ENDIGUEMENT
nement nouveau, ouvrir, dans le trottoir et dans la chaussée, une trancliée pour poser le tuyau communiquant avec la conduite centrale ; il en est de même quand on veut clianger les dispositions premières ou réparer une fuite ; ce dernier cas exige, de plus, de longues recherches, le tout au grand détriment de la salubrité publique et de la circulation.
M. l'ingénieur Beaudemoulin a proposé, en 1856, d'employer deux conduites par rue, au lieu d'une seule, en les plaçant chacune, près de la façade des maisons, dans un encuvement peu profond recouvert d'une dalle à l'arasement du trottoir. La moindre fuite, passant par les joints des dalles, avertit alors de sa présence et de sa position les habitants de la maison voisine, puis l'agent de la compagnie ; et, comme il n'y a qu'une dalle à lever, la réparation est vite effectuée.
L'application de ce système a été faite au Palais-Royal, à Paris, sous la direction de M. Chabrol, architecte. La
Fig. 1^
figure 1467 représente en coupe le travail qui a été exécuté.
Lencuvement fait partie d'un trottoir de 2 mètres de large, qui règne le long des galeries. Sa profondeur, depuis le "dessus de la couche inférieure en béton, jusqu'à la face supérieure de la dalle AB, est de 0°^,70. Le tuyau de conduite C a 0'^,22 de diamètre intérieur ; des
bouches ouvertes sur le jardin aboutissent à l'égout, pour l'écoulement des eaux pluviales, et remplacent les anciennes grilles ; c'est par ces bouches que les fuites se font sentir dès leur production. La partie en moellons de Yencuvement est recouverte d'un enduit en ciment de 0'^,03 d'épaisseur.
Eiîdeiitement, s. m. — Assemblage de pièces de charpente au moyen de dents (voy. Adent).
Endiguement, s. m. — Travaux qui ont pour objet de protéger les propriétés contre l'invasion des eaux, au moyen de digues (voy. ce mot).
Les travaux (V endiguement nécessaires pour maintenir dans un lit régulier les ruisseaux à pente rapide, sujets à des débordements, exigent beaucoup d'attention. Le tracé des digues k exécuter doit envelopper la direction générale du cours d'eau, sans en suivre exactement les irrégularités et les coudes, ce qui produirait des tourbillons pouvant amener la destruction des ouvrages ; il suffit d'établir des alignements droits raccordés par des courbes de grand rayon.
Dans les travaux de peu d'importance, on construit des digues en terre ou en gravier; puis on les recouvre de terre végétale ou de gazon. On leur donne de 0^^,50 à 0^,60 de largeur au sommet ; le talus extérieur reçoit une pente de 1 1/2 ou 2 pour 100 de hauteur ; le talus du côté du ruisseau se règle à raison de 3 de base pour 2 de hauteur au moins. Si l'on dispose de terre grasse et de graviers, on peut les étendre par couches successives, que Ton pilonne de manière à faire pénétrer les graviers dans la terre pour former une masse compacte.
Lorsque les eaux des torrents corrodent leurs rives, même en basses eaux, les digues dont nous venons de parler ne suffiraient pas pour s'opposer au travail de destruction. Il faut employer, dans ce cas, les enrochements, les perrés ou les fascinages.
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Les enrochements et les perrés maronnes, bien qu'ils deviennent indispensables dans certaines circonstances, sont coûteux d'établissement et d'entretien.
Pour les petits travaux que les propriétaires de domaines ruraux peuvent avoir à exécuter, on peut se borner aux précautions suivantes : on enfonce , en avant du pied de la rive à protéger, une ligne de forts piquets de bois, un peu inclinés, entre lesquels on entrelace des clayons, puis on remblaye, avec des pierrailles ou de la terre grasse bien pilonnée , l'espace compris entre les piquets et la rive, ou bien on laisse aux eaux le soin de déposer elles-mêmes dans cet espace moins agité que le lit des matières solides qui forment peu à peu un excellent remblai (i). Si les eaux sont profondes ou si le sol est pierreux et ne permet pas d'enfoncer des piquets, on coule d'abord une couche de fascines, maintenues par des pierrailles ou des graviers et dans laquelle on enfonce les piquets du clayonnage.
