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ENTRAIT

Fig. 1485.

et d'autres pièces de menuiserie (fig.

Entamiires, s. f. pi — Pierres que Ton tire du premier lit, dans une carrière nouvellement exploitée.

Entasis. — Nom donné par les Grecs au renflement des colonnes.

En général, les colonnes des anciens

Fig. 1486.

édifices de la Grèce ont laspect dun

I cône tronqué ; elles présentent une di- I minution régulière très sensible, depuis le pied du fût jusqu'à la naissance du chapiteau. 3Iais quelques monuments, comme le petit temple de Pœstum, présentent des colonnes légèrement renflées. Les colonnes de cet édifice se gonflent insensiblement avant de prononcer leur diminution, de sorte que la génératrice du fût, considéré comme un tronc de cône, au lieu d'être une ligne droite, est une courbe dont la convexité se fait sentir avant d'arriver aux deux tiers du fût, comme le montre la figure 4486. Notons que ce renflement ne porte pas sur la verticale mp et que le plus grand diamètre de la colonne se mesure toujours à son pied.

C'est en exagérant cette forme renflée, adoptée par les Grecs pour le fût des supports , que certains architectes de la Renaissance, Alberti entre autres, sont allés jusqu'à placer le plus grand diamètre de la colonne au 1/3 ou aux 3/7 de sa hauteur, de manière que la colonne, diminuée par le haut et amincie par le bas, ressemble à un fuseau, ce qui lui a fait donner le nom de colonne fuselée.

Enter, v. a. — Joindre ou assembler bout à bout deux pièces de bois (voy. Enture).

Entoiser, r. a. — Synonyme de enmétrer (voy. Emmétrage).

Entrait, s. m. — Pièce de charpente A (fig. 1487) posée horizontale-

Fig. 1487.

ment, au-dessus du tirant R, dans une

ENTRECOLONNEMENT .

EXTRECOLONNEMENT.

ferme à pente prononcée, pour soutenir les arbalétriers au point où portent les pannes intermédiaires (voy.

Ferme).

On donne souvent le même nom au tirant et alors ï entrait proprement dit est appelé entrait retroussé.

Ventrait reçoit le pied du poinçon et est souvent soulagé par des aisseliers ou pièces de bois incbnées qui assurent les angles formés par les arbalétriers avec Ventrait (voy. Aisselier, Ferme).

Entrait de brisis : celui qui soutient les jambes de force dans un comble mansardé.

On nomme encore entrait, dans un cintre servant à construire une voûte, la pièce borizontale sous laquelle sont les poteaux de support.

Entrecolonnement , s. m. —

Distance de deux colonnes consécutives dans une ordonnance d'architecture.

On est convenu de prendre pour mesure de Y entrecolonnement, la distance qu'il y a entre la partie inférieure des fûts, sans y comprendre la base ni ses parties.

h' entrecolonnement peut être regardé comme l'un des objets les plus importants dans l'architecture, parce que l'effet des colonnes, l'harmonie d'un édifice dépendent, en très grande parlie, de la mesure judicieuse donnée aux vides que représentent les entrecolonnements, par rapport aux pleins, représentés par les fûts.

Dans les monuments de l'architecture égyptienne, les colonnes sont très serrées, ce qui donne à ces édifices un caractère de sévérité remarquable.

Selon Vitruve, les anciens distinguaient cinq espèces de temples, d'après la proportion de leurs entrecolonnements. Ils appelaient pycnostijle celui dont les colonnes étaient serrées, l'espace qui les séparait n'égalant qu'une fois et demie leur diamètre inférieur; stjstyle, celui dans letiuel Ventrecolonnement mosnvmi deux diamètres; dia-

stijle, celui dont Y entrecolonnement en avait trois ; aréostyle, le temple où les colonnes étaient éloignées entre elles de quatre ou cinq diamètres; eustyle, celui qui avait ses entrecolonnements égaux à deux diamètres et un quart, .sauf V entrecolonnement du milieu, qui, sur les faces antérieure et postérieure, devait mesurer trois diamètres.

De ces diverses dispositions, les deux premières, le pycnostyle et le systyle étaient regardées par Vitruve comme peu commodes, parce qu'elles ne permettaient pas à ceux qui se rendaient au temple de passer deux de front entre les colonnes, mais seulement Tun après l'autre.

Il n'approuve pas non plus le diastyle et surtout Taréostyle, parce que le trop grand espacement des colonnes faisait craindre de voir rompre les pierres de l'architrave ; c'est pour cette raison cjne dans l'aréostyle on employait, dit l'auteur romain, des architraves de bois. Il préférait Veiistyle, comme offrant un passage commode entre les colonnes, sans nuire à la solidité de l'architrave.

Il faut avouer que les préceptes de Vitruve ne concordent nullement, à cet égard , avec la • disposition des entrecolonnements dans l'architecture grecque. En effet, ces espacements n'ont souvent qu'un diamètre de largeur et n'atteignent jamais deux diamètres ; l'observation de Vitruve, quant à ce qui concerne le passage à la file entre les colonnes , est loin d'être juste ; car, d'un côté, les supports des temples doriques de la Grèce ne reposaient point sur des plinthes carrées, susceptibles de former oljstacle au passage ; de l'autre, les diamètres inférieurs sont toujours assez grands pour que les entrecolonnements laissent passer deux personnes à la fois.

Le petit temple de Pœstum et le temple de Sélinonte ont leurs entrecolonnements égaux au diamètre inférieur des colonnes. A l'époque de Périclès, on

ENTREGOLONNEMENT. — 353

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