‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 184 sur 349 · LIME · texte numérisé non relu

LIME

varie du blanc-jauiuitre au jaune-brocatelle, avec veines blanches. Elle est susceptible de poli, se taille et se tourne très bien. Sa hauteur d'assise, qui est en moyenne de 0°^,oO à l°^,oO, peut atteindre jusqu'à 7 mètres. Elle pèse 2,700 kilogr. et s'écrase sous une charge de 8o0 kilogr. par centimètre carré.

Ligneux, s. m. — L'une des deux parties qui composent un tronc d'arbre (voy. Bois).

Lignolet, s. m. — Dans les couvertures en ardoises, on donne ce nom au dernier rang d'ardoises posé quelquefois en saillie d'un côté du comble.

Lilas, s. m. — Couleur secondaire composée de blanc, de laque carminée et de bleu de Prusse.

Limaçon, s. m. — Voûte en limaçoîi : voûte sphérique, ronde ou ovale, surbaissée ou surmontée, dont les assises ne sont pas posées de niveau, mais sont conduites en spirale depuis les coussinets jusqu'à la clef.

Escalier en limaçon : escalier à plan circulaire et à rampe hélicoïdale. On dit aussi Caracol, Colimaçon, ou Escalier à vis (voy. Vis).

Limaille, s. f. — Particules métalliques détachées des métaux par le travail à la lime.

Mastic de limaille (voy. Mastic).

Limailleuse, adj. f. — Fontes limaille uses : On désigne ainsi les fontes noires, chargées de graphite, qui fondent plus difficilement que les fontes grises.

Limande, s. f. — 1° Pièce de bois plate et étroite employée dans une charpente.

2° Les menuisiers donnent ce nom à une règle large et plate.

Lime, s. f. — Tige ou barre d'acier trempé dont la surface est taillée de dents pour user les métaux. Cette tige est munie d'une queue pointue, que l'on appelle soie, et qui entre dans un manche en bois. La partie couverte d'aspérités se nomme la verge.

Si les dents sont peu sensibles, on dit que la lime est douce; elle est rude, dans le cas contraire ; entre ces deux extrêmes, la lime porte le nom de bâtarde. Il y a, en outre, les limes demidouces, très douces, extra-douces.

Dans le commerce, ces outils se vendent au poids, au paquet ou à la douzaine. Les limes qui se vendent au poids sont les plus grosses limes qu'on nomme carreaux.

Les limes au paquet sont de dimensions moindres et servent à dégrossir.

On les divise en limes plates et limes demi-rondes. On dit aussi limes des unes, Jimes des deux, suivant qu'il y en aune ou deux au paquet.

Les limes à la douzaine sont plus petites, à dents plus fines, et servent à achever les ouvrages, à polir les serrures, par exemple.

On distingue, parmi ces outils, au point de vue de la forme :

Fig. 2098.

La lime plate à main a et la lime plate pointue b (fig. 2098) ;

Fig. 2099.

La lime ronde pointue ou queue-de-rat

LDIOISE.

LIMON

b et la lime ronde cylindrique a (fig. 2099);

Fig. 2100.

La lime demi-ronde a et la lime feuille de sauge b (fig. 2100) ;

j[[I!IliIÏÏÏÏEE==-

Fig. 2101.

Le carrelet a et le tiers point b (fig. 2101).

On distingue encore bien d'autres outils de ce genre, les limes râpes (voy. Râpe), le faucillon (voy. ce mot), les limes d'entrée, les limes fendantes, etc.

Limer, v. a. — Travailler un objet à la lime (voy. ce mot).

Limés, s. m. pi. — Défauts des pierres calcaires qui consistent dans des fentes remplies d'une substance moins dure et non adhérente. Les pierres qui présentent des limés doivent, en général, être rejetées.

Limoise (Pierre de la). — Calcaire dur provenant de la carrière de la Limoise, commune d'Echilles, arrondissement de Marennes (Charente-Inférieure).