Enduit, 5. m. — Maçonnerie. Revêtement que l'on étend par couches minces sur les ouvrages de maçonnerie, soit pour les préserver de l'humidité ou des infiltrations de l'eau, soit pour en rendre les surfaces unies et propres, au besoin, à recevoir de la peinture.
Les parements extérieurs en pierres de taille ou en meulière ne se recouvrent pas d'endîtits parce que ces surfaces, qui peuvent être rendues lisses, ne sont pas désagréables à la vue. Il n'est même pas indispensable d'endnire les briquetages, car la surface des éléments qui les composent est naturellement unie et les joints grattés avec soin et exécutés par des ouvriers habiles produisent d'heureux effets.
Les enduits se posent principalement sur les travaux en moellons, les blocages, pour racheter les anfractuosités et les aspérités des matériaux employés.
(1) MoU^ Encyclopédie pratique de l agriculteur .
Parfois, on figure sur les enduits des joints qui donnent à la surface l'aspect d'appareil de pierre ; on imite même la brique, en mélangeant de l'ocre rouge au plâtre au moment où on le gâche.
La meulière s'enduit, à l'intérieur, dans les ouvrages hydrauliques, dans les fosses, etc.
On divise les enduits en plusieurs classes : les enduits en plâtre, les enduits en mortier de chaux ordinaire et hydraulique, en ciment, en stuc, les enduits bitumineux, hydrofuges, etc.
Enduits en plâtre. On distingue, parmi les enduits en plâtre, les crépis et les enduits proprement dits.
Le crépi est la couche de plâtre qu'on applique sur les maçonneries de moellons, sur les hourdis de pans de bois ou sur les augets de plafonds pour préparer la surface à recevoir Venduit.
Quelquefois on laisse le crépi apparent, par exemple, pour les murs de clôture, les murs-pignons, etc. {\o\. Crépi). Les enduits en plâtre proprement dits se divisent eux-mêmes en enduits simples et enduits destinés à recouvrir un crépi. Les enduits sm/j9/<?s s'appliquent immédiatement, sans crépi, sur les maçonneries qui demandent plutôt la solidité que le fini de l'exécution, comme les murs dossiers, l'intérieur des tuyaux de cheminées, les souches au-dessus des combles, les murs de clôture, etc. Ces enduits se font souvent en plâtre au panier ; leur épaisseur est ordinairement de 0-,010 à 0-,014.
On fait également des enduits sans crépi, au plâtre au sas, à l'intérieur des bâtiments, sur d'anciens ouvrages repiqués légèrement.
Les enduits sur crépis s'exécutent au plâtre au sas. L'ouvrier poseur doit d'abord régulariser la surface du crépi, en passant dessus le côté dentelé de la truelle brettée, mais toujours de façon à laisser les nus, arêtes et cueillies d'angle exécutés avant le crépi, désaffieurer sur la surface de celui-ci de toute l'épaisseur de Venduit à appliquer. Le plâtre doit
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êti'e gâché ordinairemenl à un degré Ici qu'il s'étale sur la truelle en une couche de O'^jOO^ d'épaisseur au moins. Le maçon en jette alors quelques truellées sur le mur, garnit sa taloche (voy. ce mot) et l'applique sur le crépi, en la promenant dans tous les sens; quand le plâtre est entièrement employé, on en lisse la surface, en passant la taloche à sec. Les raccords des nus, arêtes et cueillies d'angle, les bouchements et hssages des trous ou défauts laissés par la taloche, se font à la truelle. Lorsque V enduit a fait prise, on le dégrossit avec le côté denté de la truelle brettée, on nettoie et l'on dresse complètement les nus, arêtesetcueillies; enfin, onrebouche les fissures qui peuvent se former, soit avec le côté uni de la truelle, soit au moyen de petites spatules de fer.
L'épaisseur d'un crépi sur mur étant de 0'",015 au maximum, celle de Y enduit ne doit pas dépasser 0°^,002 à 0'",003. Les épaisseurs plus grandes que l'on donne sur certaines parties faibles des constructions se nomment renformis, et servent à racheter des défauts d'exécution.
On appelle enduits fouettés et mouchetés des crépis qui doivent rester apparents (voy. Crépi).
