LAMPADAIRE
rinterniédiaire de roues déniées dont leurs axes sont munis et qui leur font faire de 60 à 80 lours à la minute. Si Ton introduit entre ces cylindres une feuille de métal plus épaisse que la distance qui les sépare, le frottement l'entraîne en Pamincissant.
La surface des cylindres lamineurs est parfaitement tournée, de façon que la feuille reste plane des deux côtés.
Aujourd'hui, on emploie les laminoirs pour réduire les métaux ductiles, nonseulement en feuilles, mais en barres ayant une section donnée. A cet effet, on se sert, non plus de cylindres lamineurs, mais de surfaces de révolution disposées de telle sorte qu'elles laissent entre elles des intervalles ayant la forme de la section qu'on veut faire prendre à la barre ; la figure 2047 représente, en
Fig. 2047.
A, un laminoir qui permet d'étirer des barres à section hexagonale, et en B, un autre laminoir employé à la fabrication des rails de chemins de fer. Le métal est introduit successivement dans les intervalles des deux rouleaux compresseurs et est amené, en passant du plus grand au plus petit, à la forme qu'on veut lui donner.
Lampadaire , s. m. — Portelampe.
Les anciens se servaient de lampa-
daires qui se posaient, soit sur un meuble, soit sur le sol. Dans le premier cas, ils étaient de peu de hauteur, 0™,20 ou 0°',2o environ ; dans le second cas, ils étaient plus élevés et recevaient sou-
Fig. 2048.
vent une forme imitant la tige d'une plante ou un tronc d'arbre, comme le montre la figure 2048, représentant un lampadaire trouvé dans les fouilles d'Herculanum.
Fis. 20i9.
Aujourd'hui, on donne ce nom, ainsi
LAMPIER.
LANCE
que ceux de candélabre, porte-lanterne (voy. ces mots), à des appareils ornés de motifs d'architecture ou de sculpture que Ton place à Textérieur ou à lïntérieur des édifices. Nous donnons (fig.
2049) deux lampadaires qui décorent les abords du nouvel Opéra, à Paris ; le premier, dont le motif principal est un obélisque en marbre fleur de pécher, est placé à Tune des entrées latérales ; le second est une des statues lampadaires en bronze qui surmontent la balustrade formant Tenceinte périmétrique du bâtiment.
On donne quelquefois le même nom aux consoles en fer forgé qui portent les lanternes à gaz destinées à l'éclairage des rues.
Lampier, s. m. — On donnait ce nom, au moyen âge, à une sorte de lustre portant des godets dans lesquels on mettait de l'huile et des mèches pour éclairer l'intérieur des églises.
Les lampiers qui contenaient un grand nombre de godets prenaient le nom de couronnes de lumières ou de roues.
«■ Ces appareils d'éclairage étaient en cuivre doré, enrichis d'émaux, de boules de cristal, de dentelles découpées
Fig. 2050.
dans le métal, de pendeloques qui re-
haussaient encore l'éclat des lumières (1). »
La figure 20o0, empruntée à l'ouvrage de Viollet Le Duc sur le Mobilier français au moyen âge, représente une roue entourée d'un certain nombre de godets et sous laquelle est suspendue une dernière lampe.
Les mosquées arabes sont éclairées aussi par des jiorte-lampes suspendus
Fis. 2031.
aux plafonds. Nous en donnons (Cv^.
2051) (2) un exemple qui jîro vient de la mosquée de Kaïtba'i, au Caire.
Aujourd'hui, les lampiers, dans les églises chrétiennes, sont remplacés par des lustres (voy. ce mot).
Lance, 5. f. — Serrurerie. Ornement généralement en fonte que l'on rapporte au-dessus des barreaux d'une grille (fig. 2052) (voy. Barreau, Grille).
(1) Viollet Le Duc, Didionjiaire du mobilier.
(2) Costa, Architecture arabe.
LANCIS.
Qû)A