LAVE
donnant le plan d'un bassin de ce genre
LAVERIE
fe
Fig. 2073.
appartenant au cloître deMontréale, en Sicile.
Lavau {Granit de). — Granit dur, provenant de la carrière de Lavau, commune de ce nom, arrondissement de Saint-Nazaire.
C'est une pierre à grains fins, de couleur gris-clairbleuàtre, qui porte 0™, 90 de hauteur d'assise et pèse 2,680 kilogr. le mètre cube. Elle s'écrase sous une charge de 970 kilogr. par centimètre carré.
Lave, 5. f. — 1° Pierre volcanique poreuse et compacte que l'on emploie dans les constructions, en certains pays.
Les laves poreuses sont peu soUdes et ne peuvent se tailler avec précision ; les laves compactes sont trop dures pour être débitées en pierres de taille et ne peuvent être utilisées que comme moellons; les meilleures pierres de cette nature sont donc les laves semi-poreuses, qui sont solides, peuvent se tailler au ciseau ordinaire et adhèrent bien au mortier. Leur couleur varie du gris au brun rougeâtre et au noir. On les exploite à ciel ouvert, au moyen de la poudre, de coins, de masses et de leviers.
Nous citerons, comme pierres employées dans la construction : la lave grise d'Agde (^Héraultj, qui est très so-
lide et se taille assez proprement pour les édifices qui n'exigent point de décoration, (le pont de Pézenas, sur l'Hérault, a été entièrement construit avec cette pierre) ; la lave grise de Volvic (Puy-de-Dôme), qui a servi à l'édification de la ville de Clermont-Ferrand.
Les laves sont employées aussi, dans quelques régions, comme matériaux de couverture.
On donne encore le nom de lave à un calcaire schisloïde qui s'extrait dans les environs de Vesoul et que l'on utilise également pour les toitures.
Lave fusible : mastic bitumineux que l'on prépare en mélangeant du brai épuré avec trois fois son poids de matière terreuse et particuUèrement de craie de Meudon très sèche. Le mastic ainsi obtenu résiste très bien à l'action des agents atmosphériques. On en fait des dallages de trottoirs, de terrasses, de vestibules; on en revêt, comme enduit, les parois des réservoirs, des citernes, des bassins, etc.
Peinture sur lave (voy. Émail).
Laver, v. a. — Dessin. Étendre sur un dessin une ou plusieurs teintes d'encre de Chine ou de couleurs délayées dans de l'eau.
Maçonnerie. Pierre à laver {\o\. Évier).
Charpente. Enlever avec la besaiguë, sur un bois de sciage, les marques de traits de scie ou de cognée pour le dresser et l'aviver ; le bois est alors appelé bois lavé ou bois refait.
Peinture. Frotter avec une éponge mouillée d'eau pure ou d'eau à laquelle on a ajouté une faible quantité d'eau seconde, des couleurs à l'huile qu'il faut nettoyer ou recouvrir d'autres couches de peinture.
Laverie, s. f. — Local annexé à la cuisine dans une habitation dune certaine importance et qui sert au lavage des ustensiles.
Le sol doit être, dallé avec pente d'écoulement pour les liquides.
LAVOIR
LAVOIR
Les accessoires indispensables à toute laverie sont un évier et des planches à claire- voie pour le séchage des vases.
Laversine {Roche de). — Calcaire coquillier, dur, à grains fins, que Ton extrait des carrières de Laversine, commune de ce nom, arrondissement de Soissons.
Cette pierre, d'un, gris très pfde, porte de 0°',60 à i'°,10 de hauteur d'assise. Elle pèse de 2,300 à 2,350 kilogr. le mètre cube, et s'écrase sous une charge de 300 à 450 kilogr. par centimètre carré.
Lavis, s. m. — Dessin sur papier, teinté soit avec des couleurs h l'eau, soit à la sépia ou à l'encre de Chine.
Le lavis s'applique au dessin de figures géométriques, de machines, d'architecture, etc.
Lavison {Pierre de). — Calcaire gréseux, assez dur, provenant de la carrière de Lavison, commune de Saint- Maixant, arrondissement de la Réole.
C'est une pierre de couleur blancjaunàtre. à grains fins, portant de 0°',20 à 0°',60 de hauteur d'assise.