Enduits en mortier de chaux. Parmi les enduits en mortier de chaux on distingue :
1° Le blanc en bourre, mortier de chaux grasse, qui remplace le plâtre, pour les enduits sur mur et sur plafond, dans les localités où le plâtre manque (voy. Bourre) ;
2o Les enduits en mortiers hydrauliques, employés surtout pour préserver les maçonneries de l'humidité et des infiltrations d'eau.
On en recouvre principalement l'extrados des voûtes extérieures, les murs de soubassement, les radiers de réservoirs, de citernes, d'aqueducs, etc. Parmi les mortiers que l'on utilise à cet effet, nous pouvons citer ceux de chaux hydraulique et particulièrement ceux de ciment de Vassy et de Portland.
Les surfaces à revêtir exigent, comme
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pour les enduits sur ci'épis, certaines préparations. Les joints des maçonneries neuves, hourdies en mortier de chaux, doivent être d'abord dégradés, puis les parements lavés. Sur les vieilles maçonneries houi'dées en plâtre, on dégrade profondément les joints, puis on pique les matériaux avec la pioche , pour y produire des aspérités ; les enduits en mortier de chaux s'appliquent ensuite, après un rocaillage préalable, sur les plus grands joints. On procède par truellées, de bas en haut, sur les parements verticaux ,• on forme une couche grossièrement dressée qu'on laisse un peu durcir ; puis on étend sur toute la surface une couche d'un mortier plus fin que l'on dresse avec le plat de la truelle ou avec de petites taloches.
Les enduits de radiers et de chapes d« voûtes se posent en une seule couche que l'on dresse au fur et à mesure de l'application.
Les enduits en mortier de ciment, en raison de leur prise très prompte, doivent être appliqués rapidement. On les fait d'une seule couche en projetant le mortier à la truelle et recoupant le superfiu avec le tranchant de l'outil, pour le rejeter dans les flaches. Une des précautions les plus importantes à prendre est de tenir la surface sur laquelle on applique le mortier de ciment dans un état complet d'humidité. On procède au dressage final à la règle, au moyen de la truelle brettée, quand la prise du mortier est complète. Il faut que la surface de Veyiduit soit parfaitement régulière et que son épaisseur soit au moins de 0°^,01 sur les parties les plus saillantes des moellons.
Enduits bitumineux. On emploie actuellement le bitume sous forme de mastics dits hydrofuges, qui sont connus sous le nom de glu marine, bitume de Judée, mastic de Machabée (voy. Glu, Judée, Machabée).
Enduits hydrofuges. Parmi un grand nombre d'autres enduits préservatifs de l'humidité, nous citerons :
ENDUIT
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4° Uenduit hydrofuge de Tliénard et d'Arcet, composé de 1 partie de cire fondue dans 3 parties d'imile de lin cuite avec un dixième de litharge ou, plus économiquement, de 2 à 3 parties de résine fondue, à une douce chaleur, dans une partie d'huile de lin cuite avec un dixième de litharge. Le premier de ces enduits a été appliqué, pour la première fois, en 1813, à la préparation de la coupole du Pantliéon destinée à recevoir les peintures de Gros. Le second a servi à Tassainissement des grandes salles de la faculté des sciences à la Sorbonne, dont les murs étaient très salpêtres (1) ;
2" L'enduit Ruolz , qui s'emploie au pinceau ou à la truelle et qui est formé d'oxydes métaUiciues et de silice, d'argile, de charbon et de carbonate de zinc;
3"* L'enduit hydrofuge , à base de paraffine, on para/fination (voy. ce mot).
L'usage des enduits remonte à une haute antiquité. Les Grecs revêtissaient ainsi toutes leurs constructions, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, excepté celles qui étaient exécutées en marbre blanc.
Les enduits , qu'ils employaient par couches très minces (un ou deux millimètres), étaient colorés et formés, soit de mortier de chauux et de sable, soit d'une espèce de stuc (chaux de poussière de marbre).
Les Romains couvraient les surfaces des constructions en brique et blocage d'enduits posés en plusieurs couches, une grossière d'abord , puis une plus fine et enfin une dernière très mince, parfaitement dressée pour recevoir des peintures.
Les architectes du moyen âge n'appliquaient d'enduit que sur les parties en moellons bruts, telles que les intrados de voûtes, les murs de remplissage entre des piles engagées. Cependant, on. trouve, dans les habitations, des traces d'enduits très minces étendus sur des
(1) Th. Château, Tedmvloyie du Bâtiment.
parements en pierre de taille destinés à recevoir des peintures (1).
