FUT
FUTÉE
leurs, il est rare de voir ces colonnes porter, comme la colonne romaine, un lilet et un congé sur la base et une astragale sous le chapiteau.
« Ces saillies réservées exigeaient un évidement dispendieux et inutile sur toute la longueur du fût ; les architectes préféraient faire porter le congé et le filet inférieur à la base ou supprimaient ces membres, l'astragale au chapiteau. »
Les architectes du moyen âge n'ont que très rarement orné de cannelures les fats des colonnes ; c'est particulièrement dans les cloîtres et dans les portails d'églises que l'on trouve des colonnettes à fats décorés de torsades, de cannelures , d'enroulements , de rinceaux, de feuillages, d'imbrications, et
quelquefois même de sujets légendaires.
Les constructeurs de cette époque ne s'astreignirent pas à établir dans leurs colonnes, comme dans les ordres grecs et romains, un rapport conventionnel entre le diamètre et la hauteur du fût. Ce n'est qu'à la Renaissance que cet usage reparut avec le goût de l'antique. Les arabesques, les rinceaux, les feuillages sculptés continuèrent cependant à orner les fûts des colonnes.
On dit aussi : le fût d un candélabre.
2° Sorte de vilebrequin, à mèches de grosseurs différentes, qui sert à percer des trous.
3° Monture en bois d'un outil de menuisier.
Fûtée, s. f. — Voy. Mastic.
l3ar-le-Duc. — Irnpriinciie et Lilliogi-aphie Cu.mte-Jacqukt.
GETTY CENTER LIBRARY