Cette pierre, de couleur blanchâtre, est un peu celluleuse et assez fine.

Sa hauteur moyenne d'assise est de 0°',35 ; le poids du mèlre cube varie de 2,200 à 2,400 kilogr. et la charge nécessaire pour produire Técrasement , de 360 à 380 kilogr. par centimètre carré.

Limon, s. m. — 1° Partie d'un escalier qui reçoit les marches du côté du jour et sur laquelle on pose la rampe.

Les limons peuvent être en pierre, en bois ou en fer.

Limons en pierre. Scellées d'un bout dans le mur qui forme la cage de l'escalier et taillées suivant une certaine coupe, les marches peuvent se maintenir en équiUbre ; mais le moindre ébranlement dans la construction peut amener la rupture de lune d'entre elles

Fig. 2102.

OU la désunion des assemblages ; aussi, a-t-on voulu augmenter la solidité en faisant porter à chaque marche un morceau taillé comme le représente la figure 2102. L'ensemble de tous ces morceaux forme le limon.

Ce système apparaît dès le xiv° siècle ; auparavant, les architectes faisaient porter les extrémités des marches sur des noyaux pleins dans les escaliers circulaires, ou sur des arcs dans les escaUers barlongs ; les Romains les plaçaient entre deux murs pleins ou les soutenaient par des voûtes rampantes.

La méthode du limon pris dans la même pierre que la marche a, pour principal inconvénient, un décliet considérable. Aussi, préfère-t-on former le limon au moyen d'une suite de pierres courbes et rampantes, dans lesquelles on creuse des entailles pour assembler les petits bouts des marches.

Quelquefois, au lieu de terminer chacune des parties du limon par un seul

LIMON

LIMON

joint plan, on y ménage (fig. 2103) une crossette qui a pour but d'empêcher le glissement ; mais il faut un travail très soigné, de la part des ouvriers, pour faire coïncider les trois faces correspon-

Fig. 2103.

dantes de deux voussoirs contigus et il est préférable de n'employer qu'un seul joint plan, en y ajoutant des goujons en fer pour relier les diverses parties du Union.

Limons en bois. Ce sont des pièces de bois inclinées qui soutiennent, du côté du jour, les marches des escaliers en charpente ; les limons des quartiers tournants sont des courbes rampantes.

On appelle faux limons des pièces inclinées sur lesquelles Textrémité des marches vient poser, au lieu de s'encastrer dans les parois de la cage.

Le limon a une épaisseur verticale et longitudinale constante pour un même escaher ; ses dimensions varient suivant la largeur des escaliers et le poids qu'ils peuvent avoir à supporter.

Les anciens escahers étaient disposés, soit en vis à noyau plein (voy. Escalier, Noyau, Vis), soit en rampes droites ou courbes supportées, à chaque changement de direction, par un noyau montant de fond dans lequel s'assemblait le limon (voy. Escalier).

Aujourd'hui, les poteaux montant de fond sont supprimés ; les escaliers sont à limon continu ou sans limon.

Les limons les plus simples sont les madriers inclinés qui supportent les marches d'une échelle de meunier (voy.

Escalier).

Les limons d'escaliers ordinaires sont beaucoup plus épais et font saillie au-

dessus des marches et au-dessous du plafond. Ils portent, par leur pied, sur une pièce horizontale (fig. 2104) appelée patin et y sont reliés par une pièce verticale B nommée jambette. Le trian-

Fig. 2104.

gle ainsi formé est Yéchiffre. La partie inférieure du limon, ou plutôt la partie antérieure du patin est presque toujours terminée par une volute, au centre de laquelle on fixe le premier balustre de la rampe.

La première marche de l'escalier est ordinairement en pierre dure, surtout lorsque la cage est pavée de dalles ou de carreaux de pierres dures ; c'est cette marche qui reçoit l'établissement de la volute.

