‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 144 sur 349 · JÉSUITIQUE · texte numérisé non relu

JÉSUITIQUE

indien provient peut-être de la graine nommée ahoua ou ahouai, arbre laiteux qui croit dans l'île de Ceylan. Quelques auteurs prétendent que cette couleur est extraite de lurine des buffles ou des chameaux.

Dans l'art héraldique, le jaune correspond à For; dans les armoiries non coloriées, on le représente par un pointillé.

Jaunir, v. a. — Voy. Jaunissage.

Jaunissage, s. m. — Opération de la dorure en détrempe dans laquelle on applique sur un ouvrage, déjà réparé et dégraissé, une couche chaude d'une teinte jaune à la colle, pour remplir les fonds où l'or quelquefois ne peut pas entrer.

Jaunisse, s. f. — Maladie des arbres qui fait jaunir les feuilles presque subitement, mais qui n'affecte pas le bois.

Javelle, s. f. — On donne ce nom à des bottes de paille réunies deux à deux par un hen de paille ou d'osier et qu'on dispose par rangées sur les toits lorsque l'on veut couvrir en chaume (voy. ce mot).

Je, s. m. — Longue baguette en jonc avec laquelle les plombiers dégorgent les tuyaux de descente.

On dit aussi : jonc ou rotin.

Jectisse, adj. — Terre jectisse :

terre qui a été fouillée, remuée.

Jésuitique [Architecture].— Genre particulier d'architecture, né en Italie, vers la fin du xvi^ siècle, et qui a reçu ce nom, parce qu'il s'est développé au xvni^ siècle en même temps que la société de Jésus.

\jQ s{\\^ jésuitique est surtout caractérisé par une grande exubérance de composition, une multiplicité de fron-

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tons, chapiteaux, ressauts, niches, volutes, pilastres, etc., surchargés d'ornements aux formes bizarres, capricieuses et de mauvais goût.

Jet, s. m. — 1° Opération de terrasse dans laquelle on enlève à la pelle des terres piochées pour les jeter à une certaine distance horizontale, ce qu'on nomme jet horizontal, ou sur le bord de la fouille, ce qui s'appelle le jet sur berge.

Lorsque la fouille dépasse 2 mètres, on ménage une banquette, c'est-à-dire un tertre de terre ou un échafaudage sur lequel se tient un ouvrier qui prend les terres que celui du fond de la tranchée lui envoie et les jette de là sur la berge. C'est le je^ sur banquette ajouté au jet sur berge. On doit même disposer plusieurs banquettes de 2 mètres en 2 mètres si la fouille est très profonde.

2° Jet d'eau : ornement des bassins et des fontaines qui consiste dans une colonne d'eau isolée, ou une gerbe lancée de bas en haut ou dans une autre direction sous l'influence d'une certaine pression. Les pièces d'eau dans les parcs ou les jardins publics sont pourvues de jets d'eau, qui en occupent le centre.

Les anciens connaissaient et utilisaient les efïets d'eau, car on en a trouvé une représentation dans les peintures de Pompéi.

3"" Petit ajutage en cuivre que l'on fixe à l'extrémité d'une conduite pour régler la dimension du jet qui s'en élance.

4° Jet de bronze : on dit d'un objet qu'il est fondu d'un ou de plusieurs jets, lorsque la fonte a eu lieu par une seule coulée du métal, ou lorsque l'objet est composé de pièces rapportées, fondues séparément. Le mérite d'une statue de métal, sous le rapport de la fonte, est d'être d'un senljet, comme les colonnes du baldaquin de Saint-Pierre de Rome.

Menuiserie. Jet d'eau : i° Traverse inférieure du châssis mobile d'une fenêtre qui porte une feuillure à Tinté-

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rieur et est curviligne à l'extérieur pour que Teau puisse glisser facilement sur elle ; un petit canal creusé dans la face inférieure de cette traverse et formé d'une face en quart de cercle s'oppose complètement à Tinlroduclion de l'eau de pluie entre le châssis mobile et Vappui. Ce dernier est également pourvu d\mjet d'eau (voy. Appui).

M. Ponsian-Ormières, de Bordeaux, a inventé un système auquel il a donné le nom de siccité et qui s'oppose à l'infiltration des eaux extérieures par le vent et la capillarité, et en même temps recueille et évacue à l'extérieur les eaux provenant de la condensation contre les vitres, des vapeurs qui se forment à l'intérieur des appartements. La figure 2017 représente en coupe, à une demi-grandeur d'exécution, la siccité pour croisée.

Fig. 2017.

C'est une lame en fonte qui remplace la pièce d'appui en bois de chêne dont est garni ordinairement le dormant d'une croisée. Une partie de cette lame, relevée verticalement, tient lieu de la feuillure contre laquelle vient battre la traverse inférieure de la croisée. La figure montre clairement que les vapeurs intérieures viennent tomber sur la face inclinée de la lame et s'échappent par un canal ménagé sous le battement. Ce

système porte deux oreillons qui servent à le fixer, au moyen de vis. sur les abouts des montants du dormant entaillé pour les recevoir. Un appareil semblable est employé pour les portes ; la lame est seulement plus large et plus plate (fig. 2018). On voit en A la plinthe formant jet d'eau à la porte, en B l'épaisseur du battant, en C, une persienne ouvrant en dehors, en d, deux lignes ponctuées marquant le verrou

Fig. 2018.

entaillé sur platine et pénétrant, par son extrémité inférieure , dans une gâche pratiquée sur la lame de fonte.

Celle-ci fait battement au dehors. Cette siccité se pose sur mastic Dihl et se visse au moyen de tampons, si elle est sur pierre, bitume ou béton ; elle se visse sur mastic ordinaire si elle est posée sur bois ; une différence d'un demi-centimètre entre le sol extérieur et le sol intérieur lui facilite une bonne pose.

Les croisées en fer sont aussi munies de traverses et d'appui avec jet (Veau (voy. Croisée).

2° On donne aussi le nom de jet d'eau aux emboitures ou barres à queue qui ont une forme semblable à celle d'un jet d'eau de croisée et que l'on place quelquefois au bas des portes pleines.

3° Les outils à fût (iig. 2019) qui ser-

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