CLAVEAU
GLAYONNAGE.
primitives sont ainsi closes par des dalles en marbre ajourées.
Claustraux {Bâtiments). — On désigne ainsi toutes les constructions appartenant à un couvent, mais particulièrement celles qui sont annexées à un cloître, telles que réfectoire, dortoir, etc. (voy. Cloître, Couvent).
Claustre, s. f. — Nom que Ton donne à des demi-cylindres en terre
Fig. 1023.
cuite qui sont disposés de manière à former des balustrades à jour (fig. 1023).
Claveau, 5. m. — Nom que Ton donne aux pierres taillées en forme de coins qui servent à la construction d'un
"\3fe^
Fig. 1024.
arc (fig. 1024), dune plate-bande ou d'une voûte et (\w\ sont comprises entre les sommiers.
Les pierres cunéiformes composant une voûte sont appelées plus particulièrement voiissoirs.
Un claveau a six faces : la douelle ou intrados (jui forme le dessous ; V extrados, face opposée à la précédente ; les lits ou joints de côté, (pii touchent aux autres claveaux ; les têtes ou faces ver-
ticales, dont Tune au moins fait parement dans les baies.
Les claveaux doivent toujours être en nombre impaii' ; celui du milieu se nomme la clef. Les joints doivent toujours être taillés, dans un arc, suivant la direction du rayon, c'est-à-dire normalement à la courbe. Dans une platebande, les coupes des claveaux tendent à un même point.
On appelle claveau à crossettes celui dont la ligne de joint se brise et devient horizontale pour faire liaison avec les assises. Un arc construit avec des claveaux ainsi disposés est dit appareillé en tas de charge (voy. Charge).
Clavette, 5. /. — Ghevillette en fer plat, à tête recourbée, qui sert à former arrêt d'une pièce s'assemblant à glissement sur une autre; telle est la clavette,
Fig. 1025.
servant à fixer un boulon qui n'a pas d'écrou (fig. 1025). G'est ainsi que sont maintenues les barres de fermeture des boutiques (voy. Boulon).
La clavette double est pourvue d'une tête à l'une des extrémités et, à l'autre bout, de deux branches recourbées, afin qu'elle ne puisse plus sortir.
Clayon, s. m. — Voy. Clayonnage.
Clayonnage, s. m. — Suite de claies posées jointivement et maintenues par des piquets, aiin de soutenir les terres d'une tranchée ou d'un remblai (pii tendent à s'ébouler pour prendre l'inclinaison du talus naturel.
Le clayonnage est quelquefois composé de piquets plantés à de petites distances les uns des autres et reliés entre eux par des clayons ou longues perches de bois llexible et liant qu'on entrelace autour des pieux.
CLEF
CLEF
Au moyen âge, on a fait des clôtures à Taide de clayonnaçjcs formés de bois
Fig. 1026.
refendu et de branches d'arbres s'entrelaçant en losanges (fig. 1026) (l).
Clef, s. f. — Maço»erie. Claveau central qui ferme un arc , une platebande ou une voûte. C'est la pierre dont la pose demande le plus de soin, parce qu elle est mise en place la dernière et soutient à elle seule toute la construction.
La clef d'une voûte en berceau est la série de pierres qui occupent le milieu sur toute la longueur du berceau ; les clefs de voûtes d'arête sont en forme de croix ou d'étoiles, suivant le nombre des voûtes qui se réunissent à leur sommet. Dans les voûtes en arc de cloître et dans les voûtes sphériques ou sphéroïdales , chaque voussoir formant clef à chaque rang, la clef supérieure peut être pleine ou à jour et formée d'un ou de plusieurs claveaux.
Suivant leur décoration, les clefs reçoivent différents noms ; elles sont dites en bossage, quand elles font simplement saillie sur les autres claveaux, comme dans les archivoltes toscane et dorique; à nervures et enroulements, lorsqu'elles sont taillées en manière de console, comme dans Tordre ionique ; à console, dans les ordres corinthien et composite, où on les décore de sculptures et de feuillages.
