DESSUS
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contours cachés. Les lignes (Rattache pour les cotes sont également ponctuées, mais, sur les plans lavés, on les fait souvent à l'encre rouge.
Le dessin des machines, outils, édifices d'après nature prend particulièrement le nom de croquis (voy. ce mot).
Le dessin dHmitation consiste surtout dans la représentation des figures, des ornements et des paysages, d'après nature ou d'après des modèles.
Le dessin est la base de l'architecture, de la peinture, de la sculpture et de la gravure, qui prennent, pour cette raison, le nom d'arts du dessin.
L'architecte doit posséder,toutd'abord, la connaissance du dessin, pour exprimer, à l'aide du crayon, de la plume, du compas ou du lavis, les formes qu'il a conçues, particulièrement lorsque, après avoir établi les proportions principales de l'édifice à exécuter, il lui faut procéder à la représentation des ornements de toute nature qui doivent en composer la décoration.
Dessous, s. m. — Nom que l'on donne aux planchers qui se trouvent à quelques pieds sous la scène d'un théâtre et sur lesquels descendent et reposent les décors dans les changements à vue.
Il y a les premier, deuxième et troisième dessous, etc.
Dessus, s. m. — On désigne sous le nom de dessus déporte, un ornement de
Fig. 1361.
boiserie, de peinture ou de sculpture.
placé au-dessus d'une porte, soit dans un encadrement, soit sur la partie cintrée d'un chambranle, comme le montre la
figure 1361,
Destination, s. f. — 1° Immeuble par destination (voy. Immeuble).
2° Destination du père de famille : en droit, on désigne ainsi l'état dans lequel deux ou plusieurs héritages ont été mis et laissés par celui à qui ils appartenaient simultanément.
Détails, s. m. pi. — 1° Parties secondaires d'un ensemble architectural.
2° Portions d'une ordonnance d'architecture ou de construction représentées par le dessin, soit à grande échelle, soit grandeur d'exécution, pour en faire comprendre les différentes parties.
Les détails d'exécution sont donnés par l'architecte à l'entrepreneur chargé de la construction.
Sous-détails : résumé des dépenses que l'on a faites pour exécuter un ouvrage et qui sert à établir le prix de revient.
Détente, s. f. — 1^ Cale en forme de coin que l'on emploie dans les étalements.
2° Pièce de façon qui est employée, en serrurerie, pour retenir un mécanisme, une fermeture.
Détrempe, s. f. ~ Quoique ce mot n'ait pas une signification technique bien définie et qu'il indique seulement l'action de détremper ou de gâcher, on l'emploie néanmoins, aujourd'hui, pour désigner toute peinture exécutée avec des terres de différentes couleurs, broyées et détrempées tixec de l'eau préparée à la gomme ou à la colle, mais plus généralement à la colle. Cette dernière substance a pour effet de rendre les couleurs adhérentes aux surfaces sur lesquelles on les applique.
Â.vant la découverte de la peinture à l'huile par Jean Van Eyck, dit Jean de Bruges, les peintres ne travaillaient qu'à
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fresque et à trempe ou détrempe, soit qu'ils peignissent sur des murailles ou sur le bois. Depuis remploi de l'huile pour délayer les couleurs, Fusage de la peinture en détrempe se restreignit de plus en plus ; on ne la trouve plus guère employée, vers le milieu du xvni^ siècle, que dans les décorations des théâtres et des fêtes publiques, soit que Ton craignit pour sa durée, soit que les diflicultés d'une bonne exécution fussent alors plus réelles qu'aujourd'hui. En effet, ce genre de peinture, qui est le plus ancien, est aussi l'un des moins faciles, en ce sens que les couleurs séchant trop vite, le peintre a peu de temps pour donner à ses tons, en les fondant, l'harmonie nécessaire.
On a renoncé à la peinture à la détrempe dans les éghses, qui sont presque toujours humides, dans les palais et dans les monuments publics, parce qu'on a pensé qu'elle ne résisterait pas aux impressions de l'air. Nous devons dire, toutefois, que Ton trouve encore, en Italie, de ces sortes de peintures dont la date est très reculée.
