LECTURE
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salle ouverte aux lecteurs dans une bibliothèque publique.
Les salles de lecture, que l'on établit au-dessus du rez-de-cbaussée pour éviter riiumidllé, doivent être éclairées des deux côtés par des fenêtres assez élevées au-dessus du sol, afin que les rayons des livres puissent trouver place au-dessous et que la lumière, venant d'en haut, ne gène pas les lecteurs^
Nous donnons (fig. 2083), à l'échelle de 0°',0012o pourmètre^le plan delanouvelle salle de lecture de la Bibliothèque nationale cà Paris, qui se trouve engagée entre l'ancienne galerie des Estampes et le bâtiment neuf de la rue Richelieu. La superficie de cette salle, construite
Fig. 2085.
par M. Henri Labrouste, est de 1,300 mètres carrés. Elle est divisée en trois travées indiquées sur le plan par de longs et fins supports en fonte qui soutiennent les voûtes supérieures. L'entrée, fermée par un tambour à double porte, donne sur un grand vestibule ouvrant lui-même sur la cour d'honneur; à
l'autre extrémité de l'axe longitudinal est une issue par laquelle on entre dans une vaste pièce servant de dépôt de livres. Ceux-ci, dans la salle de lecture, sont distribués sur des rayons qui forment des corps de bibliothèque à plusieurs étages indiqués par des galeries en fer ; on y accède par des escaliers à vis placés aux angles de la pièce. Des bureaux sont ménagés pour les administrateurs et les surveillants. Les tables de lecture sont doubles et disposées perpendiculairement aux grands côtés. Le jour pénètre doucement dans l'intérieur de la salle par les sommets de neuf coupoles. Le chauffage est assuré par 200 mètres de conduites d'eau chaude passant sous les pieds des lecteurs.
Légende, s. f. — Titre que porte, sur le dessin d'un plan, la liste explicative des lettres, signes ou couleurs employés pour indiquer les différentes parties ou les endroits remarquables.
Légers, ad], et s. m. pi. — On comprend, sous cette dénomination, tous les ouvrages exécutés en plâtre avec ou sans lattis, contre des murs neufs ou vieux : jointoiements, renformis, crépis, enduits, aires de planchers, cloisons, pans de bois, languettes et tuyaux de cheminées, plafonds, ravalements, moulures, etc. (voy.
ces mots).
Ces diverses espèces de travaux se mesurent au mètre superficiel, tous vides déduits.
Les ravalements diffèrent d'évaluation suivant qu'ils sont exécutés sur un mur en meulière ou plâtras et sur un mur en moellons ou briques.
« Les surfaces circulaires sur voûte en charpente et celles en surface gauche, telles que les dessous d'escaliers, doivent être augmentées de plus-values relatives à l'échafaudage et au ravalement, l'expérience ayant démontré qu'à superficie égale, la main-d'œuvre de ces travaux équivalait au double de celle des ravalements sur plafonds droits.
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« Lemesurage des moulures en plâtre se fait sur le développement réduit (pris dans Taxe du profil), auquel on ajoute, pour chaque angle rentrant, une plusvalue égale à une fois et demie la saillie de la corniche, pour les angles saillants ordinaires O'^jlO chacun, et pour ceux entièrement profilés a la main une plusvalue d'une fois et demie la longueur de la partie recoupée.
« Chaque membre est compté O'^/IO de profil pour ceux dont le développé n'excède pas cette évaluation ; mais à l'égard des moulures au-dessus de O'^/IO, le contour est développé et compté à l'entier sur faces droites et à fois et demie sur faces courbes.
« Pour les corniches au-dessous de 1 mètre de profil, on ajoute 0°',20 au développé , pour la pose des règles, mais comme complément ; ainsi, pour un chambranle développant O^'.oO, on ajoute O^'.^O, qui font 0™,70 ; mais pour une corniche développant O^'.QO, il ne sera ajouté que 0'^,iO, c'est-à-dire ce qu'il faut seulement pour compléter 1 mètre.
« Les moulures circulaires profilées au calibre sont comptées une demi-fois de plus que les moulures droites, et celles recoupées à la main en même raison.
« Le refouillement des denticules est compté au mètre linéaire et non à la pièce; l'évaluation par mètre courant, quelle que soit la hauteur du larmier denticulaire, est de 0°',60 pour les denticules ordinaires et de 0°",% pour ceux à langue de chat.
' « On fait observer que, pour les évaluations qui précèdent, on suppose le travail exécuté sur saillie masse, d'une épaisseur de 3 à 4 centimètres, et qu'il peut arriver que cette épaisseur augmente de volume, ainsi qu'on le remarque aux grandes corniches de plafond ; en conséquence, toutes les fois que le cube du profil excédera celui du développement des moulures, multiplié par 3 centimètres , l'excédant sera de-
mandé à part comme renformis en plâtre.
« Dans tous ces ouvrages, les échafauds sont au compte de Tentrepreneur.
« Cette méthode de mesurer les moulures est indiquée par la chambre syndicale des entrepreneurs.
« Dans le règlement des prix de la Ville de Paris, on évalue les moulures de la manière suivante :
Le mètre
linéaire.