Comme exemple de clef antique richement décorée, nous donnons (fig.
1027), celle de l'arc de Titus à Rome.
(l) Viollct Le Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française.
Les architectes de la période romane ne distinguaient pas la clef des autres
Fig. 1027.
claveaux ; plus tard même, Tare en tiers-point remplaçant l'arc plein-cintre, la clef fut supprimée et le sommet de l'arc occupé par un joint. Les clefs de voûtes en arc d'ogive étaient au contraire ornées de sculptures.
La Renaissance revint aux clefs d'archivoltes décorées de bas-reliefs ; la
Fig. 1028.
figure 1028 représente celle qui sur-
CLEF
CLEF
monte la porte de l'ancienne bibliotljèqiie du Louvre, à Paris, motif de sculpture qui est de Fépoque de Henri IV.
On donne encore à ce claveau principal différents noms, suivant la façon dont il est appareillé : la clef passante, plus longue que les autres pierres de Tare, fait partie de Tassise de niveau qui est au-dessus et s'y relie souvent par deux crossettes; la clef pendante descend en contre-bas de la voûte ou de l'arc ; la dernière période de Tarchitecture ogivale offre des exemples remarquables de clefs pendantes ; les architectes de la Renaissance ont également utilisé ce genre de décoration ;
Fig. 1029.
le pendentif représenté par la figure 1029 (1) orne l'un des quatre angles de la clef de voûte du vestibule du château de Saint -Germain-en-Laye , près de Paris.
Aujourd'hui, on exécute des clefs de voûte en terre cuite, comme celle représentée par la figure 1030, qui fait partie de la restauration de l'église de Neuilly par M. Simonet.
Charpeinte. 1° Petite pièce de bois en forme de coin destinée à relier deux moises entre elles ; la clef passe dans deux mortaises et est elle-même arrê-
(1) Sanyag'eot, Pnkn's et c/iâteaux^
tée par une clavette ou par une cheville.
Fig. 1030.
On trouve de nombreux ex'^mples de clefs ainsi disposées dans les aiguilles pendantes qui soutiennent les entraits de certaines charpentes du moyen âge.
Aujourd'hui, les boulons, les chevilles de fer remplacent les clefs de bois.
2° On désigne ainsi des chevilles carrées en bois qui s'emploient dans la réunion des pièces longitudinales juxtaposées (voy. Assemblage).
3° Enture à clef, à trait de Jupiter (voy. Jupiter).
Menuiserie. 1° Nom que l'on donne à des tenons qui sont supportés sur l'épaisseur de deux planches jointives qui doivent former un panneau et sont emboîtées par leurs extrémités (voy. Emboîture).
Cet assemblage est appelé joint à clef.
Dans la menuiserie du moyen âge, on rencontre souvent des planches de panneaux reliées entre elles par de petites barres de bois dur embrevées à queue d'aronde derrière les panneaux. Ces clefs portent aussi le nom de barres à queue (1).
(1 ) Viollet Le Duc, Didioimaire raisonné de l'architecture française.
CLEF
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2^ Clef ou garrot : petite broche tle bois qui sert, dans une scie, à tordre les cordes qui relient les montants, de façon à tendre la lame (voy. Scie).
Serrurerie. 1° Instrument de fer destiné à ouvrir et à fermer les serrures et les cadenas.
Les clefs se composent de trois parties essentielles (fig. 1031) : Vanneau, la
Fi^. 1031.
tige et\Q panneton. L'anneau sert à tourner instrument ; une partie moulurée, appelée embase, le sépare de la tige.