On l'appelle aussi pierre de Saint- Maixant.
Lavoir, s. m. — Emplacement ménagé sur le bord d'une rivière ou d'une pièce d'eau pour que Ton puisse y laver le linge.
On distingue les lavoirs particuliers, tels que les locaux spécialement destinés, dans une blanchisserie, au rinçage du linge, et les lavoirs publics.
Voici les conditions générales qu'.exige la construction des établissements de ce genre appartenant à la première catégorie :
Un lavoir proprement dit est ordinairement une aire couverte gai-nie d'une bordure appelée carreau, plateau, selle ou planche à laver et se terminant à l'extérieur par une surface inclinée,
recouverte d'une nappe d'eau à un niveau inférieur de quelques centimètres.
La bordure est en dalles de pierre dure polie ou en bois très bien raboté. Le toit qui sert d'abri est à une ou deux pentes, porté, soit sur un seul rang de poteaux placés au milieu ou sur deux rangs, soit sur un mur en arrière et sur des poteaux en avant.
Le linge est déposé derrière la laveuse ou sur un tréteau le long duquel on doit pouvoir circuler. Dans le premier cas, la profondeur du local peut n'être que de 1 mètre ; dans le second cas, elle doit être de 2 mètres. La longueur est comptée en raison de 0^^,10 pour chaque laveuse (1).
Parmi les diverses dispositions que Ton peut adopter pour un lavoir, nous citerons les suivantes :
Un bassin de forme quelconque, maçonné en matériaux hydrauliques, pavé et pourvu d'une vanne qui permet de le mettre à sec. Au bord du bassin, on place le carreau à laver, recouvert d'un toit. Cette disposition est applicable lorsque le niveau de l'eau est constant. Dans le cas contraire , sur un cours d'eau, un étang, ou un vivier, on établit, soit une série de marches en maçonnerie, où prennent place les lavandières avec une boite sur laquelle elles mettent les genoux, et un carreau à laver portatif; soit un plancher mobile suspendu à un système de chaînes et qui peut être maintenu au niveau de l'eau.
Souvent aussi, le plancher du lavoir est une caisse ou bateau rectangulaire en bois, flottant à la surface de l'eau et sur le bord de laquelle on a installé une planche à laver.
Un lavoir complet contient des stalles où l'on presse le linge, des buanderies, des séchoirs à air libre ou au moyen de calorifères, des salles à repasser, etc.
Dans son ouvrage sur les fermes modèles, M. Roux donne le plan d'une blanchisserie avec lavoir, que nous re-
(1) Bouchard, Coiistructions rurales.
LAVOIR
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produisons ici (fig. 2076), à réchelle de 0"*,002 pour mètre et qui se trouve expliqué par la légende suiva:ite : 1, cour d'entrée avec écurie 2 à ga"che et remise 3 à droite ; 4 et 5, logement du maître, placé au niveau de la cour, à une hauteur intermédiaire entre la buanderie et le lavoir, qui occupent la partie inférieure du sol et la salle de repassage, qui se trouve au-dessus delà buanderie; 6, buanderie, qui communique directement avec le lavoir 7, afin
Fig. 2076.
qu'après le coulage le linge puisse être facilement distribué aux laveuses ; 8, passage couvert conduisant de la cour au lavoir; 9, étendoir ou séchoir en plein air, exposé au midi sur un terrain en pente ; 10, magasin pour les ustensiles tels que tréteaux, boîtes et seaux. Le séchoir d'hiver, qui est placé audessus de la salle de repassage, est traversé par tous les tuyaux des chemilées et des fourneaux du logement du naître, de la buanderie et de'la salle de repassage.
La figure 2077 représente, à l'échelle de 0°',01 pour mètre, le plan de la buanderie, qui indique la disposition des
cuviers et des chaudières. Des tuyaux supérieurs garnis d'entonnoirs, disposés près des chaudières, distribuent la lessive dans les cuviers, dont la coupe est
Fig. 2078.
indiquée par la figure 2078. D'autres tuyaux, recevant l'écoulement des cuviers, reportent la lessive dans les chaudières.
Les lavoirs publics sont d'une grande importance dans les villes pour les
Fig. 2079.
classes peu aisées de la population. Au-
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