains , est plus facile dans les exploitations agricoles : dans les fermes de petite et moyenne grandeur, on doit placer Vécurie près de riiabitation du maître, de façon à permettre à celui-ci une surveillance facile.

Les vastes exploitations qui comportent plusieurs écuries, exigent, pour ces locaux, des corps de bâtiments spéciaux,

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avec une cour séparée renfermant tous les accessoires tels que auges, abreuvoirs, etc.

Les dimensions moyennes que Ton peut adopter dans les écuries, au point de vue de l'emplacement à réserver à chaque cheval, sont : 1°',50 de largeur pour des chevaux de travail placés les uns à côté des autres, sans séparation, et l°',7o pour des chevaux placés dans des stalles fixes. La longueur nécessaire se décompose ainsi qu'il suit : S'^^SO pour le cheval, 1 mètre pour la mangeoire et le recul de l'animal, 1 mètre oa l°',oO pour le passage de service, en tout 4^,o0 à o mètres ; dans le cas de stalles fixes, la profondeur peut aller jusqu'à 6 mètres. La hauteur la plus convenable est de 3'", 75, il est bon de ne pas dépasser 4™,o0, car une grande hauteur rend les écuries froides. Du reste, l'établissement de tuyaux d'aération permet de réduire un peu cette dimension.

On distingue plusieurs genres d'écuries.

1° Écurie longitudinale simple. On désigne ainsi une écurie semblable à celle représentée, en plan, à l'échelle de 0°',003 pour mètre, par la figure 1423 empruntée ainsi que les autres figures de cet article à l'ouvrage de M. E. Bosc

Il I |c I î î î î

Fig. 1423.

sur les Constructions rurales. Cette écurie est faite pour contenir dix chevaux, comme l'indiquent les dix stalles b, derrière lesquelles se trouvent un passage et des crochets c, pour suspendre les harnais. Un cabinet a, fermé par une cloison munie de châssis vitrés, sert de logement au garçon d'écurie. Les deux séparations avoisinanl cette petite pièce sont mobiles, pour permettre l'entrée

des chevaux dans les stalles correspondantes ; c'est pour éviter cet inconvénient que, dans les écuries qui ont au moins 4 mètres de hauteur, on place souvent le lit du garçon de service dans une sorte d'entresol à mi-étage, au-dessous duquel les animaux peuvent passer.

Cette écurie a 15 mètres de longueur et 5 mètres de largeur dans œuvre ; elle est éclairée par trois fenêtres sur la face et deux autres sur les pignons ; deux portes à imposte y donnent accès.

La coupe (fig. 1424) montre les deux ventouses ou tuyaux qui servent au renouvellement de Tair ; au-dessus du plafond, reposant sur solives apparentes, existe un grenier à foin auquel on

Fig. 1424.

accède, à l'aide d'échelles, par deux portes pratiquées dans les pignons ou par une trappe placée dans Vécurie même. De petites lucarnes ou chatières, pratiquées dans les combles, donnent de la ventilation au grenier.

2° Écurie longitudinale double. On peut adopter ici deux dispositions. Dans la première (fig. 1425), les chevaux se

tournent le dos ; le passage est central ; les selleries sont sur les côtés et le cabinet du garçon est en face de la porte d'entrée.

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Ce genre d\'ciirie ne convient pas aux chevaux de chasse , carrossiers , de courses, etc., qui, s'ils sont vicieux, sont toujours tentés de ruer, quand d'autres chevaux sont derrière eux.

La seconde disposition consiste dans la juxtaposition, sous le même toit, de deux écuries simples séparées par un mur de chaque côté duquel sont adossés les râteliers et les mangeoires ; ce mur est percé, à l'un des houts, d'une porte qui étahlit la communication entre les deux compartiments.

3" Écurie transversale simple. Dans ce genre d'écurie, les râteliers sont placés contre les murs pignons (fig. 1426);

Fig. 1426.

la partie centrale est occupée par le cabinet du garçon et par les cofl'res à avoine.

4° Écurie transversale double. Le bâtiment est divisé, comme dans le type précédent, en deux écuries séparées par le logement du garçon et la sellerie

ii\

Fig. 1427.

(fig. 1427). On peut encore juxtaposer les deux écuries et reléguer la sellerie à l'une des extrémités.

5° Écurie avec couloir pour l' alimentation. Dans ce genre tV écurie, un couloir est disposé derrière les mangeoires, et la nourriture se donne aux

chevaux par des trappes s'ouvrant sur les auges ou les râteliers. Mais le mouvement de ces trappes peut effrayer les animaux et, de plus, ce système tend à rendre l'homme et le cheval étrangers l'un à l'autre, inconvénient qu'il est très important d'éviter.

