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LABYRINTHE

par les acides. D'ordinaire, une pièce aliénante au laboratoire sert de magasin pour les produits chimiques.

On a étendu le nom de laboratoire aux ateliers pourvus de fourneaux, dans lesquels les distillateurs, confiseurs, limonadiers, etc., font leurs préparations.

Labour, s. m. — Outil assez semblable à une bêche, que les plombiers emploient pour remuer le sable de leurs tables et de leurs moules.

Cette opération s'appelle labourer.

Labriim. — Nom que les Romains donnaient à un large bassin rempli d'eau qui était placé à l'extrémité circulaire de la chambre thermale (voy. Gaïdar ium), dans les bains ; plusieurs personnes pouvaient prendre place autour du labrum et faire leurs ablutions. Les bains de Pompéi en offrent encore un exemple.

Il y avait également, à l'entrée des temples, des labra dans lesquels on trempait les mains pour se purifier avant le sacrifice.

Labyrinthe, s. m. — Nom que les anciens donnaient soit à un ensemble de salles réunies par de nombreuses galeries communiquant entre elles, soit à un lieu quelconque couvert de chemins tellement enchevêtrés les uns dans les autres cju'il était très difficile d'en trouver Tissue.

On cite particulièrement les deux labyrinthes d'Egypte et celui de Crète.

Des deux premiers, l'un, le labyrinthe de Mendès, attribué à un prince de ce nom, était situé dans l'île du lac 3Iœris; l'autre, le labyrinthe des douze Seigneurs, qui avait été construit par Psammétichus, était composé de douze I palais voûtés ayant chacun douze f portes.

j Le labijrinthe de Crète fut édifié par

! Dédale sur le plan du précédent ; mais

■aucun auteur n'affirme lavoir vu. Il

existe cependant en Crète {Candie) plu-

sieurs cavernes à galeries profondes; une entre autres, au pied d'un des contreforts du mont lia, est formée de nombreux couloirs souterrains donnant accès à des chambres plus ou moins spacieuses ; ce labyrinthe est-il une ancienne carrière ou le véritable souterrain attribué à Dédale ; avait-il même dû

Fig. 2027.

son oriaine à une tout autre destination,

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Fig. 2028,

c'est ce qui n'est pas encore expliqué de nos jours.

LACONICUM.

LACUNAR.

Au moyen âge, on a donné ce nom à certaines dispositions de pavage des églises : des dalles blanches et noires, des carreaux de couleur forment, par leur arrangement (fig. 2027), des sinuosités compliquées, dans lesquelles quelques auteurs ont cru voir la représentation du Chemin de la croix, d'autres, un jeu des maîtres des œuvres (1) ; la question n'est pas encore suffisamment élucidée pour que nous puissions la trancher ici.

Aujourd'hui, on désigne particulièrement par le nom de lakjrinthe, un ensemble d'allées sinueuses ou concentriques servant à l'ornement des jardins. La figure 2028 représente le labyrinthe de l'ancien château de Choisy-le-Roi.

Lacère t, s. m. — Petite tarière que les charpentiers emploient pour faire les trous destinés à recevoir des chevilles (voy. Enlaçiire).

On dit aussi lacet, lasceret.

Lacet, 5. m. — 1° Petite broche reliant les deux parties d'une charnière.

2° Piton à double branche, à pointe, à scellement ou à vis, sur lequel on monte une poignée, une boucle, un anneau, un moraillon.

3° ColUer à écrou qui soutient et dans lequel tourne la tige d'une espagnolette (voy. ce mot).

Laconiciini. — Nom que les Romains donnaient à l'extrémité demicirculaire de la chambre thermale appelée caldarinm ou étiive (voy. Bains, Caldarium).

L'extrémité de la pièce opposée au laconicum contenait un bain d'eau chaude, alveus (voy. ce mot).

Le laconiciun avait la forme d'une alcôve demi-circulaire ; on réchautlait au movcn d'une fournaise et de tuyaux

(1) Yiollet Le Duc, Dictionnaire raisonné de Varchitecture française.

placés sous le plancher et dans l'épaisseur des murs (voy. Hypocauste). Le centre était occupé par un bassin appelé labrum (voy. ce mot), au-dessus duquel était percée, dans la voûte, une ouverture {lumen), que l'on pouvait ouvrir ou fermer, pour augmenter ou diminuer la chaleur, au moyen d'un disque {clipens) enmétal se manœuvrant avec des chaînes.

Lacrost {Pierre de). — Calcaire oolithique miliaire, demi-dur, provenant de la carrière de Lacrost, près de Mâcon.

Cette pierre est blanchâtre, à grains fins et propre à la sculpture. Elle porte de 0^,30 à 1 mètre de hauteur d'assise.

Lacrymatoire, adj. — Vases lacrymatoires : on a appelé ainsi très improprement des vases de terre ou de petites bouteilles de verre à long col, que l'on trouve dans les tombeaux anciens. Cette désignation vient , sans doute, de ce qu'on a supposé que ces vases étaient destinés à recueillir les larmes des parents ou amis du mort et des pleureuses à gages. Il y a tout lieu de croire, au contraire, que leur usage était tout diflerent. Ces vases devaient renfermer les parfums qu'on versait sur les bûchers, et quand ils avaient servi, on les déposait dans les tombeaux. Celte destination explique pourquoi ils font très souvent partie des ornements ou emblèmes que l'on voit appliqués sur les cippes funéraires dont ils décorent habituellement les faces latérales.

Lacunar. — Mot latin qui tire son origine de lacus, lac, nom que les anciens donnaient à beaucoup d'objets creux. Lacunar désignait le vide laissé entre elles par les solives croisées d'un plafond. Quelques archéologues prétendent que, pi-enant le tout pour la partie, les Romains ont appelé lacunar l'ensemble même du plafond. Ce terme correspond, dans notre langue, à ce que nous nommons caisson (voy. ce mot).

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