COLLET
Dans la peinture d'impression, dite peinture en détrempe (voy. ce mot), on utilise aussi certaines préparations qui, comme la colle de Flandre, se préparent avec de la gélatine plus ou moins pure. Les principales sont :
La colle de gant, faite avec des rognures de peaux blanches de mouton (pii ont servi à faire des gants ; on fait dissoudre ces matières avec de Teau bouillante, et Ton se sert particulièrement de celte colle pour les détrempes de couleurs qui ne doivent pas être vernies ;
La colle de parchemin, fabriquée avec des rognures de parchemin qu'on fait bouillir dans de l'eau pendant quatre ou cinq heures ; on l'emploie surtout pour les détrempes que l'on veut vernir et pour les ouvrages sur lesquels on doit appliquer de la dorure ;
La colle de brochette, qui se fait avec les gros parchemins tirés par les tanneurs des peaux préparées, et sert principalement pour les couches de teintes, parce qu'elle est blanche, diaphane et ne change pas les tons.
On appelle colle au vernis une sorte de colle composée de gomme arabique et d'huile de lin, qui se prépare de plusieurs manières :
1° On met de l'huile de lin dans un pot neuf, on ajoute de la gomme arabique broyée très menue. On fait cuire le mélange sans faire bouillir jusqu'à réduction d'un tiers. Toute peinture enduite de ce vernis devient éclatante belle et tout à fait durable.
2° On place sur le feu un pot neuf contenant de la gomme arabique. A ce pot on en superpose un second ayant au fond un petit trou ; on lute avec de la pâte pour qu'il ne reste entre les deux vases aucun vide. On chauffe jusqu'à ce que la gomme se liquéfie, ce que l'on constate à l'aide d'un fer mince adapté à un manche ; on remue la gomme et on l'amène comme un fil en retirant le fer, lorsqu'elle est entièrement liquide. On y verse alors de riiuile de hn chauf-
fée à proximité sur des charbons, on agite avec le fer, puis on fait cuire sans laisser bouillir ; on retire de temps en temps le fer et l'on étend une petite couche d'essai sur bois ou sur pierre pour éprouver la densité du mélange. Il faut qu'il y ait deux tiers d'huile pour un tiers de gomme. La cuisson, opérée au degré convenable, on retire du feu, on couvre avec un plat et on laisse refroi dir.
Les encollages (voy. ce mot) se font aussi au moyen de la colle.
Collé, part.pass. — Voy. Collage.
Collecteur, s. m. — Voy. Égout.
Collège, s. m. — Etablissement d'instruction publique. On distingue les hjcées appartenant à l'Élat et les collèges communaux, fondés et soutenus par les villes.
Les dispositions à donner à ce genre d'édifices se rapportent à celles qui sont prescrites pour les écoles (voy. ce mot.
Des locaux spéciaux doivent être ajoutés : réfectoire, dortoir, cuisine, infirmerie, chapelle, etc. (voy. ces mots).
Collégiale {Église). — Église desservie par des chanoines séculiers ou réguliers et qui ne renferme pas de siège épiscopal (voy. Église).
Collet, s. m. — Construction. Partie la plus étroite d'une marche, celle qui est près du noyau ou limon d'un escalier tournant (voy. Escalier, Marche).
Dans l'évaluation du prix des ouvrages de maçonnerie, les collets, c'està-dire les calfeutrements en mortier de chaux ou de ciment des joints verticaux ou horizontaux des marches, se mesui*ent au mètre linéaire et sont payés comme joints.
Serrurerie. La portion d'une penture la plus voisine du renflement ou œil qui reçoit le gond prend le nom de collet (voy. Penture).