Aussi ne fait-on des écuries, avec corridor pour l'alimentation, que dans des cas' particuliers.

6° Écuries avec boxes. Ces écuries sont divisées en compartiments , ou boxes (voy. ce mot), dans lesquels les chevaux sont laissés sans attaches et libres de leurs mouvements. Souvent les écuries ordinaires possèdent, à l'une de leurs extrémités, une boxe destinée à recevoir un cheval de luxe ou un poulain.

Dispositions spéciales à la construction des écuries. Les portes doivent avoir au moins 1°^,25 sur 2°^,25 à 2°^, 40 de hauteur; on se contente souvent, surtout pour les petites écuries, de 1 mètre de largeur sur 2 mètres de hauteur.

Les portes de 1°',30 se font à deux vantaux, de longueur égale ou différente. Les portes de 1 mètre seulement se font à un seul vantail. Pour empêcher les animaux de se blesser dans les baies, on y place quelquefois des rouleaux en bois, tournant verticalement (voy. Rouleau).

Les baies d'éclairage et d'aération ne doivent pas être placées au-dessus des râteliers, pour que les chevaux ne reçoivent pas le jour sur les yeux, et que leur tête ne se trouve pas dans les courants d'air produits par l'ouverture des fenêtres. Tantôt ces baies sont rectangulaires, tantôt elles sont demi-circulaires avec un diamèli'e de 0°',90 à 1 mètre. On les pose à 3 mètres environ au-dessus du sol ou bien à peu de distance, en contre-bas du plafond. Le système de fermeture est très varié ; un des meilleurs est celui en abatant (voy. ce mot).

Nous insisterons ici sur la nécessité d'établir, dans une écurie, une aération convenable, et nous entrerons dans quel-

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ques développements sur les moyens d'à l teindre ce but.

L'expérience a démontré, en tenant compte de la durée des séjours et des absences, des moyens de ventilation qu'il est possible d'établir et, toutes compensations calculées, qu'il convient de ménager, pour chaque tête de cheval, un espace hbre de S^'jSO en longueur, sur une largeur de 1°',60 environ et sous une élévation de plancher de 3 mètres au moins et mieux de 3°',o0 ou même de 4 mètres. On doit ajouter à ces dimensions l'espace nécessaire pour l'établissement du râtelier et de la mangeoire et un passage suffisant pour les besoins ordinaires du service, pour l'entrée et la sortie faciles des animaux. Dans ces conditions, l'air peut être maintenu dans un état de pureté satisfaisant par un renouvellement bien établi.

Les portes, les fenêtres, les barbacanes, les ventilateurs ou cheminées d'aspiration sont les moyens propres à opérer ce renouvellement. Les portes, donnant passage à de fortes colonnes d'air, servent en fait à l'aération, mais telle n'est point leur destination ; elles donnent lieu à une ventilation irrégulière, momentanée, nulle quand elles sont fermées, trop brusque lorsqu'on les ouvre et qui n'est jamais complète.

Les fenêtres présentent d'ailleurs des inconvénients semblables ; leur fonction consiste à laisser pénétrer dans Yécurie la quantité de lumière indispensable à la salubrité du lieu.

Les portes et les fenêtres ont, pour principal effet, de déterminer, par leur ouverture, des courants d'air souvent très vifs, qui ont lieu dans un sens horizontal et qui sont dangereux toutes les fois que les animaux en sont directement frappés. Afin donc que les habitants d'une écurie bénéficient de l'aération sans la sentir, il faut que les mouvements de l'air aient lieu de bas en haut et sans aucune brusquerie. Les barbacanes et les ventilateurs rempUssent parfaitement ces conditions.

Les barbacanes, autrefois très employées , sont de petites ventouses oblongues, plus larges intérieurement qu'extérieurement, placées au niveau du sol, et pouvant s'ouvrir et se clore à volonté.

Les ventilateurs offrent le moyen d'aération le plus utile. Dans une écurie, il importe que ces appareils soient faciles à établir et peu coûteux. Ils doivent remplir plusieurs fonctions :

1° servir à l'évaporation des émanations animales, du gaz produit par la formation des matières excrémentielles et du calorique en excès ; 2° remplacer Tair vicié par de l'air frais et neuf.