A partir du xni'' siècle, on fit usage des enduits au plâtre dans les intérieurs, soit sur les murs en maçonnerie, soit sur les pans de bois et cloisons. Les enduits en blanc en bourre étaient également employés.
Dans le métré des ouvrages, les enduits en plâtre se comptent de la manière suivante : on les mesure au mètre superficiel et on réduit en unité de légers les surfaces obtenues, en appliquant les évaluations ci-dessous indiquées, pour ravalement sur murs neufs :
Crépis simples, 17/100 de légers ;
Enduits au plâtre au panier comprenant gobetage et enduit, 21/100 de légers ;
Enduits au sas, 25/100 de légers, pour les parties excédant 0",3o de largeur ; pour les parties moins larges on applique l'évaluation de 33/100 ;
Enduits sur plafonds ou lambris en plâtre au panier, 42/100 de légers ;
Enduits des plafonds et lambris en plâtre au sas, 50/100 de légers.
Les plus-values suivantes sont accordées, par la Série de la ville de Paris, sur les évaluations que nous venons d'indiquer :
Pour enduit snv meulière, 8/100 ;
Pour enduit circulaire à simple courbure, sur mur, cloison, etc., 5/100 ;
Pour enduit circulaire à simple courbure, sur plafond et lambris, 75/100 ;
Pour enduit circulaire à double courbure, sur mur et cloison, etc., 15/100 ;
Pour enduit circulaire à double courbure, sur plafond et lambris, 25/100.
La Série de la ville de Paris n'accorde, sur construction neuve, aucune plus-value pour renformis ou surépaisseur d'enduit , même au-dessus de 0°',02 d'épaisseur, sur surfaces verticales, à moins que l'architecte, en dehors de toute malfaçon, n'ait exprcs-
(2) VioUet Le Duc, Dictmviaive raisonné de l'architecture fraw^aise.
ENDUIT. — 337
sèment exigé celte surépaisseur, ou qu'elle ne soit le résultat de saillies exigées après coup, ou la conséquence de la forme du plan sur lequel Yenduit aura été appliqué.
La plus-value allouée, dans les cas exceptionnels, pour les enduits audessus de 0°^, 02 d'épaisseur, parciiaque centimètre de surépaisseur ou renformis en plâtre pur et par mètre superficiel, est de 85/100, cette allocation étant uniformément appliquée à tout renformis, qu'il ait été fait sur mur, cloison, pan de bois, plafond, lambris, etc.
Peinture. On recouvre souvent les murailles avec des enduits pour les disposer cà recevoir les couleurs de la peinture, afin de les rendre plus stables et plus adhérentes.
Dans la pratique on se sert, pour enduire, de moyens qui diffèrent suivant la nature des surfaces.
Sur le plâtre on procède ainsi : on compose un mastic de consistance assez molle, en mélangeant une certaine quantité de blanc de céruse avec moitié ou un tiers de blanc d'Espagne; on applique ensuite ce mastic sur la muraille, soit avec une truelle, soit avec un couteau à reboucher, assez flexible, mais sans l'être trop cependant.
On fait quelquefois Yenduit à vif sur le plâtre cru, sous prétexte d^économie; il y a certainement là un mauvais calcul. En effet, si le mur n'a pas reçu une première impression, il faut, de toute nécessité, faire un enduit dans lequel il doit entrer beaucoup d'huile. Le plâtre boit alors toute l'huile contenue dans la pâte; le travail devient beaucoup plus long et l'on emploie, à peu près, autant de marchandise. En outre, il arrive que cet enduit étant sec, les couches que l'on met dessus ont des embus qui ne disparaissent pas, même à une troisième couche. Si, au contraire, on donne aux plâtres une impression d'huile ou de Ijlanc de céruse et que, cette impression ctant sèche, on procède à Yenduit. on
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est certain d'obtenir un excellent travail.
Lorsque Yenduit est sec, on donne la première couche un peu poussée à l'essence, afin de pouvoir travailler facilement. Car, si cette première couche était un peu grasse, on risquerait de la fan-e couler, puisqu'elle n'aurait pas de prise sur la surface très polie de Yenduit.
