‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 201 sur 349 · M^MANUM · texte numérisé non relu

M^MANUM

la Vierge et que nous avons traduit par Notre-Dame.

Outre les images de la Vierge reproduites par la peinture et la sculpture dans les édifices religieux des chrétiens, on trouve sur les façades des maisons anciennes, aussi bien dans les villes de France que dans celles de l'Italie, des statuettes représentant la Vierge et auxquelles on a donné le nom de madone.

Ces statuettes sont contenues dans de petites niches ménagées dans les murs des façades ou pratiquées dans des édicules posés en encorbellement. Telle est la madone de Subîaco, ville située à 50 kilomètres de Rome. Cette vierge est représentée par la figure 2172, faite d'après un croquis de M. Noguet, ancien pensionnaire de Rome, et qui la montre disposée au-dessus d'un lourd pilier carré formant l'angle de deux voies. On voit au pied une croix de bois et un banc de pierre sur lequel viennent s'agenouiller les fidèles.

Madré, s. m. — On donne ce nom à des mouchetures ou facettes brillantes que l'on remarque sur certains bois et sur certains marbres ; ces taches leur donnent souvent l'aspect du savon.

Madré, adj. — Marqué de madrés (voy. ce mot).

Madrier, s. m. — 1° Rois de sapin d'échantillon, de 0°',22 de largeur sur 0™,08 d'épaisseur. On trouve des madriers de toutes longueurs, depuis 2 mètres, jusqu'à o et 6 mètres. Il en existe en outre, dans le commerce, de tous autres équarrissages.

Le madrier se débite en planches et feuillets qui s'appellent alors madriers i trait, 2 traits, etc.

Le bastaing (voy. ce mot) est un petit madrier.

2" On donne encore ce nom à des planches épaisses que l'on emploie pour les échafauds, quand les planches ordinaires ne sont pas assez solides. Les madriers,

nommés aussi pîats-bords, sont de très longues pièces de sapin provenant du déchirement des bateaux, dont la largeur varie de 0°^,30 à 0°^,40, sur 0°^,08 ou 0°',10 d'épaisseur, et que l'on coupe ensuite de différentes longueurs selon les besoins.

Les plats-bords sont le plus fréquemment employés à former des plans inclinés pour le service des brouettes, soit dans les fouilles pour monter les déblais, soit pour descendre les matériaux. Ils servent à former de petits ponts dans les constructions qui s'exécutent au-dessous du niveau du sol, pour amener les matériaux au-dessus de l'emplacement où l'on en a besoin. De même on s'en sert, dans les parties supérieures des constructions, pour rouler les pierres sur les murs, franchir les endroits où les ' assises sont interrompues par des baies de portes ou de croisées, etc.

3° Longue table de chêne inclinée, pourvue de rebords et qui sert aux plombiers à couler le plomb sur une couche de sable mouillé, préparé, dressé et uni au moyen de la plane. A l'une des extrémités (fig. 2173) est la chaudière ; à

Fig. 2173.

l'autre, une auge qui reçoit le surplus du plomb entraîné par le rdble ou règle de bois, de la même largeur que le moule, et que l'on glisse sur le moule, aussitôt que la matière y est jetée, pour fixer l'épaisseur de la table de métal coulé.

Msenianuni. — 1° Les Romains donnaient ce nom à un balcon faisant sailhe sur la rue, et supporté, soit par des tasseaux attachés aux murailles, soit par des colonnes ou des piliers reposant sur le sol, Aujourd'hui encore, on ap-

MAGNANERIE

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