Celle-ci est ordinairement ronde et pleine ou forée : dans le premier cas, elle est dite à bouton ou bénarde ; dans" le second cas, elle reçoit une broche rivée sur le palastre de la serrure. Le panneton est la portion de la clef qm fait mouvoir les pièces mobiles de la serrure ; il est anglais on k museau, suivant qu'il est droit ou muni de nervures ; en chiffre ou tourmenté, c'est-à-dire affectant la forme d'un chiffre ou d'une lettre; ainsi la figure 1032 représente
dont le panneton est très petit et dont la tige est refendue à son extrémité par
Fig. 1032.
en A, R, c, D, diverses espèces de clefs dites en 5, en S, en C carré, en Z. De plus, le panneton est ordinairement découpé par des ouvertures destinées à laisser passer les garnitures ou gardes de l'intérieur de la serrure (voy. Panneton, Rouet).
On appelle clef à gorge celle qui a le museau de son panneton découpé d'entailles (fig. 1033); clef à pompe ceWe
Fig. 1033.
des entailles dites à barrettes [ûg.iO^^). Ces clefs servent spécialement à ouvrir les serrures dites à gorge et à pompe.
Fig. '1034.
On distingue encore les clefs à anneaux historiés, à embases taillées en facettes, à forures carrées, en trèfle, etc.
On donne le nom de passe-partout à une clef faite pour des serrures différentes, mais composées de manière que leurs garnitures puissent passer dans les évidements du panneton.
L'usage des clefs était connu des anciens ; on pense qu'il fut introduit en Grèce par les Égyptiens.
Le musée du Louvre possède quelques spécimens de clefs anciennes, que l'on a classées parmi les antiquités égyptiennes, sans qu'il y ait lieu toutefois de leur assigner cette origine avec certitude. Nous présentons donc ici
Fig. 1035.
deux de ces spécimens (fig. 1035), avec toutes les réserves que comporte cette provenance douteuse ; nous pouvons
CLEF
néanmoins affirmer que les clefs furent employées en Egypte après la conquête romaine.
Les Grecs et les Romains se servaient de clefs de formes très variées. Celle que représente la figure 1036 est une clef faite avec des gardes régulières,
ooooooo
Fiff. 103G.
comme les clefs modernes et dont l'original a élé trouvé à Pompéi. Cet instrument était un des plus grands parmi ceux du même genre ; il était employé pour fermer les portes d'une ville, d'une maison ou d'un autre édifice qui donnaient à l'extérieur. La languette et l'œil que porte cette clef prouvent que des agents ou des esclaves la gardaient attachée à leur ceinture.
D'ailleurs, la forme et la disposition des clefs romaines variaient à l'infini ; leur examen seul suffit pour s'assurer que la serrurerie romaine comportait quelquefois une complication de mécanisme qui ne le céderait probablement en rien à celle de notre serrurerie moderne.
Au moyen âge, et surtout à partir du xv" siècle, la confection des clefs devint un art véritable et produisit des chefsd'œuvre de serrurerie.
2° On donne ce nom à des outils en fer, qui servent à visser et à dévisser les écrous, à tourner les clefs des robinets dans leurs boisseaux, etc. Ce sont des liges droites ou cintrées en forme de S, qui portent à leurs extrémités des têtes
Fig. 10:]7.
avec entailles alTcctant la forme et la dimension des écrous (fig. 1037).
Une espèce particulière de clef, dite clef anglaise, peut servi i- pour les écrous
- CLEF
de toutes dimensions. Cet outil est formé (fig. 1038) d'une tige à l'extrémité de
Fig. 1038.
laquelle sont placés à angle droit deux talons, appelés mors ou mâchoires et dont l'un est fixe, l'autre mobile ; ce dernier est manœuvré par une vis placée dans le manche.
3° Instrument qui sert à faire monter et descendre un système de fermeture ; c'est une tige coudée (fig. 1039), munie
Fig. 1039.
d'un manche à l'une de ses extrémités, et à l'autre, d'une partie creuse qui s'adapte au système.
4° Outil en forme de T (fig. 1040) qui est employé pour ouvrir ou fermer les
Fig. 1040.
robinets des bouches de distribution d'eaux.
FoNTAiisERiE. Partie mobile d'un robinet.
Cette clefesi une tige qui tourne dans le boisseau, et qui, percée d'un trou dans le sens du conduit, permet à vo-