Il faut, pour établir un système de ventilateurs, rechercher préalablement quelle ouverture doivent avoir ces conduits pour livrer passage à la quantité d'air vicié dans une heure. Nous empruntons les tableaux suivants à YEncyclopédie pratique de V agriculteur ^ de L. Moll :

Si la construction est en bois, le diamètre d'un ventilateur à oritices libres sera de :

O"",']? pour une écurie de 4 chevaux; 0 ,19 — 5 —

Le diamètre sera moindre si le ventilateur est en tôle, ou tout au moins le même diamètre suffira pour un nombre plus grand d'habitants, soit :

0°',17 pour une écurie de 5 chevaux; 0 ,19 — 7 —

Ces chiffres sont basés sur la quantité d'air à renouveler dans une écurie, soit 10 mètres cubes par tête et par heure.

Le bois, la tôle et le zinc sont les

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matières que Ton doit préférer pour rétablissement des ventilateurs.

On peut rechercher quel serait Teffet produit, si, au lieu de faire ces conduits cylindriques et à orifices libres, on faisait varier la forme du canal et le diamètre de ses orifices.

On sait que, dans un ventilateur cylindrique, la vitesse de Tair augmente si Ton fait diminuer le diamètre de l'orifice de sortie et réciproquement.

On fixe donc le diamètre de l'orifice supérieur du ventilateur pour le nombre d'animaux correspondant , d'après la règle posée pour les ventilateurs cylindriques, libres aux deux extrémités.

Quant au diamètre de l'ouverture inférieure, il devra être au moins double du diamètre de l'orifice supérieur , quelle que soit la section du conduit et en considérant comme diamètre de l'orifice supérieur le diamètre du cercle inscrit dans cet orifice. La vitesse étant augmentée par cette disposition, la dépense l'est également ; mais il y a compensation ; car, dans la pratique, il faut compter sur une dépense d'air plus forte que celle de 10 mètres cubes par cheval ; en effet, Tair vicié ne s'échappe pas seul par le canal d'aération, il y a une quantité d'air pur qui se joint au mélange et qui est évacuée.

Si maintenant l'on compare les difi"érentes matières à employer pour établir ces conduits, on observe que, pour les ventilateurs en bois, la section carrée est préférable à la section cylindrique.

De plus, la forme prismatique sur toute la hauteur du conduit vaut mieux que la forme pyramidale, parce que, dans ce dernier cas, le frottement de l'air contre les parois du canal est plus grand que dans le premier, le frottement de l'air augmentant à mesure que la section diminue. Toutefois, on adopte plus souvent, dans la pratique, la forme pyramidale, comme exigeant moins de matériaux et moins de façon que toute autre.

Quant cà l'orifice supérieur, il doit

être cylindrique et avoir au moins 0",10 d'épaisseur, au lieu d'être pratiqué en mince paroi ; la vitesse de l'air en est augmentée dans le rapport de 93 à 65.

Il est bon d'employer, pour le conduit, du bois assez épais, afin d'éviter Tinfiuence de la température extérieure ; on ajoute à cette précaution celle d'enduire les faces du ventilateur d'une ou deux couches de goudron ou de peinture à l'huile.

Les ventilateurs en tôle doivent être cylindriques, mais pourvus extérieurement d'une enveloppe qui s'oppose au refroidissement de l'air contenu dans le canal et laisse au courant toute son activité.

Une couche de 6 à 8 centimètres de terre glaise, mêlée à de la paille hachée, formerait un conduit non conducteur.

L'emploi du zinc laminé pour le ventilateur est préférable à celui de la tôle, qui s'oxyde facilement au contact des vapeurs condensées à sa surface.

Enfin , pour éviter l'infiuence des vents et de la pluie, on adapte au sommet un appareil qui se compose d'un chapeau de forme variable, qui recouvre, h une certaine hauteur, l'orifice supé-

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Fig. 1428.

rieur du conduit et dont les bords,

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d'un plus grand diamèlre que celui du tuyau, descendent un peu au-dessous de rorifice du canal. La ligure 1428 (1) représente, en B, un appareil complet de ventilation en bois et, en A, un ventilateur en zinc entouré d'une enveloppe de terre glaise.

Au point de vue de l'établissement, le ventilateur doit être vertical ; on fait passer le chapeau par le faîte du bâtiment, sans lui donner plus de O^'.SO à O'°,o0 d'élévation au-delà de la toiture. Quant à son ouverture dans le plafond de Yécurie, on doit l'éloigner des points par lesquels l'air neuf peut pénétrer, sans la placer pourtant en un point trop écarté du centre .de la masse d'air intérieur.

Des barbacanes pratiquées au niveau du sol compléteraient le système de ventilation, pourvu, toutefois, que la somme des surfaces de ces orifices d'entrée de l'air extérieur ne dépasse pas les deux tiers de la surface de l'orifice inférieur du ventilateur ; autrement, il s'introduirait plus d'air froid qu'il n'est nécessaire.