« Chaque face de moulure, jusqu'à 0^,0o de large .... 0°^,0o
« Chaque moulure courbe jusqu'à 0°',10 de large .... O^'jlO
« Au-dessus de ces dimensions, chaque mesure plane ou courbe sera comptée par son développement réel.
« Les moulures faites à la main à fois et demie de celles poussées au calibre 11/2
« Chaque angle saillant sera ajouté au développement pour O^'jlO, et chaque angle rentrant pour 0°',20, chaque amortissement pour O'^jOo.
« Plus-value de moulures courant circulairement soit sur plan droit, soit sur plan circulaire 1/3
« Plus-value de moulures sur plan à double courbure. . 1 fois.
« Nota. On ne comptera pas les déaacements entre les moulures. On ne comptera pas les saillies masses.
(( Denticules ordinaires jusqu'à 0°^,06 0'",02
« Denticules jusqu'à 0°',06 avec développement carré . . 0™,03
(( Denticules juscju'à O'^fiô avec langue de chat O'^jOi
(( Les mêmes de 0'^,01 jusqu'à O'^jll en plus de ceux cidessus.
a Les crépis et enduits circulaires, 1/2 pour plus-value de la valeur des enduits sur plan droit ; et sur surface à
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Le mètre linéaire.
double courbure, une fois la valeur.
<( Arête droite 0"",05
« Arête arrondie 0™,06
« Randeau crépi mouclieté. 0°',0o
(( Randeau enduit O'^jSO
(( Crevasse liacliée et bouchée en mur, pan de bois et
cloison 0",05
(( Crevasse hachée et bouchée en plafond ou en ravalement 0°^,08
<( Crevasse hachée et bouchée à la corde nouée. . . . 0'",13
« Feuillures 0°^,10
« Joint tiré au crochet sur
enduit 0^03
« La méthode la plus exacte d'évaluer ces travaux est d'opérer comme pour les gros ouvrages, c'est-à-dire de fixer un prix pour chaque nature d'ouvrage, mais à Paris et dans les départements environnants seulement. Dans les autres parties de la France où le plâtre est employé, chaque nature d'ouvrage a son titre et sa valeur. Plusieurs administrations de travaux publics préfèrent cette méthode, qui est sans contredit la meilleure.
« Les constructeurs, dans le but de simplifier les détails trop multipliés des légers ouvrages, en raison de leur peu d'importance, ont imaginé l'usage de réduire tous les travaux en plâtre à une même unité, que Ton appelle unité de légers ouvrages , c'est-à-dire dans le rapport de la valeur du mètre de chacun d'eux à celle du mètre de l'ouvrage pris pour type, en considérant pour base d'estimation les languettes de cheminées pigeonnées, de 0°',03 d'épaisseur, ravalement compris, parce que c'est un des travaux légers les moins compliqués, puisqu'il ne se compose que de plâtre et de main-d'œuvre et doit toujours avoir une épaisseur uniforme de 0'",08 dans toute son élévation ; ou les plafonds avec augets droits de 0™,08 d'épaisseur, ou plafonds droits sur lattis Jointifs ; ou les
cloisons légères, lattées, hourdées et ravalées d'environ 0°',08 d'épaisseur ; travaux qui sont à peu de chose près de la même nature.
« Ainsi, quand on dit qu'un ouvrage est réduit au quart de légers, par exemple, cela signifie que la surface réelle doit être réduite au quart pour avoir la surface équivalente en légers ouvrages pris pour types. Un crépi enduit fait sur un mur de 20 mètres sur 4 et ayant, par conséquent, 80 mètres de surface, réduit au quart de légers, sera payé comme 20 mètres carrés de languettes de cheminées.
« Par l'expression réduit ou compté à 1 i/'^de légers, on entend que l'ouvrage doit être compté pour une fois et demie la surface réelle, c'est-à-dire qu'un ouvrage de 10 mètres sur 4 mètres, ou de 40 mètres superficiels, doit être compté comme 60 mètres superficiels de légers ou languettes de cheminées.
« Par l'expression sur 0^^,08 courant de légers, ou plus simplement sur 0^^,08 de légers, on doit entendre un ouvrage mesuré en longueur et dont l'évaluation ou la réduction en légers a été faite sur le nombre qui indique la largeur ; par exemple, une naissance (voy. ce mot) de 4 mètres de largeur sur 0"',08 de légers produit 4 x 0°',08 ou 0°^,32 de légers
ouvrages.
(( Enfin, lorsqu'un ouvrage quelconque est compté pourO'^jTo de légers, par exemple, cela signifie que le travail n'est plus susceptible ni de réduction ni d'augmentation en légers, et qu'il doit être compté comme trois quarts de mètre superficiel de légers ouvrages.
« Cette méthode d'évaluation des légers ouvrages comporte de nombreuses erreurs et par suite une fausse interprétation des usages et des divers moyens d'évaluation, tandis qu'en fixant un prix pour chaque nature d'ouvrage en plâtre, il est facile à celui qui fait construire, à l'ouvrier même, de se rendre un compte exact du travail fait, ce qui est en partie impossible^ pour le
LÉROUVILLE.