Les diverses pièces qui composent le limon sont assemblées entre elles avec redents et mortaises, comme le montre en A la figure 2105. La sohdité de cet assemblage est assurée par un boulon logé dans l'épaisseur du bois et que l'on remplace quelquefois par des plates-bandes en fer entaillées de leur épaisseur, de manière à n'être point apparentes ; souvent même, on emploie simultanément les plates-bandes et les boulons. La figure 2106 représente le procédé dont on se sert pour exécuter l'assemblage de deux parties consécutives d'un limon. On perce, avec une tarière, les trous qui doivent être occupés par le boulon ; on creuse

LIMON

LTMON.

également deux petites cavités m et n ; puis on place une rondelle r dans cha-

cune de ces deux cavités, en ayant soin que l'ouverture circulaire de chaque

Fig. 2106.

rondelle soit bien exactement dans la direction des trous percés pour le passage du boulon. On fait alors pénétrer ce dernier dans les trous et Ton rapproche les deux pièces de bois, jusqu à

ce que Ton voie les extrémités du boulon pénétrer dans les cavités m et n, après avoir traversé les ouvertures des rondelles. On place une clavette c dans la tête du boulon et, à l'extrémité opposée, taraudée en pas de vis, on met un écrou e, que Ton serre, à Taide d'une clef à fourchette, jusqu'à ce que les deux morceaux du limon soient entièrement rapprochés. L'une des rondelles empêche la clavette d'entrer dans le bois, qu'elle pourrait faire éclater ; l'autre empêche que le frottement sur le bois ne s'oppose au mouvement de l'écrou.

Outre ces précautions destinées à assurer la stabilité du système, on arrête le limon, de distance en distance, par de longs boulons qui sont scellés par une de leurs extrémités dans le mur.

Aujourd'hui, on dissimule souvent le limon en l'entaillant au droit des marches (fig. 2107), de façon à ce qu'il présente une suite de gradins sur lesquels reposent les extrémités des marches,

Fig. 2107.

qui y sont fixées par de fortes vis ou par des équerres qui les saisissent en dessous. Les marches sont profilées en retour, comme dans les escaliers suspendus et la rampe est fixée en dehors.

Limons en fer. On remplace quelquefois le limon en bois par un limon à crémaillère en fer laminé (voy. Escalier).

Limon-crosse : limon dont une extrémité, courbée, s'assemble avec le quartier tournant.

LINÇOIR. — 259 —

2" On donne ce nom aux deux brancards d une limonier e (voy. ce mot).

Limonier, s. m. — Cheval que Ton attelle aux limons d une voiture servant au transport des matériaux.

Limonière, s. f. — 1° Sorte de brancard formé de deux limons d'une voiture et qui sert au transport des fardeaux.

2° Voiture à quatre roues munie de deux limons au lieu d'un timon.

Limousin, s. m. — Voy. Limousinage.

Limousinage, s. m. — Maçonnerie de moellons hourdés au plâtre et au mortier et dressée au cordeau avec parements bruts (voy. Moellon).

Les ouvriers employés à cette sorte d'ouvrage sont appelés limousins, parce que autrefois on employait surtout à ce genre de travaux des hommes originaires du Limousin. De nos jours, cette province fournit encore de nombreux ouvriers pour le même travail.

Limousinerie, s. f. — Construc- :ion en maçonnerie de moellons hourdés m plâtre ou au mortier (voy. Limousilage, Moellon).

Lin, s. m. — Huile de lin : huile em- )loyée pour le broyage des couleurs lans la peinture à l'huile. Cette matière îst jaunâtre, mais elle est la plus siccaive de toutes les huiles, c'est-à-dire que 'est elle qui durcit le plus rapidement.

On peut la rendre très blanche en la aissant exposée au soleil dans une curette de plomb, pendant un été ; on y ette en même ten\ps de la céruse et une )etite quantité de talc calciné (voy.

Uccatif).

} Linçoir, s. m. — 1° Pièce de bois A fig. 2108), faisant partie d'un plancher t que l'on place à envii'on O'^lo ou

LINÇOIR.

