‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 2 sur 232 · CLAPIER · texte numérisé non relu

CLAPIER

Clameaux, s. m. pi. — Sortes de clous ou crampons de fer plat ou carré, ayant deux pointes perpendiculaires l'une à Tautre ou de sens contraires, ou encore de même sens.

Ces clous servent à fixer des pièces de bois Tune sur Tautre ou l'une contre l'autre.

Clapet, s. m. — Genre de soupape.

Le clapet est une rondelle de cuir montée à charnière sur le bord ou siège de l'orifice qu'il doit fermer.

On l'adapte au bas d'une pompe, au piston et au bas du tuyau d'aspiration (voy. Pompe).

Clapier, s. m. — Petite construction constituant une portion de la bassecour ou Tune de ses annexes.

Le clapier est un réduit clos et pavé, dans lequel on laisse des lapins courir en liberté.

On y dispose souvent un râtelier, une auge et un petit abreuvoir. Quelques loges élevées au-dessus du sol, pour ménager l'espace, servent à séparer les mâles des mères pleines ou nourrices.

Certains clapiers sont à compartiments. La surface à donner à cette installation se calcule en raison de 1/2 mètre carré par lapin adulte et de 1 mètre carré par femelle.

Quelques clapiers sont composés de loges ou cabanes établies au niveau du sol et pourvues chacune d'une petite cour (1).

Au point de vue d'une disposition d'ensemble régulière, les clapiers peuvent occuper un emplacement symétrique de celui réservé aux volailles.

Ces dispositions sont bonnes pour des installations de petite importance ; mais quand on veut faire de l'élève en grand des lapins une industrie productive, il faut avoir soin de bien organiser et de tenir convenablement le logement que l'on destine à ces animaux.

(1) Bouchard, Traité de constiudions rwales.

Toutes les expositions sont bonnes, sauf celles du nord. Tantôt^ les cabanes qui composent le clapier sont adossées à un mur, tantôt elles forment une construction isolée. Lorsqu'on superpose les loges, il faut avoir soin qu'elles dépassent, soit en avant, soit en arrière, celles de dessous, afin de ménager dans leur plancher en bois de chêne, des trous d'écoulement pour les urines des lapins. Les loges inférieures, ainsi garanties sont elles-mêmes placées sur le sol bien pavé et qu'il est bon de couvrir d'une couche de marne , destinée à absorber les urines et même l'odeur très forte qu'elles répandent. Les séparations entre les cabanes se font en maçonnerie ou en planches de chêne; le fond est soit le mur contre lequel le clapier est adossé, soit une cloison en chêne. Le devant est laissé à clairevoie pour faciliter Taccès de l'air et de la lumière. La porte, fermée par un verrou, s'établit en avant ou en arrière.

Les cabanes destinées aux mères doivent présenter, au minimum, une surface de 0'"q,70. Celles des mâles peuvent être de 0"^i,60. Il est convenable, en outre, pour loger en commun les lapereaux sevrés, d'avoir plusieurs cabanes plus grandes dont on calcule la surface à raison de O^^qjSO par bête.

Dans chaque cabane on doit placer un râtelier double, une petite auge en bois, en terre cuite ou en fer blanc pour certains aliments qui ne peuvent se placer dans le râtelier; enfin, un vase quelconque pour donner à boire aux lapins.

Il est excellent pour la santé des animaux qu'ils puissent prendre leurs ébats dans une petite cour placée en avant des cabanes, close de murs et parfaitement pavée de manière que les lapins ne puissent pas y creuser des terriers et passer par dessous les murs. Sur ce pavage on étend une couche de marne ou de terre que l'on renouvelle quand elle est trop imprégnée d'urine. Un des côtés de cette cour est occupé par un petit hangar sous lequel on place les râteliers, les auges

CLASSE

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