META
MÉTOPE.
qu'il équivaut à ^palmi9oncie ou 1™, 284. Le pas vaut 1™,489 et le mille moderne 1489^,478.
Mesurer, v. a. — Mesurer par équarrissement : prendre pour mesure du volume d'une pierre ou d'une pièce de bois taillée, de forme irrégulière, le parallélipipède rectangle dans lequel elle serait inscrite.
Mesurer à Véquerre : procédé de mesurage employé dans la vitrerie, et dans lequel on indique à la fois la longueur et la largeur d'une pièce de verre.
Meta. — 1° Nom que les Romains donnaient à un groupe de trois colonnes de forme conique (fig. 2278), posées sur un piédestal, à l'extrémité de la spina, dans les cirques (voy. ce mot), et qui marquaient le but autour duquel les
Fig. 2278.
coureurs devaient tourner. Il y avait deux metœ, une à chaque bout de la spina; celle qui était la plus proche de l'extrémité de l'arène d'où parlaient les chars était appelée meta prima, l'autre meta secunda.
2' Meta sudans : les Romains désignaient ainsi certaines fontaines construites de manière à imiter un cône sur lequel l'eau se répandait en tombant de la partie supérieure.
Métairie, s. f. — Voy. Ferme.
Métoclie, s. f. — Espace compris entre deux denticules.
Métope, s. f. — Intervalle carré qui, dans l'ordre dorique, sépare les triglyphes et qui est généralement recouvert d'ornements sculptés.
L'origine des métopes se manifesta, d'après certains archéologues, notamment Quatremère de Quincy, Beulé, etc., dans rimitation que les Grecs firent de la construction primitive en bois, en l'appliquant à l'ordre dorique. Certains passages d'écrivains de l'antiquité sembleraient confirmer cette manière de voir. Ainsi, dans Iphigénie en Tauride, Pylade engage Oreste à se glisser entre les triglyphes du temple de Diane, pour enlever la statue de la déesse; il parait résulter de là que les métopes des plus anciens temples étaient à jour et ofiraient dans leurs ouvertures le seul passage par lequel on pût pénétrer dans le temple, la porte étant fermée.
Plus tard, de même que l'on masqua l'extrémité des solives par un ornement découpé en trois glyphes et appelé de là triglyphe , on aurait été conduit à boucher les entre-solives, c'est-à-dire les métopes et à orner ces intervalles par des symboles ou des figures.
Nous donnons cette explication de l'origine des métopes sans en discuter la valeur, nous parlerons seulement ici, d'une manière succincte, de leur disposition et de leur décoration.
La distribution des triglyphes commande celle des métopes dans la frise dorique grecque. En effet, les triglyphes ont, dans l'ordonnance générale, certaines places obligées, par exemple celle
MÉTOPE.
MÉTOPE.
qui correspond à chaque milieu du diamètre de la colonne.
Dans tous les temples doriques grecs, Tordonnance ptjcnostyle des colonnes a permis un espacement régulier de triglyphes et de métopes, car cette ordonnance n'admettant généralement, pour la largeur de l'entrecolonnement, que la largeur du diamètre de la colonne et quelques parties en plus, la frise a pu être divisée en espaces parfaitement uniformes ; un triglyphe tombe au milieu de chaque colonne et de chaque entrecolonnement ; il s'ensuit que la métope occupe constamment un espace qui comprend une partie du diamètre et une partie de l'entrecolonnement.
Toutefois l'usage que les Grecs adoptèrent de placer un triglyphe à Tangle entraîna une variété à cette disposition. Pour faire disparaître aux yeux la petite irrégularité produite par le manque d'aplomb du triglyphe d'angle sur l'axe de la colonne et l'inégalité de métope qui devait s'ensuivre, on gagnait de proche en proche, par un espacement progressivement plus large, cette différence. Ces petites inégaUtés se font d'ailleurs à peine sentir dans les monuments doriques grecs.
Vitruve, au contraire , prescrit de j placer une demi-métope aux angles, dis- ! position adoptée par les modernes, et il ' recommande de leur donner à toutes j autant de hauteur que de largeur. Les ' règles, dans la distribution des triglyphes et des métopes dépendent de la disposition des colonnes dans les portiques ; c'est ainsi qu'il place un triglyphe à l'aplomb de chaque colonne, quelle que soit la diversité d'entrecolonnement. Au temple hexastyle , dans l'entrecolonnement du milieu, qui doit avoir en largeur le double des autres, il place trois triglyphes et quatre métopes.
Les métopes ont, dès l'origine, offert à la sculpture un champ propice à l'ornementation. On les décora de patères, 'd'uslensiles de sacrifice, de couron-
nes, etc., suivant le caractère et l'emploi de l'édifice ; on y déploya même une très grande richesse, comme en témoignent les ruines d'Athènes, notamment dans les temples de Thésée et de Minerve. Les métopes de ces deux temples sont occupées par des groupes de figures d'un bas-relief très saillant; chaque sujet, placé sur une métope, se compose de deux figures représentant le plus souvent une lutte ou un combat entre deux adversaires, l'espace ne comportant pas un plus grand nombre de personnages.
ïfflUm
33^^^3ôI3S3S^3^I^^S^^^^!^5^^^îÏ3rxo:^^^
ij^JM
iT^Ja"[7^Mr^ffl[7iyffln^illî^arr^fflr7€Brf
Fig. 2279.
Nous donnons (fig. 2279) l'une des métopes duParthénon.
Parmi les objets trouvés dans les fouilles exécutées par M. Schliemann en Troade, est une métope de style grec sur laquelle on voit sculpté le soleil conduisant son char attelé de quatre chevaux.
Nous donnons (fig. 2280) le dessin de cette métope, fait d'après une photographie.
Le même sujet se trouve représenté
MÉTOPE.
MÉTRÉ.
(fig. 2281) sur une métope du temple de
Fig. 2280.
Sélinonte, relevée et dessinée au musée
^r-lilL ^^-V
« fîîi il f ii^i'i f f l tf: il fi
rrc/l-t-
Fig. 2281.
de Tuniversilé de Palerme,par Constant Dufeux.
Les Romains, quand ils employèrent Tordre doi'ique, appliquèrent également la sculpture à la décoration des métopes. La ligure 2282 représente deux métopes ornées Tune de faisceaux de licteurs,
l'autre d'un bucrane et qui appartien-
Fig. 2282.
nent à la porte Flaminia, aujourd'hui porte del Popolo, à Rome.
On appelle demi-métope une métope tronquée occupant l'angle de la frise dorique et métope baiiongue, celle qui est plus large que haute.
Métrage, 5. m. — Opération par laquelle on détermine le nombre d'unités de mesure contenues dans une longueur, une surface ou un volume.
Mètre, s. m. — 1° Unité fondamentale des mesures usitées en France, Le mètre est égal à la dix -millionième partie du quart du méridien terrestre.
2° Règle en bois ou en métal qui sert à mesurer les longueurs. On fait des mètres qui se plient en sections de 10 ou 20 centimètres.
3° Mètre courant : mesure (|ui se rapporte aux longueurs , sans tenir compte de la hauteur ou de la largeur. On dit, par exemple, qu'un ouvrage vaut tant le mètre courant.
4° Double mètre : mesure de longueur égale à deux mètres, très usitée sur les chantiers.
5° Décamètre (voy. ce mot).
Métré, s. m. — Faire unmétré : mesurer un terrain, un ouvrage de construction, en le décrivant d'une manière générale et détaillée et classant les différents travaux d'après leur nature ou leur valeur respective. L'unité de mesure employée est le mètre courant superficiel ou cubique.
On appelle travail au métré, un ou-