Suivant la grandeur de Yécurie, on peut établir un ou plusieurs ventilateurs. Ainsi, pour une écurie de 3 mètres de hauteur, il faudra un ventilateur, si elle a moins de 6 mètres de longueur ; deux, pour une longueur de 6 à 1:2 mètres; trois, pour une longueur de 12 à 18 mètres, le diamètre des conduits étant toujours déterminé suivant le nombre de chevaux que Yécurie devra contenir.

Le sol d'une écurie doit être recouvert d'un pavage assez solide pour résister aux chocs produits par les pieds des animaux.

Pour confectionner l'aire des écuries, le procédé le plus ordinairement employé dans les campagnes est celui qui consiste à battre la terre, plus ou moins mêlée d'argile ou de débris de chaux pour la rendre plus solide et moins per-

( 1 ) Moll , Encyclopédie pratig ue de iagricu Heur.

méable aux urines. Souvent aussi l'on bétonne, on pave en grès et en briques ou bien encore on couvre le sol d'un plancher.

Au point de vue de la salubrité et de l'économie, il semble que la préférence doive être accordée à des matériaux durables et que n'altèrent ni ne pénètrent les urines. Les pavés de grès, de granit ou de schiste sont très employés. La brique dure est également bonne, mais elle s'égrène sous les coups répétés des fers ; on la pose de champ, pour qu'elle offre plus de résistance. On emploie fréquemment à Paris, un très bon pavage qui consiste en une couche d'asphalte posée sur un ht de béton, ou en un dallage en ciment de Portland. Les meilleurs joints se font en mortier hydrauhqne, en ciment ou en asphalte, pour empêcher les urines de s'infiltrer dans le sol.

Quelques hommes compétents préconisent les pavages en bois au détriment de la pierre, qui réagit trop durement sous le pied de l'animal quand il frappe le sol avec force.

M. Gayot , dans Y Encyclopédie pratique de l'agriculteur, indique sa préférence comme acquise au pavage en bois, pratiqué avec des morceaux de sapin du Nord taillés en briques. Celte quahté de bois ne s'use que lentement, forme un sol assez élastique sous le pied et se compose d'éléments qui peuvent être taillés à nouveau ou retournés quand ils sont usés à l'une de leurs extrémités, si on leur a donné assez de longueur, de 0°',30 à 0°',40, par exemple. Ce procédé est excellent mais assez coûteux.

Le système suivant est plus économique : on modèle le sol de Yécurie sui- I vaut les pentes et rigoles que l'on veut y ménager ; puis, l'on bat et humecte le sol ainsi préparé et l'on y répand le béton en l'égalisant, au fur et à mesure, à l'aide d'une planchette ; enfin, on imprime sur la couche de béton, avant qu'elle ne soit complètement sèche, et au moyen d'un instrument quelconque, de

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petites rainures de quelques millimètres de profondeur dirigées en longueur et en largeur. Les arêtes suffisent pour que le pied des chevaux ne glisse pas et que ces animaux puissent se relever lorsqu'ils sont couchés. Ce pavage, très simple et très avantageux, conserve néanmoins, l'inconvénient que nous avons signalé plus haut.

Dans les écuries, les urines ont besoin, pour s'écouler dans des rigoles ménagées à cet effet, d'une pente de 0°',025 par mètre, dirigée de la tête aux pieds de derrière du cheval. La pente des rigoles pratiquées dans la longueur de Vécurie et destinées à conduire les eaux à l'extérieur, doit être de 0°',02 par mètre.

Il est bon de plafonner les écuries, pour que les intervalles des solives ne se remplissent pas de poussière et dïnsectes ; mais un système qui convient mieux pour la conservation des grains et fourrages que l'on enferme dans les greniers placés au-dessus des écuries et pour la salubrité de l'étage inférieur, est celui qui consiste à remplacer le plancher en bois plafonné en dessous, par un plancher voûté en briques. Chacun des entrevous cintrés porte, par les côtés, sur des chanlattes clouées contre les solives ; au-dessus des voûtes on fait un remplissage également en briques et l'on revêt le tout d'un carrelage.

Quant à l'arrangement intérieur et l'ameublement des écuries, pour tout ce qui concerne les stalles, râteliers, mangeoires, etc., nous renvoyons ta chacun de ces mots.

Le coffre à avoine se place, soit dans la sellerie, soit dans un local où les chevaux ne peuvent pénétrer.

Législatio?j. Celui qui adosse une écurie à un mur mitoyen ou simplement limitrophe est tenu d'établir un contremur, dont la construction et les dimensions sont déterminées par l'usage et les règlements locaux.

En l'absence de conventions, l'épaisseur de ce contre-mur doit être de 0™,2:2 (fig. 1429) et les matériaux, en bons

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