LANGUETTE
LANTERNE
20oo, ou un seul, comme on le voit en E ; l'exemple que nous donnons, dans
Fig-. 2055.
ce dernier cas, est l'assemblage d une marche avec une contre-marche ; la languette est dite alors à épaulement.
La languette peut être rapportée ; c'est alors une tringle A (fig. 2056) qu(i
Fig. 2056.
Ton fait entrer dans deux rainures pratiquées sur l'épaisseur de deux planches que Ton veut joindre.
2° On donne ce nom à des cloisons minces en plâtre pigeonne ou en briques, qui forment le cofïre d une cheminée depuis le manteau jusqu'au-dessus du comble.
La cloison de devant se nomme languette de face et les deux cloisons en retour, languettes costières.
On appelle languette de dossier, celle qui est construite en briques derrière une cheminée, lorsque celle-ci est établie dans l'épaisseur d'un mur ;
Languette de refend, celle qui sépare deux tuvaux ;
Fausse languette, celle qui est montée d'aplomb pour remplir, entre le manteau et le plancher supérieur, le vide laissé par un tuyau rampant ou dévoyé ;
Languette rampante ou de dévoiement, celle (jui forme le rampant d'un tuyau, depuis le manteau jusqu'au plafond ;
Languette de coffre, une fausse languette enveloppant l'extrémité d'une panne.
Les languettes se construisent en plâtre pigeonne pur de 0°',08 d'épaisseur, en carreaux de plâtre, en briques sur champ ou en moellons de très faible épaisseur.
Languette de puits : cloison en maçonnerie établie sur le milieu d'un puits mitoyen pour interrompre la communication d'une propriété à l'autre.
Languette ou relancis avec moellon (voy. Lancis).
Lanterne, s. /". — 1° Tourelle élevée sur un dôme pour donner du jour à la partie supérieure de la coupole et servir d'amortissement.
La figure 20o7 représente, moitié en coupe, moitié en élévation, à l'échelle de 0°',006 pour mètre, la lanterne qui
Fig. 2057.
surmonte le dôme du Panlliéon , à Paris. L'hôtel des Invalides présente aussi une coupole avec un amortissement de ce genre.
Les escaliers extérieurs, dans les édifices de la Renaissance, sont également couronnés de lanternes en charpente ou en maçonnerie. Nous donnons (fig- 20o8), à l'échelle de 0°',02 pour mètre, la lanterne qui forme l'amortissement
LANTERNE
du grand escalier, au château de Cliam bord.
- 227 - LANTERNE
longitudinale, moitié en élévation laté-
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Au moyen âge, on appela lanterne la tour ou le clocher établi au-dessus de la croisée du transept, dans les édifices religieux de répoque romane en particulier. Pendant la période ogivale, la lanterne fut fermée en dessous par des voûtes à nervures et se termina extérieurement par une flèche.
Aujourd'hui, on donne aussi le nom de lanterne aux charpentes à jour construites au-dessus des combles de halles, de marchés, de hangars, etc., pour éclairer et aérer l'intérieur. Les potelets qui soutiennent la toiture des lanternes sont en fer, en fonte ou en bois. Leurs intervalles sont occupés souvent par des lames de persiennes.
Nous donnons (flg. 2059), à l'échelle de O'^^^OS pour mètre, moitié en coupe
raie, un hangar surmonté d'une lanterne en charpente.
2'' Enveloppe de verre dans laquelle on place une lumière pour éclairer les rues des villes.
Les candélabres, les consoles en fer forgé, nommées aussi lampadaires (fig.
2060), portent des lanternes à gaz, dont une des faces peut s'ouvrir pour les réparations. Le modèle que nous pré-
sentons ici est celui que l'on a adopté à Paris pour les rues étroites ; les lampadaires ont de 1 mètre à l'^,50 de longueur et sont scellés en encorbellement dans le mur de face des maisons, à 4 mètres environ du sol.
Auti-efois, et comme on le voit aujourd'hui dans quelques quartiers excentriques des grandes villes, les rues étaient éclairées par des lanternes à