LIAIS
Lézinnes [Pierre de). — Calcaire compact, connu dans le commerce sous le nom de liais de Tonnerre et qui provient des carrières de Lézinnes, commune de ce nom, arrondissement de Tonnerre.
C'est une pierre très fine, de teinte claire grise ou jaunâtre, propre au dallage. Elle porte de O'^,io à 0^^,70 de hauteur d'assise et pèse de 2,430 à 2,4o0 kilogr. le mètre cube. La charge nécessaii'e pour produire l'écrasement est de 690 à 760 kilogr. par centimètre carré.
On exporte la pierre de Lézinnes en Belgique, en Alsace-Lorraine, etc.
Liais, s. m. — Pierre calcaire dure exploitée aux environs de Paris; elle est à grain fin, à texture compacte, se taille bien et résiste à la gelée.
Le liais se divise en trois espèces :
1° le liais dur; 2° le liais Férault ou faux liais; 3° le liais rose.
Liais dur : cette pierre s'extrait des carrières de Bagneux et d'Arcueil ; on en peut tirer des blocs de 3 à 4 mètres de longueur sur 1°',S0 à 2 mètres de largeur, mais l'épaisseur en est faible, 0°^,25 à 0°^,30 ; aussi, n'en fait-on que des marches d'escalier, des cymaises, des tablettes de balustrade, des chambranles de cheminée et autres ouvrages de peu d'épaisseur. Du reste, à Paris, on donne, en général, le nom de liais à toute pierre fine de bas appareil.
Liais Férault ou faux liais : pierre très dure, de mauvaise qualité, difficile à travailler, qui se tire des carrières de Saint-Denis; sa hauteur de banc est de 0'",35 à 0"',40. On s'en sert pour les mêmes usages que le liais dur.
Liais rose ou liais tendre : cette variété s'extrait à Maisons-Alfort, à Créteil, à rile-Adam ; elle olïrc une hauteur de banc de 0"",2o à 0™,40. On en fait des carreaux de salle à manger et d'antichambre, des tablettes, des chambranles de cheminée.
Le poids du mètre cube de liais varie de 2,284 à 2,427 kilogr.
LIBAGE.
Les pierres assimilées, comme il est dit précédemment, aux liais durs et fins sont les pierres du Belair ou Bel-Air, de Pacy, de Con flans-Sainte-Honorine, portant 0°',45 de banc, de Nogent-sur-Oise, ayant de 0",40 à 0°',45, et la pierre de Sentis, portant de 0°^,30 à 0°^,6o de hauteur.
Liaison, s. f. — MAçOiX^ERiE. Manière de disposer les pierres, les moellons, les briques qui entrent dans une construction, de façon que ces matériaux s'enchevêtrent et que les joints verticaux, pour deux assises consécutives, ne tombent pas les uns au-dessus des autres.
La liaison est dite à sec lorsque les pierres sont posées sans mortier ; les lits sont alors polis et frottés au grès.
Appareil en liaison (voy. Appareil).
On appelle arrachements (voy. ce mot) les liaisons que l'on produit lorsque l'on pratique dans un mur une tranchée pour y introduire des abouts de briques, de moellons ou de pierres qui forment l'extrémité d'un autre mur.
Plomberie. Alliage de plomb et d'étain qui sert à faire des soudures.
Liaisonner, v. a. — Maçgin.nerie.
1° Mettre en liaison (voy. ce mot) les pierres ou les briques entrant dans un ouvrage de maçonnerie.
2° Bemplir les joints de mortier.
Couverture. Liaisonner des lattes :
les clouer de manière qu'elles n'aboutissent pas sur le même chevron.
Liasse, s. f. — l** Attache que fait le poseur de sonnettes (voy. ce mot).
2° Lien qui fixe un grillage sur un panneau.
Libage, s. m. — Pierre qui provient du ciel des carrières ou des bancs inférieurs, et qui s'emploie noyée dans l'épaisseur des murs ; aussi, n'est-elle que grossièrement taillée, puisque, n'étant pas visible, elle n'a pas besoin de parement.