Aujourd'hui, la détrempe est rentrée dans l'usage, grâce aux progrès que Ton a réahsés dans les moyens d'exécution.
Le bois, le papier, la toile, le vélin, les enduits des murs intérieurs, les plafonds, les âtres de cheminée, enfin tous les ouvrages qui ne sont pas sujets à être exposés aux injures de l'air, reçoivent très bien ce genre de peinture.
Pour les murs, il importe qu'ils soient parfaitement secs, sans quoi les couleurs deviendraient pâles et se fendilleraient.
On distingue plusieurs sortes de détrempe, la détrempe commune, le blanc mat et la détrempe vernie ou chipolin, qui toutes exigent trois opérations :
VencoUage ou application d'une ou plusieurs couches de colle chaude sur la surface que Ton doit peindre, l'application d'une ou plusieurs couches d'impression et enfin l'application des couches de peinture proprement dite.
Il faut, pour se servir des colles dont on fait ordinairement usage, que la gelée obtenue dans leur préparation soit délayée avec de l'eau chaude ; ensuite, on détrempe la couleur, de manière à ce qu'elle file au pinceau, quand on la retire du vase qui la contient; on doit l'employer à une chaleur modérée ; trop froide, elle ne prendrait pas et, trop chaude, elle ne couvrirait pas les surfaces. Une couche ne doit s'appliquer qu'après la parfaite dessiccation de celle qui l'a précédée.
La détrempe commune est utilisée pour les ouvrages grossiers ou qui n'exigent ni beaucoup de soins, ni beaucoup de préparation, tels que les plafonds, planchers et escaliers. On la prépare en infusant les terres à l'eau et en les délayant avec de la colle commune.
Parmi les couleurs blanches employées comme base de la peinture en détrempe, nous citerons : la chaux, le blanc de craie, la céruse, le blanc de zinc.
Sur un mur préparé à la chaux, on doit peindre à la chaux, malgré le dommage qui peut en résulter pour certaines couleurs; car, si l'on employait le blanc de craie, la peinture disparaitrait promptement.
La détrempe à la chaux est composée de chaux éteinte lavée, à laquelle on mélange un peu de bleu de Prusse pour soutenir le ton, et de térébenthine, pour donner du brillant. On détrempe ensuite dans de la colle de peau avec un peu d'alun. On ajoute une petite quantité d'ocre rouge, afin d'obtenir la teinte jaunâtre de la pierre. Cette peinture s'appUque en deux ou trois couches.
Avant l'apparition du blanc de zinc, on utihsait, comme base ordinaire de la peinture en détrempe, le blanc de craie ou de Meudon, parce que les céruses, non préservées du contact de l'air par les huiles ou les vernis, jaunissent en très peu de temps. Une surface de 1 mètre carré exige 12o grammes de blanc de Meudon, auquel on ajoute les
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substances colorantes nécessaires pour produire les tons voulus. On estime qu'il faut trois quarts de couleurs broyées pour un quart de colle.
Dans la détrempe au blanc de zinc, la couleur doit être tenue un peu moins filante que la détrempe à la craie et à la céruse, parce que le blanc de zinc étant d'une légèreté et d'une finesse extrêmes, il faut en mettre davantage pour arriver à un bon résultat. Les premières couches doivent être données chaudes, mais sans excès.
Le blanc de zinc est éminemment propre au blanchiment des plafonds, où l'on recherche, avant tout, la plus grande blancheur possible. Il faut deux couches pour obtenir un ouvrage bien fait.
Pour exécuter un beau travail, on peut se servir de gomme arabique dissoute et mise au degré de consistance de la colle.
Le blanc mat, dit aussi blanc de roi, sert particulièrement à peindre les moulures et ornements sculptés qui doivent être dorés.
La détrempe vernie ou chipolin, ainsi nommée de Titalien cipolla {ciboule), parce qu'il entre de l'ail dans sa préparation, exige un grand nombre d'opérations. Pour que le travail soit bien exécuté , il faut gratter les fonds à vif, en évitant soigneusement les fonds d'huile, donner un encollage de blanc d'Espagne, reboucher au mastic , redonner un second encollage, poncer, passer la peau de chien et le papier de verre, redonner un blanc d'apprêt ; passer deux couches de la teinte convenue, encoller à la colle de parchemin et revenir au vernis h l'esprit de vin.