0™,16 des murs, au devant des tuyaux de cheminée et au droit des parties fai-

Fig. 2108.

blés, au-dessus des ouvertures, par exemple.

Les linçoirs s'assemblent avec les solives d'enchevêtrure et reçoivent les abouts des solives du plancher dites solives de remplissage.

Dans les planchers en fer, on place aussi des linçoirs en fer à T ou en tôle

Fis. 2109.

avec cornières. La tigure 2109 repré-

sente une de ces pièces en plan et la figure 2110 la montre en coupe.

LINTEAU

LINTEAU

2° Pièce de bois qui, dans un comble, reçoit les extrémilés des chevrons, au droit des lucarnes et des tuyaux de cheminée.

Linéaire, adj. — 1° Dessin linéaire :

se dit d'un dessin dans lequel le Irait seul est marqué (voy. Dessin).

2° Mesurer en linéaire : prendre une mesure dans le sens de la longueur. Ce cas se présente, dans la vérification, pour le relevé d'ouvrages qui ne pourraient se mesurer autrement, parce que leurs autres dimensions sont insignifiantes par rapport à leur longueur.

Lingotière, s. f. — Moule de forme à peu près régulière, qui permet un démoulage facile et dans lequel on coule les métaux fondus.

Lingue tter, v. a. — Pratiquer, sur l'épaisseur des planches, d un côté une rainure, de fautre une languette (voy.

ce mot).

Linteau, s. m. — Bloc de pierre, pièce de fer ou de bois que l'on pose au-dessus des jambages d'une baie pour former la fermeture.

Les anciens, disposant de blocs énormes de pierre et de marbre, avaient adopté la plate-bande monolithe, autrement dit le linteau, pour fermer les baies à leur partie supérieure. Tantôt ces blocs de pierre, portant d'un jambage à fautre par leurs extrémités, recevaient directement la charge supérieure, tanlôtils étaient soulagés par une disposition particulière de la maçonnerie placée au-dessus.

La figure 2111 représente, comme exemple du premier système, l'une des portes des maisons antiques dont les restes ont été retrouvés à Cyane par M. Texier, et pul)hés par lui dans la Description de rAsie Mineure ; on voit que le dessus du linteau est taillé en double pente, de sorte que la plus

grande force du bloc se trouve en sa partie médiane.

Fi-. 2111.

La figure 2112 donne, comme exemple de la seconde disposition, la porte du théâtre de l'antique ville dTassus, également en Asie Mineure ; les pierres.

Fig. 2112.

taillées en biseau, laissent au-dessus du linteau un vide ti'iiingulaire, de façon n ropoj'tcr la cliarge sur les pieds-droits de la baie.

LINTEAU

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Les Grecs elles Romains faisaient encore usage de linteaux en pierre, pour servir de points d'appui à des retombées de voûtes. Ainsi, l'amphithéâtre d'Arles offre sur tout son pourtour, un corridor à double étage dont la voûte

Fig. 2113.

supérieure est formée d "une série de berceaux (fig. 2113) (1) qui ont leurs a:xes perpendiculaires à la galerie et dont les retombées sont soutenues par des linteaux de grande dimension.

Les architectes de l'époque romane ont également employé les linteaux monolithes en ayant soin de les renforcer en leur milieu et de les surmonter d'arcs de décharge.

Dans les constructions modernes, or-

(1} Choisy, Art de bûtii chez les Romains.

dinairement composées de plusieurs étages, l'emploi de la plate-bande monolithe est dangereux, même avec des pierres très dures, si l'on n'emploie pas le système des arcs de décharge. Il est en effet prudent de ne pas exposer la pierre à une rupture par flexion, cette matière résistant mal à des efforts de cette nature. La figure 2114 représente un linteau monolithe de même section sur toute sa longueur et accompagné d'un arc de décharge.

Quelquefois, une porte surmontée

inUi

Fig. 2113.

d'une imposte en est séparée par un linteau d'une seule pierre (fig. 2113).