^ Pour les portes et boiseries, on procède de la même manière que sur les murs, mais pour les panneaux seulement. On a soin de réserver les moulures, et le moyen que Ton emploie pour les enduire est tout à fait différent. On mélange quatre parties de céruse et une cinquième de blanc d'Espagne et l'on fait une teinte épaisse, que l'on détrempe avec de l'essence lithargée et un peu d'huile grasse, pour faire prendre plus vite la teinte. Avec cette teinte on peint les moulures, comme on le fait ordinairement; seulement, on a soin de ne pas atteindre les surfaces et de n'en mettre que très légèrement dans les tarabiscots, pour ne pas les engorger.
La couche que l'on pose ainsi surles moulures de toute une porte est prise au bout de vingt minutes. Alors, avec un chiffon de vieille toile douce et fine ou mieux avec une peau de chamois, d'une largeur de deux à trois doigts, et que l'on mouille fréquemment dans de l'eau pure, on pa^se avec soin et légèrement sur les moulures en allant de haut en bas. Avec l'ongle du pouce, ayant toujours la peau en dessous, on dégage les parties de tarabiscots qui tendraient à s'engorger, et l'on arrive ainsi à enduire parfaitement les moulures.
L'enduit au blanc de zinc est plus long à sécher que Yenduit à la céruse ; mais il n'a pas comme ce dernier le terrible inconvénient de rendre malades et d'empoisonner ceux qui l'emploient. On peut obtenir une très belle peinture de la manière suivante : on fait les enduits au blanc de zinc, en les repassant deux ou trois fois au couteau seulement. Les
ENFOURCHEI^IENT.
ENFOURGHEMENT
petits bois se font au chiffon mouillé, et, au lieu de lilharge ou d'huile grasse, on se sert d'un siccatif spécial au blanc de zinc, qui a l'avantage de ne pas le salir. Quand le tout est bien sec, au Ueu de vernir, on passe à l'encaustique à l'essence. Cette encaustique est composée de cire blanche dissoute à froid dans l'essence; on en donne une ou deux couches et, le lendemain, on frotte avec une brosse ou un chiffon de flanelle ; de cette manière on produit une peinture très solide, qui se conserve très bien et longtemps dans toute sa fraîcheur.
Enfaitement, s. m.
tage.
Vov. F aï
tion dans les premières retombées des angles des voûtes d'arête.
CiiARPEME. 1° Assemblage de deux pièces bout h bout formant une enture verticale.
On distingue :
1° Venfourchement par quartier à mibois sur les quatre faces (lig. 1468), dans lequel les quartiers conservés diagona-
Enfeu, s. m. — Caveau funéraire en forme de niche, que l'on plaçait, au moyen âge, dans les églises, sous le chœur, dans les murs latéraux ; le sépulcre était, par droit cVenfeu, réservé au seigneur du pays.
Enfilade, s. f. - Des portes sont en enfilade lorsque leurs axes se trouvent sur le môme alignement.
De môme, les pièces d'un appartement sont en enfilade quand, pour aller de l'une dans l'autre, il faut passer par les pièces intermédiaires.
On dit aussi que ces pièces se commandent.
Enfoncement, s. m. — V Profondeur des fondations d'un bâtiment, ou d'un puits au-dessous des basses
eaux.
2° Partie de façade en arrière-corps.
Enfourchement, s. m. — Co>sTuucTiox. Lorsque deux douelles de voûtes se rencontrent, l'angle qu'elles forment s'appelle enfourchement, parce que les voussoirs qui se trouvent sur l'arôtc ont deux branches présentant la forme d'une fourche.
On voit un exemple de cette disposi-
Fig. 1468.
lement sur une pièce entrent dans les emplacements de ceux qu'on a supprimés sur l'autre ;
2" U enfourchement en fausse coupe (fig. 1469), dans lequel les fourchons sont triangulaires ; chaque pièce en porte deux avec deux entailles, les fourchons d'une pièce s'appliquant aux
Fig. 1469.
entailles de l'autre et les deux bois se joignant par un about carré, dont les angles répondent aux milieux de leurs faces ; les abouts des fourchons sont en coupe, afm qu'ils ne s'écartent pas ;
3° Le double enfourchement carré, qui présente deux cas, le premier (fig. 1470), dans lequel chaque pièce porte
ENFOURCHEMEXT. - 339 -
deux tenons qui entrent dans les moi