Détremper, v. a. — Délayer une couleur dans la colle chaude, si cette couleur a été broyée à l'eau ; dans de l'huile, de l'essence ou du vernis, si elle a été broyée à l'huile. Le liquide épais que l'on obtient s'étend sur les surfaces, à l'aide d'une brosse (voy. ce mot).
Détroit de Cieix (Pierre-marbre du). — Calcaire cristallin, dur, blanc, nuancé de gris-bleuatre, (pii provient de la carrière du Détroit de Cieix, commune de Montgirod, arrondissement de Moutiers.
Celte pierre, susceptible d'un beau poli, est employée dans la marbrerie.
Sa hauteur d'assise va jusqu'à o mètres et le mètre cube pèse 2,800 kilogr.; la charge nécessaire pour produire la rupture par écrasement est de 590 kilogr.
par centimètre carré.
On cite, comme emplois remarquables : les ponts de Mézay et de Saint- Pierre , à Moutiers ; d'Albertin sur risère et d'Albertville sur l'Arly ; le portail de la cathédrale de Moutiers, l'église d'Albertville ; les cheminées de l'hôtel de ville, du palais de justice et de la sous-préfecture d'Albertville.
Détroit du Teil [Chaux hydraulique du). — Voy. Teil.
Devanture, s. f. — i° Devant d'un appui, dune mangeoire, d'un siège d'aisances, etc.
Fi°r. 1362.
2" Devanture de boutique : revête-
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ment en boiserie qui forme saillie au devant d'une boutique.
Une devanture comprend un soubassement, une partie vitrée et un entablement; les deux extrémités latérales sont occupées par deux boîtes ou caissons, dans lesquels on range, pendant le jour, les volets de fermeture ou qui contiennent le mécanisme destiné à faire mouvoir les plaques de tôle employées aujourd'hui pour clore les boutiques la nuit.
Au moyen âge, les devantures étaient fermées par des volets séparés ou se
Fig. 1363.
repliant les uns sur les autres. Ce svs-
tème était encore appliqué, au siècle dernier, comme le montre la figure 4362, qui représente une devanture de boutique, de l'époque Louis XVI.
La devanture peut aussi former revêtement, non-seulement au rez-de-chaussée, mais encore h Tentresol, ainsi qu'on le voit dans un grand nombre de magasins qui occupent ces deux étages ; la figure 1363 en offre un exemple, dans lequel la boiserie de l'étage supérieur a reçu une ornementation plus riche que celle du rez-de-chaussée.
Dans le règlement du prix des ouvrages, les trous et entailles qu'il est nécessaire de faire pour loger le mécanisme des fermetures de devantures se comptent à part et à la pièce.
Législation. Des règlements administratifs sont en vigueur relativement à l'établissement des devantures de boutiques :
En vertu de l'ordonnance du 24 décembre 1823, pour la ville de Paris, la saillie des boiseries, toute espèce d'ornement compris, ne doit pas dépasser 0^,16 ; dans cette limite doivent être renfermés les appuis, volets , contrevents ou fermetures (art. 3),
« Il est défendu de construire des auvents et des corniches en plâtre audessus des boutiques. Il ne pourra en être établi qu'en bois, avec la faculté de les revêtir extérieurement de métal ; toute autre manière de les couvrir est prohibée.
« Les auvents et corniches en plâtre actuellement établis au-dessus des boutiques ne pourront être réparés ; ils seront démolis, lorsqu'ils auront besoin de réparation et ne seront rétablis qu'en bois (art. 13). »
La décision du préfet de police du 15 février 1850 fixe la hauteur maximum des devantures de boutique à 5 mètres, hauteur qui ne peut être dépassée qu'en vertu d'une autorisation spéciale délivrée par le préfet de police.
Les devantures peuvent embrasser, sans donner lieu à une aup^mentation de