Nous donnons (fig. 2116) deux exemples de linteaux dont l'un porte directe-

Fig. 2116.

ment sur les jambages de la baie, et dont l'autre est soulagé par des piedsdroits.

LliNTEAU

LINTEAU

Aujourd'hui, on ferme ortlinairement la partie supérieure des i3aies au moyen d'une plate-bande ou d'un arc (voy. ces mots) appareillés.

INous devons noter ici que les pierres servant de linteaux, étant soumises principalement à des efforts de flexion, sont placées en délit, c'est-à-dire dans le sens le plus favorable à la résistance. La

Fig. 2117.

figure 2117 montre comment les linteaux d'une seule pierre peuvent se rattacher aux blocs voisins par des agrafes en queue d'aronde.

Au lieu d'employer des arcs de décharge, pour soulager les linteaux monolithes, on peut .appliquer d'autres procédés très simples, en usage dans certains pays, riches en pierres dures.

Fig. 2118.

Dans l'une de ces dispositions, représentée par la figure 2118, deux morceaux de pierre sont posés en triangle au-dessus du linteau, sur les extrémités duquel ils reportent le poids vertical. Un système

analogue, où les matériaux diffèrent du précédent, est celui que nous donnons

Fig. 2119.

sur la figure 2119; ici les deux pierres inclinées sont remplacées par des briques.

La plate-bande appareillée en claveaux est actuellement d'un usage général pour former linteau, et l'on a coutume de soulager les claveaux , eu dessous, par des barres de fer que ron nomme aussi linteaux, et qui se dissimulent, au moyen d'entailles, dans les plates-bandes ; ces barres à section carrée ou rectangulaire sont scellées dans les pieds-droits de la baie.

En outre, on pratique encore souvent dans ces claveaux, déjà affaiblis, des

Fig. 2120.

trous destinés à recevoir les abouts des solives du plancher (fig. 2120). Il serait beaucoup plus convenable, au lieu de diviser la plate-bande en trois ou cinq claveaux, de n'en avoir qu'un seul, h

LINTEAU

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largeur des fenêtres ordinaires ne dépassant pas l'^jSO, et de lui donner simplement l'épaisseur nécessaire au tableau et à la feuillure, afin qu'il n'ait d'auti'c charge à supporter que l'allège de la fenêtre située directement au-dessus. Dans le surplus de l'épaisseur, ainsi que l'indique la figure 2121, on placerait parallèlement au linteau un fer à T destiné à recevoir l'about des solives du

Fig. 2121.

plancher. Cette solution, proposée par M. A. de Baudot dans l'Encyclopédie d'architecture, si elle exige une bonne qualité de pierre et une exécution soignée, offre, du moins, sur le système de la plate-bande à plusieurs claveaux, de grands avantages : elle économise la

\.<v\-. AV., \\\V .'1-1, L'U.

Fig. 2122.

pierre, rend le linteau complètement in-

dépendant et présente aux solives du plancher une assiette qui n'est point exposée à toute espèce de désordres.

Si une baie est surmontée d'un arc en pierre ou en briques, comme celle que représente la figure 2122, on peut ramener l'arête supérieure de l'ouverture, de la forme cintrée à la ligne horizontale, au moyen d'un linteau en pierre d'un seul morceau ; le champ que présente la surface extérieure de ce linteau peut même être utihsé pour l'ornementation sculpturale.

Les linteaux en bois font partie des huisseries dans les pans de bois (fig.

2123), ou se posent comme poitrails sur

Fig. 2123.

de larges baies. Dans ce dernier cas, la section de la pièce doit être assez forte pour assurer la solidité de la construction.

On place quelquefois deux pièces de charpente pour former le linteau, comme le montre la figure 2124.

Les linteaux en métal sont des barres de fer à section carrée ou en fer à T, ces derniers se posant à plat. Souvent, on forme le linteau de deux fers à T reliés entre eux par des brides et des croisil-